Pandémie et carences de l’État : les voies judiciaires pour en demander raison

La responsabilité juridique personnelle des décideurs publics est une question essentielle. Depuis une trentaine d’années, les lois et la jurisprudence ont cerné les conditions dans lesquelles élus et fonctionnaires pouvaient être poursuivis devant les juridictions pénales.

Face à la crise dramatique que traverse notre pays, et devant l’évidence de la carence, de la désinvolture et de l’irresponsabilité qui ont caractérisé et caractérisent toujours l’action des gouvernants et des hauts fonctionnaires, il est indispensable de clarifier aujourd’hui quelles sont les voies judiciaires qui seront ouvertes aux victimes et aux citoyens pour demander raison.

Beaucoup d’initiatives ont lieu actuellement, Atlantico m’a demandé d’essayer de clarifier un peu afin d’éviter la confusion. On pourra retrouver l’interview directement sur leur site.

Sans utiliser d’argument d’autorité, je vais simplement rappeler que cette matière a fait partie de mon cœur de compétence professionnelle. Nourrie d’une pratique trentenaire assidue, de la rédaction de plusieurs ouvrages et d’un enseignement à l’université de Paris II.

Atlantico.fr :  « L’heure n’est pas à la polémique »  et pourtant plusieurs procédures pénales ont dores et déjà été lancées contre le gouvernement. En cause, sa mauvaise gestion de l’épidémie de coronavirus. Une accusation qui, si elle planait déjà, a été aggravée par les révélations d’Agnès Buzyn la semaine dernière. Alors que l’épidémie de coronavirus perdure, un certain de nombre de plaintes – 5 d’après le quotidien Le Monde – ont déjà été envoyées à la Cour de la justice de la République. N’est-ce pas encore trop tôt pour demander des comptes et des réparations ?

Régis de Castelnau : Sur le plan judiciaire, ces procédures lancées exclusivement contre les ministres en saisissant la Cour de justice de la République n’ont aucun intérêt. Sur le plan médiatique, et par conséquent politique elles sont au contraire importantes et nécessaires.

Je m’explique : la gestion de la crise par le gouvernement et par l’État depuis le début du mois de janvier a été, chacun le sait bien aujourd’hui, calamiteuse. Les aveux pleurnichards d’Agnès Buzyn n’en sont finalement qu’une confirmation. Comme j’ai déjà eu l’occasion de m’en expliquer dans vos colonnes, le comportement de nos dirigeants a été marqué par l’impréparation, la désinvolture, le cynisme, et beaucoup de leurs actes relèvent de l’application du code pénal. Homicides par négligences, mise en danger délibéré de la vie d’autrui, non-assistance à personne en danger, détournement de biens (disparition des stocks de masques et de chloroquine) nous avons affaire à un véritable florilège. Mais il faut bien comprendre que ce sont toutes les chaînes de commandement de l’État qui sont impliquées. Il n’y a pas que les ministres, Jérôme Salomon par exemple est un haut fonctionnaire. Or saisir directement la Cour de Justice ce n’est viser que les ministres puisque cette juridiction est justement prévue pour les juger eux. Le directeur général de la santé relève quant à lui des tribunaux ordinaires. Le processus normal serait de saisir directement les parquets qui alors demanderaient l’ouverture d’informations judiciaires et la désignation de juges d’instruction. Si dans le cours de celle-ci apparaissent des faits susceptibles d’être reproché aux ministres, cette partie du dossier serait alors transmise à la Cour de Justice. Il y a un autre problème celui de la recevabilité des plaintes déposées en général. Si j’ai bien compris par des organisations syndicales ou associatives qui à mon sens n’ont pas d’intérêt pour agir en se constituant partie civile. L’article 2 du code de procédure pénale est très clair : 

«L’action civile en réparation du dommage causé par un crime, un délit ou une contravention appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l’infraction. »

Ce sont donc bien les victimes ou leurs proches qui devront déposer les plaintes le moment venu. C’est-à-dire quand la justice sera en capacité de les recevoir et de les traiter.

En revanche je peux comprendre les démarches actuelles dont les médias se font l’écho. Il me semble que les principaux objectifs sont d’abord d’appeler l’attention des Français sur la responsabilité de ces politiques et fonctionnaires claquemurés dans leur sentiment d’impunité. Ensuite de faire peser sur les épaules de cette caste, le poids de ses responsabilités qu’elle exerce normalement au nom de la nation et pas au service de leur petite carrière.

Et l’argument selon lequel il conviendrait d’attendre la fin de la crise pour faire les comptes, pour favoriser l’union nationale est une imposture. C’est au contraire le moment de dire à ceux qui nous gouvernent que nous les regardons, que nous allons faire notre devoir, mais que nous leur demanderons des comptes sur la façon dont ils ont rempli le leur. Et que dans l’appréciation, le fait qu’ils se soient ressaisis pourra être porté à leur crédit.

Donc les procédures pénales actuelles n’ont pas d’utilité judiciaire, mais elles sont un signal politique fort. Nous n’oublierons rien.

En revanche les procédures administratives qui fleurissent ces temps-ci devant Conseil d’État ont-elles, utilité immédiate. En effet il est possible de demander à la haute juridiction de délivrer des injonctions au pouvoir gouvernemental afin qu’il prenne enfin les mesures qu’impose la situation. 

Une fois le gros de l’épidémie derrière, il apparaît clair que le gouvernement devra rendre des comptes. Quels hauts responsables de l’Etat risquent d’être mis en cause et par le biais de quelles procédures ?

Régis de Castelnau : Comme je viens de vous le dire, il y aura deux sortes de mis en cause susceptibles d’être poursuivi devant les juridictions pénales.

En application du principe de la séparation des pouvoirs, le juge de droit commun ne peut pas juger les ministres ayant commis des fautes pénales dans l’exercice de leurs fonctions. Il s’agit bien évidemment de fautes commises dans l’exercice précis de leurs responsabilités. Si un ministre dans une crise de colère à son domicile tue son conjoint à coups de revolver, il sera bien évidemment justiciable de la cour d’assises. En revanche si un ministre de l’intérieur participe à la décision de maintenir le premier tour d’une lecture municipale et ordonne à ses collaborateurs de l’organiser (l’organisation du scrutin est une compétence municipale exerçée au nom de l’État) malgré l’évidence du risque mortel que l’on fait courir à la population ainsi appelée aux urnes, cette violation grossière de l’article 221–6 du code pénal relèvera bien de la Cour de Justice de la république. Mais, tous les fonctionnaires de la chaîne de commandement et tous ceux qui ont été impliqués dans les fautes commises pourront voir leur responsabilité pénale recherchée devant le juge judiciaire. Et à ce stade il convient de tordre le cou à une légende selon laquelle obéir aux ordres seraient exonératoire de responsabilité pénale. L’article 28 du statut de la fonction publique prévoit effectivement un devoir d’obéissance pour le fonctionnaire, mais aussi sa contrepartie, le devoir de désobéissance. Celui-ci doit être appliqué dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. La plupart des absurdités qui parsèment la gestion par ce gouvernement de la crise relevaient pour les fonctionnaires qui les ont accomplis du devoir de désobéissance. Ils devront donc en répondre.

Seront par conséquent exposés au moment de la reddition pénale des comptes sur la gestion de la pandémie, les ministres et les hauts fonctionnaires.

Emmanuel Macron, le décideur final est protégé par son immunité présidentielle.

Risque-t-on, une fois la crise passée, de se retrouver face à un scandale qui pourrait être comparable à celui de l’affaire du sang contaminé ? 

Régis de Castelnau : La jurisprudence est pleine de décisions relatives à des gestions d’accident intervenu en matière de sécurité civile. Mais il est clair que la pandémie Covid19 est une catastrophe sans précédent. Les seules affaires qui peuvent peu ou prou s’y rattacher sont celles de l’amiante, de la vache folle, de l’hormone de croissance et surtout du sang contaminé. Dans cette dernière, il était reproché au directeur du Centre National de Transfusion Sanguine d’avoir continué à distribuer du sang infecté par le virus du sida sans qu’il ait été chauffé au préalable, technique connue qui aurait permis d’inactiver le virus. Michel Garretta fut lourdement condamné par la juridiction correctionnelle. Mais en parallèle trois ministres dont Laurent Fabius furent jugés par la Cour de la justice de la République pour n’avoir pas mis en place suffisamment à temps une réglementation rendant obligatoire le chauffage du sang.

C’est donc dans ce cas de figure que nous nous retrouverons lorsque la justice pénale se sera emparée de la gestion de la tragédie. Les fonctionnaires et toutes les autres personnes impliquées dans les fautes pénales commises pourront être poursuivies devant le tribunal correctionnel. Les ministres et le premier d’entre eux Édouard Philippe, auront à répondre de leurs actes devant la Cour.

Quant au scandale, compte tenu de ce que l’on sait déjà, il sera sans commune mesure avec celui du sang contaminé. Et ce d’autant que si certaines infractions relèveront des atteintes involontaires à l’intégrité humaine, il y en a malheureusement d’autres qui semblent se rattacher plutôt à des comportements malhonnêtes. Il faudra que l’on sache où sont passés les stocks de masques, où sont passés les stocks de chloroquine, pourquoi l’État renoncé à faire respecter le confinement dans certaines cités. Là on parle de détournement de biens publics et de mise en danger délibéré de la vie d’autrui.

Régis de Castelnau

41 Comments

  1. Et pour quelle raison Fabius est il encore à une place si élevée au gouvernement, la cour de justice de la république ne sert strictement à rien alors

    • Fabius a été relaxé du délit d’« atteinte involontaire à la vie » le 9 mars 1999 par la Cour de justice de la République.

      Ça répond à votre interrogation ?

  2. Je suis médecin et juriste (de droit public et pénal) depuis 39 ans pour l’un et 27 ans pour l’autre.

    L’anormalité d’un dommage ne préjuge pas de la réalité d’une faute. Le manque de masques est évident et son origine aussi : c’est un caillou à rechercher dans les souliers du précédent Gouvernement et de sa ministre chargée de la santé, notamment.

    Je n’ergoterai pas non plus sur la tenue du premier tour des municipales. C’est un sujet d’une étonnante complexité juridique et l’ensemble des partis en lice a son caillou dans ses souliers aussi.

    Quant à cette soif de vouloir mettre toutes les têtes au bout d’une pique, je vous invite à la laisser aux vrais paranoïaques qui ne manqueront pas de s’exprimer.

    • vous défendez macron c’est ça ? bien triste croisade qu’est la votre !!

    • On commence à le savoir que vous êtes médecin et – en même temps – juriste; et à vrai dire, on s’en fous pas mal. Vous êtes complètement inaudible dans vos propos, en complet décalage avec le bruit sourd de la colère généralisée actuelle. Ce n’est pas uniquement le précédent Gouvernement qu’il faut mettre en cause mais 30/40 ans d’orientations politiques irresponsables, Gouvernement actuel inclus – on vous refais un zapping de l’actu 2019, « featuring » CRS vs corps hospitalier, ou ça ira ? Le scandale est beaucoup plus global et systémique que ne laissent entendre vos petits ergotages mesquins.

    • Et sinon, segalen, plutôt achats de LBD et lacrymos ou plutôt un peu de tunes pour l’hosto ? Le parano c’est vous. Personne ne veut mettre des têtes sur des piques. Juste un peu de justice. Même un petit peu siouplé ! Des gens finissent en prison pour un vol de paquet de pâtes par nécessité, mais quand ça tchourrave des millions, c’est juste une amende et allez, sursis.

    • Ce ne sont certes pas Macron et ses ministres qui ont réduit le stock de masques, mais ils n’ont rien fait avant l »épidémie pour le reconstituer. Ils sont donc tout autant responsables que leurs prédécesseurs.

  3. Oh non, je ne défends personne.
    Je ne me laisse pas entraîner par la haine, c’est tout.

    • Je cite un passage de votre précédente intervention: « L’anormalité d’un dommage ne préjuge pas de la réalité d’une faute. Le manque de masques est évident et son origine aussi : c’est un caillou à rechercher dans les souliers du précédent Gouvernement et de sa ministre chargée de la santé, notamment. »
      Je n’aurai qu’une question: combien de temps faut-il à un « nouveau » gouvernement pour prendre la mesure des erreurs du précédent gouvernement et au moins tenter « d’infléchir la coure »: 3 ans (comme c’est le cas du gouvernement de Macron (et je ne compte pas ses années au service du gouvernement de Hollande), 5 ans, dix ans, 20 ans?

        • Nous attendons impatiemment l’éclairage de notre médecin-juriste-latiniste en chef sur cette question cruciale, que vous faites bien de poser par ailleurs. On attends de notre médecin-juriste officiel un éclairage sur cette situation, en dépit de la « croyance » populaire, parce que voyez-vous ma bonne dame, faut pas se laisser emporter comme ça. C’est la faute à Hollande ! Le ̶b̶a̶n̶k̶s̶t̶e̶r̶ banquier actuel n’y est pour rien madame Michu voyons ! Ah on me signale qu’au moment où je rédige, la réponse est tombée : c’est LCI qui le dit ! Wow. Paye ta source. Pathe-Marconi, La Voix de son maître. « Oui mais c’est pas de leur faute parce que blablabla ». La partie de ping-pong avec des patates chaudes va être joviale dans les prochains temps ! LCI…sans déconner. Rien de plus sérieux à nous refourguer ?

          • Vous faites partie de ces gens qui font mine de ne pas encore avoir remarqué que le logo de LCI était calqué sur celui de TF1. Je regarde parfois les débats parlementaires sur cette chaîne, ce sont les seuls trucs vaguement authentiques qu’on puisse y trouver. Le reste c’est du blabla pour mondialistes satisfaits qui viennent nous conter ici que tout ça c’est pas la faute à La REM et sa bande de tocards.

        • Oui moi aussi j’attends la réponse du médecin-juriste! Mais je crois que je ne vais pas l’attendre (une réponse censée je veux dire!) plus longtemps car il n’y en aura pas!
          Il y a quelques temps je répondais sur un autre sujet, même deux si je me rappelle bien, à un troll que je vois plus mais auquel vous ressemblez par votre prose tout à fait, un certain #Hajime!

        • Quelles qu’aient été les modalités de gestion du stock de masques, il restait de la responsabilité de Macron et du Gouvernement de s’inquiéter de savoir s’il était à un niveau suffisant. Ce qu’il n’a pas fait.

  4. Simple, efficace : tous ceux qui ont a redire sur le Gouvernement actuel ne sont que des haineux compulsifs (avec ou sans couteau entre les dents ? C’est pas très clair…). Merci pour cette puissante analyse psycho-sociologique.

    • (ce commentaire était adressé à notre fleur-de-hippie-qui-ne-se-laisse-pas-déborder-par-la-haine)

      • J’avais compris.
        Ce n’est pas « In vino veritas », la bonne locution ?

        • C’est cela même, mais ça fait jaser les médecins-en-même-temps-juriste. On a les plaisirs de sa condition.

          • Je constate avec plaisir que votre condition est bonne.

            Et j’espère qu’il continuera à en être ainsi, pour vous comme pour moi, ainsi que pour tous les intervenants de ce blog.

    • La peur de la douleur physique est le plus puissant stimulant pour un politicien, le reste il s’en moque…

  5. Tous les gouvernements ont sous estimé dans un premier temps le danger, et tout le monde pensait que la Chine n’est pas à l’angle de la rue. Mais ça faisait déjà plus qu’une semaine que en Italie on était tous confinés, que les morts remplissaient les hopitaux de Lombardie et que médecins et infirmiers italiens à la télé et dans les journaux parlaient les larmes aux yeux comme d’une guerre, Matteo Renzi à « l’eure des pros » vous mettait en garde. Vos hommes et femmes d’Etat de grande envergure (je pense par ex. à Mlle Ndaye), parlaient alors du système italien comme ils auraient pu le faire d’un Pays du tiers monde. Voilà ce qui est sans doute criminel: l’Italie EST à l’angle de la rue. Intelligenti pauca

    • Totalement d’accord, mais en ayant vu la dissémination en Chine et en laissant les voyages Chine -reste du monde, se faire , on organisait sciemment la pandémie mondiale.

      Etre en guerre comme la déclaré notre crétin et envoyer les combattants au front avec:
      * des informations fausses
      Le nouveau ministre de la santé déclarant à 16h qu’aucun cas n’existait en France , le soir même premier mort déclaré en France.
      Bilan quotidien avec des chiffres mensongers et manipulés: Nombre de mort , cas détectés(pas de tests)
      * sans protection: masques , lunettes,
      *en interdisant leur défense et en ralentissant l’utilisation du seul médicament permettant la guérison et la limitation de la diffusion du virus. L’essai discovery excluait au départ l’hydroxy-chloroquine de l’expérience.
      *autoriser le traitement à l’hydroxy-chloroquine uniquement dans les cas terminaux et non pas au début de la contamination, pour démontrer « son inefficacité » alors que Raoult assure que ce n’est plus efficace à ce moment.

      Oui ces actions ont été criminelles et tout intervenant politique, médiatique devra être traduit pour leur trahison.

      Pour Sibeth Ndiaye sa parole ne vaut rien elle a elle-même déclaré: « j’assume parfaitement de mentir pour protéger le président »

      • « Le nouveau ministre de la santé déclarant à 16h qu’aucun cas n’existait en France , le soir même premier mort déclaré en France. »
        Pas tout à fait. Au moment où il s’est exprimé, tous les malades connus étaient sortis de l’hôpital, et les nouveaux pas encore connus. Mais il a été imprudent de faire une telle déclaration.

  6. Excellente analyse faite par Régis de Castelnau . Je pense la même chose quant à la procédure à suivre : d’abord saisir le Parquet de Paris, notamment sa Division en charge de la santé publique
    Bien cordialement . Claude VOLNY-ANNE .

  7. Pourquoi vos propos de bienveillance sonnent-ils aussi faux ? Vous êtes largué bonhomme. Vous défendez l’indéfendable. On croirait entendre un machin larem. En ces temps, on n’a jamais entendu autant de gens se prétendre médecin dans les médias quand il en manque tant sur le terrain. Juriste en plus. La blague. J’aimerais pas être dans votre état actuel : prétendre défendre la santé des gens et – en même temps – celle des employeurs qui ruinent la santé des gens. J’ai bien compris : vous êtes à la retraite, et vous vous accrochez à ce monde que vous avez construit. Mais permettez-moi de vous le dire : c’est un monde de merde auquel vous vous attachez et contre lequel nous nous battons.

    • Désolé ! Erreur d’arborescence : ce message était destiné à notre hippe-médecin-juriste-complètement-libéré-de-la-haine aka segalen, qui d’ailleurs viendra dans peu de temps (ou pas) nous dire qu’il avait compris que c’est à lui que ça s’adressait, mais je pense qu’avec les gens de mauvaise foi, il vaut mieux répéter les choses. Répéter certaines choses en général, ça aura beaucoup d’importance dans les temps à venir.

  8. La campagne politique et médiatique d’apaisement entretenue en janvier et février aura eu des conséquences graves en plus de l’attitude méprisante que cela suppose. Avertir d’un danger suscite une peur salvatrice dans la mesure où elle mobilise les énergies pour anticiper et se préparer à cette épidémie. Et c’est la moindre des responsabilités que nous attendons d’un gouvernement, celle de nous avertir d’un danger. Hors fin février personne n’a pu encore se préparer à cette épidémie. Le virus attaque notre système respiratoire, l’urgence était de prendre des mesures afin de protéger nos visages (masques, lunettes à minima). Des études semblent démontrer la possible transmission virale via les poussières atmosphériques. Même s’il s’agit d’expériences en laboratoire, le principe de précaution oblige à tenir compte de cette possibilité et donc de protéger les voies respiratoires de toutes les personnes qui se déplacent, ou qui travaillent. Or, le gouvernement, et les médias n’ont cessé d’argumenter l’inutilité des masques sauf pour les porteurs de virus. Ne sachant pas qui est porteur du virus, le principe de précaution est de préconiser le port du masque systématique pour tous.

  9. C’est bien de vouloir traduire en justice responsables politiques et hauts fonctionnaires. Mais il serait plus efficace de réformer le système économique dont cette crise sanitaire n’est qu’une des conséquences. Le 3% Maastrichtien a poussé nos gouvernements à faire des économies de bout de chandelle sur le plan sanitaire (plus de stocks de masques, lean managers à la tête des hôpitaux, déremboursements…), sur le plan culturel (incendie de Notre Dame faute de surveillance par des pompiers comme n’importe quelle tour de la Défense), sur le plan judiciaire (prescriptions réduites à un string, accès à la Justice rendu de plus en plus difficile) etc.
    Ministres, haut fonctionnaires qu’il faut mettre effectivement face à leurs responsabilités de valets serviles, ne sont que des lampistes au regard du système économique mis en place par nos oligarques, verrouillé par Bruxelles et chapeauté par les Américains, des amis dont on se passerait bien.
    Je crains malheureusement que ces procès annoncés, ne nous fassent passer,derrière leur éclat et les polémiques qui vont naître d’ergotages tels que celui relatif au fameux « responsable mais pas coupable », à côté de la question essentielle que nous devrions nous poser : quel type de société voulons-nous ?

  10. Pourquoi,
    « …l’hydroxychloroquine, un antipaludique de la famille de la chloroquine, qui a effectivement été classée «sur la liste II des substances vénéneuses», par un arrêté du 13 janvier du directeur général de la santé, Jérôme Salomon, par délégation pour Agnès Buzyn quand elle était encore ministre de la Santé. »… » ?
    https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/21/agnes-buzyn-a-t-elle-classe-en-janvier-la-chloroquine-dans-les-substances-veneneuses_1782466

    Très curieuse démarche de la ministre qui peut répondre que c’était pour protéger les stocks, mais dans ce cas comment expliquer la suite de l’affaire sur ce sujet précis de h.-chl.?

  11. Je suis, helas, l’exception qui confirme la regle que le confinement n’empêche pas la diffusion du virus.
    Depuis plus de quatre ans je vis seul dans une propriété dont je ne sors qu’une fois par semaine pour faire mes courses; personne n’est plus confiné que moi et,pourtant, je suis positif…comprenne qui pourra…

    • Si je peux me permettre dans la mesure où vous sortez une fois par semaine, une fois par semaine vous pouvez vous contaminer. Donc c’est un confinement relatif.

      • Certes, mais c’est le maximum que tout un chacun peut faire, sinon on peut aussi mourir de faim, notre bien-aimé « cher leadert » ne nous demande pas (encore…) ce sarifice.

        Je voulais juste illustrer les limites des ordres jupiteriens.

        • Ok. Ils ont beaucoup de limites les propos de ce personnage. Bon rétablissement.

  12. Sous Louis 14 nous avions 1 roi !, 2020, nous en avons 500, tous privilégiés par le salaire mirobolant et la place sécurisée de leur fonction !👹

  13. Il n’y a pas si longtemps, quand je lisais ceci, sur les faits survenus dans un village qui porte bien son nom :

    https://www.levif.be/actualite/europe/cas-de-coronavirus-en-france-la-station-de-ski-des-contamines-veut-eviter-la-psychose/article-normal-1249719.html

    Je me suis dit plus ou moins, à propos des politiques français, la même chose que Frédéric Lordon sur le site du Monde diplomatique : « on se dit en effet que tous ces gens se sont fait prendre soit par surprise, soit par connerie. Et que l’hypothèse de la surprise étant à l’évidence exclue, il ne reste que celle de la connerie — qui n’est pas une surprise ».

    La question soulevée est donc importante. Les connards incompétents doivent-ils être jugés ?

  14. Quand vous entendez le ministre de la santé répondre au journaliste qui lui demandait qu’elle était la part des morts dans les « Ephad » par rapport au nombre total de décès, lui répondre: « en fait les décès dans les « Ephad » ne sont pas comptabilisés à ce jour nous faisons en sorte qu’il le soit bientôt, seul les décès à l’hôpital sont comptabilisés. »
    Si on ajoute aux « Ephad », ceux qui sont morts à l’hôpital on ne devrait pas être loin de l’Italie ou plus?
    Ça fait peur !!!

  15. Si les gouvernements depuis + de 30 ans avaient; comme doit le faire tout chef de famille, prévu, anticipé, compris ce qu’est un soignant: un alter égo, une personne en responsabilité d’un vivant, avec ses soucis personnels, sa conscience, et qui passe la majorité de son temps à se pencher cet alter égo. Nous avons opéré des patients autrement plus contagieux… Personne n’est dcd dans les blocs.
    Si nous sommes en confinement c’est bien le m’enfoutisme de tous les GVTs droite et gauche depuis Mitterrand l’amateurisme et l’incompétence de notre nain inconséquent, qui gère à côté de la plaque dans toutes ses décisions. Lui aussi; comme certains qui serait trop long de nommer ici, projette à travers l’angle obtus de son inexpérience, la façon d’envisager les réformes à court terme sans réfléchir à tous les paramètres qui nous précipitent dans l’angoisse c’est à dire qu’il aggrave systématiquement ce qu’il touche, sans repères et à courte vue.
    En ce qui concerne notre sujet: incompétence de terrain- autant des Ministres que des nulliputiens parlementaires. Ainsi: manque de matériels de base (jusqu’à affirmer que les masques sont inutiles!!!)
    Pourtant Mr le Pr RAOULT dans sa grande modestie, avait communiqué en 2006, qu’il y aurait forcément une pandémie un jour mais on ne sait où, ni quand. Mais c’est ainsi sur notre planète pour toutes les catastrophes.
    Il faut donc être prêt au pire en savourant le meilleur dans les périodes de paix et de tranquillité dans l’espace qu’il nous est donné de vivre. Cette impréparation politique reste à leur débit et on ne leur donnera pas quitus pour de multiples fautes gravissimes qui nous précipitent dans un abîme d’insécurité et sans ressource puisqu’il prévoit une dette colossale payée par les mêmes. Alors oui, ces incompétents en col blanc doivent être jugés et sanctionnés par des amendes mirobolantes après leur mandat malheureusement. Aujourd’hui, il faudrait déjà qu’ils cessent le confinement inutile en apportant à tous les travailleurs les moyens de se protéger car aucun des portes paroles ne sont en phase d’énoncer les réalités. Grotesque…
    La seule parole modérée de sa part est qu’il a exprimé des re-localisations… WAIT AND SEE

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