
Nous avons publié il y a maintenant huit jours un article dans lequel nous prenions acte de la défaite américaine dans la guerre imprudemment lancée sur ordre d’Israël contre l’Iran le 28 février dernier. Nous disions que cette défaite, qui n’était pas (encore) la « victoire » de l’Iran était quand même consommée. Dans le cadre du conflit mondial, sur le théâtre d’opération qu’il avait choisi dans l’affrontement qui l’oppose au reste du monde, assisté de ses laquais, l’Empire s’est gravement cassé les dents. S’il n’a pas encore perdu la guerre, il vient de perdre une sacrée bataille. Comparaison n’est pas raison, mais si l’on veut raisonner un peu en termes militaires, on utilisera l’exemple de la bataille de Stalingrad qui fut un des tournants essentiels de la deuxième guerre mondiale, militaire évidemment mais également tournant psychologique et moral. Dans sa reprise d’initiative stratégique au début de l’été 1942, Hitler avait eu les yeux plus gros que le ventre et commis un certain nombre d’erreurs dont la première était la sous-estimation raciste des capacités soviétiques. La deuxième fut l’acharnement à vouloir prendre Stalingrad. Une fois la sixième armée allemande fixée dans cette ville, le piège soviétique pu se refermer avec le déclenchement de l’opération Uranus le 19 novembre. Dès le 21 suivant, la tenaille était fermée, et les stratèges soviétiques le savaient, la VIe armée était condamnée et la défaite nazie consommée. Cependant la victoire ne fut actée comme telle, qu’avec la capitulation inéluctable de Paulus qui survint au début du mois de février suivant. Évidemment, nous avançons cette comparaison (qui ne s’arrête que cet aspect) pour dire que si la défaite stratégique américaine est consommée, la « victoire » iranienne désormais inévitable, est encore à venir.
Nous entendons déjà les lazzis de ceux qui vont prétendre que nous prenons nos désirs pour des réalités et que nous ne sommes que des propagandistes des horribles mollahs. Certes, certes, ce qui arrive aux États-Unis et surtout à Israël l’État paria, ne nous cause aucun chagrin. Mais depuis l’intervention russe en Ukraine le 24 février 2022, nous avons tenté de rester lucides dans l’appréhension du réel historique en train de se dérouler. Et voilà qu’un témoin vient de nous démontrer qu’après tout, nous n’étions pas si loin de la vérité. Et peut-être même en-deçà…
Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Kagan doit détester Trump.
Je pense que ses opinions importent peut, parcequ’à l’évidence, il s’est toujours trompé, en créant des désastres.
Ce type ne mérite pas tant de pub. C’est pathétique.