Retrait de la proposition de loi scélérate : « on a gagné ! On a gagné ! » Ah bon, vraiment ?

C’est assez impressionnant de voir comment les opposants à l’infecte loi Yadan tombent dans tous les panneaux. Dernier épisode en date, les cris de triomphe parce que le groupe macroniste du Parlement, auquel la députée française du Likoud appartient, a retiré la proposition scélérate de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Décernons une prime aux parlementaires LFI exultant et présentant comme une grande victoire, le fait de s’être fait avoir.

Genèse et objectifs de la loi scélérate

Petit retour en arrière pour rappeler, que Caroline Yadan, la députée française du Likoud, soutenue par 120 parlementaires dont une brochette de socialistes, et exécutant les consignes de Nétanyahou, a décidé de transformer le Parlement français en KNESSET 2.0. Nous avions déjà un gouvernement aux ordres du régime d’extrême droit israélien, une autorité judiciaire complaisante complaisante. Avec cette instrumentalisation L’objectif est cette fois-ci d’instrumentaliser le pouvoir législatif pour les mêmes objectifs. Et ceux de la proposition de loi sont d’une simplicité cristalline : criminaliser toute critique de l’État d’Israël et les horreurs qu’il impose, non seulement la Palestine, mais à l’ensemble du Moyen-Orient. En utilisant l’astuce classique consistant à assimiler totalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Il fallait lire l’exposé des motifs (signé par des parlementaires socialistes éminents) pour constater le caractère putride de l’opération. L’astuce classique était complétée par une autre, présentant la proposition comme une loi de portée générale (!) interdisant d’appeler à la « négation » d’un État reconnu par la France. Cette « négation » contenant d’elle-même la volonté d’exterminer le peuple de cet État (!!!). Il s’agit là d’une atteinte grossière à la liberté d’expression garantie par la Déclaration française des Droits de l’Homme, il y a de multiples précédents d’appel à la disparition d’États, y compris très récemment avec les foucades du président des États-Unis annonçant la destruction de la civilisation iranienne renvoyée à « l’âge de pierre ». La manipulation était grosse comme du câble transatlantique et l’on voyait bien quelle était la première cible avec le slogan pro palestinien réclamant avec, « du fleuve à la mer » un État binational. Pour les fanatiques israéliens et leurs soutiens français, une telle revendication doit être qualifiée de crime antisémite. Alors que les mêmes fanatiques réclament la création d’un « grand Israël » au nom d’un texte religieux. Lequel leur sert en conséquence de justification pour qu’ils passent leur temps à massacrer leurs voisins.

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Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Régis de Castelnau

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