L’Algérie vainqueur de la CAN : jours de fête, tristes jours.

Les violences dont notre pays a été le théâtre tout au long des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), et l’interprétation qui en a été donnée par nos médias, en disent long sur l’ampleur de la déconnexion existant entre deux pans de la population. Les premiers s’obstinent, avec une sorte d’aveuglement volontaire empreint de désespoir – comme le mari feignant de ne pas voir que sa femme ne l’aime plus –, à ne pas voir ce qu’ils voient. Les seconds commencent à fatiguer devant l’injonction qui leur est faite, par les premiers, de ne pas voir, de ne pas dire, de ne pas observer. Et surtout, de rester indifférent à la réalité.

Deux réalités parallèles

Car les évènements ayant émaillé les éliminatoires de la CAN ne sont pas normaux. Il n’est pas normal qu’il y ait eu, en France, près de trois cents interpellations et des affrontements entre des « jeunes » et des forces de l’ordre après une victoire sportive, aussi attendue celle-ci soit-elle par un pays – l’Algérie – qui a vu dans son triomphe sportif la consolation aux maux politiques qu’il tente, depuis plusieurs mois, de traiter. Il n’est pas normal, pas plus que ne l’étaient les centaines d’interpellations qui avaient suivi la finale de la Coupe du monde de football en 2018, que des évènements sportifs soient le prétexte à des agressions ou à des attaques plus ou moins organisées contre les policiers et les pompiers venus intervenir pour limiter les dégâts. Ou alors, qu’on le dise clairement : l’émeute, en France, est devenue un moyen de célébration comme un autre, qui devrait bénéficier de dérogations particulières. En ce cas, je propose qu’on l’inscrive dans la Constitution, pour éviter de futurs – et fâcheux – malentendus.

Car le divorce est en effet double. Entre les aveugles, d’une part, et ceux qui refusent de ne pas voir et de ne pas dire – on en a déjà parlé. Mais aussi, et c’est le plus préoccupant, car il s’agit d’un phénomène plus large, entre les Français eux-mêmes. Est-il bénéfique pour un pays que de constater qu’une part non négligeable de ses citoyens se place dans une posture d’étranger, et même d’étranger opprimé ? Pouvons-nous être fiers, en voyant ce jeune supporter de l’Algérie déclarer qu’il était important de venir sur les Champs-Elysées célébrer la victoire de « son » pays, parce que « la France, c’est un peu comme l’Algérie, vu qu’ils nous ont un peu colonisés (sic), alors on va faire pareil pour les Champs ! » Que l’on s’entende bien : ces propos ne sont pas ceux d’un extrémiste, ils ne sont pas prononcés avec rage – il suffit, pour s’en convaincre, d’aller regarder la vidéo. Ils sont prononcés avec désinvolture, comme une évidence. On ne peut même plus parler de ressentiment post-colonial, en vérité : c’est une posture, évidente, nonchalante, qui tombe presque sous le sens. Qui consiste à se considérer en pays étranger chez soi, à considérer ce même chez soi comme un étranger dont vous seriez le créancier, capable de réclamer à tout moment votre dû. Qui consiste à pouvoir affirmer en toute désinvolture que des femmes – dont l’une vient au passage de se faire arracher son téléphone portable – « n’ont rien à faire là, wallah ! » C’est vrai, ça : où va donc un pays où les gonzesses se permettent d’aller fêter les victoires sportives dans la rue, au lieu de rester à leur place naturelle – la maison ?

Minimiser, minimiser il en restera toujours quelque chose

Nous pourrons attendre longuement les réactions indignées du gouvernement. « On reproche à des supporters d’avoir fêté l’Algérie, mais c’est une manifestation de joie assez naturelle ! » nous disait Sibeth N’Diaye, ce lundi matin. Penser autrement, c’est déjà un peu suspect. Feignant de croire que le problème serait non pas les manifestations violentes, mais le simple fait qu’il puisse exister une double allégeance pour des citoyens binationaux, Mme N’Diaye confessait également avoir elle-même eu « une petite tendresse » pour l’équipe du Sénégal, le soir de la finale. Vous comprenez, dans ce genre de cas, il n’y a que deux camps : les progressistes estimant que tout va pour le mieux, et que tout est justifiable ; et en face, les nauséabonds utilisant une indignation surjouée pour pouvoir enfin laisser éclater au grand jour leur racisme infect contre des concitoyens qu’au fond, ils trouvent un peu trop « d’origine » pour les aimer pleinement. A cette catégorisation, je voudrais répondre par une saine mise au point.

La France n’est ni une nation religieuse, ni une nation ethnique. La Constitution de 1958, que je tiens pour l’une des plus belles créations de notre pays, ne tolère aucune distinction entre les citoyens selon la religion, le sexe ou la race. J’estime être uni par la même fraternité, exactement la même, et je pèse mes mots, à mes compatriotes « d’origine », qu’à ceux dont les couleurs de peau et patronymes seraient plus conformes à l’image d’Epinal du petit Français des livres d’images. Et c’est justement ce lien de fraternité absolument identique qui m’unit à eux, qui justifie que je les traite exactement, tous, de la même façon. C’est-à-dire, avant toute chose : ne pas me réjouir, petit sourire presque attendri aux lèvres, de « ces braves Algériens qui fêtent leur victoire à leur façon, en cassant et en brûlant, c’est leur façon de faire, vous savez (rires) ». Le voilà, le vrai néo-colonialisme : celui qui consiste à intégrer des standards différents selon la couleur de peau et les origines de nos concitoyens. Serait-ce cette nouvelle conception de l’universalisme républicain dont on nous rebat les oreilles et dont j’avoue, à titre personnel, m’être fait une religion ? Laissez-moi donc vous présenter la mienne, qui me semble bien différente.

Revenir au réel

Un vandale est un vandale. Un imbécile est un imbécile. Un nihiliste sans conscience de ce qu’implique le civisme et l’enracinement dans une société peut bien s’appeler comme il le veut, venir d’où il veut : ça ne m’intéresse pas, à partir du moment où, sur sa carte d’identité, sont écrits ces deux mots : République française. Et je crois que ces questions de couleur et d’origine n’intéressent plus qu’une infime minorité de nos concitoyens – et que ces procès en racisme commencent, à vrai dire, à sonner terriblement creux. Si quelques aimables droitards estiment que Kader, Farid ou Fatima ne seront jamais, quand bien même ils se comporteraient en citoyens modèles, ses concitoyens à part entière, grand bien leur fasse : ils ne méritent – et souvent, ne reçoivent – que notre mépris. C’est pour cette raison que, face aux scènes de violence qui ont émaillé les éliminatoires de la CAN, je confesse avoir eu en premier une pensée, justement, pour nos concitoyens « d’origine », qui doivent avoir le rouge au front en voyant ces scènes être accueillies par des sourires mi-attendris, mi-condescendants, eux qui souvent sont venus au nom d’une promesse républicaine de liberté, de prospérité, de sécurité et de fraternité.

Je confesse également avoir eu un peu honte en lisant certains représentants de notre haute administration, par exemple l’ancien préfet Gilles Clavreul, s’accrocher à tout prix à l’idée d’une réalité finalement pas si préoccupante, gentiment festive, en un mot : aimable. Vous n’êtes pas d’accord ? Vous êtes un « identitaire ». A cet égard, je renvoie aux propos de Sibeth N’Diaye déjà relatés plus haut : tout ça n’est qu’une banale fête citoyenne. Pas comme ces Gilets jaunes qui, eux, ont ravagé des centres-villes – là, c’était impardonnable, vous comprenez, ça n’était pas bon enfant. Défense de rire. Intransigeance avec le populo qui pleure misère, complaisance avec les émeutes de « jeunes de banlieues » dont on a appris à avoir peur depuis 2005 – discuter avec des membres des forces de l’ordre est, à ce titre, particulièrement instructif. Prière de mettre la poussière sous le tapis, et vite.

Voir et dire ce que l’on voit : voilà où nous en sommes, en France, en 2019. Peut-être n’est-il pas si lointain, ce jour où le progressisme interdira – par la loi ? – aux citoyens ordinaires de formuler poliment leur indignation devant des agissements qui font honte à leur pays. De réclamer leur droit à distinguer célébration populaire et émeute, attachement légitime à sa culture d’origine et ressentiment perpétuel contre sa nouvelle nationalité. Cette victoire de l’Algérie a été, à bien des égards, un triste moment pour la France.

Qu’on nous permette encore, si c’est possible, de le penser, et de dire ce que l’on voit, car la colère n’est pas loin, et elle n’est pas honteuse.

Ambroise de Rancourt

27 Comments

  1. « […] des évènements sportifs soient le prétexte à des agressions ou à des attaques plus ou moins organisées contre les policiers et les pompiers venus intervenir pour limiter les dégâts. »

    Et pas que, les principales victimes de ces exactions sont les citoyens lambdas : https://media.dumpert.nl/720p/bfa87cf8_askdmsakdmskmds.mov.mp4.mp4 (quelques minutes après la victoire lors de la coupe du monde 2018 – victoire des bleus (sic))

  2. Ces propos sont frappés au coin du bon sens.
    Mais il ne faut pas contrevenir à l’idéologie régnante qui n’admet pas que l’on nuance l’avalanche de bienfaits supposement charriés par le communautarisme rampant.

    Car la novlangue disqualificatrice n’est jamais loin.. : idées « sulfureuses », « nauséabondes » (le fascisme olfactif n’est pas loin !), « faisant le jeu de ».. Bref, ces mantras répétés ad nauseam, et cette rétraction caractéristique du langage, font aisément de notre Médiacratie con-nivente un désert pour l’esprit.

    Il est vraiment a craindre de fâcheux lendemains pour notre pays.

  3. « l’idéologie régnante » n’a qu’un seul problème, et il est de taille : elle ne voit pas ni ne conçoit qu’elle est en fin de règne, que ses jours sont comptés et que ceux qui s’en revendiquent devront tôt ou tard rendre des comptes. On peut nier la France, son histoire, sa culture. Ceux qui le font ignorent la réalité première du peuple français : sa capacité à tout endurer mais aussi la formidable énergie qu’il est capable de mobiliser à tout moment pour se libérer de ses oppresseurs, comme le volcan que l’on croyait définitivement endormi mais dont le feu rédempteur balaie tout sur son passage. Les signes avant-coureurs sont là : que ceux qui ont des yeux voient et que ceux qui ont des oreilles entendent.

  4. Votre article traversé de passages en force et de sophismes montre que vous faites manifestement partie des aveugles volontaires, et on ne peut donc que vous conseiller de poursuivre votre réflexion avant d’exhorter les foules.
    Je vous propose quelques questions ou remarques en ce sens, pour vous y aider.

    « La France n’est ni une nation religieuse, ni une nation ethnique. La Constitution de 1958, que je tiens pour l’une des plus belles créations de notre pays, ne tolère aucune distinction entre les citoyens selon la religion, le sexe ou la race. »

    La deuxième phrase donne une règle de conduite, la première porte sur la composition d’un pays. Mais même si on considère qu’il faut respecter la deuxième phrase, en quoi est-ce que cela empêche de prendre en compte religion ou origine au moment de l’accès à la citoyenneté ? Et en quoi serait-il souhaitable ou optimal, politiquement, de ne pas le faire ?
    Si par exemple une politique migratoire et une politique de naturalisation aboutissent à la situation actuelle, ne peut-on considérer que ces deux politiques ont été mal conçues, politiquement, et vouloir leur remise en cause d’urgence ?

    « J’estime être uni par la même fraternité, exactement la même, et je pèse mes mots, à mes compatriotes « d’origine », qu’à ceux dont les couleurs de peau et patronymes seraient plus conformes à l’image d’Epinal du petit Français des livres d’images. Et c’est justement ce lien de fraternité absolument identique qui m’unit à eux, qui justifie que je les traite exactement, tous, de la même façon. »

    En cas de conflit ou de conflit d’intérêt entre votre pays et le pays d’origine de ces compatriotes « d’origine », et d’ailleurs binationaux, quelle est la probabilité que vous vous trouviez opposé à eux ? Donc comment votre fraternité pourrait-elle être « exactement la même » ?

    « les nauséabonds utilisant une indignation surjouée pour pouvoir enfin laisser éclater au grand jour leur racisme infect contre des concitoyens qu’au fond, ils trouvent un peu trop « d’origine » pour les aimer pleinement. »

    Vous mélangez le racisme (supposer des comportements voire une infériorité liée à un patrimoine génétique) et l’opposition à une politique migratoire et de naturalisation qui n’a jamais été ratifiée par les « nauséabonds », puisqu’elle a été uniquement basée sur le fait accompli.
    Vous faites donc d’une part une erreur de logique importante, et d’autre part vous passez en force sous couvert de cette erreur de logique, pour masquer le fait que vous demandez aux gens d’assumer les conséquences d’une politique qu’ils n’ont jamais validée, et à laquelle ils étaient souvent opposés.
    Il n’est pas étonnant qu’une telle manière de faire débouche sur de mauvais résultats, et elle vous place clairement au côté de ceux que vous nommez les « aveugles volontaires ».
    (Êtes-vous si sûr que cela, d’ailleurs, que tous ces aveugles volontaires soient touchés par le désespoir ? Certains d’entre eux ne seraient-ils pas plutôt contents d’avoir réussi leur mauvais coup ? Prêtez attention à leurs propos et arguments, et vous verrez bien.)

    Vous feriez mieux de vous demander s’il est possible et souhaitable, politiquement, de laisser entrer dans la citoyenneté une proportion toujours plus élevé de gens pleins d’un ressentiment artificiel (et par ailleurs soigneusement entretenu par vos amis politiques) contre la France.

    La réponse étant évidemment négative, vous serez alors sans doute conduit à faire évoluer votre réflexion. Et c’est seulement quand vous aurez trouvé des réponses ne nécessitant pas, ou nécessitant moins, de sophismes et de passages en force que votre texte actuel, que vous pourrez venir nous évangéliser. Merci.

    • Un mot encore :

       » Le 13 octobre 1981, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le débat fait rage entre la majorité et l’opposition. Cette dernière soutient que les nationalisations sont inconstitutionnelles. Répondant à l’exception d’irrecevabilité défendue par le député Jean Foyer, André Laignel a cette phrase restée célèbre, bien que très souvent sortie de son contexte et de ce fait dévoyée :

      « Les nationalisations sont-elles conformes à l’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme ? M. Foyer répond par la négative. C’est sa responsabilité. Mais, à ce moment précis, son raisonnement bascule du juridique au politique. De ce fait, il a juridiquement tort car il est politiquement minoritaire. » »

      (extrait de Wikipedia).

      Le jour, pas si lointain, où vous serez démographiquement minoritaire, il ne faudra pas venir se lamenter si vos nouveaux concitoyens (imposés de force aux anciens) décident qu’ils vont, tout compte fait, continuer à « se placer dans une posture d’étranger, et même d’étranger opprimé « , à votre détriment.

      C’est donc bien en ce moment qu’il serait souhaitable de vous prononcer sur l’opportunité de la politique migratoire et de naturalisation qui a été menée : stop ou encore ?

  5.  »A cane non magno saepe tenetur aper »

    Remedia amoris
    Publius Ovidius Naso

    • voilà une réflexion antique très à propos…

      comment la comprendre ? le sanglier est mis en échec par un petit chien : qui est qui, dans le contexte développé dans ce billet ?

      perso’, j’ai la conviction que la RF s’effondre parce que 1) « ses » élites sont majoritairement des psychopathes qui ont des intérêts à sa destruction et 2) la classe moyenne laisse faire par facilité (« après nous, le déluge »).

      car si dissonance il y a (aveuglement, dit DeCastelnau), il est impossible qu’elle constitue l’explication principale du phénomène : you can fool all the people some of the time, and some of the people all the time, but you cannot fool all the people all the time – Lincoln

      il y autre chose, et cette chose, c’est la compromission ;

      et cette compromission, elle vient de la volonté de la CM de « jouir sans entraves ». Une faute morale, donc…

      le reste n’est que littérature (et citations latines).

      Geof’, communiste

  6. Bonjour,
    La division de la société entre « progressistes » et « déplorables » est devenue la martingale pour permettre aux libéraux de maintenir leur emprise sur les cerveaux de nos concitoyens et ainsi de gagner les élections. Avec les réactions à la victoire de l’Algérie, nous avons assisté à un nouvel épisode de la guerre de ceux d’en haut contre ceux d’en bas. En effet, comme l’écrit Michéa, la prétendue division gauche/droite qui a longtemps servi à faire fonctionner l’alternance unique où les mêmes politiques se retrouvent mises en œuvre n’est plus de mise. Elle est maintenant remplacée par celle dont vous parlez : « progressistes » contre « déplorables ». Accessoirement, constatons que cela n’implique aucun changement dans l’ordre économique et social.
    Ayant cité Michéa, j’en profite pour évoquer ses écrits sur la « racaille ». Elle est la frange la plus avancée du libéralisme : même avidité, même cupidité, même amoralisme. Il va de soi, par exemple, que les constructeurs automobiles, se frottent les mains à chaque fois qu’une voiture brûle.
    Retenons son avertissment le plus important (à mes yeux) : rien de tout cela ne serait possible si chaque être humain n’était pas uniquement mu par son égoisme, son désir de richesse, de pouvoir et de gloire. Or notre système libéral produit maintrenant à la pelle ce genre d’individus. Autrement dit, la fin du vieux monde libéral (et donc celui de Macron aussi) n’est pas pour demain. La servitude du peuple d’en bas n’est peut-être plus si volontaire que ça.

  7. Je ne pense sincèrement pas que Zemmour et consorts aient un problème bête et méchant avec des prénoms comme Farid ou Fatima. Surtout s’ils sont simplement un clin d’oeil ou un hommage fait à un grand-père ou une grand-mère. Pas plus qu’on en aurait avec Hans ou Lino. Le vrai problème, c’est qu’on identifie jour après jour, année après année, à quoi fait écho le fait de s’accrocher à des prénoms arabes depuis 4 générations (4…quand même !).

    • « Si fueris Romae, Romano vivito more; si fueris alibi, vivito sicut ibi » (Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit » disait saint Ambroise de Milan au IVe siècle.

  8. d’accord comme surtout pour la séparation du crif ldj,beitar et de l’état français

  9. En effet il y a un gros problème avec la partie de cette jeunesse (disons le clairement d’origine maghrébine) qui a « cueilli » la nationalité française du simple fait d’être née sur le territoire français,en ignorant qu’elle bénéficie d’un privilège,il suffit pour combler cette lacune de s’intéresser aux conditions d’acquisition de la nationalité (ou au séjour!) dans ces pays arabes qu’elle porte dans son coeur.
    Ballotée entre deux incultures,elle revendique haut et fort,sa détestation de la France tout en revendiquant tous les avantages de la nationalité (Sécu,Services Publics,études quasiment gratuites,liberté totale,etc.). Par contre si vous voulez éviter de vous faire cataloguer de « raciste » ou « d’islamophobe », ne lui parlez surtout pas de LA solution qui existe pour mettre fin à sa souffrance:prendre un billet (bateau ou avion) et partir définitivement dans son pays de coeur.
    Qu’elle se rassure nous ne la retiendrions pas de force,bien au contraire car nous ne voulons que son bonheur… mais plutôt loin d’ici!
    PS: avant que le Tribunal de l’Inquisition des Bien-pensants me condamne, je m’empresse de préciser que je reconnais tous les droits aux citoyens français qui se sentent et se veulent français et surtout ne préfèrent jamais un autre pays à la France.

  10. Une tribune plein de rancœur et de frustration. Sous couvert d’un antiracisme et d’un l’esprit Républicain, son auteur déverse toute sa haine contre une partie de la population française simplement parce qu’elle n’est pas d’origine comme il le dit si savamment dans son article si savamment assassin. C’est ce type de littérature qui sème la confusion pour l’esprit du citoyen français. De quelques agressions et violences marginales, l’auteur procède à une systématisation er une analyse passablement confuse. C’est triste. Je me demande même si je devais répondre à cet article qui finalement a toute sa place dans les poubelles de la littérature ou de la mauvaise littérature journalistique.
    Un Français

    • C’est avec ce genre d’argument que le FN devenu RN monte sans discontinuer depuis trente ans, et qu’il arrivera au pouvoir (quand aucun patronyme à la Le Pen ne representera plus ce parti, certes, il y a encore le temps).

      « progressistes » mondialistes et « nauséabonds » sont bien des alliés objectifs, comme on disait chez les cocos (les vrais, pas les libéraux à la Hue ou la Laurent) : ils ont tellement besoin les uns des autres.

  11. Bloqué plus d’une heure dans un bouchon monstre à l’entrée de Bordeaux en raison de la manifestation des algériens et franco-algériens, un jeune homme vient me dire, poliment, que si je continuais ainsi à laisser passer les voitures de la file voisine, on n’allait pas en finir… Constatant son origine maghrébine je lui dis souriant qu’il pourrait être plus patient. Voyant que lui parle ainsi aimablement, il me répond tout sourire qu’il est d’origine marocaine, ajoutant alors qu’il comprend que de telles manifestations irritent les gens et produisent du racisme…
    Et puis, autre remarque pour ne pas complètement désespérer, je n’ai pas été sans observer le nombre de jeunes filles délurées, non voilées, dans ces manifestations… Mais le détournement (par leurs mères, leurs parents) de la haine d’une part importante de ces générations sur cette autre Mère qu’est la France reste une affaire cruciale … Une affaire dont je soutiens qu’elle se trouve liée au cours de notre propre déconstruction.
    Daniel Pendanx

  12. Allez encore un qui sous une explication scabreuse,se cache derrière des mots et des phrases,vous n’aimez pas les personnes d’origine maghrébine un point c’est tout ,faut pas en faire des tonnes. Malheureusement pour vous ils sont là, les chauffeurs de bus,les taxis, les médecins, les avocats,les policiers ( et oui d’origine maghrébine)les professeurs,les chefs d’entreprise,les cadres,les manutentionnaires,les restaurateurs,les éboueurs,ouvrier du nettoyage et du bâtiment,agent de sécurité et j’en oublie beaucoup et je tiens à leur rendre c’est grâce à leur action que la France fonctionne plus ou moins bien,rien n’est parfait sur cette terre et sûrement pas les grattes papiers assis dans un bureau bien confortable croyant détenir la vérité.

    • L’auteur de l’article ou certains commentaires ne mettent en cause tous ces braves gens citoyens français d’origine maghrébine ou autre que je considère vraiment comme mes concitoyens à partir du moment où ils ne manifestent aucune animosité contre leur pays la France.
      Avoir une préférence pour l’Algérie ou autre pays quand il s’agit de sports ne me gêne pas outre mesure et essayer de conserver les racines léguées par les ancêtres est respectable.
      Cependant ce dont parle l’auteur de l’article ne concerne absolument pas ces braves citoyens qui vivent tranquillement leur vie sans ressentiment contre leur pays .
      Il pointe uniquement du doigt ceux qui détestent la France mais qui persistent à y demeurer (c’est sans doute que la vie y est plus agréable qu’au bled fantasmé!).
      Ce sont ces agités qui font l’amalgame pour se « victimiser » (technique vieille comme le monde!) et profitent de la moindre occasion (match de foot,minute de silence pour les victimes du terrorisme islamiste,victimisation des porteuses de voile ou de Burkini dans les lieux publics,etc.) pour affirmer leur détestation du pays dont ils sont les citoyens mais sans le vouloir vraiment.
      Cette minorité agitée et devenue insupportable à une grande partie de la population (y compris celle de « racines » maghrébines) pourrait prendre la décision de quitter la France pour un pays plus conforme à leurs voeux (et dont souvent ils ont aussi la nationalité!), peu nombreux ici sont ceux qui s’affligeraient de leur départ.
      PS: et n’allez pas comprendre et dire que je souhaite leur départ mais s’ils faisaient ce choix,à l’instar de ceux qui sont partis vivre leur foi en Syrak,honnêtement je ne tenterai pas de les faire renoncer!

    • toi, tu dois apprendre à lire le français…

      De Castelneau met au contraire bcp trop de pincettes avec « ces gens-là » ; j’ai vu une vidéo où DES racailles maghrébines font tomber la statue de De Gaulle (!)

      je pense que les vieux maghrébins qui en sont témoins ne doivent pas en croire leur yeux : le peuple français de souche est devenu un mollusque sans aucune dignité.

      je vais t’expliquer, petit Saad : les gd capitalistes veulent dominer les peuples et Mère-Nature, pour satisfaire leurs perversions illimitées et irréductibles.

      Dans ce contexte, l’immigration imposée vise à briser les dynamiques de classes par l’introduction d’un prolétariat ethnique (les arabes + les noirs), càd des ânes incapables de comprendre la modernité (= la lutte des classes > conflits tribaux), en cause leur religion débile : allah wakbar pouèt pouèt.

      le véritable problème, c’est la compromission de la classe moyenne – qui a voté macron, car son train de vie (qui implique l’esclavage de l’Algérie..et de l’Afrique : si tu n’étais pas un âne, tu l’aurais compris) compte plus que les Grands Principes de la République Française…

      c’est là sa très grande faute, et les racailles sont la punition : je me moque des agressions, elles sont méritées (cfr le Karma) mais pas comme tu le conçois, petit Saad (ton triptyque « français = colonisateurs = racistes », c’est juste de la merde)..

      Geof’-Rey, neo-communiste belge

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