L’adversaire a un nom, celui du système Macron. Et il est prêt à tout.

La grossièreté de l’opération géante de diversion organisée par le système avec l’affaire Quentin Deranque était évidente dès le départ. Faire passer l’affaire Epstein sous la table et lancer l’opération « cordon sanitaire » contre Mélenchon. Malgré le caractère évident de la manip, cela continue à cœur joie. Il y a bien sûr ceux qui agissent en toute connaissance de cause, mais je constate que nullité politique et insondable stupidité jouent également un rôle considérable.

À propos de Juan Branco, garçon courageux et énervant, je me suis permis une remarque lorsque je l’ai vu se précipiter en défense de Jack Lang et ensuite s’exciter sur les imbéciles de « la jeune garde » en les qualifiant stupidement de « proto fascistes » et accusant Mélenchon d’être la réincarnation de José Millán-Astray, le général franquiste qui a prononcé le fameux : « à bas l’intelligence, vive la mort ».

Relayant certains de ses propos, j’avais publié les phrases suivantes sur le réseau : « Dès que le combat de classe se durcit, que les enjeux politiques changent de niveau, le narcissisme n’est pas nécessairement un handicap. Ni même la grandiloquence, fut-elle agaçante. Mais l’absence de culture marxiste, voire l’anti-marxisme deviennent des infirmités. » Ce n’était pas nécessairement très gentil, mais j’ai quand même 39 ans d’engagement politique quotidien de plus que lui. Cette différence d’expérience me semblait permettre cette remarque de la part d’un aîné qui a quelques titres à faire valoir.

Que n’avais-je fait ! D’abord d’avoir sous-estimé les conséquences de la dimension très personnelle et individuelle donnée par Juan Branco à son engagement politique. Au contraire du mien toujours collectif et rattaché à des mouvements de masse. Eh bien, cette trajectoire personnelle de l’ami Branco génère chez ceux qui le suivent, non un attachement à ses idées mais bien à sa personne. Et là, il y en avait plein qui n’étaient pas contents. Ceux qui voulait qu’on se réconcilie (mais on n’est pas fâché, on ne se connaît pas !!!). Ou que l’on mette fin à notre querelle pour ne pas diviser les forces opposées à Macron. Et puis il y avait ceux, et ça c’était vraiment rigolo, qui m’accusaient d’être jaloux (!).

Alors, bien que cette histoire n’ait aucune importance, je profite de l’occasion pour me livrer à une petite clarification. Au-delà de notre appartenance commune au barreau, Juan Branco et moi ne jouons pas du tout dans la même cour. Ce n’est pas une appréciation qualitative. C’est un garçon intelligent, mais nous n’avons rien de commun, ni personnellement, ni culturellement ni surtout politiquement.

SUITE SUR SUBSTACK

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Régis de Castelnau

3 Commentaires

  1. « faire passer les affaires sous la table », bien vu et pas que celle de Lang car, alors que Libé/Mariane relevaient que « Macron » était cité + 200 fois dans les « Epstein filers » (même si être nommé ne veut pas dire être coupable), rappelant aussi qu’en 2016, Macron était allé aux E. Unis pour prélever des fonds pour la Campagne Présidentielle…….plus aucun journaliste n’en a parlé !!!! comme pour « l’AMBASSADEUR » incriminé et proche d’EPSTEIN et toujours en fonction sous MACRON j’ai remarqué qu’ aucun journaliste n’a précisé que c’était sous la Présidence d’ HOLLANDE (préférant parler de N.Sarkozy) !!!! Nous avons à faire à des journaleux à géométrie variable très serviles

  2. L’acharnement sur Quentin est louche. Comme je suis « complotiste », je m’interroge: Qui sont en fait ces gens? Des barbouzes?
    Vous savez, Thierry Meyssan avait enquetté sur le FN. Il avait découvert que le service d’ordre était remplis de barbouzes, qui avait l’ordre d’etre violent et de tabasser. Ordre de qui? De Pasqua à l’époque? Ou de Mitterrand?
    J’ai vu moi même, en bossant pour France Télévision à l’époque, que des « spectatrices » regagnaient un car de CRS avant la fin d’un meeting de JM Lepen…
    Alors un meurtre ordonné par Macron…Mais pourquoi pas?
    Vous savez, faut etre naif pour ne pas y penser…

Laisser un commentaire