Nous ne savons pas encore qui a remporté la guerre USA/Iran, mais nous savons qui l’a perdue

La guerre, la vraie guerre n’est pas un match de foot. Qui, comme le fait actuellement le président des États-Unis dans les psalmodies absurdes dont il a le secret, se conclut par la reprise de la chanson de cours d’école : « on a gagné, les doigts dans le nez ». Même si ce texte tentera de souligner la défaite américaine, et malgré la tentation, on épargnera au lecteur la strophe suivante sur la façon dont « on a perdu ».

Tigre de papier, le retour

Ainsi entendons-nous quotidiennement beaucoup de commentaires, qui opposent aux absurdités de Donald Trump, reprises par l’abruti cosmique qui lui sert de « secrétaire à la guerre », une lecture plus proche de la réalité. Celle d’une défaite stratégique des États-Unis (et d’Israël au passage) incapable d’atteindre aucun des objectifs stratégiques, parfois contradictoires, égrainés au fur et à mesure de sa déroute. Catastrophique parce qu’à mesure du dévoilement, sa propagande apparaît pour ce qu’elle est : absurde. Avec l’épuisement des stocks qui fait apparaître la machine militaire de l’Empire comme étant à l’os, la destruction en profondeur des installations américaines dans la zone, les pertes humaines sans commune mesure avec ce qui est mensongèrement annoncé, l’incapacité de mettre en œuvre un blocus de l’Iran, complètement fantasmé, la farce grotesque de la soi-disant récupération d’un pilote servant de couverture à une opération à la fois désastreuse et ridicule, l’incapacité d’une marine de guerre pléthorique à accomplir ses missions et préférant rester prudemment à distance des théâtres d’opérations, etc… N’en jetons plus, la coupe est pleine, ou plutôt synthétisons : militairement, l’Empire n’est plus qu’un « tigre de papier ». Et ce n’est d’ailleurs pas un scoop, Mao Tsé toung nous avait déjà prévenu en son temps. ( 反动派看起来很强大,实际上并没有那么强大。真正强大的是人民).

SUITE SUR SUBSTACK

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Régis de Castelnau

Laisser un commentaire