Médine au Bataclan : Lettre ouverte aux collabos

Comme à chaque fois que j’ai honte pour mon pays, je suis obligé d’en parler.

Je voudrais donc faire ici une lettre ouverte, que j’appellerai sobrement une « Lettre ouverte aux collabos ». C’était en plus, le terme employé par Charb dans son beau texte, et comme je trouve que la référence est plutôt fiable, je vais m’y tenir.

 

Chers collaborateurs,

Tout le monde n’est pas obligé de connaître Médine en détail, son historique, ses fréquentations, l’idéologie qu’il véhicule. Tout le monde n’est pas obligé de savoir qu’il est ambassadeur officiel de l’association « Havre de savoir » qui rassemble le CCIF, Nabil Ennasri, Samy Debah, tout le gratin de l’islamisme, dont il se revendique le plus officiellement du monde comme ambassadeur dans ses concerts, dont il explique qu’ils sont le prolongement de cette action associative.

De même, tout le monde n’est pas obligé de s’intéresser à l’islamisme, ni de s’en inquiéter, ni de se renseigner sur le sujet. Mais je commence à avoir une nausée forte, très forte, insupportable en fait, face à tous ceux parmi vous qui, non seulement ne s’y intéressent pas (et ne savent même pas qui est Nabil Ennasri, ne connaissent absolument rien, du tout, à l’histoire des Frères musulmans), mais en plus prétendent expliquer aux autres qu’ils sont débiles, identitaires, fascistes, hystériques, qu’ils « tombent dans le piège tendu par… », qu’ils « font le jeu du… » etc.

C’est bien beau de vouloir vivre dans l’aveuglement le plus complet sur ce qui se passe dans votre propre pays, et d’écrire des livres qui ont pour titre « Vous n’aurez pas ma haine », mais je crains que ce soit insuffisant.

Petite parenthèse sur ce sujet

Qui n’aura pas, en fait, votre haine ? La question est de savoir ce que vous mettez dans ce « vous », pas de définir si c’est bien, ou mal, de haïr qui que ce soit – au nom, en plus, d’une moraline qui le plus souvent est d’un ridicule consommé. Qui est donc ce « vous » ? Je vais vous dire qui est pour moi, et qui devrait être selon moi, ce « vous », qui non seulement a, mais devrait avoir, notre haine à tous. Ce « vous », ce sont tous ceux qui propagent la justification soft du terrorisme dans les médias, les associations, les conférences, en compagnie selon les jours de sociologues, d’historiens, d’élus locaux.

C’est aussi une partie des « élites » françaises qui sont tellement aveuglées par leur autosatisfaction érudite, qu’elles croient pouvoir balayer tout phénomène identitaire dans un ricanement parisianiste, en convoquant des références universitaires pour expliquer un phénomène qui ne trouve, en réalité, aucune explication intellectuelle efficace dans l’arsenal dont nous disposons.

Ce sont aussi ceux, et je crains malheureusement que notre président appartienne à cette catégorie, qui se refusent obstinément à penser toute problématique sociale en dehors d’un économisme pur et dur, qui se refusent à voir la part d’imaginaire, de mythe et d’irrationalité brute qui habite encore l’espèce humaine. Les revenus et le patrimoine ont depuis longtemps, pour ceux-là, remplacé tout imaginaire collectif. Ils croient pouvoir trouver une solution chiffrée à tous les problèmes de l’espèce humaine, dont ils ont fini par oublier ce qui en fait l’essence (ou alors, il faut raser d’urgence le Louvre et brûler toutes les partitions de Beethoven – je veux bien, il y aurait finalement une certaine logique).

Ce « vous », ce sont les responsables associatifs, les cheikhs des banlieues et des campagnes, qui endoctrinent des petits Français et les envoient massacrer des civils à des milliers de kilomètres, ou sur notre sol.

Ce « vous », ce sont les responsables politiques qui par calcul minable (les mots me manquent, en fait, et je n’ai pas envie d’être vulgaire), croient qu’en flattant ce qu’ils appellent avec condescendance « les quartiers » avec un discours épousant la logique purement victimaire justifiant in fine le terrorisme, les émeutes, les violences quotidiennes, anticipent un retour sur investissement plus ou moins rapide. La réalité est que ces pauvres gens ne se rendent pas compte que ces quartiers, ils ne les « flattent » pas avec ces discours. Ils insultent les gens qui en sont les otages, et qui n’attendent qu’une amélioration de leur situation professionnelle, parfois en vain, pour pouvoir les quitter au plus vite.

Ce « vous », ce sont aussi les nihilistes contemporains qui croient trouver dans l’exaltation barbare non seulement des terroristes, mais aussi de ceux qui remuent ciel et terre dans les médias pour s’en faire, que ce soit dit formellement ou non, les justificateurs, le petit piment qu’ils n’arrivent plus à mettre dans leurs mornes existences dépassionnées d’atomes sociaux 2.0, sans autre horizon que leurs dîners consanguins entre « élites » (à prendre dans le sens péjoratif que Bernanos a donné à ce terme, pour l’éternité, évidemment).

Il n’y a plus d’élites

La vraie leçon de tout ça, c’est qu’il n’y a plus, ou presque plus, « d’élites ». Le sommet de l’Etat nomme Yassine Belattar à l’Elysée. Les riches font sécession et se barricadent dans des ghettos friqués, histoire de pouvoir continuer à vivre dans leur entre-soi tapissé de déni de réalité (excellente étude de la Fondation Jaurès sur le sujet). Et depuis ces ghettos, ils collent avec frénésie des étiquettes, rigolent grassement du cul-terreux de province qui, lui, vit dans la peur, non seulement économique, mais identitaire aussi, qui n’a pas lu Bourdieu (heureux soit-il, NDLR). Lui qui est contre le Progrès, ce gueux, parce qu’il n’est même pas foutu d’habiter dans une métropole connectée.

Maintenant qu’on sait qui est ce « vous », reste à savoir qui est Médine. Médine n’est pas un « modéré », ni un artiste, c’est un propagandiste qui pose fièrement avec sa petite fille voilée du menton aux yeux, destin que je ne souhaite à aucune petite fille, ni aucune femme, au monde. Je sais, c’est un peu polémique et insultant, comme prise de position, naturellement. Médine, c’est quelqu’un qui appelle à enterrer la laïcité, qui aimerait « lancer des fatwas contre les cons ». Qui appelle à l’action communautaire musulmane, en permanence, contre un Etat islamophobe et, c’est évident, structurellement raciste. A cet égard, lire dans Le Monde que « la droite et l’extrême-droite demandent l’interdiction du concert de Médine », érigé en victime expiatoire des paniques identitaires de trois fachos, est non seulement abject, mais aussi criminel. Par peur de lutter avec détermination et sans ambiguïté contre toutes ces manifestations, qui sont des produits dérivés de l’idéologie de Daesh au même titre que les McDonald’s sont des outils du soft-power américain, on arrive au résultat suivant, fabuleux : les musulmans sécularisés, dont je persiste à penser qu’ils sont l’immense majorité de nos compatriotes se réclamant de cette religion, compatriotes que je place exactement au même niveau, identique, de fraternité que quiconque est né dans mon pays, ces compatriotes se trouvent sans maison idéologique. Puisque les médias et le pouvoir en place leur expliquent par action ou par omission qu’en fait, les « modérés », ce sont Médine, le CCIF, le Havre de savoir. Ce sont tous ces gens qui s’emploient à distiller un discours mettant la religion au-dessus des lois terrestres, par diverses voies et moyens. Intellectuellement, c’est comme si un père de famille expliquait à ses enfants que l’inconnu qui vient de le tabasser en pleine rue devant eux est en fait dans son bon droit.

Et vous, face à cela, vous offrez le visage triste et pathétique d’une société éclatée, qui ne croit tellement plus elle-même ou en sa capacité à construire quoi que ce soit de durable, qu’elle préfère se démolir seule, par sa passivité. Par sa faculté, surtout, à bâtir des édifices théoriques boiteux qui finissent par vous faire dire, après de longs accouchements « intellectuels » qui remplissent les pages et les écrans, que le barbare n’est en fait pas un barbare. Que le méchant n’est, en fait, pas un méchant. Que la réalité est un fantasme. Que le danger, ce n’est pas celui qui veut nous détruire, c’est nous, qui ne voudrions, si possible, pas trop nous laisser détruire, s’il vous plaît, si on en a encore le droit.

Le raisonnement, qui est le comble du nihilisme de notre époque, finit par être celui-ci : « Si pour ne pas me laisser détruire, je dois heurter la sensibilité de qui que ce soit, alors je préfère me laisser détruire ». Il y a une belle phrase de De Gaulle, là-dessus : « La France et le monde sont dans une situation où il n’y a plus rien à faire et en face des appétits, des aspirations, en face du fait que toutes les sociétés se contestent elles-mêmes, rien ne peut être fait. » (Entretiens avec M. Debré, 1961-1969).

Vous, les nouveaux collaborateurs, comme les anciens, vous vous « contestez vous-mêmes ». Vous ne savez tellement plus qui vous êtes, que vous préférez consacrer furieusement toute votre énergie à justifier votre propre lâcheté, vos propres renoncements. Les collabos de la Seconde guerre aussi, expliquaient qu’ils étaient plus malins que le nazisme, qu’ils le prenaient à son propre piège en « faisant son jeu », et qu’une fois le peuple français régénéré par cette salutaire bouffée d’oxygène venue d’Allemagne, ils ne feraient qu’une bouchée de l’envahisseur. On connaît la suite.

Les commentateurs moralisants du désastre

Il me semble assez urgent, pour vous, d’apprendre à faire le tri intellectuel au sein de cet autre « vous » dont je parlais tout à l’heure.

C’est bien beau de vouloir sortir de l’histoire avec un grand H, c’en est une autre de vouloir empêcher tous les autres d’y rester. Le défi que nous devons affronter, et auquel vous refusez de faire face, ce n’est pas un « choc des civilisations », c’est une attaque supplémentaire, comme l’est le capitalisme financier tel qu’il se déploie depuis trente ans, contre notre modèle de société. C’est sans doute fatigant de se battre pour essayer d’y répondre, épuisant, même. On y perd des amis, du temps, des moments d’insouciance aussi. Mais la moindre des choses, si vous ne voulez pas participer : ne mettez pas de bâtons dans les roues de ceux qui essaient chaque jour de s’y coller. Ou alors faites-le, mais ne venez pas pleurer quand, dans quatre, puis neuf, puis quatorze ans, le seul choix qui s’offrira à vous sera un duel entre le FN et le néo-libéralisme que vous conspuez chaque jour, parce que vous aurez montré par votre naïveté, votre faiblesse et votre arrogance d’élites qui n’en sont plus, que vous êtes incapables d’embrasser l’ensemble des problèmes qui sont, que vous le vouliez ou non, ceux du peuple aujourd’hui. L’islamisme en fait partie, ses vecteurs « soft » aussi.

Ça ne vous plaît peut-être pas, mais si vous voulez devenir autre chose que de pathétiques petits commentateurs moralisants du désastre, il va falloir vous y faire et peut-être, on peut rêver, vous retrousser les manches.

Bien amicalement.

Ambroise de Rancourt

 

21 Comments

    • La preuve que ceux à l’origine de la polémique parlent beaucoup et écoutent peu :

      https://youtu.be/tHUp9Bb9_Sk

      Extraits des paroles :
      (La lecture n’est pas très fluide, mais c’est normal, car le texte a été écrit pour être entendu et non pas lu)

      « La foi, une histoire vraie racontée par des menteurs
      Les foules ont interféré dans le message de l’auteur
      Les forts s’en sont emparés pour toujours mieux dominer
      On s’est fait électrocuter par des courants de pensée.
      Protégeons la foi d’elle-même, n’en faisons pas qu’un tutoriel
      Dépoussiérons les manuels, réunissons frères et sœur Emanuelle
      Faudrait moins lire au pied de la lettre
      Car là ou l’homme enflamme le texte, il finira par y brûler des êtres
      Mais les livres sont silencieux, seuls les Hommes leur donnent de la voix
      Si l’Homme est à l’image de Dieu, il est photoshopé par le diable
      On est plus que des avatars, pilotés par nos idoles
      Si la religion c’est l’opium du peuple, c’est que le peuple a pris pour religion, l’opium. »

      Ce ne sont pas les paroles d’un extrémiste ! Je ne suis pas d’accord avec certaines de ses positions, mais tous les médias sortent de leur contexte les phrases et en retirent toutes les figures de style en prenant au 1er degré comme des collégiens.

      Laicards : terme péjoratif designants les extrémiste de la laïcité. (Ceux qui interdisent les crèches parce que c’est soi disant du prosélytisme)
      « Crucifons les laicards » => hyperbole (niveau 6e)

      Djihad, le vrai combat est contre soi même : honnêtement, c’est tellement simple comprendre, dans cet album, Médine explique que le Djihad c’est pas décapité des gens mais se battre contre ses propres péché et ses propres vices.

      Allez dcoyter 2secondes ses interviews et ses albums, vous aurez aucun mal à voir que Médine s’oppose catégoriquement à toute forme de totalitarisme (y compris le totalitarisme islmaique)

      • Que dites vous des appels à crucifier les laïcards, ses nombreux soutient à Dieudonné, Tariq Ramasan, ses acointances avec Kemi Seba, les ondigènes de la république, antisémitisme avec Soral, Don’t Laik avec Havre de Savoir des Frères Musulmans…ses Quenelles avec Dieudonné. En fait c’est toujours pareil, on trouve des gens comme vous pour minimiser le diable, nous en payons le prix fort avec nos morts. Car nous devons à la gauche soi-disant progressiste l’arrivé de population extrêmement haineuse de la France. 80% des 65 millions de Français sont contre ce concert au Bataclan.
        Qu’il crache sa haine ailleurs.

        • Avez-vous pris la peine de lire les paroles que j’ai retranscrites dans mon commentaire ?

          Ce ne sont pas les paroles d’un extrémiste.

          Soutien à Dieudonné ? Non, il a rencontré Dieudonné dans le cadre du soutien à la Palestine. Rien à voir avec les spectacles antisémites de Dieudonné. Il suffit d’écouter les textes de Médine pour savoir qu’il s’oppose fermement à l’antisémitisme.

          En ce qui concerne LA photo de quenelle (il n’y en a eu qu’une seule), la quenelles est un bras d’honneur politique, au systeme (à la gauchiasse bien pensante). Les médias en ont fait un geste antisémite, mais il s’agit à la base d’un bras d’honneur…
          Médine affirme depuis 2015 regretter d’ailleurs ce geste et à coupé les ponts avec Dieudonné.

          Soutien à Soral ? N’importe quoi, il a fait une musique ou il s’oppose à Soral (titre : MC Soral) il explique qu’il n’est ni du côté de Soral, ni du côté du Sionisme extrémiste mais qu’il existe une 3e voie. (La paix, la réconciliation).

          Il a soutenu Tariq Ramadan à l’époque où celui-ci n’était pas encore connu comme violeur. Aucun rapport.

          Il s’est intéressé à ce que disait Havre de paix. Si havre de paix a dit des choses inacceptables dans la République francaise, il y a eu une période où ils avaient des propos pas si intéressants, et c’est à ce moment là que Médine les soutenaient. De plus, s’intéresser à un sujet ≠ partager l’idéologie. Les historiens qui étudient le IIIe Reich sont ils nazis ?

          Médine est pour la véritable laïcité, et s’oppose à la laïcité extrémiste (moi aussi je m’y oppose, c’est presque devenu interdit d’être chrétien lorsqu’on est homme politique).

          80% de la population n’a pas écouté ce que dit Médine. Parler sans savoir, vous ne seriez pas en train de faire ce que vous reprochez à la fameuse gauche soi-disant progressiste ?

  1. Merci pour cet éclairage enfin sans concession des dangers de notre temps, dont le coeur apparaît être le conformisme, la facilité : celui du néo-libéralisme, celui d’une bien-pensance
    – qui n’a rien à voir avec la bienveillance, mais bien plus à voir avec l’indifférence aux personnes. Se contester soi-même, se questionner soi-même est parfois nécessaire, mais cela n’a rien à voir avec l’inversion des valeurs que certains « progressistes » préconisent, le plus souvent aveuglément, par réflexe pavlovien, ou encore pour prendre une pose avantageuse.

    • @ ENCYCLOPE
      Dormez bien, faites de beaux rêves. Vous risquez toutefois de vous réveiller dans un monde de cauchemar.

  2. Bravo ! Excellent texte résumant clairement et avec conviction ce que je ressens depuis des lustres, le souci, cher Monsieur de Rancourt, c’est que nous n’avons plus de de Gaulle, qui et comment incarner ce renouveau ou ce réveil que vous appellez de vos voeux ?
    Les 74 ans du 6/06 viennent de passer, et devant ces quelques videos, émissions ou témoignages je pensais à mon père, qui à 20 ans en 1944 faisait alors lui le débarquement de provence après celui de Normandie, et j’avais les larmes aux yeux devant sa bravoure et celle de certains de ses contemporains, car ils avaient des valeurs et étaient prêts à appeller un chat un chat, au risque d’en découdre ! Ils créaient une période de prospérité et un avenir jusqu’aux années 80/90 env, avant la dérégulation financière à outrance, les crises à répétition et la faillite des soit-disant élites.
    Car en fait, jusqu’à un certain point de renoncement, en se transformant définitivement en une chose informe dont le seul but serait de consommer dans un monde ultrafinanciarisé jusqu’à la nausée et de vivre dans la perte de sens et le vide, qu’aurait on à y gagner, si ce n’est une promesse(?) hors sol de transhumaniste ??
    Ce monde a besoin de s’incarner dans des images collectives et individuelles du passé(?), désinteressées, et porteuses de destin commun dans lesquelles on peut envisager un espoir, une vraie dynamique, car le présent ne me semble pas présenter un souffle neuf suffisamment puissant et libérateur, car trop renfermé, rance et trompeur(le fn) ou trop désincarné et techno (ce fric pour le fric, si mal utilisé au bénéfice d’un matérialisme creux) !
    Je m’égare peut-être, mais jamais le champ des possibles n’a semblé aussi large alors que le choix est si contraint et en fait presque nul et vidé de sens !
    Alors pour revenir à nos moutons, attendre un sursaut jusqu’à quand(?), après être tombé au plus bas et rebondir avant qu’il ne soit trop tard, mais à quel prix ou bien prendre les devants pour éviter le pire avec l’avantage de l’initiative, c’est ce que disait Churchill(même en enfer, ne renoncez jamais, jamais, jamais et battez-vous!).
    Puisque le combat semble inévitable, et que c’est la destinée du bien contre le mal, allons y, mais qui en sera l’incarnation(les « élites » et leur 1% n’en sont plus, trop affairées et arrogantes, et vides de leur suffisance) et sous quelle forme ???
    L’apathie générale est peut-être trompeuse, comme un pearl harbor il faudra attendre un évènement majeur pour avoir une réaction à la hauteur (?), d’ordre financier ou bataclanesque… Qui sait ?…
    La paix, la concorde et l’espoir sont ils encore malgré tout possibles dans ce gloubiboulga inédit ?!…
    Beaucoup d’interrogations, pas de pistes, ou bien en tout cas de la clarté dans le discours, comme disait Camus, ça serait un bon début, sachant aussi qu’« Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice »et que « Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit. Mais il faut le vouloir durement et longtemps.»
    Sinon le néant et la fin de cette « civilisation », mortelle comme tant d’autres car incapable de se régénérer, c’est peut-être la nature d’ailleurs qui en décidera, on aura aussi été prévenus, hein ?…

  3. Bravo ! Excellent texte résumant clairement et avec conviction ce que je ressens depuis des lustres, le souci, cher Monsieur de Rancourt, c’est que nous n’avons plus de de Gaulle, qui et comment incarner ce renouveau ou ce réveil que vous appellez de vos voeux ?
    Les 74 ans du 6/06 viennent de passer, et devant ces quelques videos, émissions ou témoignages je pensais à mon père, qui à 20 ans en 1944 faisait alors lui le débarquement de provence après celui de Normandie, et j’avais les larmes aux yeux devant sa bravoure et celle de certains de ses contemporains, car ils avaient des valeurs et étaient prêts à appeller un chat un chat, au risque d’en découdre ! Ils créaient une période de prospérité et un avenir jusqu’aux années 80/90 env, avant la dérégulation financière, les crises à répétition et la faillite des soit-disant élites.
    Car en fait, jusqu’à un certain point de renoncement, en se transformant définitivement en une chose informe dont le seul but serait de consommer dans un monde ultrafinanciarisé jusqu’à la nausée et de vivre dans la perte de sens et le vide, qu’aurait on à y gagner, si ce n’est une promesse(?) hors sol de transhumaniste ?? Ce monde a besoin de s’incarner dans des images collectives et individuelles du passé(?), désinteressées, et porteuses de destin commun dans lesquelles on peut s’incarner et envisager un espoir, une vraie dynamique, car le présent ne me semble pas présenter un souffle neuf suffisamment puissant et libérateur, car trop renfermé, rance et trompeur(le fn) ou trop désincarné et techno (ce fric pour le fric, si mal utilisé au bénéfice d’un matérialisme creux) !
    Je m’égare peut-être, mais jamais le champ des possibles n’a semblé aussi large alors que le choix est si contraint et en fait presque nul et vidé de sens ! Alors pour revenir à nos moutons, attendre un sursaut jusqu’à quand(?), après être tombé au plus bas et rebondir avant qu’il ne soit trop tard, mais à quel prix ou bien prendre les devants pour éviter le pire avec l’avantage de l’initiative, c’est ce que disait Churchill(même en enfer, ne renoncez jamais, jamais, jamais et battez-vous!).
    Puisque le combat semble inévitable, et que c’est la destinée du bien contre le mal, allons y, mais qui en sera l’incarnation(les « élites » et leur 1% n’en sont plus, trop affairées et arrogantes, et vides de leur suffisance) et sous quelle forme ??? L’apathie générale est peut-être trompeuse, comme un pearl harbor il faudra attendre un évènement majeur pour avoir une réaction à la hauteur (?), d’ordre financier ou bataclanesque… Qui sait ?… La paix, la concorde et l’espoir sont ils encore malgré tout possibles dans ce gloubiboulga inédit ?!…
    Beaucoup d’interrogations, pas de pistes, ou bien en tout cas de la clarté dans le discours, comme disait Camus, ça serait un bon début, sachant aussi qu’« Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice »et que « Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit. Mais il faut le vouloir durement et longtemps.»
    Sinon le néant et la fin de cette « civilisation », mortelle comme tant d’autres car incapable de se régénérer, c’est peut-être la nature d’ailleurs qui en décidera, on aura aussi été prévenus, hein ?…

  4. Bravo ! Excellent texte résumant clairement et avec conviction ce que je ressens depuis des lustres, le souci, cher Monsieur de Rancourt, c’est que nous n’avons plus de de Gaulle, qui et comment incarner ce renouveau ou ce réveil que vous appellez de vos voeux ?
    Les 74 ans du 6/06 viennent de passer, et devant ces quelques videos, émissions ou témoignages je pensais à mon père, qui à 20 ans en 1944 faisait alors lui le débarquement de provence après celui de Normandie, et j’avais les larmes aux yeux devant sa bravoure et celle de certains de ses contemporains, car ils avaient des valeurs et étaient prêts à appeller un chat un chat, au risque d’en découdre !
    Ils créaient une période de prospérité et un avenir jusqu’aux années 88/90 env, avant la dérégulation financière, les crises à répétition et la faillite des soit-disant élites.
    Car en fait, jusqu’à un certain point de renoncement, en se transformant définitivement en une chose informe dont le seul but serait de consommer dans un monde ultrafinanciarisé jusqu’à la nausée et de vivre dans la perte de sens et le vide, qu’aurait on à y gagner, si ce n’est une promesse(?) hors sol de transhumaniste ?? Ce monde a besoin de s’incarner dans des images collectives et individuelles du passé(?), désinteressées, et porteuses de destin commun dans lesquelles on peut s’incarner et envisager un espoir, une vraie dynamique, car le présent ne me semble pas présenter un souffle neuf suffisamment puissant et libérateur, car trop renfermé, rance et trompeur(le fn) ou trop désincarné et techno (ce fric pour le fric, si mal utilisé au bénéfice d’un matérialisme creux) !
    Je m’égare peut-être, mais jamais le champ des possibles n’a semblé aussi large alors que le choix est si contraint et en fait presque nul et vidé de sens !
    Alors pour revenir à nos moutons, attendre un sursaut jusqu’à quand(?), après être tombé au plus bas et rebondir avant qu’il ne soit trop tard, mais à quel prix ou bien prendre les devants pour éviter le pire avec l’avantage de l’initiative, c’est ce que disait Churchill(même en enfer, ne renoncez jamais, jamais, jamais et battez-vous!). Puisque le combat semble inévitable, et que c’est la destinée du bien contre le mal, allons y, mais qui en sera l’incarnation(les « élites » et leur 1% n’en sont plus, trop affairées et arrogantes, et vides de leur suffisance) et sous quelle forme ??? L’apathie générale est peut-être trompeuse, comme un pearl harbor il faudra attendre un évènement majeur pour avoir une réaction à la hauteur (?), d’ordre financier ou bataclanesque… Qui sait ?… La paix, la concorde et l’espoir sont ils encore malgré tout possibles dans ce gloubiboulga inédit ?!…
    Beaucoup d’interrogations, pas de pistes, ou bien en tout cas de la clarté dans le discours, comme disait Camus, ça serait un bon début, sachant aussi qu’« Une société basée sur l’argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice »et que « Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit. Mais il faut le vouloir durement et longtemps.»
    Sinon le néant et la fin de cette « civilisation », mortelle comme tant d’autres car incapable de se régénérer, c’est peut-être la nature d’ailleurs qui en décidera, on aura aussi été prévenus, hein ?… cf vu du droit

  5. Merci, je vais un peu mieux dormir après avoir lu ce texte fondamental. Que tout le monde se réveille et se lève demain matin pour défendre la république face aux insidieux messages politiques et pour tous nos compatriotes, quelque soit leur origine.

  6. Ce texte étant d’Ambroise de Rancourt, j’ai cherché à me renseigner sur lui.
    C’est un pianiste de 29 ou 30 ans.
    Je viens de lire, sur le blog de Coralie Delaume (« l’arène nue ») un texte de lui datant d’octobre 2017.
    Il s’agissait d’une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon pour qui il a voté en 2012 et 2017 (cas aussi de Régis de Castelnau).
    Dans ce texte, il fait l’éloge du programme de Mélenchon pour la dernière présidentielle.
    Mais il reproche à JLM de refuser d’employer le mot « islamistes » concernant les terroristes et de défendre des personnes comme Clémentine Autain et son parti « Ensemble »trop liées aux intégristes de l’Islam.

    Notons que le 26-02-2015 (un mois après l’attentat contre « Charlie-Hebdo »), Jack Dion (1) avait écrit dans « Marianne » un article intitulé « quand la gauche radicale s’acoquine avec les accros de l’intégrisme ». Dion critiquait un meeting qui devait se passer le 6 mars suivant à Saint-Denis avec l’UOIF, « les Indigènes de la République » et le soutien d’Attac, du NPA, du PCF (2) et d’Ensemble (EELV devait y participer puis s’était retiré).

    Mélenchon est un républicain, pas un islamo-gauchiste. Mais, il « n’appelle pas un chat un chat » pour ne pas déplaire à certains de ses partisans.

    Concernant le texte ci-dessus : Médine au Bataclan. Quelle honte !
    Décidément, comme Audiard le faisait dire à Lino Ventura dans « les tontons flingueurs », il y en a qui « osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ».

    (1) Ancien journaliste à « l’Humanité », Dion est maintenant à « Marianne ». Quand on lit ses écrits sur l’économie, sur les ouvriers, on constate qu’il a conservé des convictions communistes.

    (2) Le copinage du PCF avec les islamo-gauchistes désole l’ancien membre de ce parti que j’ai été pendant plus de 30 ans (avec des responsabilités locales parfois). Je sais que des membres et des élus de ce parti déplorent cette dérive.

  7. Texte confus, grandiloquent, ridiculement déclamatoire. C’ est pas grave : l’ essentiel est de faire passer un message « islamophobe » ( terme à mon avis peu heureux, mais que je n’ ai ni le temps, ni l’ envie de décortiquer).

    • Vous vous sentez visé, votre refrain d’islamophobie, on connait. Cela ne trompe plus personne.

  8. Je suis en total désaccord avec cette analyse. Elle semble impliquer a priori que tout musulman est coupable d’islamisme. Médine est sûrement un radical intolérant, d’ailleurs sa femme n’est pas musulmane, c’est dire!
    Oui, il existe une tolérance coupable, mais il existe également une intolérance toxique…

    • Vous devriez surtout apprendre à lire. « les musulmans sécularisés, dont je persiste à penser qu’ils sont l’immense majorité de nos compatriotes se réclamant de cette religion, compatriotes que je place exactement au même niveau, identique, de fraternité que quiconque est né dans mon pays, ces compatriotes se trouvent sans maison idéologique. »
      Relisez le texte, ça parle de vous.

  9. Medine au BATACLAN c’est tout bonnement un sacrilège encouragé par les « idiots utiles  » qui assimilent critiques de l’islamisme avec critique de l’Islam faisant ainsi le jeu des extrémistes au nom de je ne sais quel « antiracisme  » .je suis athée et laïque les nombreux voisins musulmans qui habitent le même quartier que moi ne me gênent pas du tout et ont le droit de croire en ce qu’ils veulent ;les islamistes par contre m’indisposent car ils veulent me faire vivre suivant des croyances et des coutumes qui ne sont pas les miennes .là est toute la différence entre la croyance ;libre dans notre république grâce à la laïcité ;et l’intégrisme qu’il nous faut combattre quelle qu’en soit la base .

  10. Désaccord complet sur un point qui ressemble à s’y méprendre au « padamalgam »: tout musulman s’affirmant musulman et se réclamant de l’islam est donc un adepte du Coran. Or hélas le Coran est l’opposé absolu de toutes les valeurs (quelques fois contradictoires mais au final associées dans un modus vivendi raisonnable) qui ont été élaborées au fil des siècles par les civilisations européennes, depuis la Grèce jusqu’aux « Lumières » en passant par Rome et le Christianisme. Le Coran, livre « incréé (!) » est un tout indivisible auquel nul changement n’est censé être opéré, et qui est donc viscéralement anti-juif, anti-chrétien, invraisemblablement misogyne. L’Islam, pour tout dire, est totalement totalitaire dans les moindres moments de la vie. Il y a donc incompatibilité complète entre ces deux modèles culturels et civilisationnels.

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