Mantes la Jolie : Castaner et Belloubet duettistes de la honte

 

L’adage selon lequel le diable se niche dans les détails se vérifie toujours. L’affaire des lycéens de Mantes-la-Jolie objets d’une arrestation de masse, pour être entreposés ensuite à genoux et menottés dans le dos pour les uns et mains sur la tête pour les autres agit comme un révélateur. Une vidéo filmée complaisamment puis diffusée ensuite sur les réseaux nous permet d’assister à un drôle de spectacle où l’on voit des ados dans une position humiliante entourés de CRS en uniforme qui roulent des mécaniques en jouant les gardes-chiourmes militaires et assortissant leur pantomime de réflexions parfaitement audibles. Il est fort probable que les promoteurs de ce vilain spectacle qui doivent  se situer à un haut niveau de l’État poursuivaient un objectif. Celui de montrer que l’État était ferme et qu’il allait mater la populace qui a osé le défier. On retrouve dans la séquence la même haine, la même violence symbolique que celle qu’affichent tous les petits laquais du néolibéralisme macronien quand ils insultent en cadence ces couches populaires qui leur font si peur. Ils seront rejoints dans les commentaires par tous les apeurés qui ne rêvent que d’une chose, c’est qu’on tire dans le tas de ces gueux indociles. Avec au passage l’avantage qu’à Mantes-la-Jolie, dans le tas il doit bien aussi y avoir du basané, et qu’ainsi on va pouvoir faire d’un tir deux coups, en amalgamant gilets jaunes et racailles.

De quoi s’agit-il ?

Que voyons-nous en effet ? Près de 150 jeunes garçons à peine sortis de l’enfance dans une position, manifestement inutile, à la fois humiliante et dégradante. La position des enfants et l’attitude des CRS participant de cette volonté de souligner l’abaissement  et de réaffirmer sa force. La violence symbolique est considérable et gageons que ces images vont faire le tour du monde provoquant exactement l’effet inverse à celui recherché. Depuis le début de la crise des gens du pouvoir nous y ont habitués avec l’expression constante de cette brutalité autiste et arrogante, qui nourrissant la colère l’a transformée en rage.

Que nous a-t-on dit ensuite ? Que c’était une opération de police normale, à la suite d’incidents sérieux survenus devant un lycée de Mantes-la-Jolie. On pourrait se poser la question de savoir si cette localisation dans une banlieue difficile, n’a pas joué son rôle dans le choix de cette mise en scène et de sa diffusion. Opération de police normale, sûrement pas, mais peut être nécessaire ? Soit, une opération de prévention et une volonté de prévenir des incidents plus graves pouvaient effectivement amener à l’organisation d’une nasse et à la mise en garde à vue c’est-à-dire en privation de liberté d’un certain nombre de jeunes se trouvant à proximité. Mais on ne fera croire à personne que tous les 148 arrêtés avaient des responsabilités directes dans les incidents survenus. Cela étant, qu’on ait pris à cette occasion quelques libertés avec les règles applicables lors d’une interpellation pouvait ne pas être inacceptable. Mais ce qui s’est passé après l’est totalement. Avec l’accord probable des autorités de l’État, on a réalisé ensuite ce montage dans un lieu privé à ciel ouvert visible de partout, montage dont la vocation violente et humiliante saute aux yeux. Malheureusement, cerise sur le gateau, c’est non seulement politiquement insupportable, mais gravement illégal.

Et le droit dans tout ça ?

Rappelons un peu le cadre juridique dans lequel tout ceci aurait dû se dérouler.

Commençons par le Code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale qui nous dit dans son article R. 434-17 -relatifs à la protection et respect des personnes privées de liberté : « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant »

Certes, le traitement n’a pas peut-être pas été inhumain mais drôlement dégradant quand même. Les policiers qui ont organisé cette séquence et permis qu’on la filme ont donc violé leurs obligations légales et doivent faire l’objet de poursuites et de sanctions disciplinaires. Ainsi bien sûr, que leurs supérieurs hiérarchiques qui ont donné les ordres ou laissé faire.

Sur un plan général, ceux qui ont permis la réalisation (les policiers) des images, ceux qui les ont réalisées et ensuite diffusées tombent sous les articles suivants du code pénal :

– l’article 226-2 du Code pénal qui sanctionne d’1 an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait de capter, conserver, diffuser ou laisser diffuser l’image d’une personne prise dans un lieu privé sans le consentement de celle-ci.

l’article 226-1 du même code qui sanctionne d’1 an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait de photographier ou filmer sans son consentement, une personne se trouvant dans un lieu privé ou de transmettre l’image ou la vidéo (même sans diffusion) si la personne n’était pas d’accord pour qu’on la photographie ou la filme.

De plus, l’article 226-8 du Code pénal punit d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende le fait de publier, par quelque voie que ce soit, le montage réalisé avec l’image d’une personne sans son consentement.

Il est peu probable, n’est-ce pas, que le consentement de tous ces ados repérables et identifiables sur les photos et vidéos n’a pas été recueilli un à un…. Quant au caractère du lieu de rétention des interpellés, à l’évidence c’est un jardin privé.

Enfin, l’article 803 du Code de procédure pénale sur la protection de la présomption d’innocence et les droits des victimes prévoit :

« Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image d’une personne identifiée ou identifiable mise en cause à l’occasion d’une procédure pénale mais n’ayant pas fait l’objet d’un jugement de condamnation et faisant apparaître, soit que cette personne porte des menottes ou entraves, soit qu’elle est placée en détention provisoire » 

Eh bien oui, la police détient une parcelle de la violence légitime de l’État, mais à la condition d’utiliser dans le cadre de sa propre légalité. À défaut cette violence devient illégitime. Radicalement.

Le prix du déshonneur

À ce stade, je ne vois pas ce que l’on peut faire d’autres que de demander un ban d’applaudissements pour tous ceux, Christophe Castaner multirécidiviste en tête, qui ont voulu montrer les petits muscles de leurs petits bras, en montant une opération lamentable, symboliquement désastreuse et en montrant la façon dont ils envisageaient de respecter la loi française. Encore Bravo!

On gage qu’il n’y a absolument aucune chance, que le ministre de l’intérieur engage les procédures disciplinaires que justifie cette grossière violation de la loi par ses fonctionnaires. De la même façon, on n’imagine pas Madame Belloubet, Garde des Sceaux, se précipiter au parquet de Versailles pour en cravacher les membres afin qu’ils engagent  des poursuites qu’exigeraient toutes ces violations de la loi pénale. Elle l’avait pourtant sans vergogne fait au parquet de Paris pour exciter les substituts à la répression la plus sévère contre les gilets jaunes.

En revanche il est probable qu’elle ait passé ses consignes à Versailles puisque l’on apprend qu’à la demande du parquet, des mineurs seraient entendus en garde à vue sans assistance d’avocat. Ignominie interdite par la loi française et toutes les conventions internationales ratifiées par notre pays.

Ces gens-là, n’entendent pas respecter la loi et servir la république, mais soutenir de toutes leurs forces un président détesté. Et à n’importe quel prix, y compris celui de leur déshonneur.

 

62 Comments

    • Monsieur De Castelnau,

      Vous qui avez l’air de vouloir être précis en reprenant les articles de la loi pénale à la virgule, soyez le également dans le reste de votre démonstration s’il vous plait.
      Certes vous avez un point de vue sur ce sujet qui n’est pas tout à fait le mien et je le respecte.
      Mais quand vous parlez de « CRS en uniforme qui roulent des mécaniques …. » Soit vous ne savez toujours pas, à l’instar des journalistes de BFM TV, reconnaître un CRS, soit nous n’avons pas regardé les mêmes vidéos. Je pense malheureusement que ce soit ma première supposition qui est la bonne.
      Je vois dans la séquence diffusée en masse sur les réseaux sociaux des fonctionnaires de police, de différents services, mais jamais on ne voit un fonctionnaire de police issu des CRS compagnies républicaines de sécurité. Donc je vous demande, si vous en avez l’envie, ce qui est encore moins sûr d’apporter une certaine attention quand vous vous adressez à une corporation, surtout quand ce n’est pas dans l’idée de lui rendre des éloges.
      Votre analyse pourrait paraître intéressante, mais quand je m’aperçois que vous parlez de CRS alors que vous ne savez même pas les distinguer, je m’interroge quand vous parlez de Mantes la jolie à savoir si vous y avez déjà mis les pieds…
      Monsieur De Castelnau, redescendez de votre arbre perché, et prenez un peu de recul sur la situation de l’intervention des forces de police. Vous vous arrêtez, sur une séquence d’une minute de vidéo sans savoir ce qui s’est vraiment passé plus tôt dans la journée, et les jours précédents.
      Je pense qui si vous aviez, comme bon nombre, plus de pièces du puzzle, votre analyse serait « peut-être » différente.

  1. Merci de cette excellente analyse des dérives d’un pouvoir manifestement mafieux.
    Cette invraisemblable bavure justifie la proposition que je fais à l’encore président d’appeler en renfort l’héroïque Benalla, et d’en faire son exécuteur des basses œuvres, pardon, son Ministre de l’Intérieur : il faut prendre les moyens de sa politique, et si l’on veut être infâme ne pas l’être à demi, comme disait Machiavel : http://www.ateliersdartistes.com/BENALLA-A-LA-RESCOUSSE.html.

  2. Mme Belloubet, « étonnée » plus souvent qu’à son tour, s’est déclarée « suffoquée » tout en « comprenant, croyait-elle, la colère de ses concitoyens ». Peut-être devrait-elle se demander si la réponse du diable à sa question « comment peut-on en arriver là ? » ne se niche pas dans ses paroles.

  3. > « Il est fort probable que les promoteurs de ce vilain spectacle qui doivent se situer à un haut niveau de l’État poursuivaient un objectif »
    > « Avec l’accord probable des autorités de l’État »

    Je suis désolé mais aucun élément sérieut n’étaye cette thèse. Je pense au contraire qu’on va voir les policiers responsables sanctionnés (et c’est bien normal).

    « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer »…

  4. C’est à se demander si Macron en faisant s’envenimer les choses, ne cherche pas en fait à se faire voter les pleins pouvoirs….

    • Qui prendrait au sérieux un ectoplasme qui se ferait voter les pleins pouvoirs mais qui se terre,actuellement,à l’Elysée,en attendant que les choses se tassent?

      Quel gueux prendrait au sérieux une baudruche si elle exigeait qu’on l’appelle « Môssieu le Président »…?

  5. J’ai l’impression que le pouvoir aux abois ne sait plus où il habite et en est arrivé à faire n’importe quoi,en se livrant à une répression à contre-temps.
    Accessoirement,ces photos sont peut être aussi un message envoyé aux manifestants de demain,afin de les avertir que l’intervention des forces de l’ordre,bien dépassées la semaine dernière sera,cette fois,sans faiblesse.

  6. ‘Quant au caractère du lieu de rétention des interpellés, à l’évidence c’est un jardin privé.’ Pas sûr. C’est la campagne à Mantes. Et il peut y avoir des lieux publics comme celui-ci. Dans le cas présent, peu importe. On ne peut pas diffuser d’images d’un mineur sans le consentement de ses parents.

  7. Question technique :
    Si, ainsi que vous venez de le démontrer, la prise de vue réalisée est illégale, quel est le statut des personnes qui relaient cette vidéo sur les réseaux ?
    Dit autrement : si je relaie cette vidéo sur Facebook, suis je dans l’illégalité ?

  8. Effectivement, excellente analyse à la quelle tous les citoyens ne peuvent qu ‘adhérer , pourtant voici une remarque quelque peu discordante non pas sur l analyse ,mais sur l’actualité des faits .Mantes la jolie ,est à très peu de distance d un petit village ou un couple de policiers se sont fait assassinés des manières les plus lâches et barbares qu ils soient ,entourés de territoires ou les lois et l ordre républicains ne règnent plus, policiers , pompiers , ils sont seuls et y vivent un véritable enfer,là ou il n est pas possible d entrer avec un code pénal sous le bras , ils sont humains ,et par conséquent susceptibles de faillir, et commettre d ignobles actes que vous avez remarquablement démontrés.

  9. Ce n’est pas le fait ces jeunes gens ont été interpellés et contraints de demeurer assis mains sur la tête ou même menottés qui me choque et je ne présuppose pas que cela n’était pas justifié, d’autant que pour ce que j’en ai lu par ailleurs, les manifestations lycéennes ont été l’occasion à Mantes-la-Jolie de jets de projectiles contre les policiers, incendies de voitures et autres joyeusetés. Ce qui est inadmissible, et surtout pénalement répréhensible, c’est la captation de ces images et leur diffusion. Je ne présume pas comme vous qu’aucune suite disciplinaire et pénale ne sera donnée à cela, et encore moins que quelque autorité de l’Etat que ce soit, C. Castaner en tête, a donné son assentiment.

    « En revanche il est probable qu’elle (N BELLOUBET) ait passé ses consignes à Versailles puisque l’on apprend qu’à la demande du parquet, des mineurs seraient entendus en garde à vue sans assistance d’avocat. Ignominie interdite par la loi française et toutes les conventions internationales ratifiées par notre pays. »
    L’état de la législation n’est pas tout à fait celui-là. Suivant l’article 4 de l’ordonnance de 1945, lorsqu’un mineur est placé en garde à vue, il doit être immédiatement informé du droit d’être assisté par un avocat et, lorsque ni lui, ni ses représentants légaux n’en désignent, l’officier de police judiciaire ou le parquet doit informer par tout moyen et sans délai le bâtonnier afin qu’il en commette un d’office. Tous les barreaux organisent des permanences pénales, et certains des permanences spécialisées mineurs, pour faire face à ce besoin. Mais s’agissant de dizaines de garde à vue menées simultanément, il se peut qu’à un moment donné, le bâtonnier se trouve dépourvu.
    Une fois l’avocat désigné, en application de l’article 63-4-2 du code de procédure pénale, son assistance effective dépend ensuite de lui. Il est informé et s’il n’est toujours pas présent après un délai de deux heures, le mineur peut être entendu sans avocat. Si l’avocat se présente en cours d’audition, celle-ci doit être interrompue pour permettre l’entretien du mineur avec l’avocat. Si l’avocat se présente après une première audition, il s’entretient avec le mineur et doit être informé de l’horaire d’une éventuelle seconde audition.

    Si cause de nullité il y a, je ne doute pas qu’elle sera soulevée par un de vos confrères et retenue.

    En ces temps de risques sérieux pour notre Etat de droit et de désinformation à tout va, gardons nous des partis pris et jugements hâtifs.

  10. Voici le commentaire que j’ai laissé au Figaro :

    Chantal Delsol a publié il y a quelques temps dans le Figaro un article où elle posait le dilemme suivant :

    1) soit la société fait sa place au père et les enfants sont éduqués.

    2) soit la société nie le père, qui s’absente (physiquement, avec le divorce, ou en étant lointain, façon Afrique, ou symboliquement, en se comportant comme une mère-bis), les enfants ne sont pas éduqués et il y a la police dans les écoles.

    Voilà, nous sommes au 2. Alors il est mal venu de s’en plaindre : nous avons fait ce qu’il fallait pour que ça arrive.

    Bossuet disait : « Dieu rit des prières qu’on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes ».

    Bainville, lui, disait : « Vous aurez les conséquences ».

    Voilà, nous les avons.

  11. Au point ou ils en sont et au regard de l’incendie, il faut frapper fort les esprit avant que le peuple f…. par terre la belle construction ultra-libérale de ces quarante dernières années.

    Elargissons le champs de vision.
    Sous couvert d’une très réelle et justifié guerre contre le terrorisme moyen-oriental, désormais nos lois communes appliquent en matière de maintient de l’ordre intérieur ce qui précédemment relevait de l’exceptionnel état d’urgence. L’état d’urgence, pour des raisons d’efficacité, dessaisit l’autorité judiciaire de certaines de ses prérogatives.

    Régis de Castelnau nous le dit, cela ne leur suffit pas, merci Régis de ce rappel à la loi aux ci-devant citoyens Belloubet et Castaner.

    Ces méthode de basse police sont-elles annonciatrices d’une radicalisation politique de l’instrument policier dans notre pays?

  12. « Il est fort probable que les promoteurs de ce vilain spectacle qui doivent se situer à un haut niveau de l’État poursuivaient un objectif » « Avec l’accord probable des autorités de l’État

    Je suis désolé mais tout cela est de la spéculation intellectuelle : le diffuseur originel de la vidéo était un policier qui l’a mis en ligne avant de la retirer de son compte.

    Quant au fond de l’article sur  » Près de 150 jeunes garçons à peine sortis de l’enfance dans une position, manifestement inutile, à la fois humiliante et dégradante. » je crois que nous ne voyons pas la même chose. Ces « jeunes garçons » sont manifestement sortis de l’enfance depuis bien longtemps, tout d’ailleurs comme ils sont sortis de leur lycée pour gentiment procéder à quelques exactions sur les biens, voire les personnes.

  13. Ca ne fera qu’empirer la colère qui devient de la rage avant d’être de la haine. C’est une honte, et une imbécilité de plus. Comment accepter que son enfant soit traité ainsi ? Les plus sombres heures de l’histoire en pire en cette intolérable vidéo. Personnellement ça m’a évoqué la Shoa par balles, c’est dire…
    Si ni le ministre ni la garde des sceaux ne font rien, j’espère, comme il leur incombe, que les parents d’élèves vont se mobiliser pour défendre leurs enfants, un minimum à ce stade. Si personne ne fait rien, eh bien là on peut se faire du souci pour les temps à venir, avec mise à feu en ce moment même.

    • Les parents feraient mieux de veiller à ce que leurs enfants soient assidus en classe, à acquérir ce qui fera d’eux de vrais citoyens, au lieu de dépenser leur énergie à saborder le peu de chances avec lesquelles ils abordent l’existence.

      Quant à comparer à la « Shoah par balles », vous n’en avez manifestement pas vu d’images. Sinon vos ne compareriez pas le sort de ces jeunes avec celui des Juifs.

  14. Non mais vous voulez nous faire rire ou nous condamner à repentance ? Comment ? Chaque policier, du haut en bas de la hiérarchie devrait connaître ce monstrueux code pénal sur le bout des doigts. Donc, après avoir mouliné dans sa tête tous les articles et pris trois tubes d’aspirine, il y a gros à parier que notre brave fonctionnaire de police, même capitaine, commandant ou commissaire resterait les bras ballants incapable de prendre une décision. Dans ce pays communiste (c’est ainsi que nous qualifient les Américains) la diarrhée législative va conduire à la paralysie totale du pays avant que de puissants ordinateurs remplacent les juges et les avocats. Tout sera prévu, consigné, mâché et remâché pour rendre une justice automatique incontestable.
    Cette vidéo ne me choque pas. Il faut savoir faire des exemples. Il n’y a pas mort d’homme. Mais claquer quelques merdeux est hors de portée de nos autorités. Pensez donc, on vient d’abolir également la fessée !

    •  » Dans ce pays communiste (c’est ainsi que nous qualifient les Américains) la diarrhée législative va conduire à la paralysie totale du pays avant que de puissants ordinateurs remplacent les juges et les avocats. »
      Tout d’abord, « pays communiste ( …) » c’est de la redite ; j’entends cela depuis mon enfance, c’est dire à quel point ces propos sont rabâches au-delà de l’usure. Il fut un temps où les américains considéraient les français de « socailsts », plus exactement. En fait, ils ignorent totalement qui nous sommes, ont peu de connaissances des autres pays du monde autre que le leur. Par ignorance, ils diraient que la France est un pays communiste ; en souvenir de l’après-guerre sans doute, où les communistes, en France étaient nombreux à lutter contre le nazisme, et où ils avaient maille à partir avec le générale De Gaulle.
      Ou alors, pour se rappeler que ce pays reste à conquérir, à dominer, que ce pays doit devenir une colonie américaine. Rassurez-vous, notre Président s’y emploie.
      Ensuite, en quoi le Code Pénal est monstrueux, selon vous ? C’est vrai, les policiers n’ont que faire du Code pour humilier la jeunesse. « Il faut savoir faire des exemples » : quelle belle formule, vraiment.
      Aussi, Il est plus facile de mettre en GAV des manifestants « Gilets jaunes » que d’arrêter les « casseurs » ; cela, c’est vraiment très dur pour les CRS, la police de les arrêter, les emprisonner, les empêcher de commettre les dégradations, malgré tout le matériel et les équipements à leur disposition.
      il est plus intéressant pour le pouvoir en place de marquer l’opinion par du « sensationnel », n’est-ce pas?

    • « Pays communiste », voilà un terme cent fois, mille fois rabâché.
      Au fait, en quoi ce Code Pénal est monstrueux, selon vous?
      « Il faut faire des exemples »: humilier la jeunesse, c »est votre job?

  15. Désolé mais ce qui me choque ce sont les images pas l’acte lui-même.
    Cela faisait plusieurs jours que des casseurs œuvraient sans limites en saccageant et brûlant. Une vieille dame a eut sa maison envahie pour voler une bouteille de gaz mise dans un feu!!!
    Quelqu’un s’est insurgé ? Rien ! Personne !
    Les voitures brûlées les agressions ? Pas de plainte ?
    On laisse libre cours à des casseurs et ensuite on parle du droit. C’est bien mais je note que les interpellés n’ont pas été blessés. Bref beaucoup de bruit pour des images tournées par un journaliste local notamment.
    Quand à Toubon son silence total sur les entraves à la liberté de manifester ou de porter un teeshirt il y a quelques années le transforme en marionnette servile.

  16. @Franck Boisard
    Donc, si on comprend bien votre raisonnement, c’est parce que les pères sont niés que les policiers et gendarmes violent la loi en traitant des mineurs de façon dégradante et en les filmant contre leur consentement.
    Ah.

  17. Bonjour,
    et merci de votre éclairage.
    Malheureusement, il me semble qu’il y a quelques imprécisions et, pire, quelques erreurs dans ce que vous écrivez.

    Vous affirmez que « le traitement n’a pas peut-être pas été inhumain mais drôlement dégradant quand même » : pourriez-vous préciser ce qui dans le droit caractérise un traitement dégradant ? Et pouvez-vous apporter la preuve que ce traitement-ci est bien dégradant ? Les personnes habituées à ce genre de situations rendent un avis bien différent : « Il n’y a rien d’humiliant même si certains pensent le contraire. C’est juste une position d’attente. Les jeunes sont calmes, non violentés. Quand tu es en sous effectifs, il faut être malin. Alors tu peux placer tout le monde debout contre un mur, mains non entravées mais ils pourraient décider de partir en courant et là il serait impossible de récupérer tout le monde. Une solution qui est donc trouvée est de mettre tout le monde assis par terre où à genoux. » (cf. https://twitter.com/Sop_Muller/status/1070779554455801856)

    Vous affirmez : « Quant au caractère du lieu de rétention des interpellés, à l’évidence c’est un jardin privé. » Visiblement, d’après Le Monde, il s’agit du jardin de la Maison des Associations (cf. https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/06/mantes-la-jolie-des-images-choquantes-de-lyceens-interpelles-par-la-police_5393757_1653578.html) et de toute évidence, cette maison est un lieu public, appartenant à la commune (http://www.manteslajolie.fr/LA%20MAISON%20DES%20ASSOCIATIONS).
    Donc, vu du droit, les articles du Code Pénal que vous invoquez pour des vidéos prises dans un lieu privé ne s’appliquent pas.

    Dans les articles que vous invoquez, et qui donc ne s’appliquent pas, je ne vois pas mention de ce que vous reprochez aux policiers : « Sur un plan général, ceux qui ont permis la réalisation (les policiers) des images, ceux qui les ont réalisées et ensuite diffusées tombent sous les articles suivants du code pénal ». Or l’article 226 parle du « fait de capter, conserver, diffuser ou laisser diffuser » mais pas de « laisser capter ». Or, personne ne sait pour le moment qui a capté et diffusé cette vidéo. Donc vous ne savez pas de quoi sont responsables les policiers. Ni moi. Mais permettre la réalisation ne semble pas tomber sous le coup de la loi.

    Par ailleurs, concernant la présomption d’innocence, vous oubliez une partie de la loi, art. 803 du Code de procédure pénale : « toutes mesures utiles doivent être prises, dans les conditions compatibles avec les exigences de sécurité, pour éviter qu’une personne menottée ou entravée soit photographiée ou fasse l’objet d’un enregistrement audiovisuel. » Il reste à prouver qu’avec quelques policiers pour surveiller plus d’une centaine de jeunes, dont certains ont eu des attitudes violentes et ont dégradé des biens, il était « compatible avec les exigences de sécurité » de s’opposer en plus à la captation d’images.

    J’ajoute que concernant la diffusion d’images sans le consentement des personnes, il me semble que vous oubliez de dire que les policiers eux-mêmes n’ont sans doute pas donner leur consentement, jusqu’à preuve du contraire. La loi s’applique aussi pour eux. On peut également se demander comment cette loi est appliquée : par exemple, quand Benalla a été filmé dans des manifestations, malgré l’absence de son consentement et en dépit de la présomption d’innocence, les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Je ne crois pas que la justice ait poursuivi qui que ce soit pour la captation et la diffusion de ces images.

    Enfin, vous évoquez l’audition de jeunes en garde à vue sans avocat. Vous écrivez : « En revanche il est probable qu’elle ait passé ses consignes à Versailles puisque l’on apprend qu’à la demande du parquet, des mineurs seraient entendus en garde à vue sans assistance d’avocat. Ignominie interdite par la loi française et toutes les conventions internationales ratifiées par notre pays. »
    Il vous faut relire l’art. 63-4-2 du Code de procédure pénale : https://www.dalloz-avocats.fr/documentation/Document?id=CPRP064946&ctxt=0_ciR0MzE9NjMtNC0ywqd4JHNmPWR6LWNvZGVzwqdyJGVvPSJDT0RFUy9DUFJQIg==. Vu du droit, un mineur peut être auditionné sans avocat si son avocat n’est pas venu 2h après avoir été appelé (« la première audition, sauf si elle porte uniquement sur les éléments d’identité, ne peut débuter sans la présence de l’avocat choisi ou commis d’office avant l’expiration d’un délai de deux heures suivant l’avis adressé dans les conditions prévues à l’article 63-3-1 de la demande formulée par la personne gardée à vue d’être assistée par un avocat. »)
    Or, vous ne savez pas si l’audition ne portait pas sur des éléments d’identité d’une part, et vous ne savez pas si les avocats ont mis moins de 2h à venir. (Il y a un débat visiblement : « « Il n’y a pas eu d’instruction particulière », a répondu le parquet de Versailles à 20 Minutes. « La loi autorise qu’un mineur soit entendu seul par les enquêteurs dès lors qu’aucun avocat ne s’est présenté dans un délai de deux heures. » Une version contestée par plusieurs avocats de jeunes. » cf. https://www.20minutes.fr/societe/2389859-20181207-video-blocage-lycees-sait-arrestation-lyceens-mantes-jolie)

    Bref, emporté par votre colère, vous vous éloignez souvent du droit, alors que c’est précisément pour que les faits soient « vus du droit » que nous apprécions votre site. Dommage !

  18. Quand je lis dans la même phrase « ultralibéral » et Macron, j’arrête de lire.
    Macron n’est pas – mais vraiment pas – libéral.
    Depuis le début de son mandat, il n’a fait que proposer des lois liberticides (ex sur les fake news), augmenter le champ de l’intervention de l’Etat (ex les consternantes lois inspirés par M. Schiappa) et augmenter les dépenses publiques.
    Soit le contraire de toute politique libérale digne de ce nom.

  19. Et la morale de l’histoire : »Ils ont voté Macron pour éviter le chaos. Ils ont eu Macron et ils ont le chaos. »

  20. Que de commentaires ,a croire que la France entière était présente sur les lieux .Des expressions telle que la peste brune ,Demain votre voiture est saccagée par ces « enfants » ,quelle sera votre réaction .Beaucoup de procureurs sèment la haine qu’ils dénoncent chez les autres ,le monde devient fou ,je me refuse d’y particper

  21. A qui profite le crime, la vidéo? Certainement pas au gouvernement.
    Je n’ adhère pas des masses à ce billet, puisque je considère que ces gamins auraient simplement dû être à l’ école. Ils sembleraient tout de même que leurs intentions n’ étaient pas très bisounours, et ils ont été punis, voilà. en fait, ils n’ ont jamais eu la fessée méritée à la maison, et puisqu’ on réclame tout de l’ état avec les gilets jaunes, réclamons la fessée à la place des parents, elle est interdite depuis peu.

      • Concernant cette photo de Mantes-la-Jolie, il y a des points de vue différents.
        Je n’ai aucune sympathie pour le ministre Castaner, je l’ai déjà écrit sur ce blog.

        En revanche, je ne sais pas si Céline Pina a raison concernant Mantes, mais je sais qu’elle a eu du mérite dans le passé.
        Cette conseillère régionale et députée suppléante PS avait dénoncé en septembre 2015, le salon de la femme musulmane, organisé par les salafistes, à Pontoise. Elle montrait le clientélisme de certains élus : un maire LR, un député PS (dont elle était suppléante).
        Elle fut menacée d’être exclue du PS (parti qu’elle a quitté depuis).
        Elle montrait comment les politiques clientélistes ne protègent pas les femmes d’origine maghrébine en butte aux menaces des islamistes (1).

        Concernant ceux qui critiquent ce qui s’est passé à Mantes-la-Jolie.
        Je suis souvent d’accord avec Régis de Castelnau. Il me semble que Jacques Sapir (dont j’apprécie souvent les écrits) critique aussi ce qui s’est passé là. Cette fois, je suis plus réticent concernant leur position..
        En revanche, je n’ai aucune sympathie pour les 4 critiques que cite Céline Pina dans son article de « Causeur ».
        – Ni pour Cécile Duflot.
        – Ni pour ce néo-conservateur de Benoit Hamon, qui, en avril 2018, était un des plus virulents partisans de bombarder la partie syrienne de Bachar El-Asad :
        http://bellaciao.org/fr/spip.php?article159515
        – Ni pour Eric Coquerel, ce gauchiste de la France Insoumise qui, au printemps, poussait les étudiants à bloquer les facs et qui, dans LFI, a « eu la peau » de Djordje Kuzmanovic (un de ceux dont j’apprécie les positions).
        – Ni pour Ian Brossat. J’avais un préjugé favorable quand Fabien Roussel (proche d’Alain Bocquet et soutenu entre autres par André Gerin) est devenu le dirigeant du PCF. Mais, j’ai constaté qu’il est ambigu sur l’énergie nucléaire (j’ai écrit un commentaire sur ce sujet) et je constate que Brossat, avec sa calamiteuse idéologie bobo, reste tête de liste PCF aux Européennes.

        (1) Une de ces femmes qu’elle connaissait comme étant en quête d’émancipation avait fini par se voiler. Surprise, Céline Pina lui demandait pourquoi. Réponse de cette personne : « Pour que mes enfants ne soient pas traités de fille ou fils de pute. Pour que je ne sois pas traitée de pute et menacée d’être violée ».

  22. Connaissant quelqu’un habitant là bas il m’a expliqué ce qu’il s’était passé.
    « Mais on ne fera croire à personne que tous les 148 arrêtés avaient des responsabilités directes dans les incidents survenus » En vérité, ils ont été arrêtés car ils étaient coincés dans les locaux du Resto du coeur où ils étaient entrés par effraction après avoir saccagé le pavillon d’une vieille dame.
    Le job de la police c’est avant tout le maintien de l’ordre. Dans les cas où il y a des débordements avec de la casse, la police pour rétablir l’ordre arrête les gens suspects qui se trouvent sur les lieux où il y a la casse. Elle se pose pas la question de savoir qui a commis précisément quel délit. C’est après à la justice de dire qui est coupable ou innocent. Si on veut rétablir l’ordre dans ce genre de contexte, on arrête sans se poser de questions.
    Et dans ce cas précis, vu la situation des derniers jours, les arrestations étaient justifiés. Et vu aussi où ils ont été arrêtés parce que c’est pas comme si la police les avait arrêté en classe ou dans la cour de récré mais dans un endroit où ils étaient entrés par effractions.

    Quand à la méthode employée de les mettre à genoux, je vois pas ce qu’il y a de choquant. Les policieirs étaient 70 (donc moins de la moitié des gens arrêtés). Ils étaient en nette infériorité numérique et n »avaient pas assez de menottes. Donc, il faudra que l’on m’explique comment les flics auraient pu procéder autrement.
    Pour arrêter autant de casseurs en un coup, il n’y avait pas d’autres moyens possibles que de faire ce qu’ils ont fait.
    N’oublions qu’une partie de ces casseurs étaient armés. Les policiers ont réussi à les désarmer et arrêter tous les casseurs SANS AUCUN BLESSE (ce qui est assez rare pour une telle opération). Les policiers devraient être félicités pour un tel exploit.

    Alors où est le souci dans cette affaire ? C’est la vidéo prise et les commentaires. L’auteur de cette vidéo doit être sanctionnée. Cet article a totalement raison sur le fait que c’est une honte qu’il y a une telle vidéo avec en plus les visages non floutées.

    Mais je comprends pas ceux qui remettent en cause l’opération en tant que tel qui est un succès. Désolé mais mettre à genoux des délinquants (surtout quand on a pas d’autres choix vu les circonstances) je vois pas ce qu’il y a de choquant. Et leur âge n’excuse rien. Il ne s’agit pas de lycéens mais de délinquants (peu importe qu’ils soient mineurs). Brûler des voitures, vouloir faire exploser des bouteilles de gaz, s’en prendre aux flics, saccager le pavillon d’une vieille dame,…n’est pas le comportement de lycéens normaux, ces comportements faits que l’on doit pas les considérer que des pauvres jeunes mais comme des délinquants. Et que l’on vienne pas m’expliquer que leur comportement est dû à leur jeune âge, ils sont suffisamment grand pour comprendre que ce qu’ils font est mal. S’ils ont pas compris qu’ils n’avaient pas à avoir ce genre de comportements, je doute qu’un jour ils comprendront. Moi, jamais je n’aurais commis ce genre d’actes à leur âge.

    Ce qui m’énerve dans cette histoire c’est que cela illustre bien l’attitude victimise qu’ont beaucoup de délinquants en France aujourd’hui. Ils commettent de la violence sans aucune considération pour leurs victimes, s’attaquent à la police dans un but clair que blesser des policiers. Puis, ils s’osent s’indigner quand il y a des conséquences à leurs actes. Quand les flics réagissent à leurs actes. Je parle de manière générale et pas seulement de ce cas ci.
    Si tu jettes des pierres sur un CRS t’étonnes pas de recevoir une matraque dans la gueule. (Je ne parle pas du cas de Mantes la Jolie car là il n’y a pas eu de violences mais de manière générale).
    Une autre chose qui m’énerve dans cette affaire c’est chez une partie de la gauche, toujours ce besoin de toujours prendre le parti de la racaille et des criminels. Quoi qu’un criminel fasse, il y a certaines personnes (des intellectuels, des politiciens (je pense à Duflot ou Taubira),…) qui prendront toujours le parti du criminel comme s’il était lui même une victime, qu’il n’était responsable de rien. A aucun moment, ces gens ne pensent aux victimes des criminels. Perso, moi quand je vois toutes ces réactions plaignant ces pauvres petits d’avoir été mis à genoux, moi je pense à leurs victimes, à ceux qui ont vu leurs voitures brûlées par cette racaille.

    Et je suis également totalement d’accord avec le fait que des mineurs soient entendus sans avocats est si c’est vrai absolument anormal et préoccupant pour l’état de droit.
    Cet article, contrairement aux autres réactions indignées, a bien saisi où était le vrai scandale dans cette affaire à savoir c’est la vidéo (et les mineurs entendus sans avocats).
    Ceux qui s’en prennent à l’opération en tant que telle, j’aimerais vraiment qu’il explique quelle autre alternative les flics avaient pour arrêter autant de personnes et étant en infériorité ?

    Apparemment, samedi, les flics se sont livrés à de nombreuses arrestations préventives de gens n’ayant pas commis de délits (je prend cette information avec précaution n’ayant pas eu de sources sûres pour me le confirmer mais si c’est vrai c’est asse problématique).

    • Je ne sais plus où je l’ai lu (il y a de quoi lire, en ce moment): si le mineur n’a pas d’avocat, la Police doit prévenir le Bâtonnier pour qu’il en envoie un. Mais il se peut qu’il n’y en ait plus de disponible, ce qui a pu se produire, ces jours-ci. Si l’avocat tarde trop, (une affaire d’heures) la Police peut entendre le mineur sans avocat.
      J’ai cherché vainement dans le Code de procédure pénale. Il faut dire qu’il y avait longtemps que je ne l’avais pas ouvert.

  23. Mais non, Maître, vous exagérez.

    Selon Ségolène Royal, ça leur fera un souvenir………………………………………..

    Que dire de plus après une telle réaction ?

  24. Méthodes et images indignes mais tellement conformes et emblématiques uu mépris (qu’ils viennent mes chercher) caractéristique de cet exécutif.
    Les parents de ces ados doivent porter plainte contre l’Etat.

  25. Je n’ai pas souvent apprécié les mouvements lycéens.
    Même quand j’étais jeune instituteur et militant du PCF donc même sous Pompidou et Giscard d’Estaing.

    Je constate que bon nombre de responsables de syndicats lycéens ou étudiants sont rapidement devenus des pontes du PS : citons Delphine Batho, Bruno Julliard,…. D’autres furent trotskistes avant de devenir des pontes du PS : citons JC Cambadélis ou David Assouline (1).

    Je note aussi que ces mouvements lycéens ont rarement combattu les politiques calamiteuses des ministres PS de l’Education Nationale (Jospin, Peillon, Vallaud-Belkacem, …).

    Allez, je dois reconnaitre qu’ils ne sont pas les seuls à avoir agi ainsi.
    Dans les années 70, j’ai été militant (avec des responsabilités au niveau de mon département rural) du SNI-Pegc/FEN, dans la tendance minoritaire (majoritaire dans mon département) Unité et Action (pro-cégétiste).
    Plus tard, entre 1986 et 1988, Michèle Alliot-Marie, secrétaire d’Etat à l’enseignement (près du ministre Monory), proposait un système d’aide aux devoirs pour les élèves. Pour les instits, c’était sur la base du volontariat payés en heures supplémentaires. Position du syndicat (où je n’avais plus de responsabilités) : il faut boycotter !
    1988 : le ministre PS Jospin proposa aussi un système d’aide aux devoirs, moins intéressant que le précédent. Aucun appel au boycott de la part du syndicat !
    Lors de la scission syndicale de 1992, je continuais à cotiser au SNUIPP/FSU.
    Puis, comme la presse syndicale n’arrêtait pas de soutenir des théories pédagogistes désastreuses, j’arrêtais quelques années plus tard de me syndiquer.

    Et ce n’est pas limité à l’enseignement.
    Ces dernières années, je fréquente parfois des gens de mon âge environ (septuagénaires).
    Un d’entre eux fut un militant actif de la CFDT dans les années 70 (à l’époque, CGT et CFDT avaient de bonnes relations). Puis il arrêta de militer quand il constata que sa confédération n’agissait plus sous Mitterrand.
    Un autre était adhérent (peu militant) à la CGT. Il ne se syndiqua plus sous Mitterrand, constant que la CGT était moins active en faveur des travailleurs que sous la droite.

    Décidément, les syndicats ont fait ce qu’il faut depuis les années 80 pour perdre des militants et des adhérents.

    (1) David Assouline, alors membre de la LCR, fut un des dirigeants des grèves contre la loi Devaquet (1986). Puis il rejoignit le PS dont il devint sénateur. En 2005, il fut pour le « non » à la constitution européenne. Mais, il continua son « évolution » politicienne en approuvant en 2008 la même constitution rebaptisée « traité de Lisbonne ».

  26. Quelques articles intéressants sur la situation actuelle.

    De Barbara Lefebvre sur les « Gilets Jaunes ».
    De bonnes analyses selon moi : la responsabilité désastreuse de l’Union Européenne, la personnalité de Macron et la différence (de forme et non de fond) avec ses prédécesseurs, ….
    Puisqu’elle parle de « la Marseillaise » et de « l’Internationale », je rappelle qu’en 1934, dans la perspective du Front Populaire, le PCF commençait à mêler ces deux chants.
    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10711

    De plusieurs signataires sur l’euro et les « Gilets Jaunes » :
    https://www.les-crises.fr/lexistence-de-leuro-cause-premiere-des-gilets-jaunes-tribune-de-todd-sapir-gomez-rosa-hureaux-werrebrouck/

    De l’ancien député PCF André Gerin.
    Solidarité avec les « Gilets Jaunes » (16-11 et 17-12) :
    http://andregerin.blogspot.com/2018/11/la-france-en-rebellion.html
    http://andregerin.blogspot.com/2018/12/depuis-le-17-novembre-les-gilets-jaunes.html

    Appel contre la violence, contre les casseurs, contre la haine anti-police (05-12-18) :
    http://andregerin.blogspot.com/2018/12/gilets-jaunes-violences-attention-danger.html
    J’approuve Gerin car, moi aussi, je suis un « affreux » sécuritaire (le terme « sécuritaire » a été stupidement amalgamé depuis des décennies par une gauche sociétale bien-pensante à « fasciste »).

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