Emmanuel Macron : coup d’État phase II ?

Je suis de ceux qui considèrent que l’arrivée surprise à la présidence de la république d’Emmanuel Macron est le fruit d’un coup d’État. Je le radote depuis maintenant près de deux ans. La radicalisation de Macron à l’occasion de la crise des gilets jaunes n’est pas que l’expression de l’absence de toute culture démocratique chez ce personnage et ceux qui le soutiennent. La violence médiatique des petits valets, la brutalité de la police et la servilité de la justice sont les outils d’une remise en cause majeure du fonctionnement démocratique. Mathieu Morel s’interroge sur la volonté du petit roi de passer à l’étape suivante.

Régis de Castelnau

 

En cette période de vœux et de bonnes résolutions, il faut être un tout petit peu honnête : on ne peut pas mettre sur le seul dos de la bêtise ou de la cécité une aussi soigneuse accumulation de bourdes et de provocations. Il y a forcément autre chose dans cette obstination à marcher à rebours de l’Histoire tout en insultant avec délectation tous ceux lui signalent gentiment qu’il est à contresens.

Il n’a pas fallu bien longtemps pour découvrir que le « philosophe maître ès pendules » était une blague, une escroquerie échafaudée par quelques mécènes professionnels, « spin-doctors » et « story-tellers », pour gaver jusqu’au dernier souffle une machine ubuesque devenue infernale à force d’acharnement. Que les Cassandre d’il y a vingt ou trente ans aient eu raison contre le « cercle des Minc et Attali » importe peu aujourd’hui. Les méthodes alors employées pour les discréditer, les décourager ou les diaboliser étaient déjà les mêmes qu’aujourd’hui (« vous faites le jeu de », « vous parlez comme », « vous êtes pour le repli rabougri/nationaliste/nazi » etc.). Simplement, elles étaient un peu moins éculées qu’aujourd’hui, donc plus efficaces.
Exit, donc, le philosophe pourtant douteux, le théâtreux pourtant hésitant, le brillant bibliographe, le fougueux Jupiter. Les mécènes, spin-doctors et story-tellers semblent commencer eux-mêmes à s’en apercevoir, qui quittent un a un le navire et cherchent la prochaine poule aux œufs d’or (après le gros lot « jeune prodige », certaines rumeurs laissent à penser qu’on pourrait jouer la carte « femme », cette autre case « progressiste » que ces peuples rétrogrades se sont jusqu’ici obstinés à retoquer dans le « monde libre »).
Mais si eux commencent peut-être à s’en apercevoir, lui, en revanche, des nèfles ! Ce prodige-prince-enfant-roi, fils improbable et chevelu de Juppé et de Giscard, a hérité du premier la sagesse et la certitude de son absolue supériorité et du second la jeunesse et une empathie certaine. Ou réciproquement.
Tout un programme…

Il y a quelque chose de délibéré chez cet homme – et/ou ses conseillers/sponsors. Comme une part de jeu (« jusqu’ici, on gagne, jusqu’où pourrons-nous aller pour les soumettre et les humilier ? »), une part de défi (« qu’ils viennent me chercher » et quelques autres brillants aphorismes de la même saumure), une part de touchante certitude (« le peuple, ce tas de téléspectateurs confits et ventripotents, serait choqué par trop de violence, des allusions à la guillotine, un tag, une quenelle, un vilain mot… ils veulent un chef et ça tombe bien, je suis là, vive Moi ! »), une part de perfidie (« si je raconte n’importe quoi assez vite et assez longtemps en casant un maximum d’expressions et d’effets de manche dans un minimum de temps, personne n’osera dire qu’il n’a rien compris ou que j’ai raconté n’importe quoi » – il aurait vraiment dû lire Andersen et les Habits neufs, lui qui aime tant les sages Danois luthériens).
Il y a quelque chose de délibéré, une envie d’en découdre, d’entrer dans l’Histoire à tout prix pour qu’elle puisse s’enorgueillir de compter un homme de sa trempe dans ses pages, forcément glorieuses. Tout à son rêve éveillé, le prince-enfant-roi, que personne n’a jamais osé corriger pour lui apprendre à revenir sur Terre, se voit déjà de Gaulle, Napoléon, Louis XIV, Charlemagne, Néron, Empereur d’Europe, triomphant sans gloire mais triomphant quand même. Dans ce genre de rêve, l’hostilité – surtout vécue sous la haute protection zélée de chiourmes qu’on méprise autant que les autres – devient stimulation.

Une hypothèse : ce type-là – et/ou ses conseillers/sponsors – cherche à galvaniser sa base, ce petit cinquième de France qui s’est toujours accommodé de toutes les collusions, toutes les fuites à Varennes, tous les refuges à Coblence, toutes les compromissions avec n’importe qui (surtout vers le nord-est) contre les quatre autres cinquièmes, pourvu qu’il demeure, lui, à la barre. Ce n’est qu’avec cette base chauffée à blanc et le sésame des Institutions (non pas « la cinquième République » mais ce qu’on en a fait entre-temps, notamment pour convenance eurobéate), qu’il peut encore croire son omnipotence minoritaire assurée.
Et encore… Pour quoi faire ?
A ce stade de discrédit, il ne lui reste que l’entourloupe ou la force brutale. Pour l’entourloupe, il a grillé à peu près toutes les cartouches mais il lui en reste au moins une : convoquer un referendum institutionnel portant sur quelques réformes qui – peut-être à tort, d’ailleurs – feraient consensus (par exemple, l’annihilation finale du pouvoir législatif, jugé dispendieux, après l’avoir inféodé à l’exécutif grâce au « progressiste » quinquennat). Pour la force brutale, on a bien une petite idée : il ne lui manque plus que l’imagination, l’événement opportunément choquant ou le simple courage pour lancer son propre coup d’Etat.

On a bien un vague retour au « sacré », au mystique, au grandiose. On a bien une néo-pagano-trinité : une espèce d’Agrippine vaguement de Médicis, une espèce d’élève-Néron qui semble percer sous petipatapon et même un Alexandre qui évolue dans ce marigot vulgaire jusqu’à y donner l’illusion d’une forme de grandeur. Nous voici, en 2019, dans un drôle de Cluedo bizarre et cruel où, spectateurs, on se demande qui poignardera qui à la fin, mais où l’on nous invite doctement à croire mordicus que le poignard – qui nous frappera pourtant aussi, tôt ou tard, tant que nous accepterons de le laisser aux mains de ces dangereux dingues – est une affaire de grandes personnes.
Tandis que la guillotine, fût-elle évoquée en symbole par quelques gueux fluorescents, serait une vaine barbarie qu’il serait urgent d’oublier, sauf à encourir quatre mois de prison avec sursis.
« Pour le salut de la démocratie », nous serinent ceux qui ont fait une OPA dessus pour la noyer tranquillement, entre gens bien.

Mathieu Morel

 

31 Comments

  1. Cher Monsieur,
    vos attaques personnelles contre Macron me paraissent passer sous silence le complot qui l´a mis au pouvoir. Ce ou ces complots ,méticuleusement préparés et réalisés sont bien connus :
    Phase 1- Enquête du Parquet sur Fillon initiée par Hollande et son cabinet en violation de la séparation des pouvoirs
    2- Perquisitions des juges à l Assemblée Nationale en violation de la séparation des pouvoirs.
    3- Dissimulation à l´opinion publique par les médias publics des arguments en faveur de Fillon dont le fait que le président de l´assemblée nationale lui même Bartolone employait aussi son épouse comme assistante parlementaire.
    4- Campagne de calomnies contre Fillon organisée par les médias publics et privés en violation de la loi électorale qui interdit formellement cette pratique.
    Sans doute ai-je oublié d´autres preuves du complot, mais la principale est évidente : l´ absence de preuves et donc de procès contre Fillon à ce jour.
    Ainsi Hollande et sa bande, suivant la tradition mafieuse de Mitterand et de ses acolytes ont-ils réussi à bafouer plusieurs fois notre Constitution ,la conséquence étant le vote en faveur de Macron et un pourcentage record d´abstentions.
    Salutations.
    Arnaud de Vendeuvre;

    • @ de Vendeuvre

      Il y a du vrai dans ce que vous écrivez, mais, vous en oubliez quelques uns et quelques une complotistes.

    • Le vote pour Macron serait une sanction au détriment « d’Hollande et sa bande », à laquelle il n’appartiendrait pas tout en ayant été ministre de l’économie ?
      Les méfaits de Bartolone aurait été cause d’immunité pour Fillon ?

      Tout ceci n’est pas très sérieux et on voit mal où vous voulez en venir. Un complot pour Macron sans Macron. Et ensuite ?

    • Mettons de côté ce qu’il faut bien appeler une campagne anti-fillion toutefois fondée sur des faits et non des affabulations, il n’en reste pas moins qu’il fut un piètre 1er ministre. Plus nuisible qu’inefficace ont lui doit (5 ans aux manettes) sa contribution à l’état économique et social catastrophique où nous sommes.
      Je renvoie à sa biographie, en substance, élève médiocre papa le case en politique. Il joue de chance ceux dont il est l’adjoint décèdent dans une incroyable série qui le propulse au pouvoir sans trop d’efforts.
      Bref il n’y avait rien à en attendre non plus.

    • Monsieur Arnaud Vendeuvre, dans les (sic) affaires Fillon il y a déjà eu une condamnation, celle de l’éditeur qui employait Mme Fillon … dans un emploi fictif.
      Et puis ceci : ce qui est reproché à M. Fillon ce n’est pas d’avoir employé son épouse, d’autres l’ont fait et ce n’était pas illégal (mais peut-être immoral), c’est que l’emploi ait été surpayé et de plus fictif. Comme il a employé ses deux enfants en tant qu’avocats…. alors qu’ils n’avaient pas encore le diplôme. Il est difficile d’aller contre cela puisqu’il a lui-même reconnu les faits (au moins pour ses enfants).
      Et enfin : y aurait-il d’autres culpabilités de la part d’autres personnes que cela ne réduirait en rien la sienne. Ce n’est qu’un argument de cour de récréation à l’école primaire….
      Salutation

    • Oui, mais « Mythe-errant » poursuivait un « but politique » : Détruire la Vème République qu’il exécrait !
      Curieux me direz-vous, parce qu’une fois arrivé à son sommet, il n’en a rien fait ?
      Eh bien pas du tout, pas du tout !
      Il l’a sabordé de façon magistrale en détournant les « milliards de la Division Daguet » (et escroquant ceux du brevet Ferrayé d’extinction des puits de pétrole en feu koweïtiens) de façon magnifique, puisque même « Tonton Yoyo » causait de « sous réserve d’inventaire » une fois devenu premier-sinistre du « Chi » et que depuis, le JO de la République en a même oublié avoir reçu très officiellement 1 milliard de dollar du Koweït en pleine bataille de « tempête du désert ».
      cf. http://discours.vie-publique.fr/notices/912007900.html
      (Voir aussi les JO des débats parlementaires sur la loi de finances 1991, par exemple et 1992…)

      Je raconte tout ça, toujours de façon « romancée » parce que les secrets d’Etat ne peuvent pas être étalés comme ça devant n’importe qui et jusqu’à l’été dernier, mais là, j’ai trouvé un éditeur « qui en a » : https://www.editions-bookenvol.com/catalogue/Operation-Juliette-Siera.html
      Bon… il faut le pousser un peu pour qu’il fasse son boulot, mais il le fait.

      Et devinez quoi, jeune-homme ?
      Les « queues » des sommes détournées à l’insu de tout le monde et sous les yeux et le nez de la presse qui n’a rien vu, ont été récupérées par les « services » et transformées en Plan d’investissement pour l’avenir : Ca ne pouvait pas être des « Recettes Exceptionnelles tardives »…
      Et le dernier a été décidé en juillet 2017 pour faire « bon compte ».
      Le précédent a été fait par « Flanby-Tagada-à-la-fraise-des-bois » et le premier par « Bling-bling », annoncé en décembre 2009 (loi de finances rectificative de mars 2010).
      Vous pouvez vérifier !

      Et si « Fifi-le-souteneur » (au même titre que « Juppette » et « Bling-bling » soi-même) on été éliminés en 2012 et 2017 tout comme « Flanby », c’est parce qu’ils n’ont pas été au bout de la récupération de ces fonds.
      Il fallait bien un « jeune kon » pour le faire.
      Dès lors, réfléchissez un peu et dites-moi qui il y a derrière qui impose « sa loi » quant à l’utilisation de fonds détournés par « Mythe-errant » en 1991 ?
      Et vous aurez compris 30 ans de la vie politique du pays.

      Bien à vous et joyeux année en perspective pour toutes et tous !

      I-Cube

  2. Merci pour votre lettre. Une remarque: vous mentionnez: « (…) sauf à encourir quatre mois de prison avec sursis. » Nous en sommes actuellement à 219 Gilets jaunes incarcérés. Du jamais vu dans un mouvement social. Le droit est appliqué avec zèle. En attendant ,nous avons battus les records de voitures incendiées pour la nuit de la Saint Sylvestre, aucune arrestation.

  3. Excellent! j’ai lu cet article avec une certaine délectation. Mais la France où va t’elle car c’est ce qui est le plus important, le bien commun de la France.

  4. Je radote aussi depuis la campagne présidentielle bien inutilement d’ailleurs puisqu’il y encore des moutons pour bêler ici ou ailleurs qu’on ne les tond pas encore assez.

    • Le monde de macron c’est la ferme des animaux et 1984 réunis..
      On a beau être des gilets jaunes, nous ne sommes pas plus incultes que ce roi, plus nu encore que les autres, qui crache et méprise les gueux, sans même se rendre compte de sa responsabilité dans cette misère aveuglante qui plombe notre pays chaque jour davantage.
      Où est passé ce phare que la France fut, certes pas chez ce gamin capricieux et si imbu de sa personne dont l’arrogance n’a d’égale que sa médiocrité de marionnette, agitée par les mains de la cupidité.
      Comme le dit Emmanuel Todd; le mouvement des gilets jaunes lui a rendu sa fierté d’être français…
      Alors les BHL qui se pensent philosophes et s’écoutent déblatérer en se prenant pour Montaigne, ceux qui se prennent pour des économistes qui donnent des leçons et distribuent les bons points, les amuseurs du paf qui se prennent pour des journalistes…. la liste est interminable dans ce monde de supercherie dont le  » sous-pitre  » se terre sous les ors du palais dont il n’est qu’un bien éphémère locataire et dont l’histoire, si elle ne le réduit pas à un tyran, le fera retourner dans sa misérable insignifiance.

  5. J’achète de façon irrégulière « Marianne ».
    J’ai acheté le N°1136-1137 (20-12-18 à 03-01-19) surtout pour sa 2e moitié consacrée aux chansons que le nouvel ordre moral n’accepterait pas.

    Dans la 1ere moitié, on parlait des gilets jaunes.
    On trouvait le point de vue de Jean-François Kahn et aussi celui de Michel Onfray.. Le point de vue de ce dernier est intitulé « techniques du coup d’Etat ». Il montre qu’on n’utilise plus les anciennes méthodes de putsch, mais des « outils » pour « faire régner l’ordre maastrichien faussement représenté comme ordre républicain ».

  6. A la lecture de l’Epilogue de Guerre et Paix de Tosltoï, que je relis avec passion, la description qu’il fait de Napoléon, de ses soi-disant succès qu’il décortique à l’aulne parfaitement irrationnelle de notions aussi indéfinissables que le « hasard » ou le « génie », mais soutenu jusqu’au bout malgré l’évidence, sa brutalité, sa grossièreté, une mégalomanie galopante, sa lâcheté et ses fuites répétées laissant ses troupes à l’abandon, son absence totale d’empathie etc, lui vont comme un gant. J’espère qu’il n’y aura pas besoin du même nombre de morts pour l’arrêter.

    C’est dans un de vos derniers articles qu’un commentaire comporte une vidéo de Michel Onfray censurée, dans laquelle il dit qu’Attali aurait laissé entendre que le suivant était choisi… SI c’est UNE, il y a lieu de tout craindre vu le choix actuel.

    Dans ces circonstances, mes voeux vont à la France en espérant qu’elle échappe à la catastrophe.

  7. « Il y a quelque chose de délibéré chez cet homme » : parce qu’elle est terriblement juste et fine, parce qu’elle résume beaucoup y compris un éventuel avenir, cette « simple » phrase m’effraie.
    En effet, « cet homme » et ses amis n’ont peut-être pas encore mis en oeuvre leurs pires desseins.

    • Comme envenimer (en cours) la situation et décreter la loi martiale (cf les videos en lien).

  8. Bonne année à toutes et tous !

    Juste 5 billets (http://flibustier20260.blogspot.com/2017/12/extraits-15.html) à la suite des uns des autres qui « décryptent » le scénario de ce « coup d’Etat » (phase I).
    Naturellement, j’en ai fait un « roman d’été » mis en ligne (on ne peut pas écrire tout ça autrement) et cherche un éditeur qui en ait…

    Mais essayez de comprendre qu’il y en a un autre – le final – qui se prépare (http://flibustier20260.blogspot.com/2017/07/ce-qui-vous-attend.html un post posté juste un an avant l’affaire « Benne-Allah » alors même qu’on causait de réforme de la constitution (bien inutile).
    Réfléchissez donc à qui était le professeur de Science-po de « Jupiter » et ce qu’il fait des fondations et associations (riches et archi-subventionnées) qui tombent sous sa coupe depuis plusieurs décennies (Beau-raie-l’eau) et relisez les statuts de LREM…

    Bonne lecture à vous !

    I-Cube

    • La vidéo titrée  » plus le droit de filmer  » date de 2016 ; il y a une autre vidéo similaire qui en montre l’ancienneté (voir le lien sur Youtube). Ceci dit, globalement mon impression est que la police prend l’habitude de violer le droit pour tenter de casser le mouvement, évidemment avec la bénédiction du gouvernement. Il ne faut donc pas s’étonner si en face des gens de plus en plus nombreux ne le respectent pas non plus, c’est un cercle vicieux.

      Pour ce qui est du coup d’Etat en phase II, le couard Micron n’en a pas seul les épaules – ou plutôt la stabilité mentale -, il est donc forcément poussé par d’autres.
      Quant à qualifier Zupiter de philosophe (même par dérision), c’est oublier qu’il a échoué deux fois au concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure.

  9. La culpabilité ou non de F. Fillon ne change pas l’efficacité des actions qui l’ont abattu. C’est même comme si le doute avait autorisé une violence disproportionnée par rapport au fond des accusations.
    Quant au gouvernement, quand on voit le bouclier de la république brandi vers les gilets jaunes, mais pas vers les caïds des banlieues qui ont commis 100 fois pire à la saint sylvestre, on mesure qu’il est prêt à toutes les distorsions de valeurs pour atteindre son but. Distorsions des valeurs de la République donc…
    Les membres du gouvernement ne cessent en ce dimanche 6 janvier de condamner les gilets jaunes qui s’en prendraient à la République, n’est-ce pas plutôt à eux qu’ils s’en prennent ?

  10. Oui glucksmann le futur cohn-bendit, rouge-révolution au départ dorures et hermine à l’arrivée. Le nouveau chouchou bon teint de la bobïtude.

  11. Si votre expertise du droit ne fait aucun doute, en dehors, celle ci s’effondre.

    Comment peut on croire un seul instant que la France fut une démocratie à quelque moment de son histoire ?

    Une anarchiste, dont j’ai oublié le nom, disait que « si voter servait à quelque chose, cela serait interdit ». En fait, ce n’est pas tout à fait exact, l’histoire de France et des autres pays parangon de la pseudo démocratie, nous enseigne que le droit de vote a été concédé au fur et à mesure que les élites bourgeoises, héritière zélé de la noblesse d’hier, se sont rendu compte qu’elle pouvait l’accorder au bas peuple sans risquer de perdre le contrôle effectif de l’économie, raison d’être du débat politique. Au fur et à mesure que les moyens de conditionnement des cogito, via l’instruction publique permettait un formatage efficace des idées. La guerre de 1914 fut d’ailleurs le summum de l’efficacité, dont le mécanisme fonctionne toujours, surtout sur les bancs de l’université, où l’enseignement de tout ce qui concerne la politique et l’économie est totalement biaisée, et où je n’ai pas connaissance d’un seul docteur es machin sortant du rang du formatage du conditionnement au prêt à penser officiel. Votre billet ci-dessus en étant un exemple parmi tant d’autres.

    Je ne vais pas vous faire un cours, cela me semble inutile en l’état actuel, simplement vous citer trois aphorismes pour l’illustrer,

    la transparence (de la prise de décision) est le baromètre de la démocratie, plus elle est grande, plus la démocratie est vraie, plus elle est faible, moins la démocratie est vraie.

    En démocratie, la transparence est à double sens, en dictature, elle est à sens unique

    si la démocratie est la souveraineté du peuple, alors, tout ce qui lui est caché (sous quelque prétexte que ce soit, même pour la politique étrangère) viole sa souveraineté. Or, notre pays ayant un goût fort prononcé pour toute forme de secret, notamment avec le conseil des ministres, il ne peut, sur ce seul critère (et il y en a beaucoup d’autres) être une démocratie.

    Saint Just, que l’histoire officielle à fait un criminel sanguinaire, surnommé « l’archange de la terreur » pour bien qu’on ne l’écouta pas, conscient de cet état de fait, voulait instaurer un mécanisme interdisant le huis clos des conseils des ministres, vous connaissez la suite !

    Qu’un complice du système actuel soutienne que nous vivons en démocratie, soit, mais pour quelqu’un qui se veut défendre la réalité des faits, cela n’est pas ou plus acceptable.

    Le moment des élections est l’unique instant où la démocratie peut effectivement exister, c’est le talon d’Achille du système, mais c’est bien pourquoi aujourd’hui, tous les médias à grande écoute sont la propriété des ploutocrates. Et quand on voit comment un jeune inconnu, étiqueté comme banquier fut aussi facilement élu par une propagande tous azymuth des grands médias en sa faveur, il est clair que la méthode est efficace. D’ailleurs, je n’ai vu personne poser la question de savoir si une telle campagne médiatique des grands médias ne devait pas être considérée comme de la publicité et donc, tomber sous le coup de la loi de financement des campagnes.

    La nouvelle technique de publicité pour vendre un produit, consiste à présenter une publicité sous la forme d’un bulletin d’information, mais tout le monde le sait. Pour Macron, c’est exactement la même technique qui fut appliqué, à la différence que tout le monde fait comme s’il ne le savait pas !

    En démocratie, l’information ne peut en aucune manière être la propriété d’intérêts privés, c’est absolument, totalement contradictoire et donc, incompatible. Etc….

      • Pardon Maître, mais à propos du niveau de Coluche, vous nous faîtes du macron..Certes il n’avait pas fait de longues études mais ses restos du coeur sont toujours et de plus en plus actifs. Par ailleurs, le bon sens, me semble-t-il, est une preuve d’intelligence, l’intelligence n’allant pas toujours de pair avec l’instruction..et vice-versa

      • NON ! Coluche n’a fait que reprendre l’expression qui était connu avant, ce qui n’enlève rien à ce dernier. Ne vous en déplaise, son niveau de conscience était d’un niveau supérieur. Le mépris que vous semblez afficher à son encontre, prouve plutôt votre niveau de conscience, que vous confirmez en parlant de « démocratie représentative bourgeoise ». Pour ma part, cela s’appelle du sophisme. La démocratie, au sens propre, n’admet pas la représentativité, sauf pour précisément ceux qui se servent du mot pour mieux tromper les autres. L’exemple américain est, à ce titre, très parlant !

        En tous les cas, votre réponse est très décevante, car elle vise surtout à ne pas répondre sur le fond de mon commentaire. Le seul point « positif » est que vous l’ayez quand même publié et c’est tout à votre honneur. Pour le reste, je vous laisse à votre niveau universitaire, c’est à dire, à répéter benoîtement les idées toutes faites que vous y avez apprises.

        Celui qui résume le mieux la « démocratie représentative bourgeoise » dont vous semblez ne pas voir la contradiction dans les termes, puisque vous la reprenez sans la mettre en cause, c’est Voltaire, disant « un pays bien organisé, est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne ». C’était vrai pour l’ancien régime nobiliaire, c’est toujours vrai pour le régime actuel bourgeois. Il ajoutait d’ailleurs, qu’en tout pays, ce n’est pas le bas peuple qui fait une nation, mais seulement ceux qui en ont le contrôle, la culture ayant alors pour vocation à cimenter le bas peuple aux intérêts de ceux qui les gouvernes et leur interdire toute émancipation.

        Et d’ajouter, comme d’autres avant (Machiavel) et après lui (Einstein), qu’un pays n’a pas besoin de gouvernement, sauf pour opprimer le bas peuple, il a juste besoin de lois fondés sur la seule raison, rien d’autre ! Ce que je partage aussi

        • Je terminerai juste en vous disant ceci, cette raison que tous ces grands penseurs appelaient de leur voeux, s’appelle le principe de responsabilité, définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui, non envers soi même, car c’est là que réside la souveraineté de tout être, quand à ses choix de vies. Autrement dit, on n’est jamais responsable de soi, vis à vis de soi, puisqu’on y est souverain, c’est à dire, juge et arbitre.

          Mais, vivant en société, ces choix en tant que droit sur son temps de vie, puisque c’est le temps de vie des êtres qui est en jeu et seulement lui, implique fatalement un devoir, celui d’en assumer les conséquences. La société actuelle, fondé sur la séparation du droit et du devoir afin de permettre l’accumulation de l’un et de l’autre en terme de temps de vie, faisant que le riche dispose d’un capital temps de vie par l’exploitation de celui des pauvres, tandis que ces derniers ne disposant que celui de sous vivre et quémander un plus aux premiers, le fameux « ruissellement », fonde l’injustice sociale.

          Pour en finir avec cet état de fait, il n’y a qu’une seule solution, soit, que chacun soit comptable de son propre équilibre et comme la raison fait appel à la logique mathématique, cette règle d’équité, égalité relationnelle se traduit par quelques formules aphoristique.

          Tout droit implique un devoir et tout devoir applique un droit.

          Nul ne peut exiger plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs (par lui même) et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs, qu’il ne réclame de droits (toujours pour lui même). L’intérêt général est la somme des utilité particulières, où l’intérêt particulier se trouve dans son utilité.

          Selon cette définition de la responsabilité, ce n’est mas l’intelligence qui définit une personne responsable, mais la conscience, faisant qu’une personne dites « simple d’esprit » peut être responsable où une personne dites « supérieurement intelligente », fusse t-elle prix Nobel de physique, peut se voir définit comme irresponsable. Selon cette définition, il est toujours possible à une personne d’être riche, mais certainement plus de la même manière !

          C’est cela le changement de paradigme que la société humaine à besoin, des êtres responsables les uns vis à vis des autres et non une société propriétaire, qui, par définition, interdit la responsabilité. Bien entendu, tout cela doit être développé et précisé, ce qui est facile à faire et que j’ai commencé à faire (publié sur agoravox), mais tant que la base ne sera pas conscientisé, tout développement me paraît vain.

          A ce jour, ce message ne reçoit pas d’écho et je doute que vous dérogé à la règle.

          Merci de votre attention

          • vous aurez corrigez de vous même, la souveraineté, c’est évidemment être juge et partie.

            Etant donné que vous ne portez aucun intérêt à ce que j’écris, ce sera donc mon dernier commentaire, je pense avoir, disons, suffisamment abusé de votre temps.

    • Ce que vous énoncez me paraît plein de bon sens, et quand on voit le niveau d’absurdité de notre société, mis en place par nos soi-disant élites, on peut douter qu’elles en soient pourvues…

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