
Macron est au bout du rouleau, c’est plus qu’évident. Le problème, c’est que le psychopathe sous emprise n’est que le dernier avatar d’un système mis en place depuis 40 ans. Dont un des mécanismes essentiels a été installation d’un néolibéralisme libéral libertaire, la grande bourgeoisie s’appuyant sur la petite du même nom, son habituel pilier. Qui s’est chargée de la basse besogne d’expulsion des couches populaires (ouvriers, salariés d’exécution des services et France périphérique), de l’espace public politique. Sécession et invisibilisation pour ceux qui avaient le plus à souffrir de ce régime.
C’est en raison de cette violence que les plus exploités, abandonnés par ceux qui les défendaient et les représentaient traditionnellement, se sont tournés vers le Front National, perçu à tort plutôt qu’à raison comme un parti anti-système. Puis, à partir du mandat Sarkozy, comme le levier incontournable qui leur permettrait de se débarrasser de l’outil politique dont il subissait la domination. Ces couches sont déterminées, et elles ne changeront pas d’avis. Dans un Occident qui s’effondre, une Europe qui fait de même, le système néolibéral failli et bringuebalant envoie une France, n’ayant plus ni frein ni airbag à fond vers le mur. Alors ces couches moyennes qui en ont tant profité, et se voient en gros bataillons passer à la trappe du déclassement, s’affolent devant la catastrophe qui vient.
