
Lorsque j’ai commencé ma carrière d’avocat il y a déjà malheureusement fort longtemps, je m’étais immédiatement engagé dans la solidarité internationale. À cette époque, les avocats y étaient très actifs, et les besoins considérables. Dans un monde marqué par la guerre froide, la décolonisation et la brutalisation impérialiste, il y avait aux quatre coins du monde de féroces dictatures. L’organisation dans laquelle je m’étais investi intervenait partout. Il y avait l’Amérique latine et ses dictatures sanglantes, l’Afrique du Sud de l’apartheid, et même encore en Europe les régimes fascisants présents en Espagne, en Grèce ou au Portugal. Les atrocités étaient la routine du travail que nous effectuions. Mais je peux témoigner que le pire du pire de tous ces régimes, celui qui imposait la répression la plus atroce à sa population était le régime iranien de Mohammad Reza Shah Pahlavi, abject individu soutenu par les Américains. Utilisant la SAVAK sa police politique dont le registre était la barbarie, il imposait au peuple iranien une dictature dont nous considérions qu’elle était la pire dans un monde où il y avait pourtant de la concurrence.
Une révolution sanglante chassa le Shah, et installa un régime, qu’on le veuille ou non fondé sur la haine de l’Occident en général et les États-Unis en particulier. Considérés comme les responsables des malheurs du pays. Qui eut pour conséquence qu’au régime de Pahlavi succéda une autre dictature, théocratique cette fois-ci. Le propos ici n’est pas de revenir sur le demi-siècle qui vient de s’écouler, et qui a naturellement transformé l’ancienne Perse. Mais d’essayer de comprendre ce qui est en train de se passer dans cette partie du monde globalisé confronté aux soubresauts que lui impose l’Empire occidental tardif. En commençant par un préalable personnel. L’auteur de ces lignes n’a jamais considéré que la solidarité avec les opprimés était à géométrie variable ou bien se divisait. Concernant l’Iran, s’il s’était réjoui de la chute de l’abominable dictateur, il a continué à travailler pour cette indispensable solidarité avec ceux qui subissaient une répression violente quelle qu’elle soit, en Iran comme ailleurs.
Le document ci-dessous (qui ne nous rajeunit pas) datant de 1984 témoigne de cet engagement. C’est la raison pour laquelle il considère n’avoir aucune leçon à recevoir de quiconque en matière de défense de la liberté en Iran. Et sûrement pas de la part de ceux qui se mobilisent soudain pour les femmes iraniennes. Parce qu’ils ne viennent en fait en qu’au soutien des agissements d’Israël et des États-Unis.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Merci Monsieur pour ces paroles. Elles m’aident à voir plus claire. Je vous suis.
Vous êtes aveugle c’est pourquoi c’est pourquoi vous voyez plus clair!
De Castelnau parle de son (plus) jeune temps et donc des dictatures en Europe (Espagne, Grèce, Portugal) mais oublie, lui le communard, celle qui sévissait en Europe de l’Est et que l’on a nommé URSS; mais c’était pas une dictature, juste quelques dizaines de millions de morts, mais la mère de la démocratie comme les aiment les communistes; comme quoi communiste un jour, islamo-gauchiste toujours!
C’est pourquoi ce qu’il raconte sur le Vénézuéla, Gaza comme sur l’Iran n’est pas du tout crédible; il peut donner la main à Mélenchon qui lui, parle d’une récolte contre la vie chère! Et les défenseurs des femmes voilées, cela ne vous parle pas, ou plutôt, vous ne voyez pas?
Encore une victime de canons de vin blanc avalés de travers et de cigarettes mal roulées. On est pas sorti de l’auberge avec de pareils artilleurs…