
On sait très bien à quoi sert la dénonciation du soi-disant « complotisme », qu’utilise un pouvoir minoritaire en crise, soucieux de disqualifier toute parole d’opposition qui est de toute façon expulsée du système médiatique. Et qui a trouvé avec les réseaux sociaux et grâce à l’explosion numérique, un outil d’expression d’une puissance considérable. Il ne s’agit pas ici de prétendre que la pensée irrationnelle n’existe pas et que ne règne pas une tendance à traiter tous les phénomènes négatifs comme le fruit d’un calcul organisé dans le cadre d’une conspiration. Oui le « complotisme » existe. Dans un monde où plusieurs milliards de personnes croient dur comme fer à des religions que l’auteur de ces lignes considère comme absurdes (sans les mépriser pour autant), cela ne peut pas constituer une surprise.