Grand débat : le « Macron tour » est illégal

Après avoir fait organiser à sa main le fameux grand débat qu’il avait promis, Emmanuel Macron vient de se lancer dans une tournée de représentation que Johnny Hallyday n’aurait pas reniée. Devant les caméras qui relaient à satiété ses meetings, accompagné par l’adoration enthousiaste des éditorialistes, des chroniqueurs, et des intellectuels stipendiés, dans des villes mises en coupe réglée avec forces de l’ordre et blindés, il s’enferme dans une salle préalablement remplie des petits maires du coin, et Monsieur se livre à son show. La voix tremblante d’émotion et de ravissement des présentateurs télé vous annoncent, qu’exploit digne du Guinness des records, il a parlé plus de six heures. Mais tout à leur logorrhée d’admiration, journalistes et commentateurs commettent une grave erreur. Les phrases qui reviennent le plus souvent sont les suivantes : « il a retrouvé la verve de sa campagne électorale présidentielle. Il déroule brillamment son programme ».

Un président bat la campagne…

Eh bien c’est justement là que le bât blesse, et gravement. Monsieur Emmanuel Macron, comme il l’avait fait pour ses vœux du nouvel an, en désignant une partie du peuple français comme ennemi, ne se comporte pas en Président de la république, pour tous les Français. Il essaie de rassembler et d’élargir son camp, dans la perspective des élections européennes. Il est donc en campagne, à quatre mois de l’échéance. Problème c’est strictement illégal, et caractérise un comportement pénal. Et il faut le dire clairement, les élections européennes sont d’ores et déjà faussées. Si les organes de contrôle recommençaient à contrôler cela devrait déboucher sur l’annulation du scrutin et des poursuites pénales.

Pour faire campagne…

Que dit le code électoral ?

Rappelons tout d’abord que la loi du 25 juin 2018 relative à l’élection des représentants au Parlement européen rétablit une circonscription électorale unique sur l’ensemble du territoire. Ce sera donc un scrutin de liste, le nombre de postes à pourvoir étant de 79. Le plafond des dépenses électorales est de 9 200 000 €.

Rappelons ensuite que les lois de 1988 de 1990 qui ont organisé le financement public de la vie politique, suivies par d’autres textes et une jurisprudence abondante, ont posé trois principes. Une dotation financière par l’État en fonction des résultats électoraux, la limitation des dépenses en période électorale, et le contrôle par une Commission Nationale. Concernant les sommes données aux partis ou aux candidats à des élections, il est possible d’ajouter à la dotation d’État. Mais ces dons sont réglementés et limités de façon stricte. Les dons des personnes morales sont interdits, et autorisés les apports en numéraire, où services directs ou indirects dont la valeur doit être calculée et intégrée aux comptes de campagne. La jurisprudence recèle quantité d’histoires de ce genre, et dans une année d’élections municipales, les services de communication des communes se gardent bien de mettre le maire sortant en avant, que ce soit en utilisant son nom ou en affichant une photo… gare au couperet. Le juge est donc vigilant sur ces apports extérieurs qui se rattachent manifestement à de la propagande électorale surtout que le législateur a fixé une période de six mois pendant laquelle la surveillance est renforcée.

Nous sommes à quatre mois de l’échéance européenne, la mise en scène et les propos tenus le démontrent, les shows Macron sont incontestablement des meetings électoraux.

Un « Macron tour », deux gros problèmes

Nous sommes par conséquent confrontés à deux problèmes. Le premier est le coût de ces 12 meetings qui devra inéluctablement être réintégré aux comptes de campagne de la liste LREM. Compte tenu des moyens mis en œuvre par l’État, déplacement des personnalités, mise des villes accueil en état de siège, mobilisation de forces de sécurité considérables, les sommes sont probablement exorbitantes. On rappellera brièvement la mésaventure de Nicolas Sarkozy en 2012. Profitant d’un déplacement officiel à Toulon du président sortant, il avait tenu le soir un meeting. Le coût de l’ensemble avait été réparti à 30 % pour le compte de campagne et 70 % pour l’État. La Commission Nationale suivie par le Conseil Constitutionnel de Jean-Louis Debré inversa d’autorité les proportions ce qui permit ainsi de dépasser le plafond légal et de rejeter le compte. Sanction 300 000 € d’amende et non remboursement par l’État de 11 millions d’euros de frais de campagne.

Mais ce n’est pas tout, et c’est le second problème, la simple lecture de l’article L 52–8 du code électoral démontre que les avantages en nature apportés à la liste LREM sont des dons interdits de personne morale, et l’État en est une. À l’évidence le « Macron tour », tournée électorale en vue des élections européennes, a ce caractère de dons interdits et impose le rejet du compte, son montant fut-il inférieur au plafond légal.

On peut donc affirmer que d’ores et déjà, la régularité juridique des élections européennes est lourdement obérée.

Les contrôleurs regardent ailleurs

Le contentieux électoral des européennes relève de la compétence du Conseil d’État. Celui-ci aura à examiner les recours dont il aura été saisi et répondre à la question de savoir s’il n’a pas été porté atteinte à la sincérité du scrutin. Dans le contentieux électoral classique sont visées toutes les actions et manœuvres prohibées par le code. En présence d’un faible écart de voix le juge vérifiera si les manœuvres dolosives ont pu altérer la sincérité du scrutin et pourra prononcer l’annulation de l’élection. Mais désormais les lois sur le financement public de la vie politique ont apporté une modification très importante. La simple violation des règles de financement des campagnes peut entraîner l’annulation quel que soit l’écart de voix. Et les juges disposent en plus de prérogatives importantes pour prononcer l’inéligibilité des candidats fautifs. Compte tenu du fait que tout électeur aura intérêt pour agir et saisir le juge d’un recours en annulation, il est à craindre que le rôle du Conseil d’État soit encombré au mois de juin prochain.

On ajoutera pour faire bonne mesure que ces dons interdits représentés par le « Macron tour » ne sont pas seulement susceptibles de plomber le scrutin lui-même mais ouvre la voie à des poursuites pénales. L’article L 113–1 alinéa IV prévoit pour l’auteur des dons interdits même à l’insu du candidat une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende… On pourrait aussi penser à la notion de « détournement de fonds publics » prévu et réprimé par l’article 432–15 du code pénal. Et le fait que le président de la république est lui-même est protégé par son immunité, ne change rien pour ceux à qui il a donné des ordres pour organiser cette tournée. L’article 122–4 du code pénal dit bien que l’on est responsable si l’on a commis une infraction pénale en obéissant à un ordre « manifestement illégal ». Pas besoin donc « d’aller chercher Emmanuel Macron » pour poursuivre les fonctionnaires qui auront organisé des meetings. Ils ont commis les infractions en toute connaissance de cause.

Compte tenu de la mansuétude dont le macronisme bénéficie de la part des institutions judiciaires, et du fait que les équipes qui entourent le chef de l’État et lui-même se comportent avec une désinvolture «no limit » assez époustouflante, il est peu probable que le président de la Commission Nationale des Comptes de Campagne s’émeuve de ces opérations grossières. De la même façon les parquets, occupés à chasser les gilets jaunes qui partagent des statuts Facebook, n’ont pas de temps à perdre avec ces vétilles.

Et si on contrôlait les contrôleurs ?

En revanche ce qui pourrait être amusant, puisque pour les recours électoraux tout électeur a intérêt pour agir, et peut saisir le conseil d’État, que beaucoup s’en avisent de déposer une requête.… Concernant l’aspect pénal, l’intérêt pour agir et lui aussi rattachée spécifiquement au statut d’électeurs, la plainte pénale serait elle aussi recevable.

Après tout l’État de droit n’est pas à géométrie variable.

Régis de Castelnau

66 Comments

  1. Cher Maître, nous avons là la démonstration du machiavélisme de M. Macron qui, devinant très bien qu’il puisse prendre une humiliante raclée aux Européennes prochaines, joue en sorte un Jocker qui pourra lui permettre de les rejouer quelques mois plus tard…

    • Ho un machiavel cousu de fil blanc pour tous ceux qui l’ont toujours vu venir avec ses manipulations grossières.

  2. Le PR s’est très habilement saisi des revendications actuelles des GJ pour entamer sa campagne électorale. C’est malheureusement un des effets pervers de cette contestation…
    Toute campagne électorale d’un PR ou d’un premier ministre en exercice comporte des mesures de sécurité nécessaires qui sont systématiquement reprochées au candidat en question. Je ne vois guère de solution sauf à interdire à un PR ou PM en exercice de se présenter à une élection mais ne serait-ce pas fausser l’exercice ? Dans le cas présent, les mesures de sécurité frisent le ridicule avec des villes mises en état de siège et un tri sur le volet des « participants » aux meetings mais, compte-tenu du contexte, il est difficile pour le service de sécurité présidentiel de faire moins, au risque de voir le PR se faire couvrir d’insultes voire pire. C’est un 2è effet pervers des GJ…
    Comment alerter aujourd’hui et manifester que l’on refuse cette mascarade ?

  3. Quid de la légalité de l´élection présidentielle de 2017 ?
    la campagne qui l´a précédée a vu plusieurs violations de notre Constitution et du Code électoral .

    i

  4. « Il est donc en Campagne ! ». Qui vous permet de dire ça ? La liberté de la presse génial ! Vous venez dire que plus simplement les journalistes qui relate les faits, sans fioritures sont des ânes. C’est beau tout ça.
    Nous sommes dans un pays où, aujourd’hui, plus que jamais, nous nous devons de dialoguer afin de casser cette bulle de mécontentement actuelle en réussissant à optenir des avancer POUR LE PAYS. En tant que chef d’état, il est plus que normal que un chef d’état est le droit et même une certaine obligation morale que de parler, écouter et répondre aux administrés et leurs représentants. Alors oui il s’enferme dans une salle parce que c’est triste à dire mais en France, aujourd’hui, quand tu fais un reportage sur les gilets jaunes en ne disant pas se qu’ils souhaitent entendre tu te fais taper, quand tu es élu, et que tu n’es pas donné ton soutien aux gilets jaunes tu te fais violenter, menacer, ou même encore pire agressé. Alors en effet, le chef d’état se protège parce un tiers des personnes qui aujourd’hui, disent bloquer le pays alors qu’enfin de compte ce n’est pas le cas, ils font juste chier les commerçants dans centre ville et bien ils s’en prendraient avec très très grand plaisir à la personne qui nous représente, en France.

      • « Pour le pays » dîtes-vous ? En êtes vous si sûr ? Et d’abord qu’est-ce que ça veut dire??? 30 ans de casse sociale, 30 ans de pillage des ressources publiques, 30 ans de cadeaux aux plus riches sous de multiples prétextes, ça s’appelle comment selon vous ? Emmanuel Macron n’agit pas en chef de l’Etat mais en chef de parti qui prépare sa campagne électorale. Que vous le vouliez ou non, c’est ainsi.

    •  » il est plus que normal que un chef d’état est le droit » … j’apprécie votre utilisation de l’auxiliaire « être » … mais que vouliez vous dire réellement 1. « que le chef d’état soit le droit » ou 2. « que le chef d’état ait le droit » ? Je suppose que vous penchez plutôt pour le 1. , mais je peux me tromper …

    • Ho le dernier des macronistes ici tout bardé de sa sottise annonant les éléments de langage mediatiques. Encore un crédule qui croit aux simulations de son bon roi. Tondez le plus tondez le encore il en redemande.

  5. Vous voyez juste… Macron bat campagne pour les élections européennes. Êtes-vous seul à voir clair ? Car votre analyse du <> mériterait qu’on s’y arrête. Y-a-t-il un volontaire ? Je ne suis pas juriste mais de voir notre Droit ainsi bafoué est révulsant. Merci, Maître pour votre analyse.

    • C’est la question que je me posais. Peut-il se constituer un collectif de plaignants pour effectuer une telle démarche ?

        • Pourrait-on disposer d’un modèle de dépôt de plainte et s’y prendre dès maintenant ? Ne faudrait-il pas au préalable constituer un collectif ? Comment faire ?

        • Avertissez nous dès l’instant où nous pourrons faire opposition à cette mascarade. N’oublions pas qu’il a été « élu » avec 24% de votes explicitement pour lui et n’est donc pas légitime à imposer ce que nous subissons. C’est un gamin qui a excellemment réussi certes mais n’a pas (comme VGE en son temps…) (ainsi que son aréopage de « députés LREM) la substance pour diriger notre France. Ce groupe constitue aujourd’hui les fossoyeurs de notre pays.

  6. Il serait en effet intéressant de faire un tel recours, mais cela doit coûter très cher, ce n’est pas à la portée du citoyen lambda … malheureusement.
    Seuls les très riches (qui ne le feront évidemment pas) et les organismes constitués et financés par cagnotte et/ou par les adhésions et subventions pourront le faire…
    C’est un vrai casse tête que de voir un jour la justice rendue dans ce pays !

  7. Maître,
    Il me semble que vous incitez des citoyens à déposer des recours contre LREM et son budget électoral et contre MACRON.
    Pourquoi ne le feriez-vos pas vous-mêmes ? Rien ne me semble interdit à un avocat dans ce cas.

    • Il y a deux problèmes :
      –tout d’abord un recours contre les élections devant le conseil d’État. Ce recours devrait être porté dans les 10 jours qui suivront l’élection. Par n’importe quel électeur et ce à l’aide d’une requête dont il sera facile de trouver un modèle. Donc pour l’instant il n’y a pas le feu.
      –La plainte pénale : là aussi il faut attendre, le mieux sera de le faire une fois le Macron Circus terminé. Il est fort probable que circuleront alors des plaintes types.
      Quant à moi, je trouve que j’en fais déjà pas mal…

  8. Ce qui est fou, c’est que ce type a redéfini plusieurs mots et que personne ne semble l’avoir corrigé : « République », déjà malmené avant, signifie aujourd’hui « blob ultralibéral de centre gauche-droite doté de frontières gazeuses, dont les habitants sont tous des start-uppers citoyens du monde ». Tout ce qui déborde de ce strict cadre est déclaré « non républicain ». Ensuite, « démocratie », qui aujourd’hui désigne exclusivement la ligne éditoriale des médias grand public détenus par des milliardaires. Tout ce qui déborde de ce cadre « républicain » (voir définition) se voit déclarer antidémocratique, ce qui est tout de même un comble d’orwellisme.

    Aujourd’hui, c’est « débat » qui passe à la moulinette pour redéfinir ce qu’avant, ils appelaient « pédagogie » et encore avant « publicité », à savoir un type qui tente de fourguer sa camelote aux autres.

    Le problème, tant que les institutions, médias, etc, seront complices de son comportement, Macron ne peut ni se remettre en cause, ni a fortiori en changer. Or, là, nous voyons que l’État de droit est une blague. Le système se défend, les masques tombent, nous sommes en dictature (quand on voit à quel point le droit est bafoué dans ce pays et à quel point les mécanismes d’équilibre des pouvoirs ont été phagocytés par l’Elysée et les 1 % qu’elle représente, désolée, mais je vois pas en quoi ce mot est exagéré).

    Dans les années 80, pendant que la gauche dormait sur ses lauriers et que les salonnards parisiens redéfinissaient ses priorités pour en faire un machin strictement décoratif, les libéraux grignotaient du terrain. Aujourd’hui, ils ont toutes les manettes. Nous sommes piégés.

    Fallait pas dormir.

    • « blob ultralibéral de centre gauche-droite doté de frontières gazeuses, dont les habitants sont tous des start-uppers citoyens du monde »
      Par « gauche », je suppose qu’il s’agit de la « gauche » de type PS (loi travail), c’est à dire une gauche de type « gogoche » qui méprise les précaires en les traitant de « sans-dents ».

  9. @Léa

    Effectivement le réveil est douloureux pour certains.

    Vous avez grandement résumé la situation en citant l’ami Orwell. Beaucoup d’ingrédients sont présents: entre autres la « novlangue »: « la guerre c’est la paix ». exemple: un de mes amis, pas idiot pourtant, m’a quand même soutenu que le RIC était contre la démocratie. Lui même étant prof de Français, je me suis fait un malin plaisir de lui rappeler l’étymologie du mot… pouf, pouf,

    Quand à la démocratie, je me plais à rappeler à mes connaissances qui me brocardent « va voir en Russie » qu’on nous a enseigné (à l’école à un autre époque… c’est vrai) qu’une démocratie c’est la séparation des 3 pouvoirs… ce qui n’est pas le cas actuellement…

    Pour en revenir à notre « ami » Jupiter, tant va la cruche à l’eau… Je pense qu’il ne fait que reculer pour mieux sauter. Je soutiens les GJ, pourtant je fais parti des plus « riches ». grâce à Hollande je le précise, mon revenu moyen n’ayant pas progressé mais, nivellement par le bas oblige, je fais maintenant parti des riches, ma maman est fière, lol.
    Je disais donc que je soutiens les Gj, par solidarité car j’aime à croire que je défends les plus démunis et surtout, j’insiste la dessus, pour préserver le système: le mouvement, dans sa forme initiale était un mouvement majoritairement pacifiste et qui revendiquait au final pas grand chose (rien de révolutionnaire en tous cas). Les manoeuvres politico-politiciennnes de nos zélites réussiront probablement à atténuer ce mouvement en le divisant et en abusant des artifices habituels (en bafouant la vérité à travers les médias et en violant la constitution par son mépris affiché des lois chères à notre hôte).
    Tout cela pour dire qu’à mon humble avis et me basant sur des précédents historiques, la situation se calmera certainement pendant un temps, mais le train des reformes mené tambours battants par cette horde de hyènes sans foi ni loi ne fera qu’attiser la colère et le déséquilibre déja énorme entre très riches et très pauvres de plus en plus nombreux et que le prochain mouvement populaire risque lui aussi d’être impitoyable et beaucoup plus violent que des « squatteurs » de ronds points.

    • @arno

      Complètement d’accord. Le grand débat va noyer la sardine, lrem continuer sa course et Jupiter son œuvre de réforme pour obliger la france à disparaître dans le magma mondialiste.
      Si le mouvement des GJ n’obtient rien, la prochaine révolte sera sanglante et impitoyable. Et les participants ne seront pas les memes.

  10. Ouh, ça redonne la niaque, merci ! Je suis pour évidemment ! Le Circus finira en mars, c’est bientôt, il faudrait quand même s’y préparer, et au pénal, vous êtes bien le mieux placé pour le conseil ! Je ne doute pas qu’on en reparle ici d’ici là !

  11. N’existe–‘il pas une procédure de référés pour faire cesser le trouble manifestement illicite que constitue cette propagande hors les clous du code électoral ?

      • Lucide analyse et sage conseil, Maître.
        Nous vous suivrons en tous points, le moment venu.
        Que passe le cirque, le Droit finira bien pas stopper cette mascarade qui n’a que trop duré.

  12. Comme tout enfant qui constate que pris la main dans les pots de confiture « las vegas » et « frais de bouche du ministère » au lieu d’être puni il en sort récompensé, continue. Comme tout garnement qui injurie les illéttrées ou les sans costard et se voit récompensé pour toute sanction il continue à poursuivre de sa hargne les pauvres irresponsables.
    La méthode consistant à être salarié par les contribuables pour les servir et en réalité n’être qu’au service de ses ambitions lui ayant si bien réussi il aurait tort de se priver.
    Il n’y a bien en effet que les chiens de garde médiatiques pour hurler au complotisme quand on leur fait remarquer la reprise de cette technique grossière de la promotion de soi sous couvert de dévouement républicain.
    Il devra rendre des comptes.

  13. Il faudrait bdéjà qu’il soit sanctionné pour toutes les irrégularités de la présidentielle.

  14. Dimanche 20, dans « les Terriens du dimanche », l’invité Michel Onfray s’interrogeait sur l’organisation de ce « Macron circus » : quels maires étaient invités, ….

    Ce mardi soir, sur CNews, dans un débat, Laurence Marchand-Taillade constatait que ce « Macron circus » parasite la campagne des élections européennes.

  15. Maître, vous relevez un nouveau danger majeur pour les institutions; même si le débat national est une procédure exceptionnelle, sans précédent dans l’histoire des Républiques, il doit s’inscrire dans la légalité. Ainsi, pour garantir les chances du débat national voulu pour apporter aux revendications et aux protestations une tribune publique, le Président de la République devrait s’abstenir désormais de prendre part à ses séances. Mais alors, peut-on se demander, comment le lien se fera-t-il entre les débats tenus à travers le pays et les acteurs habilités à concevoir les mesures (ou plutôt les projets de mesures) destinés à répondre aux propositions et aspirations exprimées ? Quelle publicité pourra-t-elle être donnée à ces débats, afin de leur assurer le retentissement nécessaire à la réflexion élargie qui s’est ouverte ? Les instances des collectivités locales ont-elles été saisies d’une mission à ce sujet, ou la communication est-elle réservée à la presse ? Une représentation des partis politiques dans leur pluralité et leur implantation locale aurait sans doute été souhaitable, mais beaucoup d’élus ont fait part de leur scepticisme vis-à-vis de la procédure. Toutefois, une participation non négligeable est à relever. Qu’on ait des réserves sur l’efficacité de ce débat est une chose, que la participation du Président de la République y soit critiquable si elle devait se prolonger est une observation des plus justes. Mais que cette consultation ne donne rien serait pour le moins un mauvais signe. Il reste à ceux qui s’en préoccupent de tenter d’y prendre part.

  16. En détournant les ressources fiscales pour financer une campagne électorale au profit d’un parti auquel il est directement intéressé, n’y aurait-il pas un détournement caractérisé de bien sociale/publique tombant sous le coup de l’article 432-15 du Code pénal ?

    Idem pour sa dernière campagne électorale à l’élection truquée à la Présidence….

    Comment un clampin sortie de nulle part, sans parti politique, sans réseaux d’élus, sans fortune et sans expérience de la vie politique, puisque non élu, a-t-il pu se faire élire si ce n’est en trichant avec les lois ?

  17. J’ai peut-être manqué quelque chose, mais l’opposition me semble bien silencieuse.
    Ceci dit, il y aurait beaucoup à compter comme campagne électorale dans l’activité des élus.

  18. Il n’est pas nécessaire d’être un grand connaisseur de la chose électorale pour comprendre que l’argumentation de Monsieur Castelnau est un flamboyant non sequitur.
    On peut être pour ou contre les déplacements de Macron.
    Prétendre qu’il bat illégalement la campagne pour les futures européennes relève de la mauvaise foi, si ses interventions n’ont pas pour thème l’Europe. Et c’est précisément l’aune à laquelle les « contrôleurs » jugent en la matière.
    Je rappelle que c’est le point qui avait permis de juger que Sarkozy était en campagne lors de la fameuse tournée dans la ville de Toulon (pour rester sur Toulon, il ne faudrait pas lasser) que Monsieur Castelnau rappelle sans approfondir. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs? Personne n’aime se tirer une balle dans le pied .
    Les membres de la CNCE s’étaient appuyés sur le fait que les thèmes des interventions de Monsieur Sarkozy avaient pour cadre la campagne électorale, et avaient été suivis pas le conseil constitutionnel.
    Bon, bien entendu, tous ces gens étaient des stipendiés dont la mission était de crucifier Monsieur Sarkozy, dont personne n’ignore la probité sans faille et le sens moral à toute épreuve. C’est une évidence.
    Je confesse ne pas écouter religieusement les discours que Monsieur Macron tient lors de ses déplacements consacrés au « grand débat », cela m’ennuie. Mais à en écouter ou lire les comptes-rendus, il n’apparait pas que l’Europe en soit le thème .

    Après, le monde de Monsieur De Castelnau est très loin du monde habermassien, dans lequel ne prévalent que les normes de la vérité et du meilleur argument. C’est une vérité qui peut largement se passer de démonstration.
    Je dis ça, je dis rien.
    Si Monsieur Macron devait tenir un discours sur le thème de l’Europe au cours de cette tournée des popotes, je n’hésiterais pas à faire amende honorable. Cela n’a pas été le cas jusqu’ici.

    Le palais présidentiel n’étant pas un donjon, on ne voit pas au nom de quoi on chipoterait à son occupant le droit d’en sortir si besoin était.

    • En tous cas, je constate que lorsque Macron parle à Bourtheroulde (27) ou à Bourg-de-Péage (26) et quand E. Philippe parle à Sartrouville (78), les chaines LCI, CNews et BFM-TV ne passent que leur « baratin ».

      Alors que ces chaines appartiennent à des groupes différents, on a l’impression à ces moments-là qu’elles appartiennent toutes au pouvoir actuel.

      • C’est rhabiller Macron de quelques oripeaux légaux , alors que pour Diogène le roi est nu .

      • Je ne suis pas un spécialiste du droit, contrairement à Régis de Castelnau, donc je ne discuterai pas sur ce thème.
        Mais, sur le plan politique, je constate que « le grand débat » se transforme en prêches du Président, du Premier Ministre, des ministres, …
        Ces prêches sont diffusés, rediffusés, rerediffusées dans les médias dominants.
        Ces médias sont (un peu) pluralistes quand les risques pour le Système sont limités. Mais actuellement, ils se serrent les coudes avec les gens du pouvoir.
        Karl Marx ne disait-il pas que l’idéologie dominante est celle de la classe dominante ?

  19. Merci beaucoup pour cet article très intéressant. Pour ma part une petite question : il existe probablement un délai défini par la loi précisant à compter de quelle date avant un scrutin les listes entrent en campagne électorale. Ce Grand débat entre-t-il dans ce cadre? Merci de votre réponse.

  20. « out d’abord un recours contre les élections devant le conseil d’État. Ce recours devrait être porté dans les 10 jours qui suivront l’élection. Par n’importe quel électeur et ce à l’aide d’une requête dont il sera facile de trouver un modèle. Donc pour l’instant il n’y a pas le feu. »

    On y veillera le moment venu, comme vous le préconisez.
    Le maires et préfets qui organisent ces réunions sont complices.

    Enfin, je pense que Macron devrait cesser son monologue inaudible et ses fausses réponse aux « citoyens » qui sera de toute façon déduit du temps de parole de la campagne LREM pour les Européennes.

  21. Marlène Schiappa s’est distinguée une fois de plus.
    En « toute modestie », elle se compare à Galilée. Pourquoi pas ? Puisque son « patron » (Macron) se compare au général de Gaulle.
    Elle dit que Galilée était seul à penser que la Terre est ronde.
    Passons sur le fait que, dès l’Antiquité, bon nombre de savants pensaient cela.
    Mais, la preuve en fut faite quand, en 1522, le dernier navire de l’expédition de Magellan (tué, lui, en 1521) rentra en Espagne après avoir fait le tour de notre planète.
    Or, Galilée naquit en 1564 et ses travaux datent du début du XVIIe siècle.

  22. Après avoir réalisé le « casse du siècle », la bande à Macron s’imagine très probablement que les élections européennes, c’est de la rigolade à côté de l’élection présidentielle.

    « Les hommes du président.La bande de copains qui a porté Macron à l’Élysée ». « Le CASSE du SIECLE ».

    Et soudain, ils réalisent : « On a quand même fait le casse du siècle. ». Qui est le « ON ». « Ils s’appellent notamment Stanislas Guerini, Cédric O, Benjamin Griveaux, Emmanuel Miquel et Ismaël Emelien ».

    « Il faut lever des fonds, capitaliser sur l’image du jeune ministre, travail d’équilibriste alors que Macron est encore à Bercy. Ils misent notamment sur cette fameuse soirée de la French Tech, organisée le 6 janvier 2016 à Las Vegas en son honneur et à grands frais, 381 759 euros comme le révélera Le Canard enchaîné. Une société est mandatée sans appel d’offres : Havas, l’ex-berceau d’Emelien où sa compagne travaille alors, sur cet évènement notamment ; Havas, qui emploie deux autres femmes de la bande.Prudence et bouche cousue. Chacun rassemble discrètement ses réseaux. Le banquier Emmanuel Miquel sonde les riches donateurs potentiels, à Bruxelles, à Londres, au Japon, en tandem avec Christian Dargnat, un ponte de Paribas proche de Macron. Guerini lance les premiers dîners de collecte de fonds chez lui, près du parc Monceau, avec des mezze libanais. »

    https://www.vanityfair.fr/actualites/articles/article-mag-la-bande-de-copains-qui-a-porte-macron-a-lelysee/58171

  23. Hanouna, mégaphone médiatique au chevet de la Macronie, c’est maintenant on ne peut plus clair.

    « En attendant l’éventuelle présence d’Emmanuel Macron sur son plateau, Cyril Hanouna envisage de reproduire l’expérience du 25 janvier dernier. A l’approche des élections européennes du mois de mai, il envisage de faire de Balance ton Post! «l’un des grands acteurs médiatiques de cette campagne». »

    https://francais.rt.com/france/58505-macron-a-ecrit-sms-hanouna-aimerait-inviter-emission

  24. Faire un recours dix jours après les élections sera trop tard compte tenu du lascard, il aura déjà muselé les services, briefé les médias, acheté les témoignages et ligoté les forces de l’ordre comme il le fait à chaque fois… Faisons tourner et savoir cette autre dérive dès à présent… Nous sommes entrés en résistance !

  25. Je veux bien saisir le conseil d’Etat mais je ne sais pas m’y prendre et je ne sais pas quoi écrire : pourriez-vous nous fournir une lettre type ou du moins les éléments précis à signaler dans la lettre ? Merci d’avance.

    • Il faudra faire cela en temps et en heure. Pour l’instant la priorité c’est de s’opposer aux violences policières et judiciaires. Et croyez moi il y a du boulot.

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