Gilets jaunes: pour une nouvelle « nuit du 4 août »

La comparaison avec la Révolution n’est pas totalement usurpée. Ce que veulent les gilets jaunes, c’est aussi l’abolition des privilèges des nouveaux aristocrates, la fin d’une inégalité de fait, le droit d’y croire comme les autres.

Ce que veulent les gilets jaunes, à côté de toutes leurs revendications pour une vie plus décente, c’est une nouvelle « nuit du 4 août », cette fameuse nuit de 1789 où la noblesse et le clergé abandonnèrent leurs privilèges, hérités de la France féodale et monarchique.

Dans la France d’aujourd’hui, ces privilèges sont multiples : poudres, toilettes et fêtes des monarques et de leur Cour, salaires exorbitants des patrons du CAC 40 et parachutes dorés, placards confortables de la République, fonctions et prébendes accordés par la faveur des princes, privilèges des corps constitués de la politique, de la haute administration et de l’université.

Les nouveaux aristocrates

La Révolution de 1789 forgea le passage de la civilisation féodale à l’ère démocratique ; aujourd’hui, c’est une nouvelle démocratie que les gilets jaunes réclament, l’abolition des privilèges représentant la première étape de ce changement majeur. Le peuple des gilets jaunes sent confusément que le régime actuel corrompu et repu ne nous protègera pas des orages totalitaires qui s’annoncent à l’horizon. Ils ne parlent pas d’islamisme en public mais ils y pensent et en parlent en privé. Ce pouvoir qui se donne à l’encan, aux technocrates de Bruxelles, à l’Allemagne de Merkel, aux émirs du pétrole, ils n’en veulent donc plus.

Les gilets jaunes veulent de la reconnaissance, certes. Ils disent vouloir être écoutés dans leurs souffrances, mais surtout affirment avec force que la vraie reconnaissance consisterait à ce qu’il y ait davantage d’égalité et de justice, signifiés justement par l’abandon volontaire des privilèges. Il ne s’agit pas d’une utopie révolutionnaire d’extrême gauche mais d’une simple reconnaissance par plus d’égalité. Leurs souffrances, concrètes et immédiates, les gilets jaunes en parlent et réclament l’amélioration de leur vie quotidienne, mais ils souffrent aussi, comme leurs ancêtres de 1789, de la comparaison de leur sort avec ce nouveau Versailles bourgeois, de ces princes et princesses des temps modernes qui dilapident l’argent public dans des fêtes ou des retraites dorées.

Les nouveaux pauvres face à l’indifférence de Macron

Macron, cet égoïste narcissique, n’a pas vu venir cette « grogne » et, au contraire, il a joué avec les symboles de la fonction présidentielle, comme à cette fameuse fête de la musique et comme ces accolades pulsionnelles à Saint-Martin. Il s’est montré indigne de la fonction présidentielle et son image de petit prince choyé est désormais rebutante pour une population en voie d’appauvrissement et en chute sociale.

Comme aux Etats-Unis, au moment de l’élection de Donald Trump, c’est le peuple blanc qui s’est révolté, blanc non pas par la race mais par une des couleurs du drapeau national, par cette partie de la société laissée pour compte pendant de longues années : traités de beaufs et de racistes trop souvent, ces nouveaux pauvres ont entraîné avec eux une majorité de Français qui veulent survivre dans le chaos du monde, dans cette mondialisation trop malheureuse pour bon nombre d’entre eux.

La fraternité au service de l’égalité

Pour le moment, les banlieues, ces fameux « quartiers populaires » de la gauche, se taisent et restent à l’écart, avec une sorte de prudence. Ils sentent qu’ils pourraient être les autres victimes de la colère populaire, de cette colère qui va peut-être s’exprimer dans les urnes. Est-ce que ce sera un bien ou un mal ? L’avenir est imprévisible. De toute façon, ce qui est dit aujourd’hui, c’est la nécessité de la création d’une nouvelle vie démocratique, où le peuple a la parole sur ce qu’il sait de sa vie, et où il est écouté, entendu, respecté pour son intelligence et son savoir.

Les grands équilibres financiers doivent peut-être être préservés, mais c’est une nouvelle ère qui doit commencer, celle de la parole et de la décision démocratique.

Enfin, ce mouvement existe aussi parce qu’il donne de la chaleur par la rencontre avec les autres et la sortie de la solitude dépressive. Un peuple a besoin de s’unir pour être fort. Avec une autre partie de ce peuple qui vit dans les grandes métropoles et leurs banlieues, il faudra d’abord rétablir la sécurité par tous les moyens nécessaires et également retrouver la confiance par la rencontre.

Puisse ce peuple de France être entendu dans ses aspirations et non pas menacé, manipulé, obligé finalement de rentrer dans le rang et l’ordre des privilégiés de la fortune et du savoir.

 

 

37 Comments

  1. Un geste fort et d’autant plus qu’il est monarchique : convoquer de « vrais » états généraux .

  2. Depuis 2 semaines, je suis extrêmement fier d’être français et de voir le peuple de mon pays se lever contre ceux qui le saignent. J’espère que d’autres pays vont suivre et qu’enfin ce libéralisme mortifère sera mis à bas.

      • @Stéf’,

        Bébert fait référence au syst. capitaliste actuel, celui des rentes…pas à la théorie libérale « pure », qui est par ailleurs une imposture intellectuelle (la véritable utopie, c’est celle du marché parfait).

        Geof’-rey, neo-communiste belge, gilet rouge (expert en économie, entre autres choses)

        • Le système dominant depuis 2 décennies environ, c’est plutôt le néo-libéralisme.
          Coralie Delaume montre souvent que ce néo-libéralisme n’est pas le libéralisme classique, mais qu’au contraire, il tue la démocratie libérale.

  3. Quoi de plus simple qu’augmenter les taxes et impôts de tous les côtés pour maintenir les castes dirigeantes dans leurs privilèges et l’opulence ? J’en viens à me demander parfois s’il ne va pas falloir mettre aussi les têtes de ceux-là sur une pique, pour qu’ils comprennent enfin qu’ils sont allés trop loin…

  4. Le « peuple » veut augmenter les salaires mais sans baisser les charges sociales, garder la sécu à 100% de prise en charge et des retraites assurées à taux plein. Je ne sais pas qui a dit au peuple que c’etait possible Mais en réalité ce fut un vrai mensonge.

    • Ben non, c’est parfaitement possible….à condition de cesser de baisser massivement la contribution des entreprises à l’effort national. Le taux marginal de l’impôt sur les sociétés sera en 2022 de 25%, contre 50% à l’époque de l’équilibre budgétaire. Les multinationales – françaises d’origine comme étrangères – bénéficient par ailleurs d’une exonération quasi-complète (et légale) dans les faits concernant les bénéfices colossaux réalisées en France (Apple, Google, Amazon et les Tech bien sûr, mais également les banques, compagnies d’assurance etc.). Imposer celles ci, et leurs dirigeants, aux mêmes taux de prélèvements que ceux subis par le « petit peuple » et le budget de la Nation redeviendra largement excédentaire… et ça n’a strictement rien d’impossible, contrairement à ce que nous serine ce gouvernement e ceux qui l’ont précédé.

    • Cela, bien au contraire, est possible. Et heureusement! D’ailleurs, la Sécurité sociale a été créée, à la période même où le pays était en ruines, peu après 1945, initiée par le Conseil National de la Résistance, par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945. C’est une belle conquête sociale qui, depuis sa création, est rognée, attaquée.
      La Sécurité sociale, c’est l’expression de la solidarité.
      «Vivre sans l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail, en cotisant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins.»(Ambroise Croizat, créateur oublié de la Sécurité sociale).
      Et pourquoi citez-vous ainsi le « peuple »? Est-ce que vous vous considéreriez d’autre chose que du peuple?
      Qu’est-ce que cela signifie, selon vous, que vouloir une hausse de salaire s’est un mensonge? Mettez-vous un instant à la place d’une personne qui travaille et est rémunérée au Smic, ou moins (temps partiel): lui diriez-vous qu’elle n’a pas le droit de demander un salaire plus élevé?
      Quant aux retraites, le mensonge le plus éclatant, c’est la retraite par point ou par capitalisation qui rendrait les retraités actuels plus pauvres.
      Ignoriez-vous donc la solidarité. préféreriez-vous, alors, pour vous et vos proches une société inégalitaire, avec les désastres qui en découlent inéluctablement?

      • Martin a raison. Il y a trop de grosses entreprises pour la plupart multinationales qui ont trop de passe droit, comme par exemple des IKEA qui s’installent et qui payent 2 euros du m2 quand le prix est à 8 euros, qui ont accès aux dossier d’enquête publique la veille des résultat de ces enquêtes. Les Véolia, Vinci, Bouygues, les groupes Auchan, Carrefour, Leclerc qui font quasi ce qui veulent ou ils veulent, construisent ou s’agrandissent sans permis de construire, les promoteurs immobiliers qui maquillent les cadastres… Il y a des centaines d’exemple….
        Les banques qui ne payent aucune TVA.

        Un artisan paye des cotisations RSI. Certains ne comprennent rien à leur cotisations totalement incohérentes, d’autres ont des appels de cotisation alors que leur société sont liquidées depuis des années. Il n’y a jamais personne au téléphone (serveur vocal) et les lettres recommandées ne reçoivent pas de réponse.

        Quand les ministres débarquent dans les villes, on ferme des routes, des rues quand ce n’est pas des quartiers entiers.
        Pendant ce temps là, dans la banlieue parisienne, des personnes se font dépouillées dans la rue par des bandes organisées.

        On juge des gens sans les informer et sans avocat, comme un journaliste à Bure. On met en garde à vue des gens qui organisent une marche pour le climat qui réunit 1500 personnes comme ce samedi à Nancy.

        Pendant ce temps, on s’offusque qu’une société multimilliardaire qui ne paye aucun impot et exploite des chinois pour fabriquer des téléphones et des ordinateurs (Apple) se fasse piller à Bordeaux hier. « Rendez-vous compte, ma petite dame, des casseurs ont volé un des plus grand voleurs de la planète. Il ne faut pas laisser faire çà ».
        On a arrêté des gilets jaunes dans des bus dès le vendredi, puis d’autres le samedi dans des gares.
        Dans certains ministères, cette année, seuls les cadres auront droit à une prime de fin d’année, pas les autres.

  5. Les GJ sont apolitiques mais il faut reconnaître que depuis des décennies nos politiques et gouvernements, nos médias, nos peoples utilisent la couleur, les religions et catégories sociales pour chacun se maintenir en place et faire croire à la population en général qu’elle a, chacune, son leader, son défenseur. euse.
    Belle esbrouffe !

    Il ne s’agit pas de perdurer dans le même esprit en sous entendant, systématiquement, qu’à cause des GJ la france va basculer vers le FN.
    Ils, elles ne sont pas là pour alimenter la popularité de tel ou tel politique. Non, ils,elles sont là parce qu’enfin ils ont compris que cette petite communauté de privilégiés.es. décideurs ont oubliés qu’ils. elles existaient.
    Les GJ portent la colère de cette France des oubliés de Paris et des gouvernements successifs et,disons-le franchement, aussi des blancs…..mais apolitiques.
    Ils, elles sont nombreux.ses. ces gens qui souffrent.
    Et, ceux et celles qui ne se sentent pas concernés.ées. ou « I am chocking « , que croyez-vous que vous existez vous aussi aux yeux de ces opportunistes et de ces décideurs ?

  6. Vous avez soulevé un point qui ne m’avait pas interpellé : IL N’Y A PAS DE GENS DE COULEUR !!! Les gilets jaunes sont tous des visages pâles! Comme l’électorat de Donald.

    • C’est presque vrai. Mais aussi peut être le symptôme de cette crise : eux payent et n’ont rien en retour. Dans les banlieues choyées par les politiques, les aides pleuvent, les plans banlieues déversent des milliards (ponctionnés à la classe moyenne) pour enrichir certains…

      • Et oui !
        Ces aides à fond perdu doivent se chiffrer à 15 milliards d’Euros par an.
        Il faut soulever aussi celui de l’EN ( Education Nationale) outre le coût du » pognon de dingue » celle- ci fabrique des analphabètes et des aigris devant cette société de consommation.

    • J’avais bien remarqué ce pb. Je pense que les gens des quartiers populaires d’origine extra-européenne (je cause-t’y pas bien le politiquement correct ?) sont persuadés que ce sont les troupes de la Marine (LP) qui se sont mis en jaunes. Et c’est un gros pb. Ils sont effrayés. En jouant sur cette fausse caractérisation, les médias de forte audience, reprenant leurs vieilles ficelles, ont enlevé des troupes au mouvement. Si qqs GJ, actifs sur les ronds-points, veulent bien essayer de convaincre une partie du groupe d’aller chercher ces gens au cri de « Aidez-nous ». Car ne croyez pas ceux qui veulent les opposer aux classes moyennes blanches ; ils subissent le même mépris de la part de l’aristocratie. Laquelle serait bien contente que les méprisés se méprisent entre eux.

  7. Donc, suppression du statut de la fonction publique et suppression de la Sécurité sociale, nous sommes bien d’accord ? A défaut, je vois mal une nouvelle nuit du 4 août.

    Parce que les « poudres, toilettes et fêtes », c’est de la parole verbale, et ce n’est pas quelque chose qui a été aboli en 1789, contrairement à ce que vous prétendez. En revanche, le coup d’Etat communiste silencieux de 1946, conduit par Maurice Thorez, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, déserteur en temps de guerre et complice des nazis, cela, c’est une réalité, en revanche.

    Réalité qui a conduit, entre autres, à la création de la Sécurité sociale, laquelle était un moyen astucieux de nationaliser l’économie française sans avoir l’air de trop y toucher. Sécurité sociale qui saigne le peuple français, au même titre que la noblesse de l’Ancien régime.

    • Je ne défends pas la désertion de Maurice Thorez en 1939 et je ne vais pas revenir sur ce côté historique si personne n’en rajoute.
      Thorez était stalinien, ça ne fait aucun doute et, sur ce blog, à plusieurs reprises, j’ai critiqué Staline.

      Mais, parler du « coup d’Etat » de Thorez en 1946 est curieux.
      Rappelons que les gouvernements de la Libération (1) comprenaient des communistes, certes, mais aussi des représentants d’autres partis (2).

      Ajoutons qu’au début de la Guerre Froide, les ministres communistes (3) furent exclus du gouvernement Ramadier en mai 1947. S’il y avait eu « coup d’Etat » en 1946, il n’avait pas duré longtemps.

      (1) Gouvernements De Gaulle, Félix Gouin, Georges Bidault et Paul Ramadier. Il y eut aussi un court gouvernement Léon Blum qui ne comprenait que des ministres SFIO.

      (2) PCF, SFIO, Radicaux, UDSR, MRP, indépendants (droite), sans étiquette.

      (3) L’ancien membre du PCF que j’ai été pense que ce parti aurait été bien inspiré de ne pas revenir au gouvernement en 1981 (à l’époque, j’approuvais, à tort) et surtout en 1997 (cette fois, je quittais le PCF).

  8. Les gilets jaunes seront obligés de se « politiser » de faire appel à des hommes d’état chevronnés, des mandataires du peuple car comme le disait Mirabeau « Le plus difficile dans une révolution n’est pas de la laisser aller mais bien de la contenir »

  9. Le peuple français n’est plus. On assiste à la révolte d’une partie du peuple, pressurée d’impôts et de taxes, sommée de payer pour financer les prébendes d’une caste qui la méprise et lui intime d’accepter le multiculturalisme qui détruit les nations.
    La caste va se terrer un peu, ceux des banlieues attendent de voir comment le vent tourne.
    Mais je crains que rien ne change fondamentalement notamment les causes de la colère: addiction au tout gratuit aux aides et gaspillage de l’argent public, coût effrayant d’une immigration devenue incontrôlée…

  10. Des pouvoirs de plus en plus grands sont concentrés entre les mains de l’exécutif et de ses bureaucrates. Or, la nature du pouvoir est telle que même ceux qui ne l’ont pas recherché mais à qui il a été imposé, ont tendance à y prendre goût..
    Pour parodier la phrase de Winston Churchill, jamais tant d’hommes n’auront été manipulés par aussi peu.
    Par analogie au modèle des plaques de Reason, seuls des circonstances et des hommes changeront vraiment les choses. En attendant, comme rien ne change, après l’Italie à qui le tour ?
    Maurice Druon :  »Les tragédies de l’histoire révèlent les grands hommes, mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies »

  11. C’est curieux ce vocabulaire de la révolution française. On parle d’Etats Generaux de la fiscalité. Exactement, le sujet des Etats Genéraux de 1789. Le prix du pain avait quadruplé et l’Etat était en faillite, le sujet : prélever plus d’impôt y compris sur la noblesse. La veille de la prise de la Bastille, de mémoire 43 sur 53 ou 54 recettes des impôts avaient été incendiées. A l’époque, les marchandises qui rentraient à Paris étaient taxées, ce qui faisait augmenter les prix, les parisiens ont incendié les recettes situées aux entrées de la capitale chargées de contrôler les marchandises. A l’époque le pain, aujourd’hui le carburant, produits de 1ère nécessités
    Pour mémoire, après la Révolution, les impôt ont évolués, fini la gabelle, la dime,… les inspecteurs n’avaient plus le droit de rentrer chez les gens pour tout fouiller (avec des exactions notamment sur les femmes), l’impôt était calculé sur les portes et les fenêtres, moyen trouvé pour que l’inspecteur reste à l’exterieur du domicile du contribuable
    Du coup, les portes et les fenêtres ont rétréci.
    Comme souvent l’histoire bégaie

  12. Il n’y a pas de gens de couleur à la télé mais j’en ai vu dans la rue, je ne parle pas des casseurs

  13. Tout à fait d’accord avec Arnaud.
    Le mal français: toujours les autres mais pas moi.
    57% des foyers fiscaux sont exonérés d’impôts. Les classes moyennes paient l’essentiel de l’impôt sur le revenu car les plus riches ont les moyens d’y échapper totalement ou en partie. C’est encore les classes moyennes qui vont payer si l’état s’attaque aux pensions de réversion.
    Les classes moyennes en ont assez.
    Si l’on veut mettre à plat la fiscalité, il faudrait aussi tenir compte des aides, rendre l’impôt plus progressif….et lutter plus efficacement contre le travail au noir et l’évasion fiscale.
    Si les banlieues ne bougent pas autrement qu’en envoyant leurs bandes de casseurs, c’est qu’elles savent bien qu’un des grands non-dit de ce mouvement concerne l’immigration illégale.

    • FAUX! Tout le monde paie des impôts ! Même le GJ et son sandwich. Ne vous laissez pas abuser ce que vous appelez Impots qui n’est que l’IRPP et qui ne représente QUE 10% des prélèvements obligatoires… persister à ne voir que l’irpp c’est de l’aveu Et au pire de la manipulation…

  14. Pourquoi ai-je l’impression que ces moratoires et comités Theodule organisés dans l’urgence pour amadouer et calmer la colère, sont désormais inaudibles et ne suffiront peut être pas: On ne les écoute plus;ils ont franchi une étape dans le mensonge: le peuple en a pris conscience;la colère du peuple est sortie de son lit…

  15. Selon un article de Médiapart, le pédigree des condamnés en comparution immédiate ne sont pas des « casseurs professionnels » mais des manifestants pris au hasard.
    Question à Régis De Castelnau : Comment expliquez-vous cette situation ?

  16. Je repose ma question de façon plus précise : Selon Me Bertrand Vermesch, avocat de plusieurs prévenus, ces manifestants ont été interpellés en possession de masques, de pétards ou encore de pierres, mais pas en train de casser. Ce ne sont donc pas des vrais casseurs qui sont jugés. Quelle est votre analyse ?

    • Oui,
      De plus, je dirais même que chaque nouveau président de la république semble encore pire que son prédécesseur.
      Je ne pensais pas dire un jour que je regretterai presque Chirac.

      • Chirac a eu au moins un mérite : il a refusé de participer à la calamiteuse intervention militaire en Irak aux côtés de Bush et Blair.
        Je ne suis pas certain que son adversaire (Jospin) et ses trois successeurs (Sarkozy, Hollande, Macron) auraient eu ce bon sens.

  17. 1 Il y a une sociologie, il faut faire du chiffre
    – Très souvent, les personnes interpellées ne sont pas des casseurs. Ce sont des badauds voyeurs proches de l’action mais pas dans l’action qui ne courent pas, surpris de la charge des CRS, c’est facile, on les attrape facilement. On a vu une image comme cela, un gilet jaune se ballade, il regarde des casseurs piller un magasin, les CRS interviennent d’un coup, il est surpris, c’est le seul a être pris, les casseurs sont agiles, méfient, ils sont partis. Dans les chiffres c’est un casseur pris.
    – Parfois, c’est un gilet jaune, qui sur un coup de tête balance un pavé dans la journée, ce n’est pas un casseur, il n’a pas l’habitude, il est surpris, on l’attrape facilement. Dans les chiffres c’est un casseur pris.
    – Rarement, ce sont des casseurs véritables, ils ont l’habitude, ils se méfient, ils courent vite, ils sont en groupe et interviennent pour libérer leur collègue. Ils sont dur à attraper, donc peu pris.

    2 Il ya la justice véritable.
    Les juges savent comment se passe les interpellation, souvent ce n’est pas un casseur mais un badaud. Une interpellation n’implique pas qu’il s’agit d’un casseur, il faut le prouver. Très souvent les preuves manquent, la vrai justice exige de les relâcher sans condamnation. Et puis sinon, il y a la gravité des faits et la personne jugée, un paysan qui tag un mur, ce n’est pas une jeune condamné 10 fois qui pille un magasin.

  18. @LEENHARDT

    La moitié des portes et fenêtres etait murée dans la propriété que j’ai achetée il y a un quart de siècle !

    « ils » ont enfin compris que les marches blanches n’etaient d’aucune utilité et qu »ils » n’avaient pas à obeir à des maîtres auto-proclamés; un reflexe de survie pour un peuple qui ne veut pas disparître, peut-être le dernier.

  19. En lisant le commentaires ci-dessus,je me dis que nous ne sommes pas sorti du discours à caractère collectiviste qui nous ruine depuis tant et tant d’années.

    Le français n’a nullement l’intention de se former correctement à l’économie de marché.
    En lisant et écoutant les discours de certains Gilets Jaunes,j’ai l’impression d’entendre les revendications de la C.G.T,F.O ou de la C.F.D.T.

    • Si je comprends bien, une seule orientation économique serait valable : le néo-libéralisme mondialisé.
      Je ne discuterai pas d’économie : je ne suis pas bon sur ce sujet.
      Mais, je sais que d’authentiques économistes sont en désaccord avec l’orientation néo-libérale : citons Jacques Sapir et d’autres.

      Mais, si je ne suis pas bon en économie, je connais l’Histoire.
      Je me souviens que les adeptes du néo-libéralisme, dans le cadre de la calamiteuse Union Européenne, nous avaient seriné que l’inflation (1923) avait amené Hitler au pouvoir en Allemagne. J. Sapir déclara que c’était la déflation du chancelier du chancelier Brüning (1930-1932) qui était responsable de cela.

      Sur ce blog, j’ai laissé un commentaire sur ce sujet le 21-08-2018 :
      http://www.vududroit.com/2018/08/lete-meurtrier-demmanuel-macron/

      Le 01-11-18, j’ai laissé un commentaire lié à un article sur Jean-Claude Trichet :
      https://www.vududroit.com/2018/10/jean-claude-trichet-finance-contre-democratie/#comments

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