Répression contre la Révolution des barrières

On peut, dans la France de 2020, ne pas être poursuivi pour un meurtre antisémite aggravé ; les femmes peuvent être violées quasi impunément ; on peut être un prédicateur fiché S financé par l’Arabie saoudite et appeler au meurtre ; on peut voler, frauder et mettre son argent dans les paradis fiscaux sans crainte ; tabasser impunément des manifestants le 1er mai en se déguisant en policier, tout en étant le toutou du Président de la République ; violer la Constitution et finir ministre en charge des retraites avant d’être remplacé à ce poste par quelqu’un d’aussi trouble ; être poursuivi pour prise illégale d’intérêts mais se maintenir au poste de président de l’Assemblée nationale ; faire 10 manifestations violentes en tant que Black Blocs et rentrer à chaque fois chez soi tranquille… mais si on a le malheur d’être Gilet Jaune, finir en prison au pas de course !

En un an, les Gilets Jaunes, pour la plupart travailleurs ou en recherche d’un véritable emploi, qui n’avaient souvent eu aucun engagement politique auparavant et qui ne demandaient qu’un peu de justice sociale et fiscale dans la cinquième puissance mondiale, se sont retrouvés avec des centaines de blessés graves – marqués, défigurés ou abîmés à vie –, mais aussi plus de 3 000 arrestations et 1 000 condamnations à de la prison ferme. Une répression digne d’un État totalitaire en panique.

Cette répression antisociale aveugle continue : ce mardi 7 janvier, le tribunal de Narbonne a condamné 21 prévenus sur 31 (tous Gilets Jaunes) à de la prison ferme. Un des condamnés, âgé de 29 ans, a même écopé d’une peine de 5 ans ferme.
Quel a été l’horrible crime de ce groupe de séditieux ? Conspiration contre le pouvoir d’Etat ? Association terroriste ? Non ! Rien de tout cela. Ils ont commis un crime bien plus grave : dans la nuit du 1er décembre 2018, lors de l’acte III des Gilets Jaunes, ils ont incendié un péage d’autoroute !
Peut-on imaginer méfait plus odieux, plus intolérable ? C’est en tout cas ce qu’a dû se dire le très sérieux tribunal de Narbonne – qui n’a pas hésité à sanctionner sévèrement ces criminels endurcis. Ce jugement est au regard de la crise sociale que traverse la France et au regard de l’histoire de France une honte. Aucune recherche de paix sociale dans ce jugement, mais l’application assumée d’une justice de classe !

Donc dans notre République, qui se dénature chaque jour un peu plus, des Gilets Jaunes – une émanation du peuple – ont été condamnés pour avoir incendié le bien d’une entreprise – Vinci – qui avait elle-même, par copinage politique, dépossédé le peuple de France de ses autoroutes. Car il faut quand même rappeler que les autoroutes, dont Vinci tire chaque année une fortune colossale sur le dos des Français, ont pu être construites grâce à l’impôt concédé par ces mêmes Français – ceux qui aujourd’hui, à Narbonne, finissent en prison. Jean Jaurès écrivait « Tandis que l’acte de violence de l’ouvrier apparaît toujours et est toujours défini, toujours aisément frappé, la responsabilité profonde et meurtrière des grands capitalistes, elle se dérobe, elle s’évanouit dans une sorte d’obscurité ».

N’est-ce pas là une honte nationale et un danger pour la France que ces retours à un 19ème siècle de guerre de classes ? Comment pouvons-nous accepter plus longtemps cet affront à la justice sociale et à la démocratie ?

On rétorquera que beaucoup de ces manifestants – plus de 200 pour 21 condamnés, une décimation qui rappelle, elle aussi, de mauvais souvenirs – étaient sous l’emprise de l’alcool et très excités. Assurément ! C’est le propre de ces moments insurrectionnels là. Ceux qui prirent la Bastille n’étaient pas poudrés et parfumés, ni même tous sobres. Ça se saurait !

On me dira que l’incendie du péage a détruit les locaux du peloton autoroutier de la gendarmerie. Certes, et c’est bien malheureux. Mais c’est aussi un malheur que des gendarmes – des hommes d’honneur servant l’intérêt public au risque de leur vie et pour de maigres soldes – doivent défendre un « bien » qui a été spolié au peuple de France, c’est-à-dire à eux-mêmes, par quelques puissants multimilliardaires.

Je rappellerai à l’occasion de cette tragédie un moment fondamental de l’histoire de France que l’on cherche à faire oublier, surtout en ces jours de révolte populaire. Le 14 juillet 1789 – date que nous commémorons chaque année parce qu’elle symbolise la naissance de notre République –, la prise de la Bastille ne s’est pas faite spontanément, mais fut la résultante et le paroxysme d’un vaste mouvement de contestation populaire. Cette journée du 14 juillet fut précédée d’autres journées d’émeutes culminant dans l’assaut des barrières de l’octroi : le peuple – ouvriers des faubourgs et bourgeois, aussi mêlés socialement en 1789 que les Gilets Jaunes en 2018-2019 – n’en pouvait plus de payer des taxes lors de passages de barrières entourant Paris. Ces barrières n’étaient alors pas autre chose que les péages d’aujourd’hui, et, pas plus qu’aux péages d’aujourd’hui, les taxes n’étaient perçues par l’Etat directement, mais par des méga-riches, les Fermiers généraux, auxquels le roi avait délégué le droit de percevoir l’impôt.
Remarque pour nos amis les gendarmes, plaignants dans cette affaire : lors de cette « révolution des barrières », le peuple de Paris fut soutenu par les soldats du régiment des Gardes françaises, qui le soutiendront aussi lors de la prise de la Bastille. Ces Gardes françaises formeront ensuite la Garde nationale, puis… les premiers régiments de gendarmes à pied. A méditer !

Je l’affirme : les entreprises d’autoroutes comme Vinci sont les Fermiers généraux d’aujourd’hui, qui prélèvent à leur bénéfice un impôt indu sur le dos des Français. Ce droit leur a été octroyé sous la présidence de Jacques Chirac et sous le gouvernement Lionel Jospin, mais aujourd’hui le secteur privé se prépare à ramasser une manne plus importante encore, le bon roi Emmanuel Macron se montrant prêt à brader la France à ses amis les oligarques. Aéroports, barrages, retraites, assurance-maladie : c’est open bar, tout doit basculer dans le privé.
Au fait… à qui Emmanuel Macron veut-il vendre Aéroports de Paris (malgré la catastrophe de la vente de l’aéroport de Toulouse aux Chinois) ? Hé oui : à Vinci.

« Ah ! ça ira, ça ira, ça ira… »

PS : Pour ceux qui souhaitent que la « barrière » des Aéroport de Paris ne finisse pas dans l’escarcelle du Fermier Général Vinci, signez et faites signer la « Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris » proposée par des parlementaires LR, PS, LFI, UDI, PCF, EELV et MR encore soucieux de l’intérêt général.

Georges Kuzmanovic

34 Commentaires

  1. Merci pour cette mise au point sans concession.
    Ceci étant dit, les avocats de ce pays ayant en nombre jeté leurs robes aux pieds de la ministre, que peuvent-ils faire pour aider à retrouver du droit dans ce pays?
    Qu’est devenu le collectif  » Robes Noires et Gilets Jaunes  » et quelles sont leurs armes juridiques?
    Comment se résoudre, avec tout l’arsenal juridique dont nous disposons, à regarder tout cela sans rien pouvoir faire et surtout sans pouvoir faire cesser ce qu’on peut, a minima, appeler du désordre?

  2. La France se la joue sur une lame de rasoir pas encore burnout .
    Endetter sur les marchés financiers à + de 100% , une dégradation de la note d’où la violence en parallèle pour ne pas la dégrader, question de confiance.
    Il y a certes une marge de flottement qui est euphorique.
    Macron s’est triste à écrire mais il se la joue le maximum , bénéficiant de l’aura de le France, avec ses sens et contresens .
    Courageux le gogo même à se perdre dans la forme, flirtant avec la terreur .
    Les magasins sont pleins , les aéroports fonctionnent dans le libre échange, il reste encore un peu de cash dans les distributeurs , faut pas trop se plaindre.

  3. Désolé mais le 14 juillet 1789 n’est pas là naissance de la République, il a fallu attendre encore 3 ans d’agitation révolutionnaire maîtrisée par personne, même pas Robespierre et les Montagnards, pour que la République ne soit proclamée le 21 septembre 1792.

  4. Sur un blog dédié au Droit, ce billet est choquant. On peut à bon droit s’indigner que la sévérité des tribunaux soit sélective et, par exemple, que les incendiaires de voitures soient rarement jugés et encore plus rarement condamnés.

    Mais ce n’est pas ce que fait l’auteur.

    Il milite pour que soit considérée comme excusable une grave atteinte aux biens par incendie volontaire. Faut-il rappeler qu’en plus d’être une inexcusable atteinte à la propriété privée et un acte de vandalisme, l’incendie volontaire entraine systématiquement un risque de blessures voire de mort pour les personnes se trouvant sur place ?

    Il est parfaitement normal, dans ces circonstances, que les juges procèdent à une condamnation sévère. Le fait que ces exactions aient été commises en bande ne sont absolument pas une circonstance atténuante

    La seule chose qui n’est pas normale, c’est que des condamnations tout aussi sévères ne soient pas prononcées pour d’autres types d’incendies et de destructions volontaires

    Ne nous trompons pas de combat, SVP

    • Je cite: « Faut-il rappeler qu’en plus d’être une inexcusable atteinte à la propriété privée et un acte de vandalisme, l’incendie volontaire entraine systématiquement un risque de blessures voire de mort pour les personnes se trouvant sur place ? » fin de citation.
      Etant en Alsace en ce moment je me demande ce que risquent et risquaient les incendiaires de voitures (entre 200 et 300, admirez la précision du chiffre donné par les médias; le gouvernement on ne sait pas) du nouvel an il y a quinze jours!
      Question subsidiaire: combien de peines de prison pour ces incendiaires?

      • rappelons SURTOUT que les autoroutes (et les barrières de péage) nous APPARTIENNENT !! et dénonçons plutôt les VOLS de la Nation que vous osez appeler « propriété privée » (privée : pas pour tout le monde !)

        • Votre commentaire vient certainement des tripes mais, comme toujours en pareil cas, rien à voir avec le droit.

          Au fait, si un pompier était mort, qu’en penseriez-vous ? Dommage collatéral ? On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ? Pitoyables sophismes…

      • En Franc, il y a longtemps qu’il est moins risqué de brûler une voiture que de brûler un feu rouge. On marche sur la tête…

  5. Curieusement on ne lit jamais un mot sur la corruption sevissant dans certaines gendarmeries.
    J’ai conservé le souvenir d’une plainte deposée apres un cambriolage; curieusement l’appareil photo etait en panne, pas de relevés d’empreinte, je n’ai pas reçu de double de mon depôt de plainte.
    J’ai compris pourquoi lorsque mon avocat m’a appris que cette derniere avait été falsifiée: le mot « residence principale » avait été remplacé par « residence secondaire » dans le but de m’empêcher de me faire rembourser par l’assurance.

    Dans une autre residence, apres avoir decouvert une installation cachée enfouie sur mon terrain et appartenant à un voisin (copain du maire !) un gendarme a tenté de me dissuader d’engager une procedure….

    • Je ne comprends pas. Vous avez signé un document indiquant « résidence principale ». La falsification ne peut être que visible. Vous pouvez aussi prouver que le logement cambriolé est bien votre résidence principale. Au pire, vous pouvez faire passer la falsification pour un malentendu, histoire d' »arrondir les angles ». Qu’en dit votre avocat ?

  6. # Cording
    14 juillet 1789, prise de la Bastille, 14 juillet 1790 fête de la Fédération, 21 septembre 1792, fin de la royauté et République. Certes, mais l’auteur ne dit pas que la République naît ce jour-là mais que ce jour symbolise la République ce qui est vrai depuis…1860 (Loi Raspail comme le boulevard…)

  7. Nous subissons depuis longtemps une fascisation larvée qui s’étale aujourd’hui au grand jour. Quand je désignais la bande au pouvoir comme les « nouveaux collabos » de la nouvelle « souveraineté européenne » (voir: « Sors d’ici Jean Moulin ») , j’étais encore trop optimiste. Les « citoyens » (vraiment?…) français ont en face d’eux, s’appuyant sur des lois d’exception, des policiers-nervis-miliciens, des magistrats serviles, des hauts fonctionnaires aux ordres…enfilant sans état d’âme, sinon avec grande allégresse, l’uniforme du régime de Vichy. Si nous voulons retrouver une vraie république vraiment sociale, nous allons devoir envisager de constituer un nouveau CNR se dotant d’un programme actualisé plus radical. Peut-on ignorer qu’après avoir redécoupé la France en « grande régions » (des lands?…), bientôt mises en concurrence, le Pétain-nouveau vient d’accorder une « zone transfrontalière » à l’Allemagne? Déconstruire nations et peuples permettra d’imposer encore plus largement « le droit des actionnaires à disposer des peuples », ce que l’UE s’efforce d’accomplir avec zèle. Mater les gaulois réfractaires serait, pour Cette Europe, une étape importante sinon décisive. Quelqu’un au fond de la salle a osé dire « lutte des classes »? Sans doute un vieux-con comme moi.
    Méc-créant.
    (Blog: « Immondialisation: peuples en solde! »)

  8. Excellent billet.

    A sa relecture, je me demande si, au delà des réformes sous injonction de ses maitres, Jupiter n’a pas mission de solder ce qu’il reste de la Vème République.
    En foulant au pied la notion de Démocratie depuis le début de son quinquennat et même avant, car bien des questions sont restées sans réponses quant à la régularité de son accession à la magistrature suprême.

    En définitive, le pouvoir a imposé ses réformes et le débat démocratique fut l’occasion d’une répression envers le peuple pour laquelle la violence des forces de l’ordre fut sa caution.
    Débat démocratique qui ne fut qu’une illusion, tant l’élite avait déjà décidé qu’elles passeraient aux forceps, coute que coute.

    Ne pas voir encore le 49-3 dégainé depuis 2017 dénote l’habilité supérieure du couple de l’exécutif actuel par rapport au précédent quant à faire croire au bon fonctionnement de la démocratie représentative.

    La com’ de Macron serait même capable de faire passer une dictature pour un second Woodstock.

    Une chose est certaine, l’avis du peuple ne compte plus et ce depuis la trahison du référendum de Maastricht.
    Et s’il voulait quand même donner son avis, l’éborgnement sera désormais sa réponse.

    • (La com’ de Macron serait même capable de faire passer une dictature pour un second Woodstock.

      Une chose est certaine, l’avis du peuple ne compte plus et ce depuis la trahison du référendum de Maastricht.
      Et s’il voulait quand même donner son avis, l’éborgnement sera désormais sa réponse.)
      L’idée de démocratie à ses limites , après s’est n’importe qui , n’importe quoi , n’importe comment.
      J’imagine que l’âme et conscience de la justice est parti en sucette , du moins la conscience .

      Que la justice se cache derrière les moyens ok
      Mais j’aimerais bien qu’elle tranche sans aucune conviction
      Si les juges ne sont pas capable de le faire; les machines le ferons sans état d’âme

  9. Pour faire aussi court que possible : Je vais déposer une plainte contre ceux qui nous gouvernent à partir d’un constat en plusieurs points qui constitue un argumentaire puissant sur les collabos du système qui ont déjà battu en retraite après un courrier, et sans discuter :
    1/Des études médicales officielles démontrent les liens directs entre des désordres politiques et des morts prématurées selon des « catégories » de Français préalablement définies par les politiques, ceci au pays de l’égalité de droits. L’ensemble des morts prématurées atteint environ 20% des Français par suite de causes politiques uniques et 30% si l’on ajoute les causes partiellement politiques.
    2/ Je démontre que ces décès par cause politique n’ont été possibles qu’en trahissant la Constitution qui, si elle est respectée, ne permet de légaliser aucune des causes de ces décès. Et chaque cause constitue alors une violence dite « gratuite ». Ce ne sont plus des morts naturelles mais des crimes d’origine politique avec « trahison de la Constitution », dont les peines prévues sont particulièrement graves ! S’y ajoute l’enrichissement personnel et un autre facteur déterminant dans ma démonstration : un racisme d’Etat. Un autre …au pays des DH!
    3/ Pour confirmer et lier le tout, je fais le lien avec la loi « crimes contre l’humanité et génocide » dont un seul poste peut suffire à introduire une accusation. Chacun de 11 critères du crime contre l’humanité désigne une des violences actuelles du système politico-financier. Mais la plus explicite est la mise en esclavage économique, que laissent s’installer nos dits « représentants » (ce mot à lui seul est déjà un contrat juridique).
    Je précise que j’ai longuement expérimenté mon argumentaire particulièrement logique contre les représentants des administrations (directeurs départementaux ou régionaux) qui ont toujours lâché prise à la suite d’une seule lettre recommandée avec AR, ou un courrier simple.
    Je ne fais que m’appuyer sur la hiérarchie des normes qui placent les Droits de l’Homme 1789 puis la dignité en 1éres références incontournables pour la Constitutionnalité de toutes les lois; … et en premier dans les DH 1789 : son préambule. En 10 lignes, il dit clairement à quoi servent le Droit et la Constitution: c’est un objectif moral et légitime que « toutes les lois doivent servir et préciser » !… Puis viennent les lois dont le premier article DH qui donne le ton. Les conséquences : tout redevient clair et propre, normal, humain. Et aucun des crimes actuels du système ne peut seulement être envisagé.

    Si le sujet vous intéresse à titre d’information à publier, je peux vous transmettre la copie d’un courrier pour voir comment j’utilise les arguments. Contactez-moi.

    Félicitations à tous pour vos résistances courageuses. Mais on ne sortira de cette situation que lorsqu’on aura analyser les processus et les mensonges que nous avons laissés passer sans réagir vigoureusement. C’est le prix du sens de la liberté et de la souveraineté que nous ne devons plus jamais laisser entre les mains de pervers narcissiques.
    Mais nous sommes près du point de basculement.

  10. La Bastille n’a jamais été prise le gouverneur en a ouvert les portes bien mal lui en a prix il a été massacré par la populace et sa tête portée au bout d’une pique. Voilà ce qu’il en coûte d’éviter de tirer sur le peuple quant on est un homme d’honneur.

    • C’est juste mais c’est un aspect. La foule poussée par des années d’injustices subies ne fait pas dans la délicatesse, ni dans la raison. Mais si on ne parle pas des faits violents qui ont poussé la foule dans la rue, on participe au jeu des violences qui n’en finissent pas.

  11. La justice est l’expression de la souveraineté nationale et n’existe que pour défendre les intérêts de la société. Lorsque les droits individuels sapent l’unité de la collectivité et à terme menacent sa survie, il devient primordial de les réduire. La survie de notre société n’est qu’à ce prix. Les syndicats, les avocats ne représentent qu’eux-mêmes et nous mènent droit dans le mur…. Quant aux gilets jaunes, une bande nuisible d’oisifs et d’inutiles à éradiquer au plus vite… Auparavant, les guerres se chargeaient de les éliminer. La répression n’est que trop justifiée. L’avenir de nos enfants repose sur ceux qui bossent et ont le sens de l’intérêt commun et des valeurs collectives.

    • « Lorsque les droits individuels sapent l’unité de la collectivité » : exact, mais comment expliquer que cette situation puisse légalement exister au pays de l’égalité de droits ! Quant aux gilets jaunes « une bande nuisible d’oisifs et d’inutiles à éradiquer…? là, vous poussez un peu trop loin ce qui n’est qu’une opinion excessive, surtout pour quelqu’un qui termine par :… ceux qui bossent et ont le sens de l’intérêt « commun »et des valeurs « collectives »… Pour ça, il faut au moins essayer de débattre afin de comprendre ceux qui semblent penser différemment, avant de passer au meurtre. (Surtout si vous êtes seul…)

    • « Lorsque les droits individuels sapent l’unité de la collectivité et à terme menacent sa survie, il devient primordial de les réduire. »

      L’éternelle noblesse de la supériorité intrinsèque de l’intérêt collectif sur le l’intérêt privé, principe moral et philosophique des inventeurs de la République.

      L’unité, une dérivée de l’égalitarisme lui même dérivé de l’universalisme.
      Il est temps de se mettre à table et de sortir les tabliers.

      Aujourd’hui, je ne vais pas me lancer dans les exemples, trop nombreux, si la République sombre, c’est que la puissance publique ne se contente pas de réduire, mais capte les droits individuels pour les vendre aux plus offrants.
      Elle est devenue, par le truchement de l’indigence du pouvoir mondialiste, un agent immobilier ou bancaire qui joue les intermédiaires entre deux parties qui ne négocieront jamais directement.
      Dont l’un sera lésé au profit de l’autre et l’Etat prendra sa commission.

      Pire, le salarié, en tant qu’unité de production pour la Banque et la bourgeoisie, assistait déjà à la confiscation du fruit de son travail, il est en train, maintenant, d’acter celle de ses économies.
      Le tout justifié par la préservation de l’intérêt commun dont la justice, bien sûr, se porte garante.

      N’ayons pas peu des mots, la République est aujourd’hui administrée par une mafia oligarchique qui s’auto proclame progressiste.

      La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
      Le peuple est souverain.
      La République, c’est un début de transfert de souveraineté du peuple en élisant ses représentants pour exercer le pouvoir, pour gouverner.
      On franchit ici un pas dans le transfert de son destin à des élites, des sachants, un contrat moral en quelque sorte, un pari sur la loyauté des élus.

      Aujourd’hui, ce pari est perdu, nous sommes à la veille du transfert forcé total, au nom de l’universalisme et de la laïcité.

      Nous sommes à l’aube de l’effondrement de la Démocratie au profit d’une gouvernance mondiale, dont le symbole est la trahison des élites sur le traité de Maastricht, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, du bien commun.
      C’est cette prise de conscience, peut être trop tardive, qui explique les gilets jaunes, dont le mérite principal aura été de révéler la véritable nature du pouvoir, violent lorsqu’il s’agit de défendre ses intérêts, violence justifiée par l’urgence du maintien de l’unité de la collectivité, comprendre la sauvegarde des intérêts oligarchiques.

      • La mondialisation est inévitable un peu comme l’ordre des choses , si nous ne le voyons pas , le mouvement est là et nous entraîne .
        Le déni n’aura pas sa place comme réalité d’où l’uniformisation faute de voir et d’ailleurs tout les rappels à l’unité d’une seul vision .
        D’où
        (Nous sommes à l’aube de l’effondrement de la Démocratie au profit d’une gouvernance mondiale, dont le symbole est la trahison des élites sur le traité de Maastricht, au nom de l’intérêt supérieur de la nation, du bien commun.)

        Alors évidemment chacun vie son histoire dans l’affect selon sa propre lecture et d’avec sa lecture familiale comme lieu de vie, d’avec son adresse.

        – la république s’est pas mal fallait le faire , il est évident que cela ne répond pas , mais il fallait la tester, la FM à fait un solide travail , il s’avère que cela ne marche pas
        De selon de mon point de vue nous en avons oublié nos racines., mais s’est juste un voile.
        Comme quoi tous n’est pas noir.

        La bascule n’est pas le traité de Maastricht, il faut aller plus loin dans l’histoire.
        De selon de mon point de vue faut revenir au 16ème siècle ils étaient tous d’accord sur l’universalité sans cela le monde serait comme vous dite shutdown
        L’option de lecture était ouverte entre le géocentrisme et l’héliocentrisme comme chemin de passage , hors Galilée en faisait juste une observation de lecture qui ouvrait une fenêtre sur des possibles; l’un dans l’autre macdo se serait de toute façons installé , regroupement (uniformité) oblige.
        Lorsque Nigel Farage se la joue le Brexit comme de Galilée , il ouvre une fenêtre .
        Et ça marche
        La démocratie s’est penser autrement et s’est tout , après s’est du faire play
        Ce que je n’ai pas; l’autre me le montre et puis en toute bonne sympathie je ne suis pas obliger à le suivre ,
        Et là vous verrez que vous êtes seul , à la limite ce n’est pas mal , encore faut il ne pas se chercher une réalité existentiel chez l’autre .
        Comme vampire ou dans le sacrificiel du monde à l’envers
        Les fameuses banques qui fonctionne sur l’intérêt
        Ben le monde à l’envers quoi qui fonctionne très bien !!!!!

        • L’idée de Démocratie, dans sa définition pure, originelle, n »est pas une réalité, c’est une construction sociale.
          Or nous sommes en plein postmodernisme, constructions et déconstructions se mêlent, ce qui surajoute aux troubles, ce qui explique que les méthodes de gouvernance démocratiques, dont la République, sont chahutées.

          La mondialisation n’est pas une fatalité, elle est un tropisme capitalistique post chute du communisme.
          Sans rival idéologique, le néo-libéralisme accélère son expansion, mute le capitalisme originel, façonne les sociétés à sa main, prolétarise planétairement, et se cherche une capitale et une gouvernance mondiale à sa mesure pour administrer ses unités de production, humaines ou pas.
          C’est une violence dont la trahison de Maastricht n’est pas un point de départ, mais l’un de ses innombrables dommages collatéraux pour les peuples.

          Vous dites que la FM a bien travaillé.
          Elle continue de le faire, mais ne parvient pas à remplacer la lutte des classes par des combats sociétaux issus du postmodernisme.

          Dans sa volonté de placer l’Homme au centre, dans son dogme universaliste, elle a posé les bases de ce que l’humanité va connaitre, sauf révolution(s) : Une seule et même gouvernance, un seul peuple, un seul territoire, une seule idéologie.

          « Eyeh Asher Eyeh », « je suis celui qui est », l’Homme se prend pour Dieu !
          Et il risque de finir comme Icare..

    • SI les gilets jaunes descendent dans les rues, c’est parce que les technocrates bienveillants censer avoir « le sens de l’intérêt commun » ne font que défendre les intérêts de leur classe sociale aux dépends de la majorité. Puisque vous appeler à éradiquer les gilets jaunes, je vous rappelle que la guillotine a été conçue pour des gens comme vous. Peut-être devrait-elle reprendre du service.

  12. On se calme quand même un peu… L’affaire Halimi est complexe, tant la décision des experts est surprenante et rarissime. Avant de crier au meurtre antisémite couvert par la justice – ou quasiment – on pourrait peut-être essayer de comprendre. Vu du droit, ça n’est pas une idée absurde, non ? Quant à violer impunément les femmes, on peut se demander dans quel monde vit l’auteur. Fort heureusement, voilà beau temps que ce n’est plus ainsi. Il reste des progrès à faire – dans quels domaines en va-t-il autrement ? – mais vu du droit, on devrait savoir que de plus en plus de cas sont traités, et bien traités, par la justice. J’avoue qu’un texte, quand il commence par deux affirmations si outrancières, ne me donne guère envie de lire la suite. Je l’ai fait néanmoins, et je voudrais simplement souligner qu’il y a d’autres injustices commises envers les Gilets Jaunes – bien plus graves, parce qu’elles ne sanctionnent pas de véritables délits. L’incendie volontaire en est quand même un, vu du droit, ça ne paraît guère contestable.

  13. Adolescente j’étais hallucinée par la brutalité froide et implacable des humanoïdes policiers de THX1138. Tout le film d’ailleurs est prophétique.
    A part que de nos jours les policiers sont des « êtres humains » la barbarie a largement dépassé la fiction des années 1970.

  14. @Castigat
    La fiction des années 1970, peut-être, mais la réalité… Faut-il vous rappeler, dans la décennie précédente, les morts de la manifestation du métro Charonne, par exemple ? Ce qu’il faut plutôt déplorer, c’est que sous Hollande et Macron, on en soit revenu à des pratiques qu’on croyait disparues.

    • C’est la systémisation mécanique et banalisation qui nous rapprochent du film où le sens des choses est totalement perdu.

  15. C’est vous, le guerrier de classe. L’incendie volontaire est un crime. Il relevait de la cour d’assises il n’y a pas si longtemps.

    Je suis ravi que ces bandits communistes en gilet jaune se retrouvent en prison pour un bon bout de temps. Ce n’est que justice.

  16. Cette V° republique n’en finit pas d’expier son péché originel, la guerre d’Algerie qui a porté au pouvoir un dictateur (au sens romain du terme); devant l’insubordination d’un grand nombre de policiers, soldats, gendarmes, le General a fait appel à nombre de voyous des bas-fonds commandés par C.Pasqua.
    Il a été tres difficile par la suite de se debarasser de ces gestapistes embarassants qui avaient tant de secrets honteux à reveler.

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