
Petites précisions pour rappeler d’où je parle.
Le « système macron », pour survivre et masquer son bilan, cherche fébrilement sa parade : soutenu par une presse complètement dévoyée, il remplace l’antisoviétisme d’hier par une russophobie obsessionnelle et pavlovienne. Chaque contestation sociale, chaque critique de la gouvernance est désormais accusée de collusion avec un ennemi extérieur, agitant un épouvantail géopolitique inventé, pour étouffer toute contestation d’un ordre honni. Ce sont les réflexes des classes recroquevillées sur leurs privilèges, qui veulent à tout prix poursuivre leur pillage.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Je partage avec Régis de Castelnau la critique virulente du macronisme mais, là où je diffère de lui, c’est que je considère que, en 2027, la menace du RN, force ascendante aspirant à la représentation de la bourgeoisie, est bien plus grande que celle du macronisme en déréliction. D’où la nécessité de rester à gauche, aussi désespérante soit-elle, et d’en chercher les éléments positifs (parfois LFI, parfois François Ruffin, parfois Roussel, en ce qui me concerne).
On a vu les résultats du « barrage républicain » de Obono à Retailleau… entre deux « génocides », nos braves zélus trouvaient le moyen d’allier Hassan et Glucksman, Panot et Borne, Mélenchon et Hollande, Obono et Retailleau, Besancenot et Philippe, Roussel et Pécresse, Poutou et Darmanin, Macron et Villepin, Attal et Delogu, Ruffin et Haddad, etc. contre le péril des plombiers lepénistes… Ca a permis à chacun de garder les places au chaud dans la mangeoire républicaine et bruxelloise… à 10 000 euros par mois, la révolution et l’anti-fascisme restent un bon placement pour des « crétins diplômés » (comme dit E. Todd). Le plus honteux dans ce prétendu « barrage anti-fasciste », c’est qu’après avoir gagné les élections législatives, nos valeureux zantifascistes ont été incapables de s’entendre pour assumer le gouvernement du pays ! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas crier « au loup » pour remporter les élections et ensuite se payer le luxe de se diviser pour refuser d’assumer le gouvernement. … Dans ce jeu de dupes infect, Mélenchon s’est révélé particulièrement fourbe et corrompu, créant sciemment les conditions du chaos parlementaire dont il espère (à mon avis vainement) tirer les marrons du feu… Soit le fascisme est une affaire sérieuse, et on assume un gouvernement de coalition républicaine (de Obono à Retailleau, ah ah !)… soit le fascisme est une farce, et alors on cesse de l’invoquer pour gagner les zélections (et se gaver sous les ors de la république). C’est une question de dignité minimale (notamment vis-à-vis des gens qui ont lutté contre le vrai fascisme)…
Le fascisme est une affaire très sérieuse.
si le fascisme est une affaire sérieuse, et que le RN est fasciste, cela signifie que le loup est aux portes du pouvoir… dans ces conditions, il faut assumer ses responsabilités… et notamment asseoir une « gouvernement d’union républicaine et barragiste » avec un compromis qui va de Obono et Retailleau… cela exige des chefs des compromis historiques (et non hystériques)… cela exige notamment que LFI soutienne le gouvernement Lecornu par des compromis sociaux et économiques face à la menace pressante de l’hydre fasciste… mais on observe un tout autre jeu : au lendemain de la victoire électorale du « barrage républicain » en 2024, chacun a voulu continuer à jouer sa petite partition personnelle (le beurre anti-fasciste et l’argent du beurre partisan)… à commencer par Mélenchon qui a voulu imposer une ligne « de gauche » alors que manifestement le compromis barragiste est plus au centre ! … Mélenchon est donc soit un grave irresponsable (face à un danger fasciste réel) soit un parfait hypocrite (en instrumentalisant un cirque anti-fasciste). Dans les deux cas, il est disqualifié. — L’idée selon laquelle un « front révolutionnaire majoritaire » se lèverait soudainement à l’extrême-gauchisme de LFI est une parfaite fable. Déjà le NFP est blindé de réformistes de centre-gauche, mais le « barrage » est encore plus rempli des centristes et même d’une partie de la droite conservatrice. Le centre de gravité du « barrage antifasciste » est au centre-gauche hollandiste. Voilà les faits à partir desquels il faut raisonner…
manque d’exemples argumentés pour étayer cette opinion
la gauche va devoir choisir : soit comme 5ème roue du carrosse euro-macroniste soit aux côtés du peuple travailleur en mouvement… le gauchisme ambiant est une pure impasse (même si ça permet à la PME « mélenchon & associés » de se répartir des places au restaurant cossu de la république)… Il y a 3 blocs d’environ 1/3 des voix : droite (RN), centre et gauche. Pour gouverner, il faut nécessairement agglomérer 2 blocs… La gauche a donc le choix inévitable entre s’allier avec la droite populaire ou le centre bourgeois. Les postures démagogiques et gueulardes n’y changent rien. La gauche ne gagnera pas seule. Déclarer la priorité du « barrage anti-fasciste » c’est déclarer l’alliance avec le centre bourgeois. Dans une telle configuration, c’est la reconduction de « l’euro-mitterrandisme », les périphéries radicales de la gauche étant nécessairement absorbées par le centre de gravité centre-gauche de cette coalition. — De cela, il ressort qu’il est parfaitement inepte de promettre une politique de transformation sociale en alliance avec la bourgeoisie centriste contre les classes ouvrières et populaires de droite ! (On a d’ailleurs eu un avant-goût de l’impasse avec la victoire du « barrage républicain » aux législatives de 2024). — L’autre alliance consistait précisément en une alliance « par le bas » permettant de créer une majorité sociale populaire trans-partisane. Mais cela réclame des chefs d’un autre acabit que la clique melenchonière, dont la sociologie est fondamentalement liée à la bourgeoisie urbaine. Les De Gaulle et les Deng Xiao-Ping, c’est d’un autre niveau !
Et l’alternative, c’est l’alliance RN – centre bourgeois, en confiant les manettes aux pays au RN moyennant la trahison des intérêts réels des classes populaires qui vont se retrouver une nouvelle fois les dindons de la farce, à la manière exacte des travailleurs américains qui ont voté pour Donald Trump, en raison de l’assurance de celui-ci de ne plus s’engager dans des conflits extérieurs et dans sa promesse d’œuvrer en faveur de leur pouvoir d’achat. Le résultat : c’est exactement l’inverse, avec le bourbier iranien et l’envolée de l’inflation que celui-ci provoque.
Dans le schéma marxiste classique, cela illustre parfaitement l’idée que la classe ouvrière ne peut sérieusement confier ses intérêts à un milliardaire, ce qui vaut également pour la millionnaire de Montretout.
Le message précédent était conçu comme une réponse à celui de en 3 tiers.
A ce tarif, les classes populaires ne peuvent donc pas non plus confier leur avenir à un sénateur millionnaire (Mélenchon) ni à un banquier « restructurateur » impérial-milliardaire (Pigasse) ? … la question du RN (je ne suis pas militant au RN, dont je me fiche) se pose différemment de celle de LFI. Le RN ne fait pas les mêmes promesses, mais propose simplement une sorte de « conservatisme social-républicain » ; dans ce contexte, l’alliance du RN avec une partie du bloc central est moins contre-nature, et peut conduire à une majorité sociale crédible. Et si nous n’avions pas été si bêtes il y a 15 ans, c’est avec la gauche que l’alliance se serait faite ! La fonction du vote RN n’est pas la même que celle du vote LFI : c’est ce que refusent de comprendre les mélenchonistes. Il y a une confusion de la lutte sociale et de la lutte politique. A mon avis, le vote RN « mariniste » exprime la volonté de ré-appropriation populaire de l’hégémonie politique et culturelle. Les classes actives et populaires refusent d’inscrire leur lutte sociale dans le cadre de l’hégémonie politique gaucho-bourgeoise en place. C’est Février avant Octobre. C’est l’erreur fondamentale d’analyse historico-stratégique de la gauche radicale actuelle. La gauche radicale est désormais une gauche d’Ancien-Régime. Le mélenchonisme apparaît, sous certains aspects, comme une proposition contre-révolutionnaire visant à conserver l’hégémonie politique en place au prix de certains compromis sociaux ou de mesures démagogiques. Et cela, le peuple le refuse de plus en plus catégoriquement. — Le problème fondamental du « mélenchonisme » est que cette sociologie est liée organiquement aux bureaucraties de la république euro-maastrichtienne. Elle jalouse la haute-société mais refuse viscéralement de se fondre dans le bas-peuple. Dans ce contexte, la « fascisation » des classes populaires répond à un impératif culturel et psychologique destiné à justifier ce séparatisme social. A mes yeux, c’est une stratégique historiquement condamnée. — La phase historique actuelle qui monte en Occident est FEVRIER. Tous ceux, de quelque bord qu’ils soient, qui ignorent cela, seront balayés.
en cette rentrée scolaire, on nous ressort une énième fois les « émeutes lycéennes »… la gauche radicale est incapable de rallier le peuple travailleur et populaire (les vilains plombiers lepénistes qui roulent en diésel et mangent de la viande), mais manipule de jeunes écervelés… les élus ventripotents de LFI, depuis le restaurant du Palais Bourbon où ils se gavent de caviar et de grands-crûs, envoient des jeunes naïfs brûler leur lycée et du mobilier urbain… ce ne sont pas les gras élus de LFI qui iront en garde-à-vue, et c’est le contribuable prolétarien qui paiera les réparations… tout cela est totalement honteux ! … nos zélus LFIstes finiront millionnaires comme le Sénateur Mélenchon avec appartement parisien bobo, maison secondaire et costume trois-pièces… plus vieux, ils pourront aller faire des conférences alter-mondialistes à Sao-Paolo et Durban en avion business-class… l’anti-fascisme est devenu un métier cossu et sans risque !… Mais quel père de famille peut sérieusement croire que ses ados ont imaginé ces émeutes par eux-mêmes, et que les dits « syndicats de jeunes » ne sont pas des officines de manipulation de la jeunesse ?… manipulation par qui et au profit de qui ? … rappelons d’ailleurs que l’EN ne manque ni de moyens ni de personnel mais d’exigence et de sérieux… on peut apprendre avec peu de moyens et beaucoup de volonté… l’infecte gauche mitterrandienne (Mélenchon) a transformé l’EN en garderie et voie-de-garage pour les enfants des classes moyennes et populaires… la démagogie éducative est certainement la pire « reproduction de classe » qui réserve (par transmission familiale) aux enfants de la bourgeoisie macronarde (de gauche et de droite) les aptitudes de l’exigence académique et des futures carrières. … On est au sommet de la vomissure néo-mitterrandienne… Mélenchon et sa clique sont des impuissants tout juste capables de nous reproduire du jack-lang-2.0… c’est pas de cette manière que l’on mènera la moindre politique de transformation sociale… encore une fois, le gouffre intellectuel (j’allais dire, spirituel) est abyssal… Il y a un problème structurel et culturel dans cette gauche à laquelle on voudrait que nous adhérions… Mais non, je n’adhérerai jamais à une gauche dont le but est en réalité une sinistre occupation politique du terrain, des carrières, des prébendes et des postes. Un patron de droite est sommes toutes moins hypocrite quand il vous négocie votre contrat de travail : il ne se fait pas passer pour un humaniste ni un saint, et il peut donner concrètement sa chance à un travailleur sérieux.
la GAUCHE MARCONARDE ira occuper les postes dans la bureaucratie social-démocrate visible, depuis le conseil général jusqu’à l’union européenne, en passant par toutes les officines et les fromages de la république et du péri-étatique cultureux ou associatif, ou les basses bureaucraties du secteur privé… ils sont le bas-clergé du système… leur rhétorique révolutionnaire et progressiste est l’évangile parfaitement hypocrite et pervers de la conservation du système et de ses prébendes… Quant à la DROITE MACRONARDE, elle est beaucoup plus discrète… c’est le haut-clergé… elle ne croit évidemment pas aux balivernes wokisto-socialistes, et se fiche de gagner un salaire de chefaillon politique ou administratif en province… elle envoie ses enfants faire carrière dans la finance, où ceux-ci prospèreront sans jamais faire parler d’eux… la bourgeoisie de droite s’est parfaitement adaptée à la social-démocratie : au lieu de se farcir les responsabilités sociales et techniciennes de l’industrie à l’ancienne, elle s’est reconvertie dans la finance où elle déplace des capitaux dans le monde entier sur un simple ordinateur… pas de conflits sociaux ni de syndicats… elle peut même se faire passer pour humaniste en exigeant des « performances vertes » des entreprises qu’elle finance ah ah !
Après guerre ils y avait de super profs qui voulaient transmettre/
Très isolé.
J ai bénéficier de leur générosité de transmettre avec zéro moyen
Ils sont tous morts !!!