Liberté d’expression : le Conseil constitutionnel renvoie le psychopathe de l’Élysée dans ses buts

Eh bien dis donc le petit psychopathe de l’Élysée qui se prend pour un empereur, ne serait-il donc pas un peu à poil ? Son gilet de scooter des mers ne cache plus sa nudité. Et ses porte-flingues qui fouillent ses dressing-rooms pour essayer de le rhabiller constatent que tous les cintres sont vides. Sa grotesque exhibition aquatique en mode rouleur de mécanique de chef-lieu de canton a provoqué une clameur unanime des Français excédés. Mélangeant hilarité et insultes. Et que dire des réactions de la presse étrangère.

Et voilà t’y pas que le Conseil conditionnel vient de le renvoyer dans ses buts. Parce que la loi qui vient d’être pulvérisée au nom de la protection de la Déclaration des Droits de l’Homme (excusez du peu) était bien un texte Macron. Certes votée par toute la racaille parlementaire du « bloc central », elle était cependant voulue par le freluquet, comme un des outils visant à confisquer l’élection présidentielle. On sait bien qu’il veut, soit reporter l’élection comme le fait Zelinsky en invoquant une situation exceptionnelle, soit faire élire une marionnette lui permettant de garder les manettes. Avec le prétexte évident de la guerre contre la Russie et à l’aide de la destruction méthodique de la liberté d’expression.

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Régis de Castelnau

7 Commentaires

  1. C’est très certainement une gifle magistrale qui vient s’ajouter à toutes les autres dont je suis certain il n’en a cure.
    Toutefois, je ne suis aucunement persuadé, que cette décision des sages qui n’en sont pas, soit la bonne. Liberté d’expression, permettez-moi , maître, d’en rire!!!
    A mon avis, dans des cas aussi délicats que celui-ci et de bien d’autres, le CC devrait être consulté a-priori, avant rédaction définitive de la loi, ce qui éviterait des situations ubuesques de ce genre.

    • (je parle sous contrôle de l’auteur, si je me trompe)… c’est le rôle du conseil d’état, et il est consulté en amont… originellement, le conseil d’état vérifie la légalité des actes de l’état, et aide aussi le parlement dans la rédaction des lois. Le conseil constitutionnel se cantonnant à observer la conformité des lois avec la division des pouvoirs. Il n’y a pas de cour suprême, car « la cour suprême en France, c’est le peuple » (dixit De Gaulle). Depuis les années 1970, le Conseil Constitutionnel s’est peu à peu érigé en magistrat suprême et pontifical, décidant du périmètre de souveraineté du parlement. Bref, la démocratie est morte en France. Le progressisme l’a tuée.

    • Certains pensent qu’il faut préserver la souveraineté populaire contre ses propres excès, et que c’est là le rôle d’un « conseil suprême ». Mais cette remarque s’adresse à n’importe quel humain (magistrat ou citoyen) : le « conseil suprême » est capable des mêmes excès que le peuple. On le remarque d’ailleurs de plus en plus souvent. On a remplacé la souveraineté du roi par la souveraineté du peuple, et maintenant on remplace la souveraineté du peuple par la souveraineté du conseil constitutionnel. Il y a toujours un souverain (« le premier après Dieu », comme résume le juriste Jean Bodin) humain, faillible, potentiellement abusif. Il n’est donc pas question de vouloir échapper au risque arbitraire de la souveraineté, mais de choisir dans quel corps on place le risque : le roi, le peuple, le parlement, le conseil suprême, etc.

  2. je me réjouis que la loi soit annulée (ou simplement reportée ?). Néanmoins, je ne vois pas bien en quoi le Conseil Constitutionnel s’arroge ainsi un pouvoir de Cour Constitutionnelle que ne lui donne pas la Constitution, me semble-t-il ? Un Conseil Constitutionnel qui viole une Constitution dont il se prétend le défenseur ! Ca ne manque pas de ragoût. Le Conseil Constitutionnel me paraît réservé à l’analyse de la conformité des lois avec l’équilibre de la division des pouvoirs, et non une sorte de cour suprême théocratique jugeant extensivement de la conformité des lois avec les « valeurs de la république ». C’est au Parlement (et ultimement au peuple) d’être la cour suprême, pas au Conseil Constitutionnel.

    • Il faudrait que les élus represantassent réellement le peuple. Au vu du code électoral actuel, c’est une plaisanterie. Au vu du nombre de députés, le conseil constitutionnel peut être l’ultime barrage au totalitarisme.

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