Les violences policières sont toutes des violences illégitimes.

La reconnaissance du bout des lèvres, à la fois par le pouvoir et les médias qui le servent, de l’existence de « violences policières » nous a encore offert une séquence intéressante. Quiconque suit les réseaux, s’est penché sur le travail remarquable du journaliste David Dufresne, ou a lu les articles du Monde sait à quoi s’en tenir. Encouragée par le pouvoir à utiliser une violence débridée, protégée par une justice refusant de la contrôler et de la sanctionner, la police française s’est transformée en une milice qui par la violence et l’intimidation porte gravement atteinte à la liberté constitutionnelle de manifestation. Chez les soutiens du président et en particulier les « journalistes militants » du macronisme deux sortes d’arguments ont été avancés pour le justifier. Tout d’abord que très rares (!), ces violences policières n’étaient que la réponse aux « effroyables » violences des manifestants, et ensuite que la police n’utilisait à cette occasion que la « violence légitime » dont l’État est dépositaire. C’est simplement une manipulation, les « violences des manifestants » abondamment et systématiquement filmées et photographiées par la presse du pouvoir ont été celles de groupuscules provocateurs parfaitement identifiés et utilisés pour justifier la « riposte » policière. Ensuite on nous a servi la légitimité juridique de la violence policière, les forces de l’ordre usant d’un « droit républicain » de frapper, d’amputer, d’éborgner et de détenir. C’est un dévoiement complet du principe de légitimité dans toutes ses définitions.

Tartufes et menteurs

Avant de revenir sur la question de la légitimité pour l’État d’utiliser la violence, on se permettra quelques remarques. Sur la tartuferie de ces « journalistes militants » soutiens acharnés de l’aventure Macron, occultant soigneusement pendant plus d’un an une réalité que l’étranger regardait et commentait avec effarement, d’une police transformée en milice de nervis, et qui font maintenant semblant de découvrir ce que tout le monde voyait et savait. Un ban pour Anne Sinclair qui avec son tweet publié au spectacle de la fameuse vidéo du « croche-pattes », faisait semblant de découvrir la lune. Il y a aussi les inepties proférées par la macronie, gouvernementale ou pas. L’Oscar revenant comme souvent à Sibeth Ndiaye proférant une nouvelle énormité et nous confrontant comme toujours à la question obsédante : est-elle à ce point parfaitement niaise, ou s’agit-il d’un cynisme d’acier ? « Je ne pense pas qu’on puisse dire dans un État de droit, dans une démocratie extrêmement solide comme celle de notre pays, qu’il y a des violences policières, comme s’il y avait de manière générale chez les forces de l’ordre une attitude consistant à aller tabasser des manifestants systématiquement ou à violenter des personnes sans raison». Si, si Madame c’est bien le cas, et il y a des centaines de vidéos et des milliers de témoignages qui en attestent. Et lorsque vous dites « quand il y a eu des fautes, elles sont systématiquement sanctionnées », c’est simplement un de ces mensonges grossiers que vous revendiquez pouvoir proférer « pour protéger le président ». La justice depuis le début, dans le même temps où elle lançait une répression de masse sans précédent contre le mouvement social des gilets jaunes, a refusé de remplir sa mission de contrôle de la violence policière. Il y a eu une condamnation à trois mois de prison avec sursis (quelle sévérité !) pour un policier qui avait lancé un morceau de béton de la taille d’une brique sur des manifestants. Et c’est tout ! Pas une suspension, pas une garde à vue, pas une révocation, pas une suspension, pas de jugement, juste une poignée de mises en examen pour des centaines de violences avérées. Et parallèlement des dizaines et des dizaines de classement sans suite scandaleux. Comment pouvez-vous à ce point vous moquer du monde ?

Le monopole de violence qu’est que c’est ?

Alors comment comprendre l’utilisation par les amis du pouvoir du concept de « violence légitime » dont disposerait la police, pour répondre à l’émotion de l’opinion publique devant les exactions policières qui se déroulent depuis un an et dont l’évidence a fini par s’imposer ? C’est tout simplement un abus de langage avançant l’idée d’une d’une « autorisation juridique » donnée aux forces de l’ordre de violenter les corps dans l’intérêt de l’État. D’abord il y a une impropriété des termes puisqu’il s’agit en fait de ce que Max Weber appelait « le monopole de la violence » que seul l’État sur un territoire donné est autorisé à utiliser. Cette violence qui se caractérise par le « pouvoir sur les corps » est déléguée à la police à l’armée et ce qui est essentiel à la Justice. Pour deux raisons, d’abord c’est celle-ci qui punit les délinquants et qui si nécessaire les prive de leur liberté et enferme leur corps entre quatre murs (et auparavant pouvait le couper en deux). Mais elle doit aussi exercer son contrôle sur l’utilisation de la violence par les agents armés de l’État.

Il est important de rappeler pour que cette violence dont l’État a le monopole soit « légitime », deux conditions indispensables doivent être réunies : d’abord que son usage en soit défini et réglementé par la Loi. En nature, en intensité, et en proportionnalité, pour que ceux qui vont en disposer sachent les limites de leurs pouvoirs et les risques de sanctions qu’ils encourent. Et qu’ensuite le caractère légal et régulier de cet usage soit contrôlé par le juge. La première condition est réalisée : user de la violence physique dite « légitime » par les forces de l’ordre est strictement encadré et le Code pénal prévoit une répression spécifique pour les agents publics titulaires par délégation de l’État du pouvoir sur les corps. Si l’auteur d’une violence illégale parce qu’excessive et non proportionnelle commise à l’égard de ses concitoyens, est un agent public, c’est une circonstance aggravante et elle devra être plus sévèrement punie que celle commise par un simple citoyen. Cette situation juridique et institutionnelle est fondamentale dans la mesure où l’État doit pouvoir conserver la totale maîtrise de l’usage qui est fait de ses pouvoirs par son personnel armé.

Sans le contrôle de la Justice toute violence est illégitime

Mais l’absence de la deuxième condition, celle du contrôle juridictionnel prive « le monopole de la violence » dont dispose l’État de sa légitimité juridique et démocratique. Car, force est de constater que si la loi a bien créé les outils légaux d’encadrement, la défaillance quasi totale de la justice française dans l’accomplissement de cette mission de contrôle a complètement déréglé le dispositif républicain et démocratique. La responsabilité du pouvoir exécutif est évidemment lourdement engagée qui a laissé faire quand il ne l’a pas directement organisé, mais celle de la Justice est première.

Emmanuel Macron utilisant à l’égard des policiers et gendarmes de l’expression de « forces de sécurité intérieure » caractérise un glissement sémantique à la fois troublant et inquiétant. Les « forces de sécurité extérieures et intérieures » ce sont les forces armées. Gendarmes et policiers sont des forces de l’ordre. On ne peut malheureusement que constater qu’aujourd’hui les conditions institutionnelles et juridiques indispensables à l’usage du « monopole de l’État sur la violence » ne sont plus réunies. Ce qui veut dire que de ce point de vue notre pays a basculé dans une forme d’arbitraire, tout simplement. Un pouvoir minoritaire a décidé de ne plus respecter les libertés démocratiques fondamentales pour traiter un mouvement social profond. Il a pour cela donné carte blanche à une police dont une partie est dévoyée. La nomination de Didier Lallement au poste de préfet de Paris, l’attitude des syndicats de policiers vis-à-vis du pouvoir multipliant les chantages, l’invraisemblable brutalité des forces de l’ordre sur le terrain dont témoignent des centaines de vidéos, tout cela augure mal de la capacité d’Emmanuel Macron à rétablir l’autorité républicaine sur la police.

Si jamais lui prenait l’envie de le faire, ce qui est malheureusement très improbable.

Régis de Castelnau

35 Comments

  1. Merci à votre tour de constater que nous sommes entrés en démokrature en mai 2017. Les agissements policiers français n’ont rien à envier à ceux du Chile ou de l’Argentine voire de l’Espagne franquiste si ce n’est l’émergence de génants réseaux sociaux.
    Et ce message s’adresse à tous les macronistes du 1er tour comme aux castors du 2nd. Merci vous nous avez mis dans une belle.

  2. Me. de Castelnau fait une oeuvre de salut public. Car pour être lucide sur ce qui se passe, il est, accessoirement, utile d’avoir les compétences. Il serait toutefois très utile d’avoir l’avis de ce grand juriste – et peut-être d’autres parmi ses collègues – sur 1/ les mécanismes d’abrogation ou de révocation qui permettront, très rapidement de nous défaire de toute la législation votée au cours des dernières années 2/ la constitutionnalité des privatisations. Depuis la nuit des temps, le droit existe pour protéger le faible contre le fort. Le fort n’a pas besoin de droit – il prend.

  3. Sans doute tous ceux –dirigeants politiques, syndicaux, grrrands intellectuels– ayant appelé pour les présidentielles à « barrer la route au fascisme » peuvent-ils être fiers de leur choix judicieux et de leur clairvoyance. Nous aurions pu être aux portes de Vichy? Nous venons d’y entrer…à plein…régime! Ce n’était pas par provocation que je désignais (sur le blog: « Sors d’ici Jean Moulin ») la bande au pouvoir comme les « nouveaux collabos » de la nouvelle « souveraineté européenne »…qui permet d’imposer le droit des actionnaires à disposer des peuples. J’étais pourtant encore un peu loin du compte…Gilets jaunes ou rouges ou de toute couleur nous sommes confrontés, bien au-delà de la question légitime des retraites, à une fascisation violente étatisée et… »judiciarisée » remettant en cause fondamentalement toute notion de république, de démocratie, de nation, de peuple. Et même de territoire puisque le Pétain-nouveau a décidé d’offrir une « zone transfrontalière » à l’Allemagne. Peuples et nations doivent s’effacer devant les désirs de l’immondialisation capitaliste. En particulier ces Gaulois réfractaires!
    Méc-créant.
    (Blog: « Immondialisation: peuples en solde! »)

    • Rappel des principales caractéristiques du fascisme :

      – La fin de la lutte des classes grâce au corporatisme.
      – La fin de la dialectique droite-gauche grâce à un parti unique.
      – La fin de toute opposition par l’usage de la force.

      Et une volonté de qui réunir petits patrons et ouvriers dans les mêmes organisations syndicales.

      Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite…

      Sauf que le Macronisme, ce n’est pas une œuvre de fiction.

  4. Maître de Castelnau, vous mettez le doigt dessus incidemment en posant cette question « s’agit-il d’un cynisme d’acier ? » On en a eu droit aux prémices avec la célèbre allusion aux « sans dents » du cynique précédent. Le nouveau c’est juste l’acier. En somme l’aboutissement d’une corruption minant la police et la justice depuis l’occupation et à laquelle se rallie par intérêt spéculatif la finance européenne qui a coaché Macron. L’épouvantail Le Pen peut être rangé au placard. Ils ont partie gagnée. Les déloger devient dès lors affaire très pénible et de longue haleine.

  5. Vous devriez quand même savoir que la France n’a plus de Constitution depuis le décret Valls ?

    La France n’a plus de Constitution depuis le décret Valls n°2016-1675 du 5 décembre 2016 que Hollande a signé pour avoir été publier au JO du 1er janvier 2017.

    Ce décret place les magistrats du siège sous l’autorité de l’exécutif en violation de la sacro sainte séparation des pouvoirs.

    L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen inscrite en préambule de la Constitution Française de 1958 est explicite et ne souffre d’aucune interprétation : »Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

    • Valls ? Vous voulez dire celui qui a été applaudi à l’assemblée lorsqu’il y a siégé une dernière fois avant sa fuite pour Barcelone?
      Fuite, parce que les casseroles commençaient à la rattraper avec notamment l’affaire Lafarge.

      Vous voulez rire ! Pas un élu n’osera reprendre votre pertinente assertion.
      Je vais même plus loin, tout le monde le sait mais se tait.

      C’est l’omerta.

  6. « Emmanuel Macron utilisant à l’égard des policiers et gendarmes de l’expression de « forces de sécurité intérieure » caractérise un glissement sémantique à la fois troublant et inquiétant. Les « forces de sécurité extérieures et intérieures » ce sont les forces armées », dites-vous ?

    Et non :

    – Article L. 1142-2 du code de la défense : « Le ministre de l’intérieur est responsable de la préparation et de l’exécution des politiques de sécurité intérieure (…) » ;

    – Article L. 122-1 du code de la sécurité intérieure : « (..) le représentant de l’État dans le département ou, à Paris, le préfet de police, anime et coordonne l’ensemble du dispositif de sécurité intérieure ». (…) « Il dirige l’action des services de la police nationale et des unités de la gendarmerie nationale en matière d’ordre public et de police administrative ».

    Quant aux « forces de sécurité extérieures », je me doute qu’il s’agit des armées, des services de soutien interarmées et de la gendarmerie nationale pour l’exercice de ses missions militaires, mais, juridiquement, elles n’existent pas.

  7. « Je ne pense pas qu’on puisse dire dans un État de droit, dans une démocratie extrêmement solide comme celle de notre pays, qu’il y a des violences policières, comme s’il y avait de manière générale chez les forces de l’ordre une attitude consistant à aller tabasser des manifestants systématiquement ou à violenter des personnes sans raison».
    Merci encore, Maître, d’avoir relevé cette énième déclinaison de la manière caractéristique à laquelle ce gouvernement s’applique à chacun des moments, hélas si nombreux, de sa démarche dite « de disruption », c’est-à-dire de dislocation ou du dévoiement par des voies de fait affublées d’arguties de tous les cadres juridiques et de tous les principes politiques substantiels dont la Constitution en vigueur et les Textes fondamentaux visés par son Préambule sur lequel le contrat social français repose depuis l’avènement définitif de la République, en 1875. Cette manière consiste tout simplement à affirmer gratuitement ce qui « arrange » le gouvernement dans le brouillage de ses cadres, en dédaignant toute justification susceptible d’étayer ces affirmations. Ainsi, le Président de la République évoquait il y a environ un an l’idée de bannir l’expression de « violences policières », au motif que le régime dans lequel nous vivons est démocratique, et que la police dont il dispose doit voir tous ses actes bénéficier à ce titre d’un label inquestionnable de légitimité démocratique. Une telle assertion couvre bien des non-dits, qu’il apparaît important de faire parler. Le régime politique de la France est démocratique, du moins il en a la réputation, qu’il doit non pas à la pratique du gouvernement actuel – lequel bénéficie avec sa majorité absolue à l’Assemblée nationale du pouvoir de faire adopter en dernière lecture toute disposition de nature législative, sauf le pouvoir de censure du Conseil constitutionnel – mais à celle de ses prédécesseurs. Si l’on recherche encore les présupposés de l’assertion présidentielle, le label démocratique du régime suffit à récuser ipso facto toute observation (notamment journalistique) des actes de la police et, a fortiori, tout contrôle judiciaire, la présomption de légitimité démocratique dont la police, sous les ordres du gouvernement, doit bénéficier inconditionnellement étant irréfragable. De fait, un projet de loi est en préparation pour autoriser la police, sans mandat judiciaire, à saisir les matériels de prises de vue des témoins, notamment journalistes, présents sur les lieux d’opération des forces de l’ordre. Quant à la justice, l’état des lieux que vous dressez une fois de plus de son détachement devant les actes de violence exorbitants des forces de l’ordre, ayant provoqué plus de cents mutilations de manifestants, et de son acharnement contre ceux-ci, démontre hélas que sa mission de contrôle *démocratique* de la légalité et de la proportionnalité des actes policiers passe très loin en arrière-plan après d’autres considérations, répressives à l’encontre des manifestants. Voilà qui caractérise bien le glissement sémantique qui est, à tous les tournants, l’artifice majeur de cette équipe gouvernementale et de sa majorité parlementaire: se comporter comme le dépositaire exclusif de la légitimité démocratique et revendiquer l’élimination effective de tous modes de contrôle, c’est à dire aspirer à agir avec la garantie permanente de l’impunité, sans avoir de comptes à rendre. Formellement, cette équipe dispose de presque tous les leviers constitutionnels, à l’exception de la majorité sénatoriale. Politiquement, moralement, cette revendication multiforme de désamorçage de tous les modes de contrôle de son action suffisent à caractériser : 1- ses visées exclusivistes et anti-démocratiques et 2- le doute profond qu’elle éprouve devant les effets sur sa pérennité d’un fonctionnement régulier de la démocratie.

  8. 1 Je vais faire un parallèle avec Dreyfus, il y a les violences policières et les anti, ceux qui sont pour les droits de l’homme et ceux qui sont pour l’Etat à tous prix. Pour Macron, il est l’Etat, son pouvoir donc l’Etat est en danger, tous les moyens sont bons. Ca c’est pour l’esprit.
    2 La vision des images ne résiste pas à l’examen. Personne ne reproche aux policiers de se défendre. Frapper des femmes notamment une qui ramasse son téléphone, ou un homme à terre, ou qui conteste un contrôle routier ne constitue pas une défense mais une repression, de la torture qui mérite un procès façon Nuremberg. C’est bien de la violence de policiers transformés en milice à la solde d’un pouvoir, façon nazis.
    3 Ces actes ne nécessitent aucune enquête, ne peuvent pas être justifiés par « la fatigue » des policiers, ils suffisent pour entrainer une comparution immédiate. Il est inconcevable de mourir à un contrôle comme il est inconcevable de rentrer à l’hôpital pour un mal de tête en bonne santé et sortir mort à cause d’une erreur médical. Sauf que à l’hôpital l’erreur est reconnue et indemnisée, avec la police l’erreur devient un système. La force non nécessaire, c’est de la torture.
    4 Finalement, Macron, les médias créent un droit à la vengeance du policier au dessus des droits du citoyen, façon guerre d’Algérie, fini l’Etat de droit, au policier « fatigué d’être attaqué » est délégué le pouvoir de juger et de se faire justice sur le champ, avec l’assentiment des magistrats, façon la magistrature sous Vichy.
    5 Nous vivons des heures sombres de sinistre mémoire. Je pense que cela laissera des traces malgré la propagande, une question: Pourquoi dans notre pays en principe attentif à la mémoire dit intellectuel si peu de gens (à part le citoyen de base) réagissent ?

  9. Macron veut imposer sa contre-réforme coute que coute, elle est faite pour ceux qui ont organisé son élection. Cette réforme qui consiste à amputer largement le salaire ( retraite = salaire différé) de presque tous les Français, les Français sont contre. Mais comme Macron ne veut pas lâcher, il refuse le dialogue , la seule communication qu’il utilise, c’est la force: c’est lui le responsable de tous ces débordements, avec la complicité de la justice. Mais les juges eux-mêmes vont devoir subir les conséquences de cette contre-réforme. En sont-ils conscients?

  10. On serait bien inspiré de relire l’ouvrage essentiel de madame Lacroix-Ruiz sur la Non-épuration de la police après la guerre. Cela explique beaucoup de choses

    • Le livre d’Annie Lacroix Riz -dont Richard Labéviaire fait ci-après un commentaire pénétrant- n’est pas particulièrement centré sur l’épuration dans la police, laquelle est loin d’avoir été le corps d’état qui s’est le plus vautré dans la collaboration.

      http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11490

      Dans son « Vichy et la Shoah » -un livre dont on pourrait s’interroger sur le fait qu’il a reçu un accueil mitigé en France- l’historien israélien Alain Michel a par exemple nuancé le rôle de la police de Vichy dans la rafle du Vel d’hiv, comme il le rappelle au passage ici :

      https://www.huffingtonpost.fr/entry/responsabilite-vel-dhiv-vichy_fr_5c931a7be4b00fd5a6ecc8e5

      Le pire et le plus frappant dans le livre d’Annie Lacroix-Riz est plutôt celui de la magistrature, laquelle s’est totalement déshonorée avec l’affaire des « sections spéciales » qui a tout de même permis de revenir sur le principe de non-rétroactivité des lois pour exécuter des personnes sur leurs seules opinions.
      La non-épuration de ce milieu à la libération explique aussi que ses héritiers et héritières d’aujourd’hui assument sans broncher le rôle strictement répressif que le pouvoir exécutif lui intime de jouer.

    • Il s’ agit d’ Annie Lacroix-Riz, une historienne d’ un courage exceptionnel. Je doute que votre conseil de lecture plaise beaucoup à Maître De Castelnau, qui a traité cette dame de « folle stalinienne », après avoir appris que les rapports de police qu’ elle a découvert ( et référencé strictement, comme à son habitude) qualifiaient de « groupe fasciste  » la « Fédération Nationale Catholique « , créée vers 1922/ 1924 (?), à l’ instigation du pape Pie XI. Pour les policiers ayant rédigé ces rapports, « fasciste » était alors un qualificatif banal (probablement non-péjoratif à leurs yeux) et tout récent. Détail : le président de cette FNC ( qui recevait des fonds de l’ Italie de Mussolini , sans doute la raison pour laquelle les policiers la qualifiaient de « fasciste » ) était un certain général Edouard Curières de Castelnau.

      • Intéressant.

        Peut être que « fasciste » faisait également référence au fait que le général de Castelnau fut président de la ligue des patriotes en 24, succédant à Déroulède et Barrès, notamment ?
        Les policiers ont donc fait l’amalgame entre cathos intégristes et nationalistes, comme du temps de l’Action Française et certains milieux catholiques dits anti progressistes.

        Notre hôte doit certainement en savoir plus sur ce sujet, à lui de nous éclairer, s’il le désire, bien entendu.

        • L’ argument selon lequel les fonds que reçoit un groupe politique sont évidemment déterminants pour son orientation politique me semble plus solide que votre hypothèse : recevoir des fonds de l’ Italie fasciste impose une orientation fasciste

          • Bien évidemment.
            Serait-ce une piste quant à expliquer le courroux de notre hôte quant aux résultats des recherches d’Annie Lacroix-Riz dont vous vous faites l’écho ?

            La question reste ouverte.

  11. Je rappelle une vérité que beaucoup sur ce blogue oublie,lorsque l’on participe à une manifestation il y a toujours un risque de se prendre des coups ou même de faire une chute.

    La vie est un risque.

    • C’est vrai.
      Même que le pouvoir en accentue les risques pour tromper le droit de manifester.

      « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

      Deux solutions pour contourner la loi :

      – Démontrer que la manifestation trouble l’ordre publique, très facile, en fait, il suffit d’infiltrer les manifestations et organiser/amplifier la casse.
      – Accentuer la répression des manifestants pour créer un sentiment de peur quant à exercer le droit à manifester.

      Dans ces conditions, manifester devient risqué.

  12. La question maintenant c’est comment sortir du pétrain, plutôt que de s’y complaire. Le droit positif est fait et peut aisément être défait. Si nous voulons que les gens reprennent espoir, il faut leur montrer comment, techniquement, la structure de droit positif mis en place par ces détenteurs du « Droit des Actionnaires de Disposer des Peuples » comme quelqu’un vient de l’écrire ici, peut être rapidement et efficacement remplacé par un droit positif basé sur le DROIT NATUREL.

  13. Pourquoi toujours parler de fascisme ? En France nos connaissons depuis longtemps ce que la bourgeoise est capable de faire pour protéger ses intérêts : Lyon 1831 et 1834, rue Transnonain 1831, Juin 1848, 2 Décembre 1851, Mai 1871… En France on n’a pas de fascistes mais on a une bourgeoisie sanguinaire !

    • Nous ne sommes plus au temps de Marx.
      Si la gentrification des hyper centres existe, elle n’est plus l’apanage de la seule bourgeoisie artisanale, marchande ou commerçante.

      Le néo-fascisme dont il est question, n’est pas bourgeois.

      C’est l’expression d’un groupe socio-culturel et financier, apatride philosophiquement et appartenant au capitalisme mondialisé et financier, donc inscrit dans des intérêts supra nationaux et internationaux.
      La lutte des classes est remplacée par des luttes sociétales inventées par le post modernisme et au service de la société marchande.

      Le bobo des villes étant autant sous l’influence des luttes sponsorisées par les mondialistes, que l’écolo ou le prolo se revendiquant de l’altermondialisation de gauche.

      • Bonjour,
        La gentrification des villes n’est certes plus l’apanage de la seule bourgeoisie au sens marxiste du terme, mais elle traduit quand même la main-mise sur les métropoles (au sens que lui donne le géographe Guilluy) d’une catégorie plus vaste que sont les classes intermédiaires, lesquelles englobent aussi les personnels de service qualifiés indispensables à l’hyper-classe supérieure.
        Certains désignent effectivement ces catégories intermédiaires par le terme de « bobo », que je n’ai personnellement jamais trouvé très heureux, même si l’on peut aussi les caractériser par la facilité avec laquelle elles intègrent les prétendues luttes sociétales chères à la stratégie de l’hyper-classe.
        Elles le font d’ailleurs pour s’acheter à bon compte une conscience de classe « de gauche » largement mise en scène, tout en se démarquant des anciennes classes populaires qui ont été chassées des métropoles vers leurs périphéries -la proche périphérie étant plutôt occupée par les couches populaires d’immigration récente dévolues aux services subalternes.
        Là où je ne serais peut-être pas d’accord c’est lorsque vous semblez dédouaner ces catégories de leur responsabilité dans la genèse du processus , en ne voyant que la seule responsabilité de l’hyper classe.
        La victoire provisoire de l’hyper-classe vient d’abord de ce que les classes intermédiaires ont rallié le projet mondialiste les yeux fermés, surtout dans les années quatre-vingt du siècle dernier, et n’ont cessé depuis de fonctionner comme une centrifugeuse qui rejetterait sans cesse et sans état d’âme les moins adaptables à ce projet vers des classes inférieures de plus en plus marquées géographiquement.
        Certains accusent avec componction l’ancien front national d’être le grand responsable du blocage politique de la France, mais je me demande de plus en plus si le problème ne serait pas plutôt désormais la gauche, ultime rempart identitaire de ces classes moyennes vouées à ne plus exister qu’en tant que peau de chagrin.

        • L’hyper classe est un concept qui a du mal a cacher son internationalisme.
          La vérité est que le néo-libéralisme s’est engouffré dans la brèche laissée béante par l’effondrement du communisme et son concept de l’international prolétaire.

          Le monde n’a jamais été autant prolétarisé et c’est la conséquence de l’avancée du néo-libéralisme.

          J’insiste, la Révolution prolétarienne imaginée par le Marxisme a été réalisée par le néo-libéralisme, à une différence près, c’est une gouvernance mondiale ultra libérale qui pilote le projet.
          La bourgeoisie, aujourd’hui, n’a plus la même signification que celle ante chute du mur de Berlin, nous sommes d’accord.
          Elle appartient à la classe moyenne-/moyenne supérieure, c’est celle qui paye l’impôt, donc 46% en France, c’est celle qui sert de caution à la fois à l’hyper classe et aux pauvres, donc elle contribue, peut être malgré elle, à la paix sociale nécessaire au maintien de la République.

          Vous avez raison, elle est manipulable par la peur du déclassement et via la stratégie de la tension, parce qu’elle est en première ligne de par son tropisme culturel et social.
          C’est vieux comme le monde, qui contrôle le milieu de la pyramide contrôle l’ensemble.

          Quant à votre dernière interrogation, il est évident que la gauche culturelle a imprégné les hyper centres des métropoles et que bon nombre de cadres sup, des quadras pour la plupart, sont soit athées, soit agnostiques, donc hyper réceptifs à l’universalisme, à la laïcité et aux luttes sociétales sponsorisées par l’hyper classe, c’est pourquoi Hidalgo sera réélue à Paris et ce, malgré un bilan municipal désastreux.

          Mais ils ne sauraient représenter 100% de la bourgeoisie au sens ou vous l’entendez, dans deux générations, peut être, mais pas dans l’immédiat.

  14. Analyse juste mais conclusion bancale à mon humble avis. « Un pouvoir minoritaire a décidé de ne plus respecter les libertés démocratiques ». Certes, mais ce n’est pas la première fois qu’un pouvoir politique a ce genre de velléités. Il faudrait rappeler en conclusion que ces velléités deviennent réalité parce que, dans un pays où la séparation des pouvoirs devrait rendre cela impossible, le pouvoir judiciaire ne remplit plus son rôle.
    Les deux arguments sont développés mais un seul est repris en conclusion.

  15. bien flippant cet article qui rappelle les comportements fascistes des fonctionnaires et élus dans les pires périodes de la vie publique et sociale…. Le fichage des juifs et leurs identifications pour l’organisation du génocide nazi était très méticuleusement organisé par les employés du service public, ainsi que l’organisation des transports vers les camps de la mort… En écho, la mémoire d’un de ces fonctionnaires de police de Toulouse, qui recevant les consignes de son gouvernement d’alors a écrit une lettre à son préfet. https://www.chalets-roquelaine.fr/le-quartier/son-histoire/jean-philippe-commissaire/ Il habitait le quartier, une plaque rappelle sa mémoire..

  16. Deux petites choses :
    1) la police est contrôlée par…la police, c’est à dire par l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale). C’est comme si les braconniers surveillaient directement le braconnage.
    2) la dissuasion par la peur. Ma fille, 32ans et son compagnon, ont désormais renoncé à manifester de peur de se ramasser une balle de LBD ou un coup de matraque.

  17. Bonjour Barasz, je suis de l’avis de votre famille
    Si je suis charcuté d’une main droite ou d’un œil , je suis niqué comme artiste peintre, de plus le drame pécuniaire pour ma famille sans oublier une année d’hôpital, avec tout le taff autour qui oblige.
    Je ne vais pas basculer ma vie à 55 ans pour soutenir un droit de manifester avec mon soutient pour les suivants.
    —————–
    Ceci dit : la violence était clairement recherché .
    Au début des manifs des gilets jaunes on à laissé faire les casseurs .
    Par la suite les FDO se sont adapté mobiles cherchant le contact avec tout les manifestants de plus les enclavant (le Royaume-Uni suit la doctrine du Kettling, « l’encagement » en français, où les forces de l’ordre encerclent un groupe de personnes dans un endroit déterminé afin de l’isoler du reste de la manifestation. Une technique controversée mais jugée conforme par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). )
    L’injustice policière appelant à la violence et la violence la surenchère policière avec la sanction recto pour le manifestant et de l’autre côté Nada pour les FDO et de plus un gouvernement qui se la joue que tout le monde il est beau il est gentil chez les FDO.

    Dans d’autres pays européens, la mise à distance est plus présente, notamment en Belgique, où l’on pratique la “désescalade”, “où l’on tente au maximum d’éviter [l’affrontement] par le biais de la négociation et du compromis”, précise un rapport remis en janvier 2018 par le Défenseur des droits.
    Le deal en France aurait été de faire des brigades mobiles qui cherchaient le contact et l’encagement avec les casseurs et ne pas rechercher le contact avec les gilets jaunes , même si le parcourt de la manif n’était pas déclarée .
    Autres suggestion en copier collé.
    L’usage régulier d’armes dites de force intermédiaire. Grenades à main “assourdissantes”, lanceurs de grenades, lanceurs de balles de défense (notamment les 40×46 récemment critiqués) et grenades lacrymogènes instantanées (de type GLI-F4 et OF-F1) sont fréquemment utilisés pour faire face aux cortèges violents et apportent leurs lots de blessés chaque week-end.

    Des armes que l’on retrouve dans les équipements de policiers espagnols et italiens mais qui sont, en revanche, complètement prohibées en Allemagne, au Royaume-Uni, en Belgique et en Suède. Ces pays leur préfèrent les armes de force dite simple, comme les bâtons de défense, les bombes lacrymogènes ou encore les canons à eau.
    La police allemande dispose aussi de véhicules dotés de hauts-parleurs et d’écrans LED afin d’informer la foule. De nombreux pays voisins, comme la Belgique, utilisent plus volontiers la presse locale et les réseaux sociaux pour informer en temps réel de l’évolution des opérations de police. Toutes insistent sur la mise en place d’une relation de confiance, qui passe par un dialogue accru et permet, par la négociation, de désamorcer les réactions violentes.
    LA CLASSE pour éviter d’éborgner

  18. Concernant le croche pied, ils étaient deux bien en synchro, l’un pousse et l’autre bascule .
    Si la dame s’était explosé la tête sur le pilier de métal , j’imagine le spectacle de recupération pour la com de l’Etat .
    Castaner à eu chaud
    Mais comme ils sont tellement con et incapable de gérer se qu’ils engrangent , j’imagine de toute façon d’autres se pousserons à la faute sur d’autres victimes avec des conséquences irréversibles.
    La goutte qui déborde le vase , il suffit de rien , car faudra bien payer les estropiés et éborgnés et toutes cette caste dans sont accompagnement qui se la joue .
    Comme le droit n’est plus appliqué je suis en attente d’une justice populaire avec tout ses aléas.
    Question violence je suis étonné que depuis plus d’un ans aucun FDO porte plainte Contre un autre FDO
    Ils y en à qui tapent et d’autres qui couvrent
    Lors du croche pieds ils avancent tous comme des zombies comme si de rien
    De plus sans riot s’est très clair
    Lorsque je verrai un gendarme avec sont riot s’est qu’il a quelque chose à se cacher .
    L’exécutif est complètement malade et à l’école de mémoire le prof insistait sur la séparation des pouvoirs
    Mais comme aujourd’hui nous en sommes au transgenre , j’imagine que s’est dans l’air du temps .

  19. Qu’il me soit permis, encore une fois, d’offrir un point de vue quelque peu divergent. La violence envers des manifestants dont les intentions et le comportement sont pacifiques, quels que soient les incidents que l’énervement peut leur amener à causer, est effectivement illégitime, et le comportement du pouvoir, de la police, et des tribunaux est à cet égard digne d’un régime Stalinien. Pas d’équivoque là-dessus

    Il reste qu’à ces manifestants, il s’est mêlé des racailles, des « blacks blocs », des professionnels de la violence et de la casse, face auxquels on ne me convaincra pas qu’il n’est pas légitime de réagir en se mettant (en s’abaissant ?) à leur niveau de violence primaire si nécessaire

    Dur de discriminer entre les deux, surtout quand on est habité d’une suspicion (légitime) que les policiers s’en prennent surtout aux manifestants pacifiques qui ne leur font pas courir de risque, et très peu aux racailles opérant en bandes organisées. Peut-être, et même sans doute, sur ordre

    Il n’en demeure pas moins que ce n’est pas tout blanc et tout noir, et que le niveau d’agression que subissent les policier de la part de bandes de racailles chassant en meute explique en partie, sans les justifier, leurs débordements. Ce ne sont que des êtres humains

    Donc, pas de manichéisme, SVP. Il faudrait surtout que les tribunaux fassent leur boulot, tout deviendrait beaucoup plus clair

    • Les syndicats des polices dans l’ordre et le désordre renvoient leur sueur toujours au contexte .
      Je regarde plutôt l’éborgne, l’estropier
      Demain j’en fais de même dans un même contexte comme civil , même à tué où taper gratos quitte à handicaper à vie
      Il est ou la police des police ? dans mon cas
      Les FDO connaissent très bien la bande de racaille étant infiltré depuis belle lurette .
      Nous avons le potentiel de déjouer des attentats , mais pas le casse d’une vitrine avec service entrée libre , on se sert et souvent la même bande avec des gars sans riot qui les COUVRES.
      De plus nos forces de l’ordre excel dans le combat rapproché sauf sur eux
      Vous y croyez vous ?
      Pour ma part je m’en tien au fait
      LFO s’est n’importe qui et n’importe quoi
      L’article 49.3 nous coute très cher de ne pas l’utiliser pour se la jouer démocratie.
      Un FDO sans riot s’est déjà très clair
      Le Préfet de Paris qui n’est pas dans le même camps s’est très clair
      La seul bande d’hypocrites sont les manifestants qui doivent tout prendre.

  20. J’imagine que l’Etat va exploiter l’affaire Carlos Ghosn comme d’une machine à laver pour se laver les mains et rehausser notre justice comme démocratie comparativement au Japon le temps de nous endormir jusqu’au prochain épisode jusqu’au prochain président

    Déjà s’est l’Ambassadeur de France comme premier interlocuteur qui l’ a avertis le Carlos de ses aléas et que tout était à charge contre lui.
    Un capitaine d’industrie qui n’a rien vue venir.
    A se demander si la France n’étais pas complice dans le démantèlement de notre industrie de style Macron avec un aller simple pour le Japon pour notre compagnie;
    Ceci dit entre le Liban et la France il y a qu’un pont dans la bonne entente des transactions., frères de sang
    —–
    Se qui est sournois s’est que si la tête de linotte de Lepen aurait gagné les élections , quelle aurait fait 50% des avancée macronienne avec le même spectace FDO se serait déjà la révolution en France comme de légitime pour sauver la démocratie
    Le RN passe mieux en seconde zone .
    Et curieux que narcose vend le plus de livre comme homme politique ex président .
    Il y à franchement un décalé de lecture en France
    La télé rend bête avec ses éléments de langages

  21. Le modèle de notre police c’est les USA… Le contrôle des pauvres et des opposants sans protection par la police et la justice, c’est ce à quoi on assiste de plus en plus avec une ségrégation organisée et de plus en plus de pauvres en prison… A quand le rétablissement de la peine de mort au nom de la liberté et de la protection de la population ( riche
    !) ?
    https://www.les-crises.fr/les-nouveaux-codes-noirs-par-chris-hedges/

    • Le système financier est d’une extrême violence sans limite
      Il y a tout de même une différence avec les USA quoique certain policiers commence à se la jouer leur flingue de service , juste sortir le nez
      Mais les armes ne sont pas en vente libre en France d’où sa va être compliqué le tire à vue dans la rue , sauf pour les muslim radicaux où sa passe.

      2ème amendements au USA
      « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »
      Par contre privatisation les prisons ,privatiser le judiciaire et l’exécutif pour créer du sous emploi à l’œil et rentabiliser tous ça .

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