Suites de l’élection américaine : qui est fasciste ?

La séquence qui vient de se produire aux États-Unis, caractérisée par une sidérante pulsion totalitaire, est très intéressante en ce qu’elle révèle que le bloc élitaire et ceux qui le soutiennent sont fermement décidés à la mise en place d’un régime autoritaire pour préserver leur système. Jack London nous l’a bien expliqué dans « Le talon de fer », mais la surprise (pour ceux qui veulent être surpris) est que le fascisme ne vient pas par là où on l’attendait. Depuis le 3 novembre dernier Trump, probablement par une mauvaise évaluation du rapport de force, a fait des choix juridiques et politiques qui se sont révélés perdants. Je renvoie à mes interventions (articles et vidéos) qui l’expliquent.

Le droit a ceci de pratique permet de révéler les contradictions de ceux qui ne supportent pas que l’on puisse ne pas penser comme eux et trouvent normal que l’on réprime brutalement ceux qui osent le faire. À coups de censure, d’interdits professionnels et de procédures judiciaires. Je n’ai pas grand-chose à voir avec les 75 millions d’électeurs américains qui ont choisi Donald Trump, mais comme ma camarade Rosa Luxembourg je pense que « la liberté d’expression est d’abord celle de celui qui ne pense pas comme moi ».

Alors concernant ce qui vient de se produire et en particulier la suppression définitive des comptes Twitter (80 millions de suiveurs !) de Donald Trump assorti de son bannissement de tous les autres réseaux sociaux, bannissement étendu à ce qu’ils soutiennent, je crois nécessaire de faire quelques observations.

Je lis à droite et à gauche un certain nombre d’âneries pour justifier ce qui se passe. Malheureusement les trois quarts du temps elles ne sont pas de bonne foi et simplement le reflet de l’ignorance et du fanatisme.

Beaucoup prétendent que les Gafa sont des entreprises commerciales prestataires de services comme les autres et qu’elles sont tout à fait libres, comme le ferait le site de vente sur catalogue de la Redoute (!!!), de virer les « clients » dont elles considéreraient qu’ils ne respectent pas les règles. C’est simplement faux pour deux raisons :

•            aux États-Unis avec les lois antitrust, et en France avec les règles de l’UE sur la concurrence libre et non faussée, les GAFA sont en situation de « position dominante ». Et tous les actes qu’elles viennent d’accomplir constituent des « abus de position dominante » prohibés. Pire, leur situation de monopole les place en ce que l’on appelle une situation « d’abus de position dominante automatique ». Ce qui veut dire que le seul moyen d’éviter cette illégalité radicale est de les démanteler. C’est ce qu’un certain nombre d’états américains ont demandé et Trump souhaitait le voir engager. Nul doute que le nouveau pouvoir qui a bénéficié de leur soutien massif et aura la reconnaissance du ventre, ne va surtout pas toucher à leur monopole.

•            Ensuite, je ne sais pas s’il existe aux États-Unis des lois sanctionnant la discrimination pour raisons politiques mais ce que je sais c’est que le premier amendement de la Constitution américaine fait de la liberté d’expression, un principe absolu et sacré. Mais c’est le cas en France avec l’article 225–1 du code pénal dont il faut reproduire le premier alinéa : «Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, DE LEURS OPINIONS POLITIQUES, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. » Il est clair que les mesures qui frappent Donald Trump et ses partisans ont une motivation politique. Rappelons une fois encore que la liberté d’expression est un principe absolu, et que si elle peut être limitée c’est en application de lois régulières le justifiant, le contrôle s’effectuant a posteriori par LE JUGE.

Ce qui se passe autour de l’élection américaine est un étonnant révélateur. Les blocs au pouvoir sont fermement décidés à utiliser la voie autoritaire pour se maintenir. Y compris chez nous où l’on rêve de démocratie « sans démos ». La gestion de la pandémie le démontre suffisamment.

En bon français cela s’appelle un processus de fascisation. Qu’il est assez dramatique de voir les belles âmes « progressistes » l’acclamer.

Régis de Castelnau

76 Comments

  1. Bonjour !
    Comme ce type d’article est nécessaire, la France dérivant elle-même vers… ? Merci.

    • La référence à Jack London est nécessaire, mais la comparaison avec la montée fascisme dans les années 30 est trompeuse. Le « Talon de fer » a été écrit avant la révolution russe. Le capital a inventé le fascisme pour lutter contre l’organisation communiste des travailleurs pour leur émancipation. Jack London ne décrit pas une dérive fasciste du capitalisme, mais son évolution naturelle vers une capitalisme de monopoles industriels et financiers avec la complicité de l’aristocratie ouvrière des directions syndicales. Cette évolution naturelle du capitalisme a été entravée par la révolution russe et le mouvement communisme mondiale. Avec la chute de l’Union Soviétique le capitalisme a repris sa marche naturelle vers une concentration en monopoles industriels et financiers avec pour but de supprimer toute liberté individuelle, toute liberté d’expression et toute liberté économique. L’année 2020 resonne avec l’année du 11 Septembre 2001. Pour ceux qui l’ont vécu et qui peuvent s’en rappeler, la décennie qui a suivi la chute de l’URSS a été une décennie de liberté et de perte de contrôle des états sur leur peuple – on voyageait sur toute la planète sans presque aucun contrôle. Aujourd‘hui le contrôle est total, et demain totalitaire. Nous ne vivons pas la mise en place d’un nouveau fascisme mais la mise en place du state suprême du capitalisme monopolistique et financier. La seule similitude avec le fascisme est l’organisation de la société pour la maximisation du taux de profit du capital et la déflation salariale. Le « fascisme » qui vient sera vert avec un contrôle de l’«empreinte carbone » et des protéines animales consommées. La lutte pour le pouvoir aux USA, entre Trump et l’oligarchie, ne doit pas faire illusion car elle est exceptionnelle et n’a été vue depuis 2200 ans. C’est la même lutte que les Gracques ont engagée pour le peuple de Rome contre l’oligarchie romaine. Les deux frères Gracques ont fini assassiné et l’oligarchie romaine a imposé son pouvoir sur la plèbe romaine, et l’a domestiquée. Nous vivons une gigantesque lutte de classe au niveau mondiale, avec une oligarchie bien décidée à en finir avec toute liberté populaire. En France, du RN a la LFI, en passant par les syndicats, tous se sont ralliés au « Talon de Fer », la trahison et la soumission sont partout. Dans les décennies qui viennent, sans aucune réaction du peuple, nous allons beaucoup souffrir.
      (Un lien sur un article écrit en Juin 2020 – un peu pessimiste mais qui semble se réaliser – https://france2050.wordpress.com/2020/06/10/une-societe-qui-sent-la-mort-et-le-cadavre-en-decomposition/}

      • Je souscris à 100% à votre commentaire, Francis Benistant !
        Merci pour le lien que j’ai mis dans mes favoris.
        Et c’est vrai, on voyageait bien plus facilement il y a 25 ans de cela que maintenant.

        Je vous suis aussi dans votre conclusion : sous le talon de fer des mondialistes, beaucoup de gens vont souffrir et mourir qui ne le devraient pas. Nous en avons déjà une bonne idée avec l’UE qui n’est que le relais sur notre continent de la mondialisation néolibérale, moyen d’action des mondialistes pour détruire nos Nations et nos démocraties.

        Trump avait mis un coup d’arrêt à tout cela. Il n’avait déclenché aucune guerre. Il mettait fin doucement mais sûrement à l’empire américain. S’il n’est pas reconduit le 20 Janvier, nous aurons droit à la guerre contre les peuples, sous forme de Grand Reset, de transition écologique destinée à redonner de la vigueur au capitalisme, et de dictature sous couvert de mesures sanitaires. Charmant !

        Et moi qui pensais fuir aux Etats-Unis… Avec une présidence Biden/Harris, ce sera changement de plan.

  2. maître,
    que je regrette que vous tombiez dans ce travers bien francais.
    Ce n’est pas parce qu’une personne dit: je suis XXX qu’elle est XXX.
    Si je dit je suis beau. Je crains que cela ne reléve que de mes propres pathologies.
    Le seul moyen de valider si je suis ou non beau est de vérifier si les dames tombent ou non sous mon charmes.
    En France par paresse intellectuelle nos journalistes font la même erreur. (Encore qu’eux devraient vérifier).
    Nous l’avons vu avec un valls de gauche. (J’en rit encore jaune)
    Maintenant les soit disant progressites auto labellisés sont dit progressistes car ils le disent.
    Des gens qui veulent restreindre des liberté sous quelque raison que ce soit doivent être vus comme des regressifs et non des progressistes.
    S’il vous plait ne tombez pas là dedans vous valez mieux que cela.

    • Eh Non ! Les progressistes sont bien globalement les promoteurs de cette irrépressible force « positive » qui conduit l’humanité (ou ce qu’il en reste) vers le « bien », vers le «mieux». Elle doit être incontestable et incontestée, elle est le penchant « naturel » de toutes sociétés modernes, en tout cas à leurs yeux. Cette force qui est sans doute la manifestation Démiurgique la plus évidente (pour ceux qui regarderaient un peu au-dessus d’eux) crée en réaction, chez les damnés de la terre, le vague sentiment de piège que certains nommeront « complot ». Notre pauvre sous-humanité bêlante est alors irrésistiblement attirée vers les tréfonds et autres abîmes qui ne sont rien d’autre que l’Enfer (Cf. Dante) mais dont le décor se pare de technologie et de bienveillance. N’oublions pas que la Bête tient l’ « humanité » entre ses deux mains : La main gauche, l’argent vecteur d’illusion qui possède les possédants (trouvez les promoteurs et vous trouverez qui sont les suppôts) et la main droite, la science et la technique que l’on peut appeler aussi la beauté du Diable et qui, comme chacun d’entre nous a pu le vivre, nous illusionnent et font de nous des créatures serviles et dévouées (Cf. Faust). Le progrès technique est indéniable ses conséquences aussi : 200 ans ont suffi aux progressistes de tous poils à pourrir la planète. Dans le domaine Sociétale, c’est la même chose : démocratisation décérébrée à outrance, laïcisation rampante des esprits, féminisation erratique et hystérique, LGBT, théorie du genre, … Autant de déchets matériels et idéologiques qui jonchent les traces de la marche du progrès. Alors, oui, s’il fallait désigner un seul ennemi, c’est celui-là : Le progrès.

  3. Analyse pertinente et nécessaire! Par ailleurs, ne pourrait-on pas faire un parallèle entre les évènements du 6 janvier dernier avec l’invasion du Capitole et l’incendie du Reichtag en février 33. Il n’est toujours pas exclu que cet incendie ait été provoqué par le pouvoir nazi afin de fournir un prétexte pour la chasse aux communistes. Il s’agit, bien naturellement d’une question ouverte, à laquelle je n’ai pas de réponse. En revanche, il est parfaitement légitime qu’elle soit posée, pour février 33, bien sûr, mais également pour l’invasion du Capitole le 6 Janvier 2021!

    • Trump et Macron fort proches ? Oui ?
      La marche à un régime de force avec Macron ?
      La négation de la démocratie avec Obama comme Hollande, sanctionnés ?
      La même tendance aux régimes de force partout ?
      Mais le plan de Trump et son courant est-il en fait la scission du Parti Républicain, pour un parti d’affrontement ?
      Ce qui libérerait des forces à l’autre bout, dans la gauche engluée dans le Parti Démocrate ?
      Des questions…

      • Le coup du Capitole, c’est effectivement synonyme d’une nouvelle fragmentation à droite, les factieux, les séditieux, ce sont désormais les putschistes du Tea party dans l’inconscient collectif de l’arc dit « démocratique », soit le détricotage brutal du Trumpisme qui avait réussit le tour de force de rallier le concept de patriotisme économique avec identité et souveraineté, d’ou « America First » en séduisant de nombreux républicains.

        Trump a donc soit commis une erreur politique de débutant, soit c’était dans le plan, d’ou le fait qu’il ne s’est pas déplacé au Capitole et qu’il s’est désolidarisé des émeutiers, un doux euphémisme, ce qui clive la droite entre Républicains ayant lâché Trump et la droite disons plus radicale, qui continue de le soutenir et ce, juste avant la passation de pouvoir le 20 janvier prochain.
        Je pense que Biden ne restera pas, il a fait le job pour lequel il était prévu, n’ayant pratiquement pas fait campagne parce que son camp l’a fait pour lui pendant 4 ans et parce qu’il traine aussi quelques casseroles qui pourraient pourrir son mandat, c’est Harris qui reprendra le flambeau sous un prétexte de santé défaillante de Biden, par exemple, parce que les US ne peuvent pas se permettre 8 ans de suite de désordres politiques sous forme de menaces de destitution.

        Pour que Harris soit crédible dans son image antagoniste à celle de Trump, il fallait donc probablement diaboliser de nouveau la droite dite « radicale » afin que la majorité des Républicains rejoignent moralement le giron de l’Etat de droit dont elle diffère des démocrates par degré, principalement sur le sociétal libertarien et sur le curseur économique dans l’entrisme néo-libéral (conservateurs vs progressistes).
        En définitive, sur la tentation de poursuivre l’aventure populiste, Trump a réalisé la prouesse d’avoir vacciné probablement pour longtemps toute nouvelle tentative de la droite parlementaire de rejoindre le Trumpisme.

        Ce qui fut probablement le but et fera tâche d’huile en occident pour le plus grand plaisir des puissances de l’argent qui misent sur le progressisme pour avancer leur projet de gouvernance mondiale.

        Comme partout ailleurs, les extrêmes seront opposés, instrumentalisés et isolés, la droite et la gauche se rangeront derrière le réchauffement climatique, les menaces pandémiques et Islamistes et Harris en sera l’incarnation démocratique.
        Bref l’ingénierie Trump pourrait donner des idées en Europe et à commencer par la France, donc après Macron, peut être un(e) populiste, un mandat au moins aussi agité que celui de Trump pour une trahison finale afin de propulser un Harris-like à la tête de la République.

        Paradoxalement, pour mieux décrédibiliser le populisme aux yeux des opinions publiques, rien de mieux que d’en propulser un Trump à la magistrature suprême pour le dézinguer ensuite, une sorte de vaccination en quelque sorte.

        • Je pense qu’il est toujours prudent de rester simple et dans les faits.
          On verra si un parti d’affrontement se constitue autour de Trump. Pour moi, cela va plutôt en ce sens.
          Cela pousserait à libérer du chantage électoral à gauche, DSA, syndicalistes, BLM, latinos, afro-américains, etc, pour sortir de la gangue du Parti Démocrate, et constituer un parti indépendant.
          Grand danger pour la stabilité…
          On verra.

          • En attendant, préparez vos chips, le spectacle continue, les agit prop sont dans les cartons et nous, bientôt reconfinés, nous serons forcés d’assister aux matchs depuis notre canapé, du pain et des jeux, business as usual pendant que la purge des plus fragiles fera office de grande faucheuse économique.

            Trump/Biden, c’est du théâtre à la sauce Hollywoodienne.

            Je ne pouvais pas faire plus simple, plus directe et dans les faits.

    • Bien vu pour ce parallèle !

      Autre parallèle qui m’est venu à l’idée : lors d’un des premiers actes des GJ, les antifas avaient enfilé des gilets jaunes pour se faire passer comme tels, et ensuite avaient été vandaliser l’Arc de Triomphe (en laissant leur signature… ah les cons !) Des GJ s’étaient regroupés autour de la tombe du Soldat Inconnu pour la protéger.

      En regardant les vidéos prises par des manifestants sur place le 6 Janvier, il était clair que c’était des antifas « déguisés » en partisans de Trump. Ils ne s’en étaient d’ailleurs pas cachés qu’ils allaient agir ainsi. Ah les cons ! Des partisans de Trump les avaient certes suivis jusqu’à l’entrée du Capitole mais les avaient empêchés de vandaliser les lieux. D’autres partisans avaient protégé les forces de police contre les antifas qui étaient menaçants.

      Au passage, ces vidéos et les témoignages démontrent bien que la police du Capitole a bien ouvert les barrières pour laisser entrer les manifestants… alors que les bâtiments fédéraux sont super protégés et gardés, depuis l’attaque à Oklahoma City contre un bâtiment fédéral le 19 Avril 1995 et les attaques du 11 Septembre 2001 à New York City. On n’y entre pas comme ça. Et encore moins en un jour comme le 6 Janvier dernier où devait se dérouler un vote crucial pour la Nation.

      A noter que cette « irruption » dans le Capitole a eu lieu au moment même où commençait la première contestation des Grands Electeurs pour l’Arizona, Etat en litige. Tiens tiens. Sûrement un moyen de faire pression sur les parlementaires. Elle est belle la démocratie version GAFAM/Parti Démocrate/Antifas/BLM !

      • Merci à nouveau Vinnie pour vos éclairages qui ne manquent pas de pertinence. Je partage également votre point de vue sur les gilets jaunes et la vandalisation de l’Arc de Triomphe, circonstances de même nature afin de désigner un présumé coupable qui devient par conséquent victime sans preuve, mais avec la puissance de la tyrannie de l’émotion.

        Au sujet des vidéos du Capitole, j’ai pu en voir quelques-uns, mais je ne suis pas parvenu à me faire une idée précise et définitive en raison de manipulations nombreuses et récurrentes.

        Il me semble aussi que cette « irruption » qui se fait au moment même où le débat porte sur l’Arizona, n’est probablement pas le fait d’un simple hasard. La démocratie américaine est bien malade, et sans préjuger de l’avenir « imprévisible en particulier lorsqu’il s’agit du futur », je crains de grands désordres pouvant conduire au pire, notamment, à une forme de « civil war » version 2.0, aux contours bien différents malgré tout!

    • Il est toutefois regrettable que tant que vous y êtes, vous ne nous indiquiez pas qui sont les « nazis » dans les évènements du 6 janvier, et surtout contre qui cette « chasse » pourrait être organisée.
      On reste sur notre faim.

      • Si vous avez vos questionnements, permettez moi d’avoir mes doutes…Si, par ailleurs, vous lisez Vinnie, dans ce même post, il est probable que vous trouverez la réponse à vos questions.

  4. En outre, les réseaux sociaux disposent en droit des EUA et en droit de l’UE d’un privilège d’immunité. Ils ne sont pas responsables des publications souvent illégales par leurs utilisateurs, au par dérogation au droit commun, tant qu’ils sont un forum ouvert plutôt qu’un éditeur de contenu (comme vous, responsable de Vududroit). Or en choisissant ce qu’ils interdisent, ces réseaux sociaux deviennent des éditeurs, qui choisissent les contenus. Ils devraient donc perdre leur immunité et devenir responsables de tout ce qui est publié – et rétroactivement puisqu’ils pratiquent la censure politisée depuis plusieurs années. Dans ce cas là beaucoup feraient évidemment faillite, et tant mieux.

    • Oui, c’est bien ça, c’est la Section 230 du Communication Decency Act.
      La base du « business model » des réseaux sociaux. Comme vous le dites, sans cette protection légale, ils mettraient pour beaucoup la clé sous la porte !
      Trump avait d’ailleurs appelé à l’abrogation de la Section 230.

  5. Trump et Macron fort proches ? Oui ?
    La marche à un régime de force avec Macron ?
    La négation de la démocratie avec Obama comme Hollande, sanctionnés ?
    La même tendance aux régimes de force partout ?
    Mais le plan de Trump et son courant est-il en fait la scission du Parti Républicain, pour un parti d’affrontement ?
    Ce qui libérerait des forces à l’autre bout, dans la gauche engluée dans le Parti Démocrate ?
    Des questions…

  6. Démanteler les GAFA ? Oui ! On peut rêver, comme de mettre fin au capitalisme et de faire advenir un monde égalitaire, libre et écologique. Pleurer sur la censure de Trump ? Ou la regretter ? je n’y arrive pas. Facebook censure tous les jours sans que personne ne s’en émeuve. Attendre que le Juge tranche le débat autour de ses propos racistes, violents et mensongers ? Ces gens-là sont in-tou-cha-bles…

  7. Mon cher Confrere
    On ne peut que partager votre éloge et defense de la liberté d’expression.
    Peut être faudrait il aussi rappeler pour contextualiser votre point de vue que le satrape de Washington n’a pas hésiter à provoquer l’invasion du Capitole par des hordes d’extrémistes en tous genres dont certains néo nazis ?
    À fasciste….. fasciste et demi.
    En toute liberté d’expression.
    Dominique Trey
    Avocat honoraire
    Barreau de Paris

    • Sauf erreur de ma part, il me semble qui si Trump a appelé à marcher vers le Capitole, il n’a pas pour autant appelé à l’envahir! Ce ceux deux choses très différentes, le première étant légale, la seconde ne l’étant pas! En conséquence, comme je l’écris un peu plus haut, ne pourrait pas établir un parallèle quant aux intentions et finalités entre l’incendie du Reichtag en février 1933 et l’invasion du Capitole en Janvier 2021? Je m’autorise, personnellement, le doute, à minima…

    • La censure sur Facebook est étonnante. J’en ai pris conscience après avoir été « puni » pour avoir partagé un article de Wikipédia parlant d’un terme allemand signifiant « mise au pas ». J’ai fait un recours, mais sans résultat. Jusque là je n’avais qu’une curiosité intellectuelle concernant le totalitarisme, maintenant j’en ai la pratique. Facebook nous annonce notre avenir.

    • Si vous étiez mieux renseigné, vous sauriez que ceux qui sont entrés dans le Capitole, c’étaient les antifas « déguisés » en partisans de Trump.

      Mes contacts et ré-informateurs sur place ont bien expliqué et démontré cela. Des patriotes ont pu ensuite suivre mais ils ont tout fait pour empêcher certains antifas de vandaliser le bâtiment. Ils sont entrés et n’ont rien fait d’autres.

      Alors oui, il y a eu des extrémistes, mais ce n’était pas ceux que les medias dominants font croire.
      C’étaient des militants antifas et BLM, le même type d’individus qui ont pillé et incendié des quartiers dans certaines villes américaines l’été dernier, ainsi que provoqué des incendies de forêt en Oregon, Californie et Etat de Washington.

      Satrape ? C’est étrange comme terme pour désigner un président légitimement élu…
      Macron est-il aussi un satrape alors ? Je n’aime pas Macron, je le hais pour ce qu’il fait à notre pays et à notre peuple, mais ça reviendrait à considérer la France (ou les USA) comme une satrapie ? Ce n’est pas l’idée que je me fais de mes 2 pays.

      • VINNIE
        « Si vous étiez mieux renseigné »
        On doit comprendre que être bien renseigné revient à posséder des renseignements que seul un petit groupe dont vous êtes assurément, est détenteur?
        C’est pas trop grisant une telle situation?
        Il y a un terme que vous devriez bannir de votre lexique. C’est celui de patriote. Parce que vous le souillez.
        .

  8. perso, ma réflexion est beaucoup plus simpliste. Je n’imagine pas une seconde le PDG de twitter ou de Facebook éliminait d’un coup de plume le compte de trump. J’ai la faiblesse de penser qu’il y a été très fortement et chaudement motivé, poussé par le directeur de la NSA et par le directeur du FBI et par le responsable sécurité de Biden.. « si tu continues à laisser brailler l’autre débile sur ton réseau, on te force à couper le jus, c’est une question de sécurité nationale » . Je le dis à ma façon mais les services de Sécurité nationale US ont compris rapidement qu’ils ne pouvaient plus laisser brailler l’autre zouave car les manifestations risquaient de se reproduire.. On coupe le porte voix, tout s’arrête ! c’est mon humble avis.

    • Erreur : ce n’est pas la NSA ni même les services secrets US qui sont derrière cette action de censure. Au contraire, ces organisations sont derrière le Président.

      Les GAFAM ont des intérêts mondialistes qui vont à l’encontre des intérêts des citoyens US que Trump défend.

      L’establishment du Parti Démocrate (le DNC) est à la manoeuvre pour pouvoir dézinguer Trump et ses partisans, et pousser Biden et son gang. Les GAFAM n’ont pas eu besoin d’être motivés pour cela. J’ai suivi toute la campagne électorale et les GAFAM avaient dès le départ pris partie pour le Parti Démocrate, puis Biden quand celui-ci a été validé comme candidat. Pas été nécessaire de leur faire du chantage, ils font partie intégrante de cet Etat Profond qui n’a eu de cesse depuis plus de 4 ans de tenter de se débarrasser de Trump.

  9. Il y a longtemps Pasolini avait prédit que le futur fascisme aurait pour nom l’anti-fascisme.Hé bien , nous y sommes !

  10. Je ne suis pas du tout d’accord :
    1° l’appel à la violence est illégal, donc censurable,
    2° pour défendre la tolérance il ne faut pas tolérer les intolérants (Popper).

    • « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté! »
      Bonjour monsieur de St-Just, j’espère que vous finirez comme lui!

  11. Convoquer Rosa Luxembourg pour dézinguer Biden et les démocrates et se retrouver aux côtés du peroxydé Trump, ce n’est pas cocasse: c’est un naufrage.
    Quant à voir derrière Macron un fasciste, la aussi, c’est plus que de la myopie, c’est de la déliquescence.
    Confondre un libéral autoritaire qui avance au carburant de la trahison et un fasciste, l’analyse est singulière, voire sidérante.
    Posez plutôt les vraies questions relatives aux réseaux sociaux, qui ne sont qu’hébergeurs et non pas éditeurs.
    Cela vous permettrait de retravailler le droit de la presse, le droit tout court. Ce que vous avez oublié de faire ces temps derniers, au détriment du tordu qui assèche vos analyses.

    • Sauf que lorsque un organe de presse ou un réseau social exerce une censure, il fait bien un travail d’édition. Twitter, FB, YT, et al, en censurant, deviennent des éditeurs de contenu. En droit US, ces réseaux sociaux bénéficient de l’exonération de poursuites judiciaires pour les contenus qui seraient éventuellement postés sur leurs plateformes. C’est cette exonération (la Section 230 du Communication Decency Act) qui leur a permis de se développer avec le succès que l’on connaît.

      Dans la nuit du 8 Janvier, ce sont plus de 4,500,000 comptes Twitter qui ont été définitivement suspendus, rien qu’en Amérique du Nord. Perso, j’ai été suspendue temporairement mais nul doute que la prochaine fois, ce sera définitif.

      Et navrée de vous décevoir, mais Macron est bien un fasciste. Les GJ peuvent en parler, pour la partie visible. Et actuellement, avec les décisions politiques qui sont prises par ce gouvernement sous prétexte de mesures sanitaires – mesures qui n’ont plus grand chose à voir avec la santé – nous glissons lentement mais sûrement depuis des mois vers une pente qui n’est pas jolie-jolie à voir. Enfin, si vous ne voyez pas les choses… on ne peut plus rien pour vous. Mais pour ceux qui ont des yeux pour voir, c’est bien hélas la direction vers laquelle nous nous acheminons. Ce n’est plus de la myopie en ce qui vous concerne, mais bien de la cécité.

    • Ah, Macron n’est pas fasciste ? Et l’impossibilité de manifester, le passage en prison des gilets jaunes, le fichage des opinions politiques, la main-mise sur les média par les copains milliardaires de Macron, la future loi Avia de censure, l’intrusion dans la vie privée via la numérisation, les caméras de vidéo-surveillance, la reconnaissance faciale, la précarité généralisé, c’est quoi selon vous ?

      Un fasciste « moderne » n’a pas besoin d’être aussi grossier qu’un Mussolini : il a à sa disposition les outils techniques modernes de contrôles

      Libéral autoritaire ne veut strictement rien dire, un simple oxymore paravent de complaisance pour se dissimuler la vérité.

      • Que Macron soit conservateur et autoritaire, d’accord.
        Cela ne fait pas un fasciste. Il faut savoir choisir ses mots!

  12. Il a été viré de deux ou 3 moyens de communication,(Twitter et autres) sur un compte personnel- président. il peut toujours s’exprimer par d’autres moyens, e faites pas de lui une victime.J’ai subi en tant que syndicaliste le boycott de certains médias, j’ai pu quand même exprimer ma façon de voir.

    • Sauf votre respect mais la fonction de Président d’un pays, c’est autre que celui d’un simple quidam comme vous et moi. Même si dans les deux cas, la liberté d’expression doit être respectée. Mais vous n’avez pas les mêmes responsabilités non plus entre une fonction de syndicaliste et une fonction de président de la république.

      Le compte personnel Twitter de Trump, c’était 88,700,000 d’abonnés. Il a aussi été suspendu sur son compte officiel de POTUS.

      Ca va au-delà de se faire boycotter par certains médias. C’était aussi pour Trump le moyen de communication sans le filtre des médias dominants qu’utilisait le Président pour s’adresser à ses concitoyens. Pour s’adresser à une nation de presque 330,000,000 d’habitants, le mégaphone, c’est un peu compliqué.

      Il ne s’agit pas de faire passer Trump pour une victime mais de démontrer que si l’on peut faire ça à l’homme le plus puissant du pays, alors on peut le faire à n’importe quel citoyen. Et la victime dans tout cela, c’est au bout du bout, la liberté d’expression et ce qui fait de nous des citoyens.

  13. C’est du grand spectacle, la démocratie US se met en scène et nous impose le match suivant : « Pour ou contre Donald ? » qui n’a d’égale que « pour ou contre Joe ? ».
    C’est du tragi-comique dans le spectaculaire intégré, une ingénierie psycho-sociale qui a pour but de nous faire croire en une réalité de la démocratie et dans la perception de la solidité ou pas de ses institutions par temps de crises, rien de plus efficace comme vaccin, en effet, que le sentiment que la plus vieille démocratie du monde (?) soit prétendument menacée dans ses fondements par le populisme galopant, Trump ayant été volontairement inoculé afin de l’enrayer.

    A cet égard, la thèse de l’accident industriel lors de son élection face à Clinton par le truchement des grands électeurs, si elle est plausible, semble être sujette à caution et de manière croissante au fur et à mesure que les masques tombent dans une « cancel culture » de plus en plus prégnante et basculant brutalement le monde dans celui prophétisé par Orwell ou Luxley et dont Trump sert de caution, quoi qu’on puisse en penser, à l’insu de son plein gré ou pas n’est que secondaire, en définitive.

    C’est également une ingénierie de clivages, nécessaire quant à administrer les moutons que l’on devine déjà revanchards quant à leur liberté d’expression prétendument bafouée, de plus en plus apeurés ou s’estimant tout simplement lésés, un troupeau qui ira voter en masse dans 4 ans, pensant influer sur le cours de l’histoire, rien de plus dangereux, en effet, qu’un peuple qui se rassemble dans l’abstention électorale dans une défiance de l’oligarchie mondialo-progressiste qui ne doit sa « survie » que dans le mythe démocratique des Etats-nations incarné par la fausse alternance politique (droite vs gauche, progressiste vs conservateur, souverainiste vs nationaliste etc…).
    Le pouvoir politico-médiatique, aux ordres, contrôle donc le narratif officiel, officieusement, c’est un subterfuge sponsorisé par les puissances de l’argent, depuis la tour de Bâle, la City, Wall Street et fait relativement nouveau, avec l’aide de la Chine, dont le soft power est en passe d’égaler celui des US dans les démocraties libérales et en terme de cooptations des élites politiques internationales (ex Veran, Attal, young leader de la China Fondation).
    D’ailleurs, il faudrait faire du Spinoza pour remonter depuis le pseudo coup d’Etat du Capitole (pseudo, car l’envahissement de l’Arc de Triomphe par les gilets jaunes fut objectivement bien plus critique pour l’administration en place) jusqu’au pauvre Pangolin prétentument coupable et afin de comprendre la raison d’être de l’ingénierie de l’hystérisation de la peur du Covid qui n’est qu’une chape de plomb posée, de force, sur les peuples occidentaux afin qu’ils assistent en masse à cette superproduction rocambolesque, une véritable leçon administrée aux séditieux tentés par l’aventure dite anti républicaine ou anti démocratique, en leur foutant la frousse sur leur avenir (santé, pouvoir d’achat, islamisme) dans une perception d’un monde volontairement organisé pour apparaitre plus chaotique, plus incertain, donc plus dangereux, dans la dialectique de la théorie du choc de Naomi Klein.

    Une peur synonyme de pain béni pour les prétendus sauveurs, l’Etat redevenant providence pour les oisillons affolés par les rapaces, soudainement privés de guide et quémandant la becquée pour plus de sécurité, synonyme d’épitaphe quant à leur semblant de liberté restante, les maitres du monde répondant à leurs suppliques via l’Etat d’urgence permanent, soit le renforcement objectif du pouvoir de la minorité dominante sur la majorité bêlante, assurant l’emprise totale des premiers sur le cheptel ayant atteint sa taille critique à peu ou prou 7 millards de têtes qui ne devront plus jamais dépasser, d’ou le vaccin, d’ou le masque, d’ou le retour de l’ausweis, probablement sous plusieurs formes, d’ou la volonté d’un régalien et d’une économie standardisés en taille et en qualité, afin d’en faciliter la future gestion, d’ou un collectivisme à marche forcée que certains nomment soviétisation 2.0 ou néo bolchévisme.

    Fin probable de la propriété privée, plus d’Etatisme, plus de controles, plus de télétravail, un revenu universel imposé, moins d’interactions sociales en présentiel, un basculement anthropologique de l’ovin sédentaire en un sujet consommateur apatride asexué, le tout rendu possible grâce à la technocratie incarnée par les GAFAM.
    Pendant que les moutons ne voyaient en Internet qu’un bac à sable libérateur et surtout ludique, l’oligarchie, elle, savait d’emblée que la toile serait le nouveau paturage sans frontiériste vers la mise en esclavage du troupeau métissé à tondre, grâce à l’IA ayant analysé les opinions publiques dans les forums, blogs, sur YT et autres réseaux sociaux, afin de permettre aux maitres du monde de nous raconter une histoire, comme le père Castor, un story telling qui , dans les faits, est le plus populicide de tous les temps, tendu uniquement vers l’objectif de la gouvernance mondiale, depuis une et une seule bergerie, dans des relents eschatologiques à peine masqués.

    Pour quitter les US et se focaliser sur ce qui nous intéresse, nous, en terme de proximité politique, faire constater que la deuxième gauche pilote l’ex banquier des Rotschild, les réseaux Strauss Kahn sont à la manoeuvre, dans l’ombre, tout est piloté par l’Etat profond en terme de com’ et ses hauts fonctionnaires s’appuient sur la fonction publique d’Etat, dont les grands pontes des AP HP, pour nous imposer masques, couvre-feux, confinements et vaccins, une com’ millimétrée en injonctions paradoxales et contradictoires via des communiqués anxiogènes, histoire d’influer sur le triangle de Karpman, fruit des progrès en neurosciences.
    Si le covid est très contagieux, donc peu létal, alors son ingénierie sociale, à contrario, elle, est mortelle pour la liberté des peuples, c’est un Ebola politique construit à partir des sciences sociales et le constructivisme épistémologique, très éloigné, donc, d’une quelconque impéritie ou incompétence du gouvernement en place.

    Trump, ses censures, Biden et ses casseroles, la triche électorale ou pas, les polémiques, BLM, les scandales, bref la « vie » dite démocratique, sont des constructions sociales médiatisés par les images et elles s’imposent à nous afin de légitimer notre funeste transfert de souveraineté à la minorité oppressante, ces sachants déistes qui décident de nos vies et de notre futur, celui de l’humanité, en s’auto proclamant éclairés par les Lumières, dans le nihilisme total de la parousie.
    A cet égard, même le Vatican a été infiltré, le pape étant ouvertement pro vaccin au nom des solidarités, en bon agent mondialiste qu’il est, c’est dire l’ampleur du réseau fascisant consubstantiel au silence assourdissant des oppositions, syndicats inclus, preuve d’un entrisme patent.

    Nous sommes donc en pleine troisième guerre mondiale, celle contre les peuples et il est plus que temps de changer de logiciel d’analyse et de réflexion sous peine de se réveiller, bientôt, dans un gigantesque camp de concentration, la planète elle-même, dirigée par une poignée d’illuminés aux objectifs prétendument universalistes et humanistes.

    • Cela fait du bien de voir que certaines personnes ont gardé leur regard d’enfant sur le monde. Je plaisante, bien sûr.

      Quel cynisme. Quel complotisme. Vous auriez sans doute préféré que les QAnon dézinguent tous les parlementaires et permettent à Trump de rester au pouvoir? Cela vous aurait paru plus juste? Plus sensible? Plus humain?

      Le revenu universel me paraît dans l’ordre des choses, de même que la stabilisation de la population, dans un monde qui est fini, où les ressources sont limitées.

      Le gouvernement mondial, dont nous avons l’embryon aujourd’hui au travers des traités internationaux, est également dans l’ordre des choses: il faut partager les ressources, coopérer, sachant que si on fait n’importe quoi avec la nourriture dans un pays, il y a de forts risques de développer d’autres virus, lesquels ne connaissent pas les frontières. Même chose avec le climat et l’environnement, qui sont des richesses partagées ou appauvries par l’homme.

      Vous craignez que les gens deviennent tous des moutons ou des esclaves en paraissant ignorer que nous avons des gènes de prédateurs. Des gènes de loups. Sans cela, nous n’aurions pas évolué vers une société ultra-capitaliste et darwiniste.

      • Il faut toujours garder son esprit d’enfant, c’est une soupape dans un monde de mensonges et toujours plus cynique, mais ce n’est pas chose aisée, surtout lorsque les éléments de langage suintent par tous les pores numériques au royaume de la com’ et de la manipulation, dans une démocratie totalement sous hypnose.

        Si vous m’aviez (un peu) lu attentivement, vous auriez compris que je ne cautionne pas « Trump vs Biden », soit le scenario imposé aux peuples par des ingénieries de clivages visant à provoquer une aporie de réflexion dans la raisonnement du plus grand nombre, les grands complotistes sont à la manoeuvre et maitrisent parfaitement la thèse, l’antithèse et surtout la synthèse, ce « en même temps » qu’ils s’approprient stratégiquement pour nous enfermer dans le « pour ou le contre.

        Il n’y a aucune notion d’humanité et de justice dans ce viol collectif du cognitif, juste une volonté de dominer et de rester au pouvoir, d’instaurer un rapport des forces à l’avantage de la monorité agissante.

        Le RU fera croire que le chomage n’est plus et le controle de la démographie, des déplacements, des activités, singera le modèle Chinois qui fut un merveilleux validateur de tests pour une population à plus d’1 milliard d’individus, le plus souvent masqués.
        Toutes les problématiques progressistes sont sponsorisées par l’oligarchie dominante et pour ses propres intérêts, il n’y a aucune philanthropie dans le mensonge du RCA qui est né par la volonté du duo Thatcher/Reagan sous l’égide de l’ONU, déjà…Hansen, Gore et quelques autres ont fait le job et la propagande a suivi, dans une instrumentalsation du catastrophisme qui n’a d’égal que la peur pandémique, conditions sine qua non quant à controler 7 milliards d’individus par le capitalisme débridé.

        Ce qui a toujours importé, c’est la répartition des richesses, je ne vous fais pas un dessin, les désormais moins de 1% qui détiennent plus de 50% des richesses n’ont aucune volonté de revenir en arrière, ce sont les loups et nous sommes les agneaux, cela fait des siècles que c’est ainsi et je ne vois pas qui et quoi serait capable de changer la donne, à moins d’une météorite provoquant une extinction de masse…
        La décroissance énergétique pour les moutons, pourvu qu’ils puissent toujours consommer dans le cadre d’un changement de paradigme économique imposé, parce qu’il faut leur donner une perspective, une croyance, ce que Jung avait théorisé en affirmant que le peuples ne supporteraient pas longtemps l’absence de transcendance.
        La croissance toujours pour l’oligarchie désormais mondialiste et une réification croissante des rapports sociaux dans la chosification de l’être devenu sujet consommant.

        Le spectacle de la société de la marchandise n’a jamais été autant pornographique que maintenant et l’émergence de l’IA et du big Data, utilisés à des fins de contrôles des peuples, on le voit très bien avec l’ingénierie Covid, accentuera inexorablement leur aliénation.

        • Mais je vous ai lu attentivement. Il n’y a pas de scénario Trump contre Biden, si ce n’est le scénario élaboré par Trump lui-même. Vous croyez peut-être que Biden avait envie de revenir en politique? Certainement pas à son âge, et avec sa carrière. Il ne l’a fait que pour contrer Trump. C’est d’ailleurs sans doute ce qui nous garantit une bien meilleure présidence que les précédentes: Biden n’a pas de goût particulier pour le pouvoir, il n’est là que parce qu’il s’y est senti obligé.

          Trump a élaboré lui-même, avec sa sociopathie, le scénario plus qu’improbable d’un trucage massif des élections. C’est ce qui l’a conduit à s’appuyer sur QAnon pour entraîner ses autres supporters plus modérés vers le Capitole.

          Que la dualité du pouvoir aux Etats-Unis soit imposé par une oligarchie, en revanche, ça me semble évident. Mais l’équilibre des pouvoirs change. L’industrie pétrolière, par exemple a été battue en brèche par le covid allié à la transition énergétique. Pour la première fois, on a eu le discours d’un candidat, Biden, dénonçant l’argent du pétrole. Au risque de perdre le Texas, qu’il a d’ailleurs perdu. Mais mieux vaut perdre le Texas qu’avoir les mains liées par les pétroliers.

          Quant à la notion de chômage, elle introduit elle-même un biais cognitif, une manière de déformer la réalité avec une novlangue, comme dans 1984. Le chômage, c’est comme l’endettement: la culpabilisation des masses. La nature profonde du travail a subi une révolution, les agriculteurs contrôlent leurs moissonneuses à l’aide d’ordinateurs, l’automatisation est partout.

          La modernisation effrénée n’a pas été suivie de changements de mentalité: on ne peut plus réfléchir en termes de chômage et de mérite du travail, c’est fini. Ce sont de vieilles valeurs rassurantes, si on veut. Si on voulait changer les mentalités pour les adapter à ses nouvelles technologies, il faudrait considérer que la créativité humaine est ce qui nous empêche d’être des chômeurs.

          Ou bien, il faudrait considérer que le travail est un bien comme un autre, qui doit être partagé de la même manière que l’on partage les ressources, et retiré artificiellement aux machines pour être rendus aux humains chaque fois que cela peut faire du bien aux humains.

          C’est un travail philosophique qui n’a plus rien à voir avec les notions d’économie et de croissance, et tout à voir avec l’harmonie et le développement personnel.

          La notion de revenu universel, de tranquillité spirituelle par rapport aux lendemains ne pourra que se traduire par une baisse de la consommation et une mobilité et une vraie flexibilité professionnelle. Toutes choses indispensables pour le développement durable.

          Il faut changer de braquet. Si on réfléchit comme dans les années 70, on ne peut pas s’adapter aux immenses changements actuels introduits par le big data et les nouvelles technologies. Normal, alors, que l’on crie au complot et que l’on ait envie de faire la révolution pour revenir plusieurs décennies en arrière. Mais c’est là que l’on est le plus manipulable.

          Tout le monde n’est pas la Chine ni n’a envie de le devenir. On en a payé le prix, d’ailleurs, au cours de cette pandémie. Mais nous restons très attachés à nos libertés individuelles. Les technologies numériques ne sont qu’un outil, dont nous devons faire le meilleur usage possible.

          • Trump n’a élaboré aucun scenario, pas plus ou moins que Biden, ce sont deux passagers d’un même déterminisme, deux agents pour l’agit prop mondialisé.
            Je réitère, la démocratie se met en spectacle afin de se légitimer, comprendre assurer la pérennité du transfert de souveraineté du peuple à un système de gouvernance dans le processus dit démocratique, ce dernier n’étant que la reconduction d’un même entrisme au pouvoir par l’illusion d’un choix libre dans l’urne, entrisme servant les intérêts de l’oligarchie.

            Tocqueville disait « peu importe ce que les gens pensent, ils voteront comme on leur dira. »

            Ca n’a jamais été autant d’actualité grâce à l’exploitation du Big Data pour faire croire et non aider à penser ou à prendre une décision en conscience.
            Vous comprendrez alors, que le story telling autour des motivations cachées d’un Trump ou d’un Biden sont secondaires, on se moque bien de savoir si Biden avait envie ou pas de revenir en politique, cela rejoint le narratif autour de la triche par Dominion, thèse qui ne sort pas de nulle part et certainement pas au petit matin, au saut du lit.

            Pour que le peuple puisse penser qu’il y a eu triche, il fallait bien l’alimenter en datas, en polémiques et le duo Trump/Biden en fut les acteurs principaux dans leurs incarnations, bien relayés par la médiacratie.
            Le pseudo coup d’Etat du Capitole, qui n’est qu’une insurrection ou une effraction d’un bâtiment public ô combien symbolique, c’est du spectacle qui permet aux US d’être la vitrine du monde démocratique à 8 jours de la passation de pouvoir, le tout en pleine pseuso pandémie mondiale, ce qui est un sacré tour de force en terme de com, mais les moyens utilisés pour le faire, les relais, sont colossaux, plus c’est gros, mieux c’est, à l’instar de la censure du président encore en exercice par le 5ème pouvoir.

            Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs, la gauche, la droite dites de gouvernement, c’est une différence de degré politique au sein du même entrisme capitaliste, ils sont de même nature, fondamentalement.

            Pour le reste, après avoir pollué durant les trente glorieuses, l’occident a décidé de changer de modèle pour s’adapter au néo libéralisme post chute du mur de Berlin.
            Délocalisation des moyens de production, moins de pollution locale par les energies fossiles, plus de profits, plus de dumping social, donc plus d’immigration.
            C’est aussi pour des raisons géostratégiques, promouvoir un discours écologique vertueux, c’est aussi pour mieux montrer du doigt les émergents ayant hérités du rôle de producteurs mondiaux et limiter leur croissance, c’est un duel entre la chrématistique et la valeur travail, entre des rentiers (bourse) et ceux qui produisent de la valeur ajoutée (industriels), duel sublimé par le vieux serpent de mer du pic pétrolier.
            On comprendra, là aussi, pourquoi les élites occidentales ont sponsorisé la transition énergétique, l’urgence de proposer et surtout de faire accepter par les opinions publiques, un nouveau modèle économique propice à se faire toujours plus d’argent sur le dos des industriels-pollueurs qu’ils furent pourtant, il y a quelques décennies en arrière…

            Exprimé autrement, là aussi, ce n’est pas pour notre bien ou celui de la planète que le concept du RCA fut avancé, mais pour le bien de l’oligarchie qui avait besoin de flécher la consommation en direction de nouveaux rivages afin d’augmenter son profit, ce qui peu paraitre contre intuitif dans le concept de décroissance énergétique, mais c’est une réalité, le développement durable, les énergies renouvables sont des strory telling afin de justifier la contrainte de changements imposés.

            Sur le chômage, il est structurel, peu ou prou stabilisé ou en tous les cas présenté comme tel depuis des années, en tous les cas avant l’hystérisation politique du Covid.
            C’est avant tout un marqueur psychologique afin de justifier le travail de masse, une épée de Damoclès dans la thématique de la peur du déclassement social et économique.
            Je vous rejoins donc quelque peu sur votre approche quant à culpabiliser, disons qu’il est necessaire, donc volontairement entretenu. Mais ceci appartient au passé, désormais, il n’y aura plus de chomage grâce au RU qui sera justifié dans le post Covid, ce qui ne changera rien, à part dans la perception du plus grand nombre qui croira en une société plus juste et égalitaire, ce qui est le but de nos pseudos bienfaiteurs au pouvoir.

            Enfin, la robotique, l’automatisme sous IA et le Big Data, vont changer le monde et pas seulement le rapport de l’Homme à son travail.
            Si on pouvait théoriser que la salariat était un néo esclavagisme aliénant, relire Debord dans sa critique de la société marchande, les nouvelles technologies feront peu ou prou le travail à la place du salarié, en mieux, car plus précises et surtout plus rapides, sans revendications de classes.
            J’insite sur ce dernier point : L’Homme n’aura plus le loisir de revendiquer quoi que ce soit culturellement, socialement et économiquement.
            On se dirige donc vers une société pour laquelle le bétail humain métissé de force, sera un consommateur impulsif oubliant progressivement son identité tellurique ou profit de son avatar virtuel, les machines feront le job productif et l’oligarchie décidera, comme elle l’a toujours fait, de l’avenir du genre humain qui passera pas le transhumanisme, le scientisme sera au service de l’idéologie sécuritaire et la peur intrumentalisée en sera le fil conducteur.

            Relire Kalergi dans ses concepts d’eugénisme de classes, les élites, en tant que groupe ethno-socio-culturel revendiqué, se reproduisant entre elles, le reste, sans consistance, à surveiller en tant que bipèdes synonymes de gagne-pain, faudrait pas qu’ils se jettent dans le précipice par le truchement de quelques leaders frappés soudainement de lucidité, il ne faut pas gâcher la marchandise, tout de même !

            Mais là, j’ai conscience de digresser grandement sur un blog évoquant des questions de droit. Dont acte.

            Oui il faut changer de braquet, mais à vous lire, je pense qu’il est déjà trop tard, les grands marionnettistes ont réussi à faire croire au plus grand nombre que la perception, c’est la réalité, la vérité, grâce à des outils d’effraction du cognitif, ils nous font croire à peu près ce qu’ils veulent et quand ils veulent et nous validons pensant choisir selon notre libre arbitre.

            Cette méprise, c’est la plus grande tragédie de l’histoire de l’humanité, à ce jour.

          • A vous lire, il y aurait une oligarchie, une force identifiée visant à tromper systématiquement le peuple. Vous commettez l’erreur de tous les complotistes, qui jouent d’ailleurs sur la paranoïa enracinée en chacun de nous (et oui, car la paranoïa fut aussi une condition de la survie: au temps de la préhistoire, ceux qui pensaient que des prédateurs faisaient bouger les herbes avaient plus de chance de survivre que ceux qui pensaient que c’était le vent). Cette erreur, c’est celle de croire qu’il y a une force unifiée, concertée, qui visent à tromper son monde.

            Cela vous permet de vous positionner dans le confort de Celui Qui Sait: les autres sont trop naïfs, mais votre cynisme, quant à lui, vous permet de percer à jour tous les mensonges, de révéler toutes les mises en scène.

            C’est ignorer, en fait, que votre cynisme vous incite à vous faire votre propre cinéma, à regarder le monde au travers de cette lentille ô combien déformante.

            Il y a des oligarchies, des fortunes se créent et s’effondrent. Ce qui est vrai, c’est un dicton comme « on ne prête qu’aux riches », qui laisse entendre que l’argent, c’est le pouvoir, ce qui est vrai. Mais cela ne signifie pas qu’il y ait un grand complot oligarque pour rendre les gens systématiquement esclaves.

            Et ce n’est pas en minimisant la pandémie ou l’insurrection du Capitole que vous nous ferez croire que tout ceci est un complot fomenté par les oligarques pour prendre Trump au piège.

            Nous sommes tous victimes du déterminisme, mais cela ne signifie pas que nous n’ayons aucune marge de manœuvre. Trump a conçu un scénario dans lequel il pensait sortir vainqueur, ne se rendant pas compte que sa sociopathie l’empêchait de voir les choses de manière lucide.

            Nous avons tous des gènes de prédateurs, et le système actuel récompense les plus prédateurs. Elle est là, la vérité. C’est en travaillant sur nous-mêmes que nous pouvons sortir de ce paradigme.

            Là, on assiste à la naissance d’un nouveau concept, celui de coopétition, mélange barbare entre la coopération et la compétition. Cela prouve que certains prennent conscience des limites du simple rôle de prédateur.

            Je ne dirais pas qu’il n’existe pas de classe dominante de type oligarchique. Je ne nie pas non plus l’existence de certaines collusions d’intérêts, et du lobbying.

            En revanche, je pense que les choses sont beaucoup moins figées que vous voulez nous le faire croire. Bien sûr qu’il faudra se battre contre les classes dominantes: elles ne se rendront pas sans combattre.

            Mais le nouveau discours selon lequel nous vivons dans un monde fini, avec des ressources limitées, ne peut en aucun cas faire le jeu de cette oligarchie, contrairement à ce que vous décrivez.

          • Ah, voici un bel exemple d’inversion accusatoire que voilà !

            Complotiste, cynique, paranoïaque, menteur.

            Ce sont des éléments de langage systémiques, dans la défense systématique des dominants !
            Si vous posez que le pouvoir, c’est une contrainte exercée par une minorité sur une majorité, alors oui, il n’est pas faux de formaliser que cette minorité se sert les coudes pour rester tout en haut, très consciente de son infériorité numérique.

            Il n’y a rien de complotiste dans ce truisme, ce dernier ayant été vérifié maintes fois depuis la nuit des temps.

            Il faut raisonner grands ensembles et s’épargner de verser dans le piège de vouloir identifier et nommer, le bouc émissaire, en effet, est l’arme de dominants, pas des dominés.
            – Cette minorité est-elle incarnée par les 1% et toute la galaxie orbitant autour ?
            – Est-elle oligarchique uniquement parce qu’elle détient des fortunes colossales, ou exprimé autrement, l’argent est-il le moyen d’exercer le pouvoir ou une fin en soi ?

            Pour aborder ces deux questions, il faut tenter de trouver des points communs entre le Sanhédrin qui taxait les marchands du Temple et l’Etat qui vous ponctionne au nom des solidarités.
            Quel est donc ce point commun ?
            Vous pensez que c’est uniquement l’argent ? L’argent est-il en capacité de se substituer aux questionnements métaphysiques de l’humanité ? Qui suis-je ? Ou vais-je et dans quel étagère ? ^^
            Allons, allons…le tropisme qui a toujours gouverné l’humanité, c’est l’idéologie dite dominante, qui est quasiment une formule pléonastique.
            Et aujourd’hui, en limitant au maximum la digression sur un blog de droit, elle se cache derrière le progressisme à des fins prétendument humanistes, mais qui peine à cacher son dogme malgré la promotion du scientisme-roi et du matérialisme pour ses esclaves, afin que ces derniers soit fléchés dans leur besoin de transcendance inhérent à celles et ceux qui se posent encore des questions quant à donner du sens à leur vie.

            Et pour que cette idéologie perdure, il faut qu’elle se cache, qu’elle soit occultée aux yeux du plus grand nombre, il faut qu’elle se drape derrière des projets prétenduments humanistes, désintéressés, philanthropiques, afin de fabriquer le consentement sur des bases faussement morales héritées du judéo-christianisme.
            Mais pour parvenir à cette formulation, il faut prendre des risques sur ses certitudes, dépasser ses préjugés, voire remettre en cause sa propre éducation, faire preuve de courage et d’honnêteté intellectuelle afin d’intégrer que l’Histoire ou les romans nationaux, sont écrits par les vainqueurs et que ces derniers n’hésitent pas à fabriquer des scenarii pour justifier leur maintient tout en haut, dans l’incarnation de l’idéologie dominante.

            Ensuite, puisque vous abordez la pandémie, avez-vous vu, de vos propres yeux, le covid ?
            Bien sûr que non, pas plus que moi.
            Vous n’avez « vu »que ses conséquences, celles qui vous sont communiquées et vous subissez l’injonction d’y croire, parce qu’il y a des morts, il y a des cas positifs, il y a des variants et qu’au nom des solidarités et de l’altruisme, vous devez vous soumettre aux restrictions, vous êtes tenu moralement de les respecter (oui je sais, il y a également la peur du gendarme), même si vous n’avez jamais « vu » le virus, vous portez le masque et vous envisagez même, peut être, de vous faire vacciner, sans même aborder votre possible déclassement social et économique !
            C’est d’une puissance unique dans la capacité d’effraction du cognitif et Lacan avait théorisé que la réalité ne peut être perçue que sensoriellement, dès que vous êtes dans sa description par le langage, par les images, par une représentation, vous basculez dans le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire, ce sont des interprétations de la réalité, des perceptions, des constructions, des signifiants pour un même signifié, mais en aucun cas la réalité.

            Ce constat, que l’on pourrait trop facilement résumer par « constructions sociales », est très différent que de vouloir nier ou minimiser la pandémie, un antagonisme qui est une aporie sponsorisée par le pouvoir afin de cliver. Mais il possède surtout l’immense mérite de poser que le covid est d’abord et avant tout un virus politique au service de l’idéologie dominante et que son story telling est matérialisé par la manipulation du Big Data, le nec plus utra actuel quant à « inventer » des théories, alors qu’il ne devrait servir qu’à les valider plus rapidement.

            Enfin, les débordements (et non pas coup d’Etat, les mots ont un sens) du Capitole procèdent de la même mécanique, on nous fait voir des émeutiers, il y a des morts, de la violence, vous êtes tenu moralement de les condamner, au nom de la démocratie, de l’unité nationale et le virus est ici incarné par Trump, comprendre le Trumpisme, avec tout le story telling derrière.

            Trump n’a rien construit du tout, comme Biden, ils font parti du spectacle, Pelosi qui déchire la feuille lorsque Trump échappe au premier Impeachment, Trump qui joue au Golf pendant que, prétendument, il se fait voler l’élection, c’est du théâtre dit démocratique, donc manipulatoire.
            L’accusation de sociopathes, la psychologisation croissante de l’ennemi (politique ou autre) est l’arme de dissuasion massive des dominants pour disqualifier l’opposition, que cette dernière possède les gènes de prédateur ou pas ne change rien ou à la marge, dans le temps long.

            Tous les concepts dit « progressistes » sont générés pour et par les dominants (la minorité) et ils s’appuient tous sur les mêmes mécanismes afin de provoquer l’adhésion du plus grand nombre (les dominés).
            C’est la fabrique du consentement par l’émotion, c’est la manipulation des opinions, c’est le grand remplacement de la pensée par la croyance, c’est la fin du libre arbitre, si tant est que ce dernier existe.

            Tant que le populo, le peuple, n’aura pas compris ces principes, il restera aliéné à son consumérisme vectorisé par ses bergers et la majorité restera esclave d’une minorité de colonisateurs violant son cognitif et en le mordant pas leurs patous afin qu’il reste dans le droit chemin, celui de l’abattoir ou celui des salles de tonte.

  14. J’avais peur d’être le seul à me souvenir de T.Roosevelt et de son Antitrust Act qui a permis de casser Exxon et la banque Morgan…

    Le combat pour le pouvoir entre politique et financier ne date pas d’aujourd’hui; les chinois le savent, n’est-ce pas M.Ma ?

  15. Contrairement à vous, Régis de Castelnau, je ne suis pas juriste. Mais je crois que dans votre premier argument, vous faites une confusion: ce n’est pas parce que des GAFA tomberaient sous le coup de l’abus de position dominante qu’ils n’ont pas le droit d’établir leurs propres règles de communication, comme toute entreprise privée. Donald Trump a été au pouvoir pendant 4 ans, avec, à ses débuts, le pouvoir républicain à la fois à la Chambre et au Sénat. Loin d’avoir démantelé les GAFA, il les a soutenus contre l’Europe, qui voulait les taxer lourdement, en imposant notamment des taxes sur le vin à la France en rétorsion. Il ne faudrait pas réécrire l’Histoire.

    Il a d’ailleurs été beaucoup plus facile à Trump de se constituer une base importante de followers du fait des quasi-monopoles des réseaux sociaux, ce qui lui a permis d’asseoir son influence. Donc, le premier à avoir fait la promotion du pouvoir totalitaire et nazi des réseaux sociaux, c’est Trump.

    Contrairement à vous, je suis persuadé que le pouvoir des réseaux sociaux sera bridé sous Biden, et non étendu. Parce qu’il retiendra la leçon Trump.

    Vous connaissez parfaitement la loi américaine, puisque vous citez le premier amendement de la Constitution, mais connaissez-vous la loi française? Dans la loi française, il y a quelque chose qui interdit l’appel à la haine, ou au meurtre.

    Appeler à une insurrection populaire ne constitue pas une simple opinion politique comme vous semblez le croire: c’est un acte de guerre, tout simplement. Il faut rappeler que Trump avait invité des suprémacistes de QAnon à son meeting. C’était bien dans le dessein de provoquer un emballement.

    Donc, ce que vous auriez dû promouvoir dans votre article, ce n’est pas la liberté d’expression du premier amendement, mais bien l’appel à la guerre civile. Car c’est bien de ça dont il est question ici.

    A vous de nous prouver juridiquement, non seulement que tout citoyen a le droit d’en appeler à l’insurrection, mais qu’un président élu a également le droit de le faire, en s’appuyant sur son pouvoir. Bonne chance, Régis.

    Pour terminer, je dirais que lorsqu’on a affaire à un dictateur, le seul droit ne peut plus s’appliquer en toutes circonstances. Le dictateur vous forcera inéluctablement au rapport de force, à la décision arbitraire à un moment ou un autre. Sinon, vous serez mangé. Cela ne signifie pas pour autant l’abdication du droit, bien au contraire. Mais le droit ne peut s’appliquer qu’à des personnes de pouvoir ayant un niveau de culture raisonnable, et respectant elles-mêmes le droit.

    Si nous conservons des forces armées, c’est bien pour préserver le droit. C’est donc que quelque part, le droit pur, absolu, est faillible. Tout simplement parce que l’être humain est faillible.

    • – Ce n’est pas la peine d’invoquer la loi française (anti-haine) pour dire que Trump ne pas faire cela!
      – Jusqu’à preuve du contraire nos forces armées ne sont là pour préserver le droit;
      je ne suis pas non plus juriste; on pourrait s’inscrire ensemble à des cours de droit en soirée!

  16. Le 1er amendement ne concerne-t-il pas les décisions du Congrès, et plus largement les actes législatifs et décisions de l’Exécutif ? Et non, les entreprises privées ?

    • Le Premier Amendement concerne tous les citoyens. Ce sont eux qui en sont les bénéficiaires. Il garantit la liberté d’expression, de religion, de la presse, de réunion et de saisie du Gouvernement par les citoyens.

      Le Congrès ne peut effectivement pas passer de lois pour contrer cette liberté ou l’interdire.

      Note personnelle : si même le Congrès, représentants du peuple en les 2 Chambres, ne peut interférer avec le Premier Amendement, de quel droit alors une entreprise privée peut-elle le faire ?

      • Le Congrès est une entité publique représentant le peuple.
        L’entreprise privée ne représente aucun citoyen , n’est donc pas responsable vis-à-vis du peuple, et n’est ici qu’un lieu ouvert d’expression où tout peut être dit mais sans pour autant être le producteur des idées qui y sont diffusées.
        Ce sont deux choses non comparables, genre torchon et serviettes, et les étudier par le biais de l’analogie nous place face à une aporie.

  17. Merci Maître pour votre analyze. Ce n’est pas courant et elle est la bienvenue.

    Je connais bien la politique américaine car à moitié américaine, je maîtrise la langue et les codes des USA, sans parler que je m’intéresse à cette « autre patrie ».

    Vous parlez du Premier Amendement et c’est bien. C’est même fondamental. C’est la Constitution.
    Et pour les Américains, la Constitution, c’est tout en matière de droit. Au-dessus de la Constitution, c’est le soleil, comme on dit. Ou même Dieu, quand on est Américain. Mais je digresse.

    Contrairement à la France, qui a subordonné sa Constitution à l’UE, les Américains n’ont rien de tout cela : la Constitution est la loi suprême qui définit l’Etat de droit.

    Pour ce qui est des GAFAM et de leurs plateformes de réseaux sociaux, je me permets ici d’expliquer un petit point de droit qui a fondé leur « business model » : la Section 230 du Communication Decency Act, le texte qui régit la décence dans les communications. Au départ conçue pour régir tout ce qui concernait la diffusion de la pornographie dans les communications, cet objet a été dévoyé à des fins politiques.

    La Section 230 exonère littéralement les réseaux sociaux de toute responsabilité quant aux contenus postés sur leurs plateformes. Dit autrement : un réseau social comme Twitter ne peut pas être poursuivi pour le contenu posté, quel qu’il soit. Celui qui doit être poursuivi, c’est l’auteur du contenu. En contrepartie, la liberté d’expression devait être respectée. Contrairement à la presse, qui elle, quel que soit son support, est un éditeur de contenu et est responsable de ses publications.

    L’on voit alors que sans la protection accordée par la loi, tous ces réseaux sociaux n’auraient pas pu s’épanouir comme ils l’ont fait… Or, si les réseaux sociaux comme FB ou Twitter ou YT exercent une censure comme ils le font, ils ne sont plus des plateformes, des places publiques où s’expriment l’opinion. Ils deviennent des éditeurs de contenu. Et donc, ils ne devraient plus bénéficier de la protection accordée par la Section 230.

    Trump avait vu venir le danger depuis longtemps : il avait demandé à de nombreuses reprises l’abrogation de la Section 230. Après tout, l’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre : être un éditeur de contenu qui peut censurer, tout en étant protégé, sans risques, des poursuites judiciaires.

    Voilà pour le point de droit.

    Sur la liberté d’expression, c’est tout à votre honneur de la défendre en entier. La liberté d’expression n’est pas à géométrie variable. Elle ne se découpe pas en appartement. Ses bénéficiaires sont ou tout le monde, ou personne. Mais il ne peut y avoir de « bons » bénéficiaires et de « mauvais » bénéficiaires de cette liberté. Elle est la liberté, point.

    Trump n’est pas juste un autre « John Doe » (= un anonyme en droit US). C’est le Président des USA, l’une des personnes les plus puissantes du monde. Son compte Twitter, que je suivais, comptait 88,700,000 d’abonnés. +88 millions ! Ce n’est pas rien. Et quand bien même.

    Le sentiment de nombre d’Américains et même d’étrangers qui suivaient son compte, est que si l’on peut faire ça à l’homme le plus puissant du pays, alors les simples citoyens américains peuvent aussi en être victimes. C’est ce qu’il s’est d’ailleurs passé dans la nuit du 8 Février où environ 4,500,000 de comptes Twitter ont été suspendus définitivement. Des comptes de « patriotes », de ré-informateurs, des pro-Trump.

    Perso, mon propre compte Twitter a été temporairement suspendu. Je pense que la prochaine fois, ce sera une suspension définitive. Tout ça parce que mon dernier tweet, fut la rediffusion de son clip de campagne de 2016 où il expose la complicité entre les mondialistes et le clan Clinton pour détruire le pays et appauvrir encore plus ses habitants.

    Il court actuellement aux USA, chez les démocrates et leurs soutiens mondialistes, une ambiance de chasse aux sorcières, contre les partisans de Trump, contre ses proches collaborateurs menacés de ne plus pouvoir trouver de travail dans le pays, contre les partisans de Trump, militants, sympathisants, électeurs même (car les préférences électorales sont enregistrés… tout électeur républicain sera suspecté de sympathie pour le Président). Certains gouverneurs démocrates ont même décréter qu’ils émettront un mandat d’arrêt contre Trump une fois qu’il ne sera plus président, après le 20 Janvier, si d’aventure il voyageait dans leur Etat.

    Ces menaces sont explicites et très inquiétantes pour le pays dont l’hymne national proclame qu’il est « land of the free, home of the brave ». J’espère que le pays ne tournera pas dans le sens de la fascisation que vous décrivez. Ce serait envoyer un signal très grave aux autres pays occidentaux, dont le nôtre, que Macron a déjà bien fascisé, reconnaissons-le. Un signal négatif. Un signal qui donnerait aux mondialistes le coup d’envoi de leur guerre contre les peuples (je pense au Grand Reset).

    Car là, cette dictature serait exercée par des gens qui soit-disant veulent notre bien, tout en nous imposant la bien-pensance et le politiquement correct – dont on voit déjà les dégâts sur la pensée politique et la pensée tout court. Une dictature dont la nouvelle milice serait les Antifas, qui sont ceux qui ont « envahi » le Capitole – et non les partisans de Trump. C’est le récit des médias dominants notamment en France, mais les sources sur place, que je peux consulter, affirment que ce sont bien des antifas les responsables de ce bazar au Capitole. Les vidéos le montrent aussi. Il est facile de bien reconnaître que ce sont des antifas « déguisés » en partisans de Trump. Ils ne s’en étaient pas non plus cachés qu’ils agiraient ainsi.

    Nous avons les mêmes antifas chez nous. D’ailleurs, pour faire un parallèle, cela ressemble fort à la dégradation de l’Arc de Triomphe lors d’un des premiers actes des GJ, durant lequel des antifas avaient enfilé un gilet jaune et avait vandalisé l’Arc de Triomphe, tandis que des vrais GJ avaient protégés la flamme du Soldat Inconnu, en bons patriotes qu’ils étaient. C’est aussi ce qu’il s’est passé le 6 Janvier au Capitole, à Washington DC.

  18. vous écrivez, je cite « les GAFA sont en situation de position dominante », certes et alors?

    à ma connaissance personne n’est obligé d’ouvrir un compte dans ces commerces, ils n’ont rien d’essentiel, ils ont même tout le contraire

    leur importance n’est que directement proportionnelle à l’attention que nous leur procurons

    vous voulez les démanteler? ok, faisons ça, pourquoi pas… mais j’attire votre intention qu’il y a un acte, simple et efficace que vous pouvez faire de suite si vous le voulez, ou demain peu importe, le plus tôt le mieux en tout cas: débranchez, récupérez vos données et fermez votre compte

    voilà, vous êtes bien non? ça va beaucoup mieux maintenant

    • Entièrement en phase avec votre intervention.

      Il est tout de même amusant que le système nous impose une (pseudo)polémique alors même qu’il a facilité la position hégémonique des censeurs de Trump au point même d’en faire l’organe de propagande officiel de la maison blanche (mais ce constat est également valable dans d’autres administrations occidentales).
      Les Russes et les Chinois l’avaient bien compris en développant respectivement Kontakte, WeChat ou Weibo pour tenter de se désengager de cette position quasi hégémonique, comprenant le danger du cheval de Troie des droits de l’hommiste quant à pratiquer un soft power succeptible de contaminer la jeunesse et opérer des basculemets de régimes.

      Les réseaux sociaux, rien que cette dénomination devrait mettre la puce à l’oreille du plus grand nombre, c’est de l’élément de langage appliqué à de la psychologie comportementale, comme si les interactions sociales pouvaient être virtuelles pour des êtres vivants de chair et de sang !
      C’est ce que veulent nous faire croire les rois du marketing politique qui s’appuient sur la psychologie sociale et les consrtuctions du même nom, créer des rapports sociaux médiatisés par FB ou Twitter, dans la logique de strandardisation culturelle et de l’info, grosse modo, tout le monde recoit la même information sur son portable issue des canaux officiels (ex Reuters et AFP chez nous) et traitée par des agents quadrillant le grand échiquier politique.

      Auparavant, il y avait Hollywood pour nous expliquer les gentils et les méchants, la pravda faisait de même de l’autre coté, du temps de la guerre froide, aujourd’hui, ce sont les réseaux sociaux qui alimentent le quatrième pouvoir et la machine à propagande mondiale.

  19. Je souscris à 100% à votre commentaire !
    Merci pour le lien que j’ai mis dans mes favoris.
    Et c’est vrai, on voyageait bien plus facilement il y a 25 ans de cela que maintenant.

    Je vous suis aussi dans votre conclusion : sous le talon de fer des mondialistes, beaucoup de gens vont souffrir et mourir qui ne le devraient pas. Nous en avons déjà une bonne idée avec l’UE qui n’est que le relais sur notre continent de la mondialisation néolibérale, moyen d’action des mondialistes pour détruire nos Nations et nos démocraties.

    Trump avait mis un coup d’arrêt à tout cela. Il n’avait déclenché aucune guerre. Il mettait fin doucement mais sûrement à l’empire américain. S’il n’est pas reconduit le 20 Janvier, nous aurons droit à la guerre contre les peuples, sous forme de Grand Reset, de transition écologique destinée à redonner de la vigueur au capitalisme, et de dictature sous couvert de mesures sanitaires. Charmant !

    Et moi qui pensais fuir aux Etats-Unis… Avec une présidence Biden/Harris, ce sera changement de plan.

  20. On a du mal à comprendre en quoi la clôture du compte tweeter de Monsieur Trump constitue une .répression brutale des trumpistes ou de Trump lui même.
    Au demeurant, le fait de brandir le Premier amendement de la constitution américaine peut à bien des égards être regardé comme une supercherie.
    J’ai des amis américains qui seraient bien incapables de parler de façon convaincante du Premier amendement pour la raison que, comme la plupart des américains ils ne savent pas ce qu’il contient.
    C’est le totem qu’on sort quand on veut justifier n’importe quoi
    Du reste, il n’est pas indispensable d’être un constitutionaliste pour comprendre qu’en l’état, cet amendement ne correspond plus à grand chose, tant les usages que l’on est porté à en faire constituent un grand fourre-tout.
    La Cour suprême est intervenue plusieurs fois avec plus ou moins de succès pour contrer ou invalider des décisions des cours inférieures en rapport avec le Premier amendement.
    La Cour suprême a par exemple validé une décision d’interdire la destruction de la carte de conscription pendant la guerre du Vietnam . Qu’est ce que c’est si ce n’est pas de l’expression?
    Ou cet autre arrêt Bethel School District v. Fraser par lequel la Cour suprême valide la condamnation d’un étudiant après un discours devant une assemblée. Qu’est ce que c’est si ce n’est pas de l’expression? La lecture des arrêts est du reste d’une saveur particulière.
    Cela signifie tout simplement que subsumer sous le Premier amendement de la constitution des USA toutes les formes d’expressions et leurs objets n’a aucun sens.
    La plupart des gens se plaisent à oublier le titre de l’amendement, parce que ça les arrange, . Lequel titre se borne à interdire au Congrès de légiférer sur l’établissement d’une religion, la limitation de l’exercice d’une religion, la liberté de parole ou de presse, ou encore celle des citoyens de manifester, d’adresser des pétitions pour prévenir les abus.
    Que les GAFA aient émergé entre temps ne change rien à l’affaire.
    Que Monsieur Trump ait pu utiliser leurs canaux jusqu’à la nausée pour gouverner ou exhorter le 6 janvier les plus extrémistes de ses soutiens dans l’unique but d’obtenir ce qui s’en est ensuivi, n’a rien à voir avec le Premier amendement de la constitution américaine.
    Les évènements du 6 janvier qu’il s’agisse des agissements de Monsieur Trump ou de ceux de ses sycophantes les plus zélés, son fils compris, tombent sous le coup de lois précises, constitutionnelles pour le président et fédérales pour les autres, y compris Tweeter qui s’en est avisé juste à temps, pourrait-on dire.
    Enfin, pour ce qui concerne l’intention prêtée à Monsieur Trump de démanteler les GAFA, c’est juste une aimable plaisanterie. Il n’est pour s’en convaincre que de lire la première plainte de l’autorité de la concurrence US, et le texte du Congrès . Un an et demi d’enquête et d’auditions de toutes sortes pour pondre un texte auquel personne ne comprend rien.
    Pour sûr, qu’on s’en satisfasse ou qu’on le déplore, même le plus idiot des présidents américains n’envisagerait pas, ne serait-ce qu’ une seconde de réduire la surface d’une seule de ces entreprises dans un contexte de guerre commerciale avec la Chine. D’ailleurs, je crois me rappeler que Donald Trump avait envisagé un rachat de TIC TOC par GOOGLE. En termes de démantèlement, on fait mieux.
    Il faudrait regarder si ces entreprises sont réellement concernées par les lois antitrust des USA, eu égard à leur objet. Je n’ai pas de réponse, sinon que ce ne sont pas des fournisseurs d’énergie, ou d’autres besoins jugés indispensables aux consommateurs.

  21. Les différentes étapes de la transition entre la mandature de D. Trump et celle du Président élu J. Biden apparaissent comme une suite de catastrophes politiques d’une gravité sans précédent : les systématiques accusations de fraude, infondées (devant lesquels le personnel politique et les citoyens chargés des vérifications ont tout de même fait preuve dans leur majorité d’une salvatrice responsabilité); le déni de sa défaite par le perdant avec un appel à la contester par des voies de fait jusqu’au siège des institutions; les voies de fait entraînant, par la carence de la police, des morts violentes. L’interdit, par décision unilatérale de l’opérateur en position dominante, qui frappe sans autre forme de procès le compte T*** de Donald Trump, après plus de quatre ans d’usage quotidien marqué par les imprécations, les intimidations et les agressions morales permanentes, vient ajouter un signe à la fois grotesque et lugubre pour l’expression démocratique, en marquant le pouvoir de censure d’un opérateur privé en position de média sans concurrent, après que ledit media aura favorisé la propagation dans l’espace public mondial de messages sommaires, instaurant même auprès de la presse classique l’imprégnation par un jeu de répliques à l’infini tenant largement plus du spectacle et de l’invective que de l’information. Qui dans cette affaire est le plus indéfendable ? Dans quelle position le citoyen se trouve-t-il amené à exercer son jugement devant le spectacle qui lui est imposé ? Cette palinodie d’autant plus funeste qu’elle succède à des morts violentes pourra-t-elle à tout le moins amener des citoyens aux Etats-Unis ou dans d’autres pays à exercer des actions en justice auprès des tribunaux connaissant du droit de la concurrence afin de remédier à cette situation de monopole de fait? Il est vrai qu’en la matière, il ne suffirait pas de constater l’existence du monopole, il faudrait aussi créer une situation de concurrence en divisant les actifs de l’opérateur monopolistique, comme cela fut fait dans le domaine des télécommunications aux Etats-Unis dans les années 1980. Il y a là en tout état de cause un enjeu majeur pour le droit, tant dans le domaine des libertés publiques que dans celui de la concurrence, dans l’époque où nous nous trouvons.

  22. Monsieur, Lisez le livre 5 de la richesse des nations sur les « sociétés par action », c’est un bijoux.

    C’est LE PRIVILEGE DE RESPONSABILITE LIMITEE des dirigeants et des actionnaires des personne morales qui permet INDIRECTEMENT la constitution d’entreprises si grande.

    On ne peut pas dirigers de grandes organisations sans profiter d’une forme ou d’une autre d’irresponsabilité.

    C’est pour celà ques les politiciens, comme les dirigeants et actionnaires de ces grands groupes, bénéficient tous d’une forme ou d’une autre d’irresponsabilité civile personnelles sur les dettes, ce qui leur permet de faire prendre LEURS risques aux autres, d’en toucher les dividendes personellement, et de mutualiser les pertes comme lors des crises bancaires.

    Il faut attaquer le mal à la racine, remplacer la responsabilité limitée par la responsabilité indéfinie, comme c’était encore généralement le cas au 19e (hors privilége du prince).

    Le démentellement anti trust est necessaire, mais il sera insuffisant, c’est un pis à lait.

  23.  » … le fascisme ne vient pas par là où on l’attendait. » surtout pour ceux qui ne voulaient pas regarder.

  24. « Ensuite, je ne sais pas s’il existe aux États-Unis des lois sanctionnant la discrimination pour raisons politiques mais ce que je sais c’est que le premier amendement de la Constitution américaine fait de la liberté d’expression, un principe absolu et sacré. »

    Le 1er amendement stipule (j’ai vérifié) que c’est le Congrès (l’assemblée nationale) qui ne doit pas entraver la liberté d’expression. Je ne suis pas constitutionnaliste, mais il me semble que si FB ou Apple veulent entraver la liberté d’expression, ils le peuvent, légalement, puisqu’ils ne sont pas élus.

    • Le congrès ce n’est pas l’assemblée nationale.
      C’est la chambre basse (représentants) et la chambre haute (sénat).
      Pour le reste, vous avez raison à 100 %.
      Les entreprises qui mettent à la dispositions de l’utilisateur des services de partage de contenu ou de diffusion n’ont rien à voir avec le premier amendement de la constitution.
      C’est au législateur et à autorité de surveillance de la concurrence de veiller à ce que leurs pratiques ne constituent pas des abus de position dominante.

  25. Hum! La responsabilité limitée veut dire que si l’entreprise possédée par la société fait de mauvaises affaires au point qu’elle est mise en liquidation, si la vente des biens de l’entreprise ne suffit pas à rembourser les créanciers, les actionnaires ne perdent que leur mise, ils n’ont pas à faire un versement supplémentaire pour finir de rembourser les créanciers, et on ne saisira pas leurs biens.
    Les investisseurs peuvent ainsi financer des entreprises sans risquer de se trouver à la rue (pourvu, tout de même, qu’ils n’y mettent pas plus que ce qu’ils peuvent se permettre de perdre).
    La contrepartie est que les banques et autres prêteurs potentiels rechigneront à prêter, craignant de ne pas être remboursés si l’entreprise a des problèmes.

  26. Le meilleur moyen de ne pas être banni des réseaux sociaux ? Ne pas en être.
    Quant à la pseudo liberté d’expression qu’ils offrent faut vraiment être un naïf de première pour y croire.
    Il y a beau temps que je l’ai compris à mes dépens et comme j’ai l’habitude de tirer les conséquences des offenses qui me sont faites, plus de compte face de book, jamais de truiter, snappe chatte, et j’en oublie.
    Engraisser des majors américaines en pleurnichant sur le pouvoir qu’elles s’arrogent, emboiter les pas difficiles à suivre de Laetitia Avia dont le projet de loi est mis en application en vrai par truiter et du ministre de l’économie du même camp (idem pour la neolibérale merkel) qui hurlent contre le banissement de trump. Vous voilà démasqués les ultralibéraux, le voilà le enmêmetemptisme dans toute sa splendeur. Ben non décider, faire des choix c’est renoncer on ne peut avoir comme on dit chez nous les petits, les sans grade, les giletsjaunissants, le beurre, l’argent du beurre et le c** de la crémière de préférence sur la commode.
    Non le neolibéralisme n’est compatible avec rien, ni les libertés individuelles, ni la préservation de l’environnement, ni avec le respect de la dignité humaine.

  27. Excellent billet. Mais si on pouvait éviter de cocufier le langage en se fardant de mots sans payer le prix des choses, ce serait encore mieux.

    « La liberté d’expression est un principe absolu, et […] si elle peut être limitée… »

  28. L’autre lecture de la censure de Trump, soit la censure d’un président sortant encore en exercice, président des US, excusez du peu, même si sur certains points, son pouvoir autonome et décisionnel est moins étendu que celui d’un président de la République ou que d’une chancelière, ce bâillonnement numérique, donc, marque probablement le top départ quant à instiller dans l’esprit de tous, que les élus à la magistrature suprême sont désormais frappés d’obsolescence programmée, principalement par perte croissante de pouvoir.

    Les GAFAM viennent donc de faire passer le message qu’ils avaient la possibilité de maitriser, également, la com’ politique présidentielle selon une charte morale dont la rédaction est tout sauf démocratique, les agents propagandistes justifiant ce muselage, soit par les prétendus mensonges de Trump, soit par ses prétendus appels au coup d’Etat, donc selon une grille de lecture prétendument morale.
    A mons sens, c’est une étape décisive vers quelque chose de plus pernicieux. En effet, si l’on théorise que l’Elu « démocratiquement » n’a plus la maitrise de sa propre propagande et qu’il peut être modéré, durant son mandat, par des entités privées en position monopolistique, se targuant d’être des filtres salvateurs pour la liberté d’expression, alors ils est facilement imaginable que ces mêmes entités puissent être capables de choisir le prochain Elu.
    Après tout, elles cochent deux cases principales : l’argent et la maitrise du narratif officiel, en amont et désormais pendant la mandature, ce qui signifie qu’elles possèdent déjà, sur le papier tout du moins, le potentiel de se substituer aux partis politiques afin de faire émerger une figure « apolitique », une personnalité médiatique non issue de la cooptation classique au sein des partis.

    Cela aurait le grand mérite de faire croire aux peuples, qu’une page se tourne dans les financements parfois douteux, un doux euphémisme, des campagnes électorales nationales, avec des relents philanthropiques, ce qui ouvrirait la porte aux lobbies intenationaux aux budgets colossaux pour populser leurs champions à la tête des Etats-nations en faillite et trainant des boulets comme ceux de la dette.
    Trump en fut le catalyseur par ses excès de com’, il est possible d’imaginer qu’après Biden, le processus de cooptation passera désormais et principalement par des ONG et les GAFAM, avec la médiacratie locale aux ordres.

    Résumé autrement, les mondialistes choisiront directement leurs consuls à la tête des futurs territoires à administrer, une fois que le fédéralisme aura atteint sa taille critique dans la logique du NOM, synonyme de gouvernance centralisée et pilotant ses propres consuls.
    Pendant que le peuple se déchire pour savoir si Biden, donc les démocrates, ont volé les élections ou si Trump mérite l’impeachment, donc la censure, exemples non exhaustifs, le plan progressiste, lui, avance à vitesse V et se moque bien de notre avis.

  29. Cet ambassadeur se manifesta la nuit de l’élection de D Trump en 2016 avec un tweet qui fit grand bruit et fut interprétée comme un jugement d’agressivité et de discourtoisie vis-à-vis du nouveau président, et donc comme une faute diplomatique.
    2021 «L’invasion du Capitole ce mercredi était-elle un coup d’État ? »
    Gérard Araud – « On ne peut pas dire que ce soit une révolution ! Il y a eu quelques milliers de gens qui manifestaient – parce que Trump leur a demandé de le faire -–et ces derniers ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du Capitole, à leur grande surprise. Une fois qu’ils ont été dans le Capitole ils n’ont rien fait, car ils n’avaient ni programme, ni chef. Il faut voir dans ce qu’il s’est passé hier : avant tout, c’est un énorme raté de la sécurité américaine. D’une certaine manière, c’est un évènement plutôt dérisoire. Ils sont d’ailleurs sortis sans faire de problèmes. Toutefois la prise de la Bastille était elle aussi dérisoire, donc attendons de voir ce qu’en dira l’histoire… »
    -« Le bilan est tout de même lourd avec 4 morts… Trump porte-t-il une part de responsabilité ? »
    -« La police américaine est nettement plus brutale que la police française. Là où la police française tue 15 personnes par an, en Amérique ce chiffre monte à mille ! Quant à la responsabilité de Trump, les évènements d’hier soir sont le résumé de ses quatre années au pouvoir. Vous avez une masse populaire non négligeable qui est en révolte et qui – à la différence de nos gilets jaunes – a trouvé une incarnation politique en la personne de Donald Trump. Il les a excités pendant quatre ans et a jeté de l’huile sur le feu de leurs colères. Les évènements d’hier sont donc un dénouement logique de ses quatre années. Les États-Unis ont un Président qui est le chef des rebelles américains. »
    https://www.dedefensa.org/article/reconcilier-trump-avec-la-logique

    • « [..]Il les a excités pendant quatre ans et a jeté de l’huile sur le feu de leurs colères. Les évènements d’hier sont donc un dénouement logique de ses quatre années[..] »

      C’est un point de vue, une perception du mandat de Trump.
      Un autre est qu’il n’a cessé d’être empêché, licencié moralement et intellectuellement par son opposition locale et mondiale, comme jamais un président US ne l’a été auparavant, sans doute l’effet Twitter…
      Si l’on pose que Trump fait parti du système, alors on peut poser le postulat suivant : Le job de Trump était d’arriver au résultat que l’on connait : exciter ses partisans pendant 4 ans, bien aidé par la censure morale de son opposition affichée, afin de les lâcher dans les derniers 100m, comme pour le Capitole pour lequel il avait indiqué s’y rendre en présentiel, en même temps que les émeutiers.
      On sait maintenant qu’il n’a pas honoré son RV, bien au contraire…Un peu comme MLP lors de son débat manqué face à Macron.
      D’un point de vue psychologique, ce fut donc un effet de sidération colossal pour les Trumpistes, surtout dans le contexte pandémique qui laisse déjà des traces psychologiques au sein des peuples.

      La vérité demande donc propablement une approche quasi quantique du phénomène : Trump/Biden, c’est un match sponsorisé par le système, le conservateur vs le progressiste, le confédéré vs le représentant de l’union, le populiste vs le Trotskyste, l’identitaire vs le gauchiste sociétal, le sédentaire vs le nomade.
      Le système clive la nation afin d’entrenir le besoin d’un camp de prendre sa revanche par les urnes, consubstantiel au désir de l’autre camp de conserver la victoire électorale, ce qui est synonyme de reconduction tacite du système.
      Et puis surtout, le système ne peut pas se permettre une guerre civile ni une jonction des luttes, deux cas ou il perdrait la main, ses incarnations étant minoritaires en nombre.

      Reste à définir ce qu’est le système et surtout ses incarnations.
      Une piste : Le Capital et ses « objets » orbitant autour, dont le politique.

      Avec la mort de la gauche sociale (communisme) symbolisée par la chute du mur et la défaite militaire du national-socialisme lors de WWII, le vitalisme matérialiste immanent du système s’est démultiplié, faute d’adverraires idéologiques pertinents sur le triptyque culturel-social-économique.
      Ce qui fera dire à Badiou que l’absence de challenger crédible au Capital constitue la plus grande tragédie de l’humanité.
      Bon Badiou a tout de même réalisé son coming out depuis, en affirmant, je le cite, « que Macron, c’est moins pire que Trump ».
      Comme quoi, contrairement aux apparences, les masques tombent.

      Ne pas oublier que le système possède toute une armée de philosophes, de psychiatres, de médecins, de spécialistes en sciences sociales, de neuroscientifiques pour des psy op, des agit prop ou des opérations MK et que les médias et autres réseaux sociaux n’existent que pour les faire pénétrer dans les foyers, afin que l’Homme croit au lieu de penser.
      Ce qui permet de conclure que la démocratie est sous hypnose.

      Trump/Biden, c’est l’illusion de faire croire que l’Homme peut accéder à d’autres préoccupations que les deux premiers niveaux de la pyramide de Maslow, sinon il pourrait se révolter contre sa triste condition humaine et il deviendrait alors incontrolable.
      Et tout le cirque embraye derrière, dans un spectacle mortifère, pour la survie de la galaxie systémique.

  30. Analyse lucide à communiquer à certains souverainistes de gauche pliant sous le discours mondialiste fascisant, feignant de confondre avec schwarzeneger et Macron, coup d état et incendie du reichstag grâce auquel Hitler a pu accélérer sa dictature. La présence établie d antifas au Capitole conforte votre regard juridique sur ce coup de force mondialiste visant à berner les « universalistes illuminés » voyant, non pas des nains, mais des supremacistes blancs partout. Votre illustre aieul n aurait pas mieux rendu compte à Foch s il lui avait posé sa fameuse question:  » De quoi s’agit-il ? ».

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