Déclin et chute de l’Occident, relire Hérodote

Depuis quelques temps, on peut qualifier l’Occident « d’Empire romain devenu fou ». Il y a plusieurs raisons. La première étant que cet Occident, qui domine la planète depuis au moins deux siècles, qui a conduit la « globalisation » comme forme moderne de sa domination, multiplie les erreurs. Au prétexte de maintenir sa puissance, il se lance dans des aventures à partir d’une perception du réel complètement faussée, d’une arrogance fruit d’un sentiment de supériorité complètement inapte. Depuis la disparition de son rival l’empire soviétique, il multiplie les erreurs, accumule les échecs et se retrouve confronté à des défaites dont il ne sait pas comment sortir.

Dernier exemple en date, l’agression criminelle du 28 février contre l’Iran, État civilisation héritier d’un empire perse pluri millénaire. La raison, voire la simple rationalité aurait dû détourner de ce projet catastrophique et perdu d’avance. Au bout de 48 heures, l’impasse était visible, et le désarroi évident. Et l’empereur, improbable Caligula erratique que l’Occident a mis à sa tête, montrait clairement qu’il avait perdu le fil du conflit, et les pédales au passage.

La chute de l’Empire romain obsède l’Occident depuis toujours. Une historiographie pléthorique essaye de nous en donner les raisons depuis 1500 ans. Disputes sur les causes, revendications de l’héritage et des filiations, qui se qualifiant de « Saint et Germanique », qui de « Troisième Rome », qui qualifiant la Renaissance européenne de restauration, le débat fait rage depuis longtemps. C’est une des raisons qui expliquent la fascination pour la chute de l’Empire romain, face au déclin d’un Occident désormais en conflit avec le reste du monde qui refuse sa domination.

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Régis de Castelnau

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