Disparition de Jacqueline Sauvage : prospérité du mensonge

Jacqueline Sauvage vient de mourir ce qui permet une fois de plus de constater qu’avec les journalistes paresseux et menteurs, les militants cyniques sans principe, et les naïfs obtus, mensonges et impostures ont de beaux jours devant eux.

Les Romains nous disaient : De mortuis nihil nisi bonum » (Des morts : rien sinon le bien).
On va préférer la formule de Voltaire : « nous devons des égards aux vivants. Aux morts nous ne devons que la vérité ».

Absolument TOUTE LA PRESSE nous la décrit comme une victime pendant des dizaines d’années d’un mari violent et l’ayant tué pour cela. Jusqu’à en faire « un symbole des violences conjugales ». Pas un scribouillard pour sauver l’honneur

Cette présentation est FAUSSE. LA VÉRITÉ est que Jacqueline Sauvage n’a pas été victime des violences d’un mari qu’elle a de sang froid abattu de trois balles dans le dos. Une instruction judiciaire très complète, et deux décisions de cour d’assises l’ont irréfutablement établi.

Pour m’être donné le mal, lorsqu’avait commencé la campagne médiatique en sa faveur, d’avoir été chercher la vérité là où elle se trouvait, c’est-à-dire dans le dossier judiciaire et chez les témoins de cette affaire, j’ai pu m’exprimer et rétablir la réalité.

Aujourd’hui j’ai la drôle d’impression d’avoir labouré la mer. Et, qu’ils soient militants, saltimbanques, ou président de la république veule (coucou Hollande), les menteurs, les bateleurs, les commerçants en émotions et les lâches ont gagné.

Comment ne pas s’en attrister au lendemain de la mort de l’incontestable Gisèle Halimi.

Pour ceux qui contre vents et marées attachent une certaine valeur à la VÉRITÉ, j’ai réédité mes articles de l’époque.

Chapitre 1 : AFFAIRE SAUVAGE : LE CULTE DES COUPABLES INNOCENTS.

01/02/2016  https://www.vududroit.com/2016/02/affaire-sauvage-le-culte-des-coupables-innocents/

Chapitre 2 : AFFAIRE SAUVAGE: LE MÉPRIS DE LA JUSTICE

12/08/2016 https://www.vududroit.com/2016/08/1414/

Chapitre 3 : GRÂCE SAUVAGE : HOLLANDE A UN DON

28/12/2016   https://www.vududroit.com/2016/12/grace-sauvage-hollande-a-un-don/

chapitre 4 : JACQUELINE SAUVAGE: PAYSAGE APRÈS LA BATAILLE

02/01/2017 https://www.vududroit.com/2017/01/jacqueline-sauvage-paysage-apres-la-bataille/

chapitre 5 : NE PAS CONFONDRE JUSTICE ET FÉMINISME.

30/01/2017 https://www.vududroit.com/2016/01/ne-pas-confondre-justice-et-feminisme/

chapitre 6 : TÉLÉFILM SAUVAGE SUR TF1 : AUTOPSIE D’UNE IMPOSTURE

29/09/2018 https://www.vududroit.com/2018/09/telefilm-sauvage-tf1-autopsie-dune-imposture/

Régis de Castelnau

27 Comments

  1. Je comprends, Maître, votre amertume et je la partage.

    Vos articles sont remarquables, parfaitement documentés, d’une grande rigueur juridique et très bien écrits.

    Ils ne sont pas vains, loin de là. Les jours passeront, les passions fausses, aussi.
    Félicitez-vous plutôt d’être celui qui les a écrits.

    Jacqueline Sauvage ne méritait pas la mort … elle l’a eue quand même.

  2. S’il n’y avait que les journalistes pour dire des conneries… Hélas, je viens de consulter l’article du site du quotidien régional de mon coin, et les commentaires des lecteurs. Beaucoup de ces derniers donnent raison à CS.

  3. Et tous les présidents finissent dans la tombe comme les sans-dents ou ceux qui ne sont rien. Sic transit vanitas mundi.

  4. Rassurez vous, vous ne labourez pas la mer, mais votre audience est hélas moins large que celle des médias de masse, qui se doivent de suivre le sens du vent (sinon les Sleeping Giants ou autre leur font supprimer la pub).
    Pour mon cas personnel, je m’étais étonné que deux cours d’assises (avec donc des « vrais gens » pour juger) l’avaient condamné si c’était une sainte, même si les trois balles dans le dos en légitime défense m’étonnais un peu.
    Jusqu’à ce que je lise vos articles et tout était parfaitement clair !
    Merci pour cela.

  5. Trois balles dans le dos, c’est accablant pour le tireur, quel que soit le contexte, la préméditation l’emporte, in fine, Sauvage, en effet.
    Ca me rappelle le cafetier de Lacaur qui avait descendu de sang froid un ado métis car il avait soupçonné, à raison, un cambriolage imminent de son commerce, il avait pris 10 ans ferme, je crois, homicide volontaire.

    Tout le ramdam féministe pour Sauvage, toute la bien pensance, vent debout, contre le cafetier, dans une coupable hiérarchisation morale.
    C’est un clivage fascinant. Occultant serait plus juste.

    Car la légitime défense pose des problèmes à l’Etat de droit, non pas uniquement par le risque d’accentuer un tropisme de justice expéditive, mais parce qu’elle réactive la psyché commune autour de la peine de mort.
    Sur ce dernier point, Hollande avait donc effectué une faute politique en graciant Sauvage, mais la sauvegarde des intérêts électoraux et incarnées par les féministes, dans la dialectique progressiste, l’avait emporté, in fine.
    Je me souviens que Maitre Bilger n’était pas très content, d’ailleurs.

    A propos, qu’est devenu le cafetier ? A t-il eu une remise de peine ou reçu une grâce présidentielle ?

  6. Bonjour. Je m’interroge : pourquoi citer dans votre chapitre 1 une affaire que vous n’avez pas étudiée : l’affaire Raddad ? Cela décrédibilise un peu le propos. Ou si vous l’avez étudiée, alors je me tais, il n’y a rien à ajouter.

  7. Le féminisme intelligent s’est éteint bien avant Me Halimi… Il est mort avec l’adoubement de Mme Schiappa.

    • « Le féminisme intelligent s’est éteint bien avant Me Halimi »

      De quel féminisme parlez-vous ?
      S’il est vrai que certains féministes post soixante huitardes ont honte de ce qu’est devenu le combat féministe d’aujourd’hui, c’est qu’à leur époque, elles n’avaient déjà pas compris qui était derrière ce sponsoring pro femmes.

      • Le combat féministe d’alors (je me souviens d’un meeting du MLF, dont j’eus à bien connaître les militantes, sur le campus de Bordeaux début des années 70, avec Gisèle Halimi) avait la même tonalité agressive et castratrice que celui des dites néo féministes d’aujourd’hui. Le ver était déjà dans le fruit… Et il était déjà notable comment les chéries voulaient raffler la mise des filles. Quelle « mise »? Celle de l’amour politique – en jargon de psychanalyse, celle du transfert politique des fifilles sur l’Idole… Mais de cela les bons garçons, et pas seulement de la petite-bourgeoisie, ne veulent rien savoir. Et je me tiens donc en porte-à-faux à l’endroit de la formule d’une « incontestable Gisèle Halimi ».
        Daniel Pendanx

        • Merci pour ce témoignage in vivo, si je puis dire et qui recoupe mon sentiment.

          On pourrait digresser sur le choix de Lilith en tant que figure tutélaire de la rebellion à l’autorité du père ou du mâle, ayant inspiré les mouvements féministes des années 1970, symbole de l’indépendance et de l’insoumission à l’homme (volonté de transfert du patrimonial vers le matrimonial), basculer sur la théorie du genre, le féminisme 2.0, des vecteurs explosifs en direction du religieux d’abord, du conservatisme ensuite, dont le point de jonction fut le marqueur psychologique des lois Veils sur l’avortement, au nom du progressisme.

          Faire remarquer qu’en République, les deux religions pour lesquelles le patriarcat, la figure titulaire du père, conserve une place prépondérante, sont d’abord l’Islam et ensuite le Catholicisme.
          A contrario, dans le judaïsme, la femme, la mère, tient une place particulière dans la transmission.
          Le féminisme, ontologiquement, s’inscrit donc en opposition de deux des trois religions du livre et au nom de la laïcité, en maniant des concepts du postmodernisme.

          En conclure qu’un fait divers instrumentalisé par les racialistes, comme celui du très polarisant « affaire Mila », utilise le cheval de Troie du LGBTisme et du féminisme afin de soumettre les dernières résistances conservatistes sur la question, le débat quant à la supériorité de la liberté du droit au blasphème sur la liberté de conscience, n’étant qu’un effet d’aubaine, masquant le véritable but initial de cette ingénierie.

        • Bonjour, moi aussi j’ai de nombreuses réserves sur l’action de G.Halimi, qui n’est pas si incontestable que cela.
          Je rejoins votre article.

  8. L’époque n’est pas à la raison. Vos articles donnent la distance nécessaire à la l’élaboration d’une pensée sereinement rationnelle. Merci pour ces propos et pour le soin que vous apportez à l’établissement des faits.

  9. La parole de Régis de Castelnau est doublement précieuse: elle ne transige pas avec la VERITE, et elle pose à tous les exigences d’une éthique rigoureuse…Merci Maître, fasse le Ciel que votre combat soit demain partagé par le plus grand nombre…

  10. Avec sauvage on parle de fusil de chasse avec l’imaginaire de prédation historique de prédateur de chasseur qui ont le temps de voir venir

    Au Usa ils parlent de Smith & Wesson Holding Corporation mais dans la légitime défense
    Dans le simple fait de violation de propriété tu peut buter

    La sauvage était violer depuis des années , suffirait qu’elle change d’état usa pour buter le connard dans une violation de domicile , hors en France elle parle de son corps
    Le mari de Dame sauvage s’est pris une omelette en pleine gueule et en plus elle s’elle la grâce présidentiel

    Vu tout les meurtre noir dont s’invite le président , fallait qu’il réajuste sa redingote pour le prochain cérémonial des bals de cons

  11. Y à une femme justement qui viens d’être buté dans une violation de domicile en France sans arme de défense outre la justice , dans le dire que le mec avait un périmètre comme invitation de lecture comme de chez lui quoiqu’il n’y était plus invite comme comme contrôle judiciaire

    Au usa une bastos pour violation de domicile
    Mec mort enterré on en parle plus

  12. Merci encore, Maître, de votre travail guidé par la méthode, la logique et le sens des institutions, c’est à dire le sens même du droit. Or le droit et les institutions chargées d’établir son application, font figure, on peut le constater presque à chaque fois lorsqu’un courant d’émotion transporte l’opinion publique à la suite d’un fait divers bien réel, d’exutoires trop commodes devant lesquelles certaines personnalités, sincèrement éprouvées ou désireuses d’acquérir à bon compte une notoriété (politique, médiatique, « sociétale »…), jouent les chevaliers blancs contre les rigueurs de l’arbitraire. Certes, comme vous le soulignez, les erreurs judiciaires existent, hélas; mais le lieu le plus qualifié par sa raison d’être, ses compétences et ses moyens d’investigation, pour l’établissement impartial d’une vérité factuelle et de son caractère éventuellement attentatoire à la justice suivant les critères pesés par les législateurs, est bien l’institution judiciaire. Vous expliquez aux lecteurs les aspects complexes mais éclairés par des siècles de pensée et de pratique de cette autorité qui donne son sens à la société civile et politique, vous en mettez aussi en lumière les misères. Ces éclairages donnent au public le moyen d’exercer une vigilance essentielle, vitale, face aux emballements du monde de l’information.

  13. Faut savoir ce que l’on veut
    Chaque justice se perd dans sa prestation

     » NE PAS CONFONDRE JUSTICE ET FÉMINISME. »
    Ben justement faudrait plutôt voir
    La justice et le féminisme est la même bushido shit
    Et pas ma peine d’écrire en majuscule votre texte car en Bolivie votre texte n’à aucune réalité existentiel
    Et votre ambassadeur , est un chômeur longue durée dans ses faste qui ne souhaite pas que vous le déranger

  14. Bonjour Maître,
    vous le constatez dans l’affaire sauvage, dans l’affaire traoré, je le constate également dans l’affaire Séralini.
    Y aurait-il selon vous des mesures a prendre pour faire un eloi sur la presse.
    Je trouve assez surprenant que les journalistes bénéficiant d’un statut reconnus puissent au nom de la liberté d’expression raconter n’importe quelle bétise.
    N’y arait-il pas une loi à établir pour imposer un minimum de qualité aux informations des journalistes qui si elles n’étaient pas remplies permettraient d’imposer des sanction pénales et/ou civiles aux journalistes.

    • « Je trouve assez surprenant que les journalistes bénéficiant d’un statut reconnus puissent au nom de la liberté d’expression raconter n’importe quelle bétise. »

      Ce qui me surprend encore plus, c’est que vous puissiez en être encore étonné.
      La presse écrite est à la fois subventionnée par l’argent public et aux mains d’une oligarchie (privé) qui la contrôle, tout comme le sont les mainstreams d’infos continuent.

      La France est 34ème dans le classement mondial de la liberté de la presse 2020 de RSF, derrière le Ghana et l’Afrique du Sud…pour info, l’Allemagne est 11ème de ce même classement.

      Les journalistes sont payés pour, je vous cite, « raconter n’importe quelle bétise », sinon ils prennent la porte.

      • Ajoutons que des sanctions, comme le préconise Rémi, serviraient surtout à museler les rares journalistes (ou autres) qui osent encore s’écarter des sentiers battus. Quand Mélenchon avait préconisé je ne sais quelle « Haute Autorité de la Presse », j’avais failli m’étrangler. Après 40 ans de vie politique, comment peut-on être assez idiot (ou malhonnête) pour ignorer que les institutions de ce genre aggravent toujours le problème. Quelqu’un voit vraiment Macron, Castex, Dupond-Moretti et Darmanin défendre la liberté d’expression ?Sérieusement ? Même question, soit dit en passant, pour Le Pen, Mélenchon et quasiment tous les autres. La seule solution, c’est de chercher inlassablement l’information et de la transmettre. Vous croyez qu’un torchon comme Le Monde interdit par hasard les liens dans les commentaires ?

  15. Gisèle Halimi qui a trafiqué et menti au possible durant le procès de Bobigny en 1973 pour préparer le terrain à la loi sur l’avortement, puis qui, au début des années 80′ est devenue plus sceptique quant à son engagement passé (tout comme Simone Veil). A ce compte là, dans quelques années, il faudra rendre hommage à l’action du président Macron.

  16. Halimi ressemble à salami
    Ils en font pas à l’ail en France
    S’est pourtant du super cochon en tranche pour l’investir dans nos tranches de pain
    Les mouches dans le salami ils ne pondent pas d’oeuf
    De selon de mon avis s’est le sel le problème

    La conservation

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