Sondage biaisé sur le complotisme : vers la mise en place de la police de la pensée ?

 

D’après une enquête de l’IFOP – dont on rappelle à toutes fins utiles qu’il n’appartient pas à Brigitte Trogneux – beaucoup trop de Français seraient enclins à croire à n’importe quoi. Rassurons-nous tout de suite : ceux qui ont cru qu’Emmanuel Macron serait un rempart contre le retour des fascismes ne sont pas visés. L’enquête s’est juste amusée à présenter à 1500 Français « représentatifs » quelques échantillons de théories rigolotes pour aboutir au constat terrifiant que seuls 35% ne croyaient à aucune. Ce qui permet d’envisager que confier le droit de vote à tous les autres procède d’un idéalisme un peu angélique.

On notera d’abord, sans grande surprise, que dans ce genre de gaudriole surgit rapidement Rudy Reichstadt, qui est au complotisme ce qu’Agnès Verdier-Molinié est à l’économie : un expert incontestable et au-dessus de tout soupçon. De ces chevaliers blancs qui combattent bec et ongles toute forme de ce qu’ils nomment « simplisme » en y opposant, à leur tour, un manichéisme et une mauvaise foi contre lesquels, en effet, il n’y a rapidement plus grand chose à répondre. De guerre lasse.

Ce genre d’étude permet en général de désigner à peu de frais un ennemi aux contours vagues, ce qui le rend d’autant plus effrayant et permet aux gens raisonnables de resserrer héroïquement leurs rangs contre un péril aussi sournois que nébuleux. On n’a toujours pas, aux dernières nouvelles, donné de définition précise au « complotisme », cette maladie obsessionnelle qui frappe tant d’esprits faibles et influençables (suivez le regard). On y trouve, pêle-mêle, les hurluberlus persuadés que la Terre est plate quand bien même une ministre nous rappelle que Galilée a prouvé qu’elle était ronde (!), ou que les extra-terrestres nous manipulent, mais également les paranoïaques qui voient dans tout attentat un complot du pouvoir ou dans tout coup d’état une ingérence étrangère (on oubliera pour l’occasion ceux à qui les faits ont fini par donner raison, c’est malheureusement arrivé aussi), jusqu’aux sceptiques compulsifs qui se demandent si on ne nous raconte pas, ici ou là, parfois des salades ou, enfin, les circonspects qui se font assez peu d’illusions sur la candide ingénuité des gens de pouvoir.

La Terre est ronde

La rotondité de la Terre ne fait a priori plus beaucoup de doute. Le grand complot Illuminati/Sionistes/Templiers/reptiliens n’amuse qu’assez peu de monde. En revanche, la poignée d’authentiques dérangés qui y croient mordicus fait l’objet de toutes les attentions de ces nouveaux maccarthystes du Ministère de la Vérité et il est amusant de noter avec quelle malhonnêteté ils se livrent à des raccourcis qui n’ont rien à envier aux « simplismes » qu’ils prétendent combattre. Ainsi, s’il est a priori stupide de croire que l’attentat de Strasbourg a été « commandité par le pouvoir pour faire diversion aux Gilets Jaunes » (encore que, rappelons-nous, des hurluberlus ont probablement prétendu à l’époque que l’incendie du Reichstag était un complot – honte sur eux !), le seul fait de se demander si le pouvoir n’a pas « sauté sur l’aubaine » pour espérer clore le chapitre fait illico de vous un « complotiste ». De même, imaginer qu’il ait pu « profiter » des divers attentats qui frappent le pays depuis environ 4 ans pour renforcer un système de « répression préventive » serait complètement farfelu. Franchement ? Comment peut-on raisonnablement penser qu’ils auraient laissé passer de telles « occasions » ? Ca serait, pour le coup, les prendre vraiment pour des imbéciles.

Dans le même ordre d’idée, alors que les Illuminati ne font frissonner qu’une poignée infime de nos congénères, oser évoquer une éventuelle collusion d’intérêts qui rassemblerait des cercles tels que « Bilderberg », « la Trilatérale », « le Siècle » (et d’autres sans doute : peut-être également le Lions ou Rotary Club du coin) est forcément suspect. Suspect de « complotisme », auquel on ne tardera pas à adjoindre son inévitable corollaire, « antisémitisme » (dans Bilderberg, il y a « berg »… et Attali, aussi). Comment peut-on sérieusement imaginer que le fait que des gens du même cercle, du même milieu, qui se réunissent entre eux dans des machins dont ils entretiennent sciemment et avec une ostentation gourmande le caractère à la fois secret, opaque, mystérieux et tonitruant, peut produire chez ceux qui en sont exclus autre chose que – dans le meilleur des cas – de la méfiance ? Il faudrait être singulièrement idiot ou profondément pervers. Manque de chance, même si quelques illusions commencent à tomber depuis l’avènement de notre prince-enfant-roi, on ne se résout toujours pas à les croire suffisamment idiots.

Lorsqu’un président nouveau-né, vainqueur par effraction d’un jeu de massacre organisé par ses propres mécènes, se pique de célébrer son Austerlitz, son « Paris outragé, martyrisé mais libéré », sa marche héroïque jusqu’au pied d’une pyramide, que faut-il y déceler ? Rien ? La preuve qu' »ils sont parmi nous » (les reptiliens, les Illuminati, les Pharaons, les Sionistes, les trucs et autres machins) ? La maladresse spontanée, la gaffe inopinée, l’erreur de communication d’un débutant candide qui pensait ingénument bien faire ? Ou le calcul sournois d’une équipe de « communicants » déterminés à faire feu de tout bois, dussent-ils mettre eux-mêmes le feu partout ? De cette soirée éloquente, on n’a pas retenu grand-chose du discours (mais peut-être n’y avait-il pas grand-chose à en retenir). En revanche, on a assisté à une singulière guerre de tranchées, abondamment commentée, entre ceux qui, comme c’était à prévoir, voyaient le mal partout et ceux qui, grands princes, ne le voyaient évidemment nulle part. Les uns accusant les autres à juste titre. Et réciproquement.

Est-ce ça, le progrès ?

De barrage en barrage (« Faites ce que vous voulez mais votez Macron », titrait tout en nuance un journal sérieux dont le directeur prononce avec délices des fatwas contre quiconque approche l’extrême-droite, tout en s’offusquant qu’on lui rappelle parfois ses propres intimités avec Le Pen), faut-il à ce point renoncer à tout ce qui ressemble à de l’esprit critique au motif que ça pourrait « faire le jeu » du complotisme ? A quoi servent ces enquêtes, études et autres « observatoires », qu’on ne saurait évidemment accuser ni de bêtise angélique, ni de rouerie machiavélique, sur le « complotisme » ?

Constatant que tous ceux qui doutent ou s’interrogent ne sont pas forcément des imbéciles paranoïaques, ces experts en circonvolutions ont même inventé un nouveau concept : le « confusionnisme », bidule ingénieux qui, à l’instar du « point Godwin » ou de la « merveilleuse construction européenne » confère autorité à celui qui le brandit pour stériliser d’avance toute discussion en postulant que l’interlocuteur est atteint d’une maladie mentale, au mieux disqualifiante. Le « confusionnisme » est au complotisme ce que le « révisionnisme » est au négationnisme : une forme pernicieuse de présomption de culpabilité. Douter, chercher à comprendre, est forcément suspect. Donc, nécessairement, préventivement répréhensible (en vertu du « principe de précaution » sans doute). Les lois de circonstance ne traduisent pas autre chose. Et l’on sait où elles mènent. On oublie, en revanche, un peu trop rapidement d’où elles viennent.

La mise en place de la police de la pensée

De façon rampante et sous un label « libéral » de plus en plus usurpé, se met doucement en place une police de la pensée. Bien sûr, ses milices ne tabassent plus (du moins pas encore). Elles persiflent, susurrent, suggèrent, excitent puis, lorsque le fruit semble mûr, excommunient en bloc. Le « monde libre » répète qu’il tolère tout mais s’indigne qu’on puisse oser le mettre en doute. Fatalement, ce monde-là, au vocabulaire enflé de « libéralités », finit par se retrouver à son tour acculé par ses contradictions et redécouvre les vertus de l’autoritarisme le plus « illibéral ». Il faudra, un jour ou l’autre, réapprendre à appeler un chat un chat, et à distinguer un « adversaire politique » d’un ennemi. Un adversaire, on peut au moins discuter avec lui, parfois même s’engueuler vertement. D’un ennemi, il n’y a rien à espérer. Et si, par habitude, par conditionnement, par confort ou frilosité, on se pique de le traiter en adversaire loyal, on peut être sûr d’une chose : il nous tirera dans le dos à la première occasion.

La fameuse « sécession des élites » est consommée, constatée, et ce n’est que parce que les gueux de bonne volonté hésitent toujours un peu à en accepter toute la brutalité qu’elle paraît encore feutrée. En réalité, elle ne n’est plus : les élites ont décidé de mettre au pas les récalcitrants. Elles leur ont désormais déclaré une guerre totale, sans merci. Et ce, d’autant plus volontiers qu’elles escomptent bien en avoir encore une d’avance.

« Les complotistes » constituent alors un adversaire idéal : on ne va jamais avec plaisir s’exposer à l’accusation savonneuse et infamante de « complotiste », paranoïaque ou illuminé. A leurs violences policées, leurs aimables provocations et leurs mensonges de plus en plus grossiers, ils exigent encore que nous répondions poliment, avec les éléments de langage usuels et validés par eux-mêmes. Après avoir soigneusement miné le terrain, ils n’attendent qu’une chose : que nous fassions le premier (faux) pas, que nous tirions les premiers, pour nous en rendre responsables.

Dans cette « drôle de guerre », l’énergie dépensée à se débattre, se défendre, à refuser de voir ce qui crève les yeux nous rend toujours un peu plus vulnérables.

32 Comments

  1. Les articles sont souvent trop longs et l’on perd non seulement le fil mais aussi une bonne compréhension…

  2. Le complotisme est la maladie honteuse de notre siècle. Même si des barons voleurs aux « Bidelbergers » il n’y a qu’un pas (ou deux … petits). Heureusement, des observatoires veillent pour nous éviter de se fourvoyer.
    Bientôt les infos auront un label « vérité certifiée ».
    Qui contrôle l’information, contrôle la population ! Tout le monde le sait.

  3. Ce sont ceux qui complotent le plus pour affaiblir la France et l´Europe ,pour empêcher leur rapprochement avec la Russie,qui dénoncent le soi-disant complotisme de ceux qui s´opposent á eux.
    salutations.
    Vendeuvre.

  4. En février 2016, Najat Vallaud-Belkacem qui « n’en ratait pas une » voulait introduire la lutte contre le complotisme dans les programmes scolaires.
    Sur le blog de Zemmour, j’avais écrit un commentaire sur ce sujet le 13 février 2016 à 16h23 :
    http://ericzemmour.blogspot.com/2016/02/video-zemmour-naulleau-paris-premiere-replay-10-fevrier.html

    Sur ce blog, le 18 août 2018, j’ai écrit un commentaire sur le complotisme :
    http://www.vududroit.com/2018/08/lete-meurtrier-demmanuel-macron/#comments

    Le 28 juillet, j’avais écrit un petit commentaire sur Marinus Van der Lubbe et l’incendie du Reichstag (27 février 1933) :
    http://www.vududroit.com/2018/07/macron-erreur-de-casting/#comments

    Analyse de Natacha Polony sur le dîner du Siècle et le Bilderberg :
    https://www.youtube.com/watch?v=mvdAz-NEcbI

    Sur le blog de David Desgouilles, le 26 septembre 2012, j’avais fait allusion à un repas chez Alain Minc (11 juin 2011) avec des patrons de médias, des hommes d’affaires, des politiques UMP et PS, … :
    https://blog.causeur.fr/antidote/minc-execute-sur-le-plateau-de-ruquier-002586.html
    Notons qu’on ne peut plus accéder sur Youtube à la vidéo concernant les invités à ce repas.

  5. Bonjour,

    si je puis me permettre de me faire l’avocat du diable soit-disant ‘complotiste’,

    nous ne devons surtout pas nous écraser et nous taire devant ces officines de propagande. comprenez bien que si l’État et les media dits dominants (france inter, arte en première position du combat pour la défense de la Ligne Maginot, qui est aujourd’hui la doxa médiatique) ont lancé à partir de 2015-2016 des campagnes gouvernementales et des émissions médiatiques de ré-éducation politique,

    c’est bien parce qu’ils savent que le soit-disant ‘complotisme’ progresse dans la population.

    et lorsque l’on devient ‘complotiste’, on passe dans une position de défiance à l’égard des autorités établies: les media dits dominants, le pouvoir politique, l’État, la justice-qui-n’existe-pas.

    l’État n’aime pas trop une population qui est consciente, qui sait ce qu’il se passe réellement et qui de surcroit est capable de constater l’écart qu’il y a entre la monstrueuse inversion de la vérité diffusée par l’État et les media dits dominants, et la réalité telle que l’on peut la découvrir sur l’Internet.

    d’un point de vue pratique, les media dits dominants mentent sur des événements qui ne sont certes pour nous ‘que’ médiatiques, mais qui influencent la représentation du monde que l’on a:

    . coup d’État en ukraine avec groupes néonazis,
    . guerre de l’Otan contre la Syrie avec mercenaires islamistes, où les media dits dominants font passer le gris (la Syrie) pour du noir ; et du noir (les terroristes dits modérés) pour du blanc, des combattants de la liberté.
    . attaques chimiques en Syrie: toujours **aucune preuve** contre le gouvernement Syrien, et alors? l’accusation vaut preuve, désormais!
    . affaire skripal: aucune preuve contre la Russie, et alors?
    . Russiagate: aucune preuve contre la Russie, et alors?
    . Venezuela: légitimation par les media d’une tentative de coup d’État des nord-américains contre le pouvoir bolivarien, légal et surtout légitime.

    nous en sommes donc à un affrontement entre la doxa et les soit-disant théories du complot.

    Why ridiculous official propaganda still works

    https://www.counterpunch.org/2017/01/13/why-ridiculous-official-propaganda-still-works/

    The primary aim of official propaganda is to generate an “official narrative” that can be mindlessly repeated by the ruling classes and those who support and identify with them. This official narrative does not have to make sense, or to stand up to any sort of serious scrutiny. Its factualness is not the point. **The point is to draw a Maginot line, a defensive ideological boundary, between “the truth” as defined by the ruling classes and any other “truth” that contradicts their narrative**.

    vous dites que l’on ne va jamais avec plaisir s’exposer à l’accusation savonneuse et infamante de ‘complotiste’,

    et bien détrompez-vous, il ne faut surtout pas s’arrêter d’expliquer l’histoire récente des guerres illégales, du terrorisme d’État et des opérations sous faux drapeau (du type Gladio avec l’Otan en Italie), parce qu’en réalité, dans le fond des choses, ce sont bien les ‘complotistes’ qui ont **raison** , et qui dénoncent, à raison, la propagande et la monstrueuse inversion de la vérité que réalisent les media dits dominants.

    l’utilisation médiatique du mot ‘conspiracy theorist’ remonte aux années 1960, et c’est la CIA qui en 1967 a ordonné aux media (programme MockingBird) d’appeler ‘conspiracy theorists’, les citoyens nord-américains qui remettaient en cause les conclusions du rapport warren sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

    http://www.unz.com/runz/american-pravda-how-the-cia-invented-conspiracy-theories/

    https://www.zerohedge.com/news/2015-02-23/1967-he-cia-created-phrase-conspiracy-theorists-and-ways-attack-anyone-who-challenge

    enfin, last but not least, qu’ils ne comptent pas sur nous pour arrêter de dénoncer l’histoire déployée par les media nord-américains puis l’administration bush-cheney sur les attaques du 11 septembre 2001 (la pseudo version officielle).

    9/11 a permis à l’État de re-légitimer son existence, de faire passer des lois sécuritaires, de légaliser et légitimer la surveillance massive des populations occidentales, de lancer des guerres illégales donc criminelles en Afghanistan, Iraq, Libye, Syrie.

    l’État et le Capital considèrent les **complotistes** comme leurs ennemis? ils ont raison et ils en ont bien conscience.

    @Régis de Castelnau: vous savez bien que la manipulation des consciences est cruciale pour le pouvoir politique et économique: en 2017 vous aviez expliqué en quoi la campagne médiatique à charge contre françois fillon, doublée d’une auto-saisine du parquet national financier, a eu pour conséquence directe l’élimination politique de celui qui allait être le prochain président de la France.

    (surtout que ce dont françois fillon était accusé c’est peanuts face aux affaires politico-financières des frégates de taiwan, des contrats Sawari II et Agosta, et caetera)

    • On peut contester la démarche d’autoproclamation de Juan Guaido, soutenu par l’Assemblée nationale régulièrement élue en 2017 suivant la constitution chaviste. Mais alors, et même en tout état de cause, il faut rappeler que le président Maduro a introduit toutes les mesures dilatoires possibles et imaginables pour empêcher une alternance lors de l’élection présidentielle de 2018, par laquelle il s’est maintenu au pouvoir, modifiant la date de l’élection à sa convenance. Ceci pour ne rien dire du désastre criant dans le régime qu’il représente a installé son pays, la famine généralisée, la mise hors service de la quasi-totalité des secteurs productifs intérieurs, une prétention à lutter contre les inégalités certes réelles, en misant sur les revenus aléatoires de la rente pétrolière, au demeurant compromise par la déshérence de l’appareil productif, la disqualification de toute critique par la dénonciation des complots (certes, le régime n’a pas manqué de se faire des adversaires, mais il n’a pas non plus manqué de leur donner des arguments on ne peut plus concrets et objectifs), la répression meurtrières de la contestation, la généralisation d’une criminalité et d’une violence ordinaire alimentées tant par la misère que par le dépérissement de l’esprit public ; toutes ces effets flagrants d’une incompétence sans remède causant chaque jour des émigrations par milliers et la dépendance d’une majorité des restants à l’aide des expatriés et à présent aux fournitures de vivres à la frontière colombienne. Faut-il laisser sans intervention cet enlisement qui n’a pour défense que la mauvaise foi ; ou bien tenter une démarche conciliante, passant par une consultation électorale surveillée par des observateurs impartiaux?

      • Beau commentaire.
        Pourriez vous en changeant juste quelques noms le reprendre en pour la situation en France :
        président M… a introduit toutes les mesures dilatoires possibles et imaginables pour empêcher une alternance
        une prétention à lutter contre les inégalités certes réelles
        les revenus aléatoires de la rente
        la disqualification de toute critique par la dénonciation des complots
        la répression meurtrières de la contestation

        en enfin conserver notre dernière question « Faut-il laisser sans intervention cet enlisement »

        • Monsieur, respectueusement je crois devoir répondre que je ne pense pas que les comparaisons que vous semblez suggérer aident qui que ce soit, ni au Vénézuéla, ni en France. Ces faits établis au sujet de l’enlisement du Vénézuéla dans le chaos ne sont pas cités pour exonérer le gouvernement actuel de la France de critiques ni de la mise en lumière de ses responsabilités avérées ou supposées; mais pour alerter l’opinion du naufrage d’un pays entier, en citant des exemples on ne peut plus parlant de ce qu’un régime qui ne fonctionne que pour lui-même et justifie la violence qu’il emploie pour se maintenir par le déni (au mieux). A présent, on peut (on devrait) se poser la question de savoir quelle(s) voie(s) préconiser pour le reconstruire à partir d’un champ de ruines morales et sociales, et c’est tout sauf facile; et quelle démarche politique serait à même de permettre une telle reconstruction. Mais il me semble vraiment qu’il faut arrêter de justifier le régime actuel.

    • PS – Même si l’on peut comprendre la recherche d’une voie « anti-impérialiste » qui inspire, par exemple, le soutien réitéré de Jean-Luc Mélenchon au président Maduro; même si l’on se défie d’un ordre économique organisé par la maximisation des profits, et qu’on s’attache avant tout à l’intention égalitaire et socialiste de la voie engagée par H. Chavez, il serait effarant de nier les échecs et les dommages considérables qu’accuse la situation présente. Pour le bien commun d’un pays entier, il serait salutaire d’en appeler, dans les meilleurs délais, à une démarche non « revanchiste », mais fondée sur une expression impartiale de la volonté populaire, dans un cadre de liberté d’expression qui permette un examen de l’état de la société et de l’économie à l’aune de principes de réalité.

      • je ne veux pas être méchant, mais je crains que vous n’ayez pas conscience de ce que les états-unis essaient de faire depuis des décennies au Venezuela.

        je vous conseille de lire ce qu’explique Philipp Agee, qui était agent de la CIA jusqu’à ce qu’il quitte Langley lorsqu’il a découvert la nature criminelle des activités de la CIA.

        c’est un article qui date de 2005, et ce qui y raconté sur les méthodes des états-unis contre le Venezuela n’a pas changé jusqu’à maintenant. la preuve avec cette tentative de coup d’État à découvert, sous nos yeux!

        https://www.voltairenet.org/article17199.html

        en 2002 les états-unis ont tenté un coup d’État, Chavez a été jeté en prison, un temps, parce que le peuple est venu le libérer (ce qui avait échoué avec Robespierre le 27 juillet 1794..)

        le 9 mars 2015 obama a signé un executive order:

        https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2015/03/09/fact-sheet-venezuela-executive-order

        President Obama today issued a new Executive Order (E.O.) declaring a national emergency with respect to the unusual and extraordinary threat to the national security and foreign policy of the United States posed by the situation in Venezuela.

        de quel droit les états-unis se permettent-ils de considérer que le Venezuela est une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sacro-sainte sécurité nationale (qui légitime toutes les guerres, tous les massacres, tous les coups d’État) et la politique étrangère?

        en application de cet infâme executive order, qui est une déclaration de guerre des états-unis au Venezuela, les états-unis ont imposé des sanctions économiques et financières, un embargo sur l’exportation de médicaments (comme en Iraq dans les années 1990, comme en Iran, comme en Syrie depuis 2011).

        l’agent d’influence juan guaido, qui est un véritable traître à sa patrie, n’est absolument pas légitime.

        si l’opposition a boycotté l’élection présidentielle de 2018 c’est parce qu’elle sait qu’elle aurait perdu à la régulière, alors l’opposition a tout simplement boycotté l’élection avec l’intention de faire passer l’élection de Nicolas Maduro comme étant illégitime.

        pourquoi le peuple du Venezuela est menacé de mourir de faim? à cause de la guerre économique menée par les états-unis.

        ceci étant, il ne faut pas non plus nier la réalité de la corruption du pouvoir chaviste avec Maduro à sa tête. sauf que ce serait bien pire avec la bourgeoisie compradore!

        vous dites ‘la disqualification de toute critique par la dénonciation des complots’ = donc, vous niez la réalité des complots par les nord-américains contre le Venezuela?

        c’est bien ce que je vous disais: vous ne connaissez pas l’histoire de l’impérialisme nord-américain contre le Venezuela.

        ‘Faut-il laisser sans intervention cet enlisement qui n’a pour défense que la mauvaise foi ; ou bien tenter une démarche conciliante, passant par une consultation électorale surveillée par des observateurs impartiaux?’

        vous faites fausse route: les nord-américains interviennent déjà depuis longtemps au Venezuela. il ne tien qu’à vous de vous renseigner sur l’histoire de la guerre économique et politique menée par les nord-américains.

        je vous explique l’objectif des sanctions des nord-américains: précipiter le Venezuela dans la crise économiques, l’inflation, le chômage, la misère, afin de faire monter le mécontentement des Venezuéliens d’une part, de faire diminuer le soutien à Nicolas Maduro d’autre part.

        c’est ce qu’on appelle la politique du pire: souhaiter que la situation empire afin d’en profiter.

        last but not least, le Commandement militaire pour la zone Caraïbes-Amérique Latine, le South Com, a préparé un plan pour renverser le pouvoir actuel au Venezuela: Plan Masterstroke.

        https://www.voltairenet.org/article201100.html

        • En tentant de mettre en garde le public devant l’invocation par le Président Maduro de sa légitimité et des méthodes violentes, oppressives et souvent meurtrières contre son opposition nationale, j’ai avant tout à coeur d’appeler l’attention sur les dérives par lesquelles un pays s’est enlisé au point de perdre toute sa force intérieure: civile, économique, productive, en étant dirigé par un gouvernement qui pratique la désignation publique d’ « ennemis du peuple » (comme le faisait feu le Président Chavez qui passait une demie-journée par semaine sans interruption à la télévision, recevant les appels de partisans, répandant ses bonnes grâces aux uns et désignant les autres à la vindicte du publique, sans autre forme de procès, lisant souvent des listes de fonctionnaires licenciés pour avoir exprimé des critiques). Ce mode de gouvernement, qui s’était fait fort de « redistribuer » les richesses, ne peut plus redistribuer que les 7 zéros du taux d’inflation annuel. Les mesures confiscatoires et vexatoires ont achevé de vider l’appareil productif de ses éléments compétents et le sort des plus modestes n’en est en rien amélioré. Il y a de quoi s’alarmer d’assister à ce qui apparaît comme la déchéance d’un pays entier. Mon propos n’est en rien de justifier les sanctions nord-américaines. Mais de tenter de faire entendre à ceux qui pourraient se laisser berner par un « modèle vénézuélien » qu’un pays ne gagne rien à voir son gouvernement museler (le mot est encore trop civil) son opposition et imposer une pensée unique, en se targuant du monopole de la générosité. C’est le sens du voeu que j’exprime en appelant, à mon très humble niveau de citoyen, les responsables internationaux à promouvoir un processus électoral et législatif sous le contrôle d’observateurs extérieurs impartiaux. La Colombie a suivi une démarche de restauration de l’unité nationale, après 50 ans de guerre civile. Le Congo Kinshasa vient de connaître une alternance, à la suite d’élections placées sous la surveillance de l’Eglise catholique nationale. Au Vénézuéla, les esprits sont-ils assez murs pour accepter l’augure d’un dialogue constructif où les différents courants politiques, faute de pouvoir faire advenir la concorde nationale, pourraient faire valoir leurs visions d’un nouvel équilibre civil, social, économique?

          • Erez Lévy, vous dites

             »museler (le mot est encore trop civil) son opposition et imposer une pensée unique »

            c’est faux, des media du secteur privé existent encore, ils appartiennent à l’oligarchie compradore.

            vous dites

             »le sens du voeu que j’exprime en appelant, à mon très humble niveau de citoyen, les responsables internationaux à promouvoir un processus électoral et législatif sous le contrôle d’observateurs extérieurs impartiaux »

            il y a déjà des observateurs étrangers, comme la fondation Jimmy Carter qui a envoyé une mission d’observation pour les élections depuis 2002.

            là, le rapport pour les élections de 2012:
            https://www.cartercenter.org/resources/pdfs/news/peace_publications/americas/electoral-campaigns-comparative-look-at-hemisphere.pdf

            deux observations:
            – une confiance des citoyens Venezueliens dans le système de vote en hausse,
            – une inégalité de fait entre les candidats, du fait que Chavez était président depuis 1999.
            un peu comme en France en 1965 où Charles de Gaulle était favorisé par rapport aux autres candidats: est-ce que de Gaulle était un dictateur? non, et on le regrette bien aujourd’hui face aux traitres à la Nation qui se sont succédés, de pire en pire!

            même the guardian, qui est pourtant une officine de propagande anglo-américaine, est bien obligé de le reconnaitre: **impeccably free and fair elections**.

            https://www.theguardian.com/commentisfree/2012/oct/03/why-us-dcemonises-venezuelas-democracy

            si vous connaissiez l’historique des tentatives de coups d’État de la CIA au Venezuela, vous comprendriez que les USA n’en ont rien à faire de la ‘démocratie’,

            l’ objectif des USA ce n’est pas non plus de voler le pétrole Venezuelien, il achète déjà beaucoup de pétrole au Venezuela,

            l’objectif c’est d’empêcher le Venezuela de vendre son pétrole dans la monnaie qu’il souhaite, et d’aider la Chine à mettre en danger le système du pétro-dollar, qui assure la suprématie monétaire au dollar, et donc aux USA.
            sans la suprématie du dollar, les USA ne pourraient plus forcément se permettre des milliers de milliards de dollars de dette.

  6. Bonjour,

    si je puis me permettre de me faire l’avocat du diable soit-disant ‘complotiste’,

    nous ne devons surtout pas nous taire devant ces officines de propagande. comprenez bien que si l’État et les media dits dominants (france inter, arte en première position du combat pour la défense de la Ligne Maginot, qui est aujourd’hui la doxa médiatique) ont lancé à partir de 2015-2016 des campagnes gouvernementales et des émissions médiatiques de ré-éducation politique,

    c’est bien parce qu’ils savent que le soit-disant ‘complotisme’ progresse dans la population.

    et lorsque l’on devient ‘complotiste’, on passe dans une position de défiance à l’égard des autorités établies: les media dits dominants, le pouvoir politique, l’État, la justice-qui-n’existe-pas.

    l’État n’aime pas trop (sic) une population qui est consciente, qui sait ce qu’il se passe réellement et qui de surcroit est capable de constater l’écart qu’il y a entre la monstrueuse inversion de la vérité diffusée par l’État et les media dits dominants, et la réalité telle que l’on peut la découvrir sur l’Internet.

    d’un point de vue pratique, les media dits dominants mentent sur des événements qui ne sont certes pour nous ‘que’ médiatiques, mais qui influencent la représentation du monde que l’on a:

    . coup d’État en ukraine avec groupes néonazis,
    . guerre de l’Otan contre la Syrie avec mercenaires islamistes, où les media dits dominants font passer le gris (la Syrie) pour du noir ; et du noir (les terroristes dits modérés) pour du blanc, des combattants de la liberté (sic)
    . attaques chimiques en Syrie: toujours **aucune preuve** contre le gouvernement Syrien, et alors? l’accusation vaut preuve, désormais!
    . affaire skripal: aucune preuve contre la Russie, et alors?
    . Russiagate: aucune preuve contre la Russie, et alors?
    . Venezuela: légitimation par les media d’une tentative de coup d’État des nord-américains contre le pouvoir bolivarien, légal et surtout légitime.

    nous en sommes donc à un affrontement entre la doxa et les soit-disant théories du complot.

    Why ridiculous official propaganda still works

    https://www.counterpunch.org/2017/01/13/why-ridiculous-official-propaganda-still-works/

    The primary aim of official propaganda is to generate an “official narrative” that can be mindlessly repeated by the ruling classes and those who support and identify with them. This official narrative does not have to make sense, or to stand up to any sort of serious scrutiny. Its factualness is not the point. **The point is to draw a Maginot line, a defensive ideological boundary, between “the truth” as defined by the ruling classes and any other “truth” that contradicts their narrative**.

    vous dites que l’on ne va jamais avec plaisir s’exposer à l’accusation savonneuse et infamante de ‘complotiste’,

    et bien détrompez-vous, il ne faut surtout pas s’arrêter d’expliquer l’histoire récente des guerres illégales, du terrorisme d’État et des opérations sous faux drapeau (Gladio, 9/11), parce qu’en réalité, dans le fond des choses, ce sont bien les ‘complotistes’ qui ont **raison** (sur une partie des soit-disant théories du complot, pas sur les Petits Gris, là on en sait rien 🙂 , et qui dénoncent, à raison, la propagande et la monstrueuse inversion de la vérité que réalisent les media dits dominants.

    l’utilisation médiatique du mot ‘conspiracy theorist’ remonte aux années 1960, et c’est la CIA qui en 1967 a ordonné aux media (programme MockingBird) d’appeler ‘conspiracy theorists’, les citoyens nord-américains qui remettaient en cause les conclusions du rapport warren sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.
    là, pour le coup, conspirationnisme au carré: CIA + MockingBird! 🙂

    http://www.unz.com/runz/american-pravda-how-the-cia-invented-conspiracy-theories/

    https://www.zerohedge.com/news/2015-02-23/1967-he-cia-created-phrase-conspiracy-theorists-and-ways-attack-anyone-who-challenge

    enfin, last but not least, qu’ils ne comptent pas sur nous pour arrêter de dénoncer l’histoire déployée par les media nord-américains puis l’administration bush-cheney sur les attaques du 11 septembre 2001 (la pseudo version officielle).

    9/11 a permis à l’État de re-légitimer son existence, de faire passer des lois sécuritaires, de légaliser et légitimer la surveillance massive des populations occidentales, de lancer des guerres illégales donc criminelles en Afghanistan, Iraq, Libye, Syrie, de lancer le pseudo-choc des civilisations contre le bloc arabo-musulman (sic).

    l’État et le Capital considèrent les **complotistes** comme leurs ennemis? ils ont raison et ils en ont bien conscience.

    @Régis de Castelnau: vous savez bien que la manipulation des consciences est cruciale pour le pouvoir politique et économique: en 2017 vous aviez expliqué en quoi la campagne médiatique à charge contre françois fillon, doublée d’une auto-saisine du parquet national financier, a eu pour conséquence directe l’élimination politique de celui qui allait être le prochain président de la France.

    (surtout que ce dont françois fillon était accusé c’est peanuts face aux affaires politico-financière des frégates de taiwan, des contrats Sawari II et Agosta)

  7. Vu ce qui est paru dans Le Monde, on s’explique très mal comment le secrétaire d’Etat adjoint au Ministre de l’Intérieur ait pu prétendre que le mobile terroriste était incertain, pour des faits commis par un islamiste dangereux connu comme tel ayant tué en masse des inconnus dans un lieu aussi symbolique que le marché de Noël de Strasbourg.

    Ce qui est cocasse, dans le fond, c’est que le pouvoir de Macron est résolument tourné vers l’Europe, le monde, l’étranger, contre le français qui sent le renfermé. Mais, hormis l’Allemagne, on se demande qui trouve grace à ses yeux, insultant les représentants des autres démocraties (Russie, USA, Autriche, Italie, Hongrie, Pologne, Grèce) à la pelle.
    Je peux tout à fait comprendre son élan misanthrope – d’autant plus de la part de quelqu’un qui ne semble pas avoir de projet de progéniture, l’anti-prolétaire par essence donc. Mais ce trait est quand même problématique pour un président de la République.

  8. Dans cette « drôle de guerre », l’énergie dépensée à se débattre, se défendre, à refuser de voir ce qui crève les yeux nous rend toujours un peu plus vulnérables.
    Vulnérables ! Nous le sommes depuis toujours, comme l’étaient tous ceux qui croyant faire barrage à l’extrême droite ont accordé ont leurs suffrages à Macron au second tour de la présidentielle alors que le programme qu’il met en œuvre aujourd’hui était connu. Ceux qui les y avaient incités, à gauche en particulier, n’étaient-ils pas des complotistes à défaut d’être des imbéciles et des ignorants?
    Plus que les longues tirades mieux vaudrait rappeler que Macron à été mis en selle par les transnationales financières et économiques apatrides pour convaincre le petit peuple , les plus défavorisés, quelques autres aussi, d’accepter voire de soutenir la mondialisation en cours comme Hitler l’avait été dans les années 20 puis 30 par le grand patronat et les financiers allemand d’une part pour éradiquer le mouvement révolutionnaire spartakiste et obtenir un soutien sans faille à leur politique économique expansionniste.
    Pour ceux qui en douteraient j’ajoute que la légère remontée de Macron dans les sondages est à rechercher du côté de la droite traditionnelle qui se reconnait dans les orientations de Macron, qui lui, n’a pas hésité, et même au delà, à utiliser l’état de grâce pour, toujours plus, faire « suer le burnou ».
    Honnit soit qui mal y pense.

  9. La synagogue et la franc-maçonnerie ont tout deux pour projet, pour essence de détruire la religion catholique, ainsi que d’établir un Etat mondial régit par eux bien sûr, la fameuse République universelle
    Ce n’est pas un complot, il faut juste les lire et s’intéresser à l’Histoire.

  10. S’il faut réapprendre à « appeler un chat, un chat », comme nous y invite ce texte, je l’avoue: ce post de blog est une « purge » où tant va l’auteur à la ligne, qu’à la fin sa démonstration se carapate. Au début aussi, d’ailleurs! Sans parler du milieu…
    En fait, je ne dois pas être suffisamment dans le vrai pour comprendre que les comploteurs du pouvoir libéral manipulent à coups de sondages bidonnés les vérités vraies, afin de confondre les ennemis réels de ce pouvoir honni, vu comme le père de tous les complotismes, car tous, sont victimes d’un gigantesque complot fomenté par les adeptes du mensonge faux… Ainsi, tout est dans tout et réciproquement… Le vrai du faux et ainsi de suite… Ce doit être cela. Ou le contraire?
    « Oscours », dirait le maitre…

  11. Cher Maître,
    dans le cadre de la défense de nos libertés, pourriez-vous quelles sont les conditions préalables nécessaires pour qu´une perquisition puisse être effectuée chez un particulier?
    merci d´avance.
    Salutations.
    Arnaud de Vendeuvre.

    • La réponse a été donnée dans divers articles à propos de la tentative de perquisition à Médiapart. C’est simple: s’il n’y a pas de mandat établi par un juge, vous pouvez vous y opposer.

  12. « seuls les livres qui terminent l’histoire des templiers en 1314 sont dignes d’être lus » (Umberto Eco)
    Et que dire de ceux qui nient que les américains aient aluni? et l’attaque du 11 septembre, et Lady Di et j’en passe? Je remarque que les gens qui sortent ces inepties ont bien du mal à comprendre le monde dans lequel ils vivent, cela revient à un exercice de simplification. J’ai même soupé à côté d’une jeune femme de 40 ans qui m’expliquait sérieusement que le naufrage du Titanic était « voulu » et qu’il avait été répété plusieurs années auparavant avec un autre navire homonyme , ensuite elle enchaîne sur le billet d’un dollar qu’on plie d’une certaine façon et on obtient …..les tours jumelles du WT center! j’avoue être restée sans voix et cela n’est pas fréquent croyez moi.

    • ah, on en tient un qui croit encore qu’alqaeda a organisé les attaques du 11 septembre 2001! et le pire c’est qu’il se permet de se moquer des autres.. forcément, il croit être du côté de la Raison, alors qu’en réalité il n’est que l’esclave de la propagande occidentale..

      umberto eco est parole d’évangile? c’est un sous-sous argument d’autorité.

  13. ANTISEMITISME

    On nous parle de plusieurs actes antisémites odieux qu’il faut condamner avec force. Que faire ?

    Il est difficile d’identifier les auteurs de tags nocturnes.

    Les actes antisémites commis de jour sont plus faciles à punir.

    Reste Internet. Quand Soral ou Dieudonné écrivent ou parlent avec un antisémitisme patent, la loi française, contrairement aux lois des Etats-Unis, peut et doit les sanctionner. D’autres qui écrivent ou parlent sans masque doivent subir le même traitement.

    Reste un vaste continent intouchable sur le Net: le continent des pseudonymes. Une loi française pourrait y remédier en obligeant les hébergeurs à ne plus tolérer les noms supposés. J’y suis favorable.

    Je sais que sur mille pseudonymes, tout le monde n’est pas antisémite et que l’on peut écrire sous un faux nom pour mille autres raisons.

    Mais je pose la question : veut-on oui ou non lutter sérieusement contre l’antisémitisme ? Tant dix mille personnes masquées pourront dans notre pays écrire des injures antisémites impunément, la lutte contre l’antisémitisme restera au point mort.

    • dire la vérité sur le fait que l’entité sioniste qui occupe la Palestine est coupable de crimes:
      colonisation continue depuis 1967 de la Cisjordanie,
      nettoyage ethnique dans les années 1950,
      guerre au Liban,
      apartheid ;

      dire qu’israel est un des organisateurs des attaques du 11 septembre 2001 (faites vos recherches par vous-même, on est en 2019, merdRe!),

      dire que les dirigeants d’israel ont ‘pensé’ un projet de domination géopolitique régionale, le sacro-saint projet de ‘grand israel’, dont le document officiel, daté de 1982, publié par le portail universitaire Cairn, repère bien connu d’antisémites,

      https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2007-2-page-149.htm

      dire qu’israel a participé au déclenchement de la guerre civile Libanaise des années 1980,

      dire qu’israel dispose de réseaux sionistes dans les pays occidentaux (usa, angleterre, france, australie) afin de de pousser les intérêts de l’entité sioniste, de faire taire toute critique de l’entité sioniste, de lutter contre le pseudo mouvement de boycott, désinvestissement, sanctions (opposition contrôlée),

      dire qu’israel aurait été le premier bénéficiaire de la dislocation de l’État de la République Arabe Syrienne (motivée par l’aide des Syriens au Hezbollah Libanais dans la guerre de juillet-aout 2006 qui a vu israel subir la première défaite de son histoire),

      dire que les sionistes instrumentalisent le génocide juif à des fins politiques,
      et qu’en réalité, les juifs occidentaux sont les otages, les victimes de cette instrumentalisation,

      dire que Gilad Atzmon n’est pas antisémité, que Gilad Atzmon ne fait qu’expliquer la politique identitaire juive, et particulièrement son utilisation par le sionisme.

      dire tout cela, qui n’est que la vérité historique, c’est s’assurer de voir traiter d’antisémite.

      lorsque l’on parle des crimes des nord-américains au Vietnam (napalm), en Amérique Latine (escadrons de la mort, Operation Condor), du terrorisme d’État par la CIA et l’OTAN via les réseaux du Stay-Behind, des coups d’États fomentés, réussis ou non, par la CIA un peu partout dans le monde,

      est-ce qu’on est animé par un sentiment d’anti-américanisme primaire, ou est-ce que l’on ne fait que relater l’histoire des pseudo-démocraties occidentales?

  14. Il y a bien longtemps, alors que j’habitais non loin de notre estimable Premier Ministre Lionel Jospin, rue du Regard, ce dernier s’etait dejà compromis dans la denonciation d’un hypothetique « crime de la pensée »; une habitude socialiste en somme…

Laisser un commentaire