Dans la tête de Jean-Luc Mélenchon

Que s’est-il passé dans la tête de Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines ? Essayons de comprendre quels étaient ses objectifs face à un scrutin dont il savait qu’il n’y avait aucune chance que celui-ci le porte jusqu’à la présidence de la République. Et comment il s’est adapté au déroulement des choses afin de maximiser ses chances.

En 2017, après une campagne que chacun reconnaissait excellente, il avait échoué à la porte du deuxième tour, finalement d’assez peu. Il avait alors fait montre de sa déception, demandant même des recomptages avant de refuser de s’associer au « barrage antifasciste » et d’appeler à voter Emmanuel Macron. Dès le début de l’année 2018, il a changé de ligne, abandonné l’universalisme républicain et laïc pour la voie politique préconisée par le think tank « Terra Nova » d’une alliance entre les couches moyennes en voie de déclassement et les populations issues de l’immigration. Se lançant alors dans des surenchères communautaristes et anti-laïques au détriment des approches sociales mises en avant en 2017. Les sanctions électorales aux européennes, aux municipales, départementales et régionales ont été sévères. À l’automne 2021, les premiers sondages présidentiels l’annonçaient très bas et souvent en dessous de 10 %. Il a alors bénéficié de toute une série de circonstances où le reste de la « gauche » a passé son temps à se tirer des obus de mortier dans les pieds. Tout d’abord, le cadeau royal de la candidature socialiste parfaitement inepte d’Anne Hidalgo. Puis celle, purement alimentaire, de Fabien Roussel, suivi de celle du lugubre Jadot, avant l’épisode de la « Primaire populaire » et la grotesque apparition de Christiane Taubira. Pas très compliqué, alors, de se présenter comme le seul candidat de « gauche » sérieux. L’effet « vote utile » a joué à plein dans la dernière ligne droite, aboutissant à un score de premier tour plus élevé qu’en 2017. La première observation que l’on pouvait faire est que ce score était celui de la gauche « toute mouillée », sans quasiment aucune réserve de voix.

Ce que l’on a tendance à oublier aujourd’hui, c’est que les sondages ne se sont pas tellement trompés, eux qui avaient identifié la dynamique Mélenchon. Et donné les bons chiffres concernant ses concurrents du trio de tête. Mais ce que l’on oublie encore plus, c’est ce que racontaient les études de deuxième tour concernant le patron de la France Insoumise. Dans tous les cas de figure, il était annoncé comme écrasé par Emmanuel Macron. C’est cette donnée qui explique son attitude au soir du premier tour. Jean-Luc Mélenchon ne jubilait pas, il était euphorique. Sa mine racontait que le cas de figure sorti des urnes le 10 avril au soir était le meilleur possible pour les objectifs qu’il s’était fixés. À savoir ne pas participer au deuxième tour pour y subir une défaite cuisante, faire porter aux autres courants la responsabilité de cet « échec » – frustrant pour les électeurs – prendre sa revanche sur le PS, devenir l’incontestable leader politique de toute la gauche, étoffer sérieusement son groupe parlementaire et augmenter significativement sa dotation publique.

Procès d’intention que cette présentation ? Sûrement pas au regard de l’ensemble du comportement de Jean-Luc Mélenchon et de ses amis entre les deux tours. Il y a tout d’abord le spectacle de cette jubilation et alors qu’il échouait au port de façon plus étroite encore qu’en 2017, avec cette acceptation empressée du verdict avant même la fin des décomptes. L’appel immédiat dès 20 heures, insistant et répété à voter Emmanuel Macron au deuxième tour, ou en tout cas à ne pas voter Le Pen. L’échange de SMS le même soir avec Emmanuel Macron, très mollement démenti et très explicite : « j’ai clairement pris position contre Le Pen. À vous maintenant de donner des signes clairs à nos électeurs pour leur permettre de bouger. » Voilà une belle offre de services qui sera entendue par le président de la République qui passera sa campagne de deuxième tour à « gauchir » son discours et à donner des gages à LFI. En contrepartie, Mélenchon en fera des tonnes dans le grand barnum antifasciste, réitérant sans arrêt ses appels au barrage contre la « Bête immonde ». Dans le même temps, histoire de donner le change, il va inventer une histoire politique à dormir debout, celle du soi-disant troisième tour que constitueraient les élections législatives de juin. Pour faire passer la pilule du vote Macron qui pouvait se révéler amère à beaucoup de ses électeurs du premier tour, il va affirmer que l’enjeu du deuxième n’est pas de réélire Macron, mais d’empêcher l’arrivée à l’Élysée d’un pouvoir quasiment nazi. Et que cet objectif atteint, ce sont les législatives qui trancheront la question de savoir qui gouvernera le pays. Et qu’à cette occasion il fallait donc « l’élire Premier ministre ». Était-il possible de plus se moquer du monde ?

Tout d’abord, Jean-Luc Mélenchon ne craint pas la contradiction. Lui qui a passé son temps à vilipender la Ve République comme étant un système monarchique où le président avait trop de pouvoir, et à demander l’avènement d’une VIe République parlementaire, le voilà qui la trouve formidable puisqu’il peut être « élu » Premier ministre et que dans ce cas ce sera lui le patron.

Ensuite, le petit timonier de la France Insoumise sait parfaitement, lui qui a raclé les fonds de tiroir de la « gauche », qu’il n’y a aucune chance que celle-ci puisse être majoritaire à l’Assemblée nationale en juin prochain. L’effondrement du Parti socialiste et des LR à la présidentielle va impliquer des reclassements et nombreux sont les sortants qui iront à la soupe. Et de plus, toutes les projections à partir des résultats du 10 avril dernier donnent à Emmanuel Macron une majorité plus que confortable qui ne devrait pas être très loin des 400 députés. Parler de possibilité de cohabitation relève de l’escroquerie.

Mais Jean-Luc Mélenchon est content ; son groupe parlementaire avoisinera peut-être les 50 unités, la dotation publique permettra à la petite équipe et au chef du « mouvement gazeux » de continuer à vivre confortablement. Qu’importe pour cela, qu’il ait choisi ses élus contre ses électeurs, mente effrontément à ces derniers, ait tout fait pour éviter de casser l’emprise d’une caste corrompue sur la Nation, ce qui compte, c’est de remporter des victoires tactiques, de celles qui flattent les égos et garnissent les portefeuilles.

Régis de Castelnau

73 Comments

  1. Bravo le sophiste! Bonjour la mauvaise foi! Décidément, Mélenchon empêche certains de jouer les opposants à Macron. Tourner en dérision les mots pour dire de quoi Le Pen est le nom est un jeu dangereux, même s’il est très tendance. « Ben voyons! ». Des communistes rejoignant des nazis, on connaît ça dans notre belle France. À quand la réhabilitation de Doriot? Zemmour en est cap.

  2. Je trouve votre analyse totalement à côté de la plaque. Les visages de Mathilde Panot et de tous les députés Insoumis reflétaient de manière indéniable le soir du 10 avril le chagrin et la déception. Peut-être devriez vous porter un réel intérêt à ce mouvement et vous départir des clichés qui caractérisent encore une grande partie de la classe politique.

  3. Que de mensonges, de mauvaise foi et de hargne dans vos propos concernant Mélenchon ! Quoi que vous en pensiez, c’est lui le principal opposant à Macron et cela se révèlera lors des législatives !

    • Mélanchon était heureux de l’échec de Le Pen le soir du 24 avril, avant d’être triste de la victoire de Macron. C’est ça la réalité. Pour lui le principal adversaire c’est l’extrême droite, pas la dictature mondialiste qui a investi Macron. Il n’y a aucune mauvaise foi dans l’article de l’auteur.

    • Ni le Pen ni Mélenchon ne st des opposants réels. Ils st incapables d’offrir la vraie opposition de l’ancien PCF dont l’objectif était Lee socialisme. Celui ci a vraiment mis en échec nombre de gouvernements et obtenus des lois favorables aux travailleurs. Mélenchon le Pen Macron. Le théâtre d’ombres du GD capital atlantiste

  4. Je suis d’accord melenchon à voulu se venger des socialistes puis s’est mis d’accord avec ceux qui détestent ce pays tout en en profitant et les politicards sont tous très riches d’argent public sans bosser. Ils sont sur un nuage qui va s’effondrer avec l’euro et l’Europe. Pour melenchon ce qui compte c’est lui ..il dit tout et son contraire ce qui est le principe de l’hypnose il s’opposera à macron juste ce qu’il faut et encore les français ont la nausée…

    • Comment peut-on atteindre un tel degré de médiocrité, de hargne mesquine et de mensonges si grossiers. Le communiste défroqué, mangeant à toutes les gamelles, sinistre Valls à robe aussi noir que l’esprit sombre dans le déshonneur bon marché pourvu qu’il en fut pourvu un jour. Triste sire

  5. La gauche et la bourgeoisie viennent de voter les pleins pouvoirs à Macron comme ils l’ont fait naguère Pétain en tant que … de l’Europe allemande
    Hier comme aujourd’hui, leur slogan est « pas-de-famille, pas-de-travail, pas-de-patrie »

  6. Vous ne pouviez pas faire un papier sur la défaite de votre pouliche, alors vous tapez sur Mélenchon, en plus, vous mentez honteusement en disant qu’il avait demandé de voter Macron en 2017 et 2022 alors que vous savez exactement ce qu’il à dit et surtout pas de voter Macron.
    Alors oui, c’est vrai il a perdu mais votre pouliche à 16 points d’écart avec Macron et je suppose qu’elle aussi a été écrasé par Emmanuel Macron.
    Alors il fallait que vous trouviez une excuse d’avoir choisi le mauvais cheval, donc il faut taper sur Mélenchon. Je vois que vous êtes un mauvais perdant.

    • M de Castelnau n’a jamais écrit qu’il préferait la Marine, il a dit dit qu’il falait barrer la route à Macron . Ce qui n’est pas la meme chose.

    • Voter pour celui dont on présage qu’il sera le vainqueur… Une certaine idée de la médiocrité intellectuelle. À quand le tiercé ?

  7. On en est revenu à la situation d’Ancien Régime :
    -l’aristocratie avec Macron, incompétente et hautaine
    -le clergé avec Mélenchon, c’est-à-dire, les musulmans et les idéologues
    -Le Tiers-Etat avec MLP
    Sans surprise, le clergé et les aristocrates se tiennent par la main

  8. Ce que je trouve incroyable, en 2022 (mais c’était déjà le cas en 2002…), c’est que le « système » arrive encore à faire peur aux gens avec le mouvement de Benito Mussolini, et donc à permettre à des gatekeepers comme JLM de se faire garant du meme système…

  9. Comme on serait mieux avec votre candidate, Mr De Castelnau ! On sent tellement chez vous cette tristesse infinie qui se transforme en fureur contre Mélenchon. Allez, une petite camomille et ça repart !

  10. Bonjour,
    j’apprécie souvent vos analyse, mais concernant Mélenchon je pense que vous n’êtes vraiment pas dans sa tête…et pour tout dire complètement à côté de la plaque concernant Mélenchon, tant en termes d’objectifs que de stratégie.
    Je pense également que vu le talent du bonhomme, nous aurions pu avoir une grosse surprise en cas de 2nd tour, et qu’il est bien plus largement capable de convaincre à cette position les quelques 10 ou 15% d’électeurs qui l’auraient séparé de Macron… bien plus capable de le faire que ne le fut Lepen, c’est ma conviction profonde !

    • Comment peut-on croire qu’un type qui aurait eu 23% des voix, sans aucune réserve nulle part, était en mesure de gagner ? Vous pensez que Le Pen et Zemmour lui auraient fait la courte échelle ?
      Et maintenant, une autre chimère. Avec moins de 30% des voix – en tirant bien – remporter des législatives ! De quoi occuper pendant deux mois les électeurs « Insoumis », histoire qu’ils ne s’aperçoivent pas qu’avec Macron, c’est à coup sûr la casse économique, le désastre sanitaire, la catastrophe sociale et… la guerre.
      L’erreur que font la plupart des gens, en ce moment, c’est de se croire encore à l’époque où l’Occident jouait à un grand jeu vidéo. En ce temps-là, c’était les autres qui crevaient de faim (en Afrique ou ailleurs), les autres qui mouraient (au Vietnam, en Irak, au Yémen) pendant qu’on se donnait des frissons en faisant « barrage au fascisme ». Aujourd’hui, c’est nous qui allons en prendre plein la tronche – fini de jouer. Et les fascistes (enfin, leurs descendants revanchards) ils sont déjà au pouvoir à Bruxelles, dociles marionnettes des Démocrates US qui en reviennent à l’agenda 2016 de Mme Clinton.
      Si Marine Le Pen se souciait des Français et de la France, elle aurait évité de dégoiser entre les deux tours des conneries sur le foulard musulman et sur la viande hallal qui garantissaient sa défaite. Si Mélenchon avait quoi que ce soit à faire de la France, il aurait pris tous les risques pour ne pas offrir un plébiscite à Macron. En somme, nous aurions eu besoin de femmes et d’hommes politiques, pas de pantouflards professionnels.
      J’en veux souvent à Castelnau parce qu’il se laisse aveugler par ses passions douteuses – alors qu’avec tout ce qui nous menace, ces pauvres islamistes sont loin de faire le poids. Là, il est impeccable. S’il pouvait enfin se réveiller et réveiller les autres ravis de la crèche du grand remplacement…
      Mais bon, sachant qu’il ne prend jamais la peine de répondre aux commentaires – faute de les lire, je suppose – il ne faut pas trop rêver.

  11. Sacré Meluche ! Il n’a toujours pas compris qu’il ne ferait jamais mieux que 3eme à une élection présidentielle…comme si, avec ses coups de mentons dignes de Benito, sa gueule, sa haine et son patriotisme à géométrie variable, il était « desiré » par les Français !
    La Gauche a encore de belles défaites en perspective.

  12. Mélenchon avait le choix entre un candidat sans aucun contrepouvoir et acharné à détruire le pays et une candidate limitée par tous les contrepouvoirs possibles. Il a choisi le premier, l’a fait élire pour notre plus grand malheur. Il a bien mérité la reconnaissance d’Ursula et de Biden.

  13. Dans les barragistes à macron s’affrontaient 2 camps les insoumis et les lepennistes.
    Après la seconde prestation lamentable (on ne vous a pas lu sur le sujet) d’un le pen retournée comme une crêpe par un macron n’ayant même pas à défendre son bilan lamentable le verdict était attendu.
    Vous prêtez à M. Mélenchon des calcul, stratégies, pensées, rancunes et intérêts pécuniaires qui j’en suis sûre n’ont jamais traversé l’esprit d’aucun homme ou femme politique a fortiori quand on exploite le filon depuis plusieurs générations.

  14. Guernico, parce que vous croyez que Zemmour ou MLP ont des chances d’être élus? Sérieusement?

  15. Juin est loin et comptons sur Macron pour vilenies et scandales! Les électeurs ayant suivi les consignes de vote de Melenchon risquent d’être fort en colère de s’être fait bernés une nouvelle fois par cet antifasciste de pacotille et de lui faire payer dans les urnes. ( on parle déjà du démocratique 49-3)

  16. Meluch est comme MLP. Un profiteur d’un système dans lequel on peut se faire du fric sans trop bosser, raconter tout et surtout n’importe quoi sans risques (surtout meluch qui bénéficie d’une complaisance égale à celle de macron par les médias ).
    Ce révolutionnaire d’opérette agite toutes les haines et les colères contre la France pour faire avancer son commerce.
    Ses électeurs comme ceux de MLP et une partie des macronistes seront bien cocus d’ici quelques semaines.
    L’intérêt supérieur de la France est devenu un gros mot pour les pseudo politiques.

  17. Dans cette ode à Mélenchon, on entend Onfray et plus discret par derrière, Zemmour avec pour finir une note beaucoup plus charpentée de Marine.
    C’est beau comme le chœur des communistes défroqués.
    En fait vous avez glissé dans le sombre, mon cher Maître, si ce n’est plus bas encore, le tout sur fond de nostalgie de vos aristocrates ascendances qui s’effacent doucement et de vos jeunes années de troublion communiste familiale.
    C’est peut être touchant mais plus certainement puérile, lamentable et triste.

  18. Affligeant de lire les commentaires outrés de tous ces idiots utiles.
    Melenchon, c’est la version « gauche » de Le Pen, avec la grande différence de ne rien représenter des classes travailleuses, et donc d’être encore plus loin d’une majorité électorale. Mais ils servent tous les deux comme épouvantails et voies de garage, et donc comme garants du candidat de la bourgeoisie.
    Je n’arrive pas à comprendre si, par leurs critiques du propriétaire de ce site, les apologistes de cette bourgeoisie agissent par bêtise ou par mauvaise foi. Car il a été très clair dans ses arguments. Il ne soutenait pas les positions de Le Pen. Il soutenait la situation matérielle et politique qui aurait été créée par sa victoire, une situation qui aurait obligé des citoyens endormis à se réapproprier l’action politique. Car c’est ça seulement qui pourrait être notre salut.
    Huxley s’est trompé : ce n’est pas une drogue qui a provoqué la soumission des peuples, mais une technologie. Nous vivons au croisement du Meilleur des Mondes et de 1984, et vous redemandez une tournée de Soma, en buvant à la santé de Big Brother.

  19. J’ai souvent écrit ce que je pense de Mélenchon.
    Son idole, c’est Mitterrand. Comme ce dernier, il n’est qu’un politicard qui change d’avis en fonction de ses intérêts électoraux.

    – En 2015, il conteste le terme « d’islamophobie ». il estime qu’on a le droit d’être contre la religion musulmane comme on a le droit d’être contre la religion catholique.
    – En 2019, il rallie les islamo-gauchistes en participant à une manifestation lancée par le CCIF, autrement dit « les Frères Musulmans » dont on sait que le dirigeant égyptien Nasser les combattait.

    – En 2009, il justifie encore son « oui » à Maastricht (1992) en estimant que les partisans du « non » étaient trop nationalistes alors que lui est internationaliste.
    – En 2011, il reconnait (du bout des lèvres) qu’il a eu tort de voter « oui » à ce traité.
    – En 2017, il mène une campagne souverainiste et on ne chante plus « l’Internationale » dans ses meetings.
    – Une fois passée l’élection, on rechante cette chanson dans ses réunions (1).

    Etc…, etc…, etc…

    (1) « L’internationale » est une chanson du patrimoine. J’en connais les 6 couplets et le refrain ainsi que les 2 premiers couplets et le refrain dans sa version espagnole.
    Ceci étant, à l’époque actuelle, l’internationalisme est celui de la finance et non du prolétariat comme le souhaitait Marx.
    Donc, j’approuve le fait qu’on ne chante plus dans les réunions politiques qui se veulent sociales la chanson écrite par Eugène Pottier (1871) et mise en musique par Pierre Degeyter (1888).

    • Sur ce blog :
      – J’ai écrit que je n’ai voté pour Mélenchon ni en 2012, ni en 2017. J’ajoute maintenant : ni en 2022.
      – J’ai rappelé qu’en 2012, concernant l’affaire Merah, JLM avait osé dire : « ne politisons pas cet idiot » (idiot, un terroriste qui assassinait des enfants ?).
      – J’ai montré les positions de Mélenchon concernant la Justice. Lorsqu’il est mis en cause, il parle de « justice politique ». Mais, quand Fillon ou Marine Le Pen sont concernés, il dit qu’ils « doivent respecter la Justice ».
      – Pire : en 2010, il était interrogé sur RMC. On donna la parole à une conductrice d’un bus à Marseille, bus que des voyous criminels avaient incendié en 2006, provoquant des brûlures très graves sur une étudiante, Mama Galledou. La conductrice du bus protestait contre la libération anticipée d’un de ces criminels. Mélenchon défendit, avec véhémence, cette décision judiciaire ultra-laxiste.
      – J’ai constaté que ce « rrrrévolutionnaire » (4 « r » volontaires) reste « mitterrandolâtre », au point de justifier quasiment le virage vers la mondialisation libérale dans le cadre d’une Europe intégrée de Mitterrand en 1983.
      – Je me suis demandé si Mélenchon ne jouait pas à Mitterrand. Ce dernier essayait (avant 1981) de doubler le PCF sur sa gauche. Son PS était aussi un parti « attrape-tout ». La LFI de Mélenchon est aussi « attrape-tout ».

        • Taha Bouhafs serait encore candidat de LFI (parti qu’il semblait avoir quitté).
          Voici ce que j’ai écrit sur ce blog le 14 janvier 2022.
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          Taha Bouhafs est un des pontes du comité Adama (Traoré), donc un soutien de ce que Karl Marx appelait « le lumpenprolétariat » (qu’il fustigeait).
          Quand le comité Adama manifeste, si on voit un policier noir, on le traite de « vendu ».
          Taha Bouhafs a aussi qualifié la syndicaliste policière Linda Kebbab « d’Arabe de service ».

          Franchement, comment peut-on qualifier ceux qui jugent les autres selon leur couleur de peau et/ou leur origine ?
          Leur réponse est : « antiraciste » (???).
          Et oui, leur langage, c’est la « novlangue » à laquelle faisait allusion George Orwell dans « 1984 ».

          Et bien, quand Fabien Roussel défend la gastronomie française, pour Bouhafs, c’est une « dérive dangereuse », c’est un « glissement terrifiant », « presque toutes les figures de l’extrême-droite applaudissent ».

          Quand on pense qu’en 2017, Bouhafs a été candidat de la France Insoumise aux législatives !!
          Certes, il a quitté ce mouvement politique par hostilité aux propos d’Henri Peña-Ruiz qui avait été invité aux « universités d’été » de LFI.

          Un autre proche (ou membre ?) de LFI a écrit contre Fabien Roussel une ineptie historique.
          Il prétend que Roussel aurait été qualifié « d’extrême-droite » par le PCF des années 70.

          Donc, si on comprend cet écrivain inculte, Georges Marchais a certainement été qualifié « d’extrême-droite » par le PCF de ces années-là !

          Et oui, Marchais disait :
          – Il faut produire français (quel « horrible nationaliste » !).
          – Il faut combattre l’insécurité.
          – Il faut arrêter l’immigration.
          _____________________________________________________________

          Précision (28-04).

          Je soutenais Fabien Roussel contre les attaques d’une gauche « woke » (1) quand il avait défendu la gastronomie française.
          Mais je n’avais pas apprécié que Roussel veuille interdire la candidature Zemmour.
          Je n’apprécie pas son directeur de campagne Ian Brossat.
          Et je n’ai pas apprécié du tout que Roussel appelle à voter Macron au 2e tour.

          (1) La gauche « woke » (avec qui bon nombre de LFI fayotent) se dit « révolutionnaire ». Mais les idées « woke » sont largement promues par le grand capitalisme des USA et aussi chez nous. Citons Lufthansa, Disney et d’autres.

      • Tout à fait d’accord. Que Mechancon ait fait du sinistre Mitterrand son idole en dit long sur sa propre moralité.
        De plus, comme son mentor, il est maastrichtien jusqu’à l’os.

  20. « Qu’importe pour cela, qu’il ait choisi ses élus contre ses électeurs, mente effrontément à ces derniers, ait tout fait pour éviter de casser l’emprise d’une caste corrompue sur la Nation, ce qui compte, c’est de remporter des victoires tactiques, de celles qui flattent les égos et garnissent les portefeuilles. ». Un simple arriviste ambitieux méprisable comme l’est la très grande majorité des « responsables » politiques. Un credo : vivre confortablement aux dépens de la société. Vu le patrimoine de l’intéressé, il a bien réussi dans ce domaine.

  21. Ce n’est pas Mélenchon le problème, ni Macron d’ailleurs, c’est encore une fois la démocratie. Quand dans notre pitoyable pseudo « élite » certains vont-ils avoir le courage de dénoncer cette imposture ? Plus on avance avec ce système illégitime plus on s’enfonce. Et pour cause, cette illusion de gestion politique ne pourra jamais satisfaire personne puisqu’elle est basée sur l’obtention d’une ligne politique faite de compromis et d’antagonismes. Que peut-il ressortir de cette infâme bouillie ? Rien, que des insatisfactions, des rancœurs et de la haine. C’est en réalité le système démocratique qui génère lui-même ces ressentiments puisqu’il repose intrinsèquement sur une illusion et un mensonge : L’illusion, c’est le mirage de la légitimité de la quantité et le mensonge, c’est de ne donner que la voie du progrès comme unique issue pour l’humanité. Presque mécaniquement, parce qu’inhérent au système, la forme prend le dessus sur le fond puisque celui-ci n’est jamais atteignable. Les hommes politiques seront de plus en plus des gestionnaires sans têtes et des administrateurs sans visions. Macron est en cela un archétype et une parabole à lui tout seul, il résume le devenir du monde moderne : gérer les ressources, gérer la nature, gérer les individus. Quelle chute, quelle déchéance, dire que nous communiquions jadis avec ce qui nous dépassait et que nous sommes à présent réduits à nous comporter comme de vulgaires animaux. Nous sommes passés du pourquoi de la société Traditionnelle ou comment de la modernité. La descente aux enfers qu’a prise cette sous-humanité bestiale qui ne mérite d’ailleurs plus cette appellation, donnera à la fois de plus en plus d’insatisfaits et « en même temps » de plus en plus de soumission, névrose moderne qui est caractéristique d’une inversion de sens entre les moyens et le but.

    • Bien entendu le systeme democratique est tres imparfait, il constituait juste un progres lorsqu’il a été inventé afin d’arriver à gouverner autrement qu’en s’etripant mutuellement…
      La nature humaine ne permet pas mieux !

      • C’est une vision hélas d’un moderne que vous avez avec cette notion, Ô combien subjective, de « progres ». Et le problème, c’est justement qu’il a été « inventé ». Une espèce de concept humain tentant à remplacer la structure Traditionnelle venue naturellement de plus haut et qui était donné par des préceptes (en opposition à concept) permettant de légitimer la hiérarchie et l’ordonnancement de la société (la société Traditionnelle met chacun à sa place en fonction de sa nature, de ses qualités intrinsèques qui sont données à la naissance soit les castes naturelles). Par légitimer, j’entends que tout système qui prétend trouver en lui-même sa propre justification, sa propre raison d’être est vouée à l’échec, même les meilleurs élèves de la classe ne peuvent se substituer aux professeurs car l’élève apprend et le professeur sait. C’est ce que les « concepts » modernes essaient de nous faire croire en exprimant les prometteuses mais néanmoins illusoires notions d’émancipations, d’individualités ou de libertés. Quant aux guerres de religion, aux charias, et autres croisades que vous évoquez, elles ont été remplacées par des guerres financières, économiques ou techniques aussi âpres et cruelles. Alors, bien sûr, elles font moins de morts (en apparence en tout cas), mais c’est être misérablement superficiel de ne pas comprendre la cause que ces anciennes guerres ou batailles défendaient, celles qui précisément font de nous des Humains et non pas de simples hominidés nombrilistes recroquevillés sur leur égo errant hagard dans un vide existentiel créé par une modernité à bout de sens. Elles sont donc légitimes par rapport aux guerres profanes.
        Le système démocratique est le pire de tous les systèmes régissant les sociétés. Il est faux car basé sur le principe de la quantité qui est une dégénération du principe de la qualité qui devrait lui être le seul principe érigé en règle absolu. Il est faux car il donne à l’humain une dimension qu’il n’a pas, celle de s’auto-adouber roi du monde alors que l’Homme ne restera toujours qu’un vassal de sa création (la Nature). Il est faux car il est la pire des utopies, celle qui illusionne les peuples en leur faisant croire qu’ils ont leur destinée en main (comme si une destinée pouvait être choisie !). Enfin, il est faux et dangereux car il transforme l’Humain en sous-homme, en ersatz, en ombre de lui-même, perdant toute dignité et tout espoir de s’échapper de sa geôle existentielle.

        • Au centre de l’illusion électorale, l’absence de la guerre. Car la campagne n’a pas trop éclairé :
          ni la guerre de prédation des capitalistes contre leurs propres peuples,
          ni la guerre Covid,
          ni la guerre en Ukraine surgie dans les médias seulement quand le Kremlin a décidé d’y défendre la survie de la Russie (après 30 ans de ceinturage par l’Otan, et 8 huit ans de massacres xénophobes au Donbass sans écho chez nous).
          L’appétit des formations pour la dotation publique est sans doute pour quelque chose dans la discrétion des candidats sur ce qui pourrait être LE problème principal dès que notre endoctrinement se concrétisera en holocauste nucléaire, ou en nouveau variant liberticide, ou en nouvelle nécessité absolue de renflouer les banques.
          Toujours est-il que la peur a fonctionné, que la Marine a encore saboté son débat contre le mignon président, que l’odieux Mélenchon a échoué… et qu’on est repartis pour un tour de manège « démocratique ».

  22. Mélenchon n’est pas Sophiste (Macron). Démagogue, littéralement il conduit le peuple.

    Demos : les hommes unis par une commune condition sociale, sans lien de parenté d’obédience de caractère politique 
    Le Démos est le peuple qui vote après, les débats sur L’agora, sur la colline de la Boulê.

    Democrate » celui qui œuvre pour le pouvoir du Demos du peuple rassemblé, unifié de la Cité ».
    Demophile  » celui qui aime le peuple rassemblé, unifié de la Cité » .

    Ni le Sophiste qui n’aime personne et moins encore la sagesse, ni le Démagogue
    ne font fi du peuple.
    Ce pauvre peuple qui travaille, qui paye l’impôt, qui meurt sur le champs de bataille, lorsque
    la politique des grands ne trouve plus pour la poursuite de leurs intérêt et domination qu’une issue: la Guerre .

    Macron-Mélenchon MMS  » service de messagerie multimédia » ;Chocolats M&M’S:
    deux Amis politiques politiciens , complices
    des intérêts de chacun se servent du peuple pour
    le conditionner (sophisme), l’ammener
    vers leurs intérêts bien sentis.

    La gauche Societale a désespéré Billancourt
    et plus encore depuis 1983.
    Communautarisée depuis Terra nova,
    elle œuvre à l’éclatement social,
    l’affirmation des privilèges.
    Mélenchon est son Démagogue le plus zèlé.
    Au nom du Siège, ceux qui restent du Ps
    vont se ranger derrière le leader minimo pour des lentilles même pas corail.

    Macron le Sophiste fabuleux vient d’inventer la femme voilée féministe : l’opposé de la gauche universaliste pour favoriser, imposer
    le séparatisme le plus exacerbé
    celui au nom d’Allah .
    Co-production avec le fumeux concept Mélenchoniste de Créolisation.

    Pour une société à l’intérieur sans Demos avec une multitude d’individu consommateurs sujets qui plus jamais seront citoyens.
    Pour l’extérieur l’Ukraine : une guerre de 14-18 qui prend son temps

    Une seule question à poser à Mélenchon :
    Cui bono ?

    C

  23. Eric Naulleau a écrit avec Michel Onfray le livre : « La gauche réfractaire ».
    Ce jeudi matin, Naulleau était invité à « l’heure des pros » de Pascal Praud (sur CNews).
    Il a constaté qu’une bonne partie de la gauche a abandonné le peuple, les ouvriers, la lutte sociale.

    Il a fait allusion au virage de Mitterrand en 1983.
    Il a fait surtout allusion aux idées de Terra Nova.
    Naulleau et Onfray sont hostiles à cette dérive « woke » d’une bonne partie de la gauche.

    Ce matin, Naulleau constatait que, ces dernières années, Mélenchon met en pratique les idées « woke ».

  24. Il faudrait analyser l’idéologie « woke » avec plus de rigueur.
    Il s’agit d’une tactique pour défendre le capital : en cantonnant toute pensée critique dans la domaine sociale, elle sanctuarise les bases matérielles de l’accumulation capitaliste.
    Pas étonnant qu’elle se soit tant développé aux EU, où toute mise en cause significative de l’économie capitaliste a toujours été décriée, voire interdite.
    Mais la France a aussi joué un rôle de précurseur. Pour faire passer le tournant de la rigueur de 83, Mitterand a sorti SOS Racisme de son chapeau en 84. On en mesure les conséquences aujourd’hui. Pour des pans entiers de « la gauche », l’anti-racisme est devenu l’alpha et l’oméga de l’action politique. Ce qui nous ramène à l’épouvantail Le Pen, et l’élection automatique du candidat du capital…

  25. alors là vous faites dans le procès d’intention, sophisme et mauvaise foi. Il est vrai que vous avez appeller a voter Le Pen parce que, au fond ce n’est pas sigrave et que dectoute façon la marine n’aurait pas la majorité au par lement et donc qu’elle ne pourrait oas gouverner. Ce que en sommes veut faire Mélenchon, mais lui bien sur il n’y arrivera pas, parce hé les sondages et tout ça, tout ça. Je suis triste pour vous de cette dégringolade qui plombera à tout jamais tout vos raisonements

    • bravo analyse d’une subtilité d’une perspicacité et d’une efficacité redoutables

  26. Le succès de Mélenchon était inespéré. Il peut se réjouir d’avoir rassemblé les électeurs de gauche.

    Il ne pouvait pas appeler à voter Le Pen, interdire les eoliennes, obliger les petits arabes a bouffer du jambon, fermer l’audiovisuel public et surtout donner quartier libre à la police lepeniste pour tabasser tout ce qui bouge.

    Je comprends les exaspérés prêts à tout pour virer Macron. Mais il ne faut pas demander à un vieux marxiste de se rallier à l’extrême droite. Vous n’avez qu’a y aller vous même au RN pour les rallier à la lutte des classes et à la solidarité de tous les exploités. Bonne chance

    • Sauf que l’idéologie « woke » à laquelle Mélenchon s’est rallié depuis 2019 est le CONTRAIRE du marxisme.
      Marx faisait la promotion de la classe ouvrière alors que l’idéologie « woke » est promue par de grands capitalistes des USA.
      Certains journaux américains très hostiles à la tradition française laïque et non communautariste ont fait analyser les élections françaises par Rokhaya Diallo.

      Quant à Houria Bouteldja (1), vous savez, cette « antiraciste » (novlangue) qui dit que lorsqu’une femme noire est violée par un homme noir, elle ne doit pas porter plainte, elle appelait à voter Mélenchon qu’elle qualifiait de « butin de guerre ».

      Notons que la classe ouvrière a plus voté pour Marine Le Pen que pour Mélenchon.
      Notons aussi que les départements où Georges Marchais faisait ses meilleurs scores en 1981 ont généralement donné de bons résultats à Marine Le Pen.

      Certes, certains secteurs (Seine St Denis, des banlieues de Lyon ou d’ailleurs qui votaient pour le PCF) ont donné de bons scores à Mélenchon. Mais, c’est dû au communautarisme qui est devenu majoritaire dans ces lieux.
      Je note qu’en 1980-1981, Marchais craignait cette dérive :
      – Il soutint le maire de Vitry-sur-Seine, Paul Mercieca qui ne voulait pas récupérer un foyer de Maliens que la ville de St Maur voulait lui imposer.
      – Il écrivit au recteur de la mosquée de Paris qu’il fallait arrêter l’immigration.
      La pratique de Mélenchon est à l’opposé de celle de Marchais.

      (1) Ne pas confondre avec Fatiha Agag-Boudjahlat qui est une authentique laïque et une adepte de l’assimilation.

  27. L’analyse est fine et pertinente. Mélenchon est un homme de publicité, avec ses bons mots, ses mimiques surjouées et ses provocations, il fait parler de lui. Il a trouvé un slogan nouveau qui étonne, qui plaît, « Mélenchon premier ministre ». Qui sert d’écran pour cacher son ralliement à macron. Ses électeurs sont prêts à s’enthousiasmer, en attendant le prochain « coup » publicitaire de Mélenchon. Qui a su s’adapter à la mode woke, avec une touche d’indigénisme, pour plaire aux jeunes, aux étudiants, aux banlieues de l’immigration de masse.

  28. « les sondages ne se sont pas tellement trompés, eux qui avaient identifié la dynamique Mélenchon. Et donné les bons chiffres concernant ses concurrents du trio de tête »
    Pardon mais c’est une causalité circulaire, une simple corrélation. Si les sondages avaient donné des chiffres différents, les gens auraient voté différemment. Et les finalistes auraient été différents (3% de différence seulement entre MLP et JLM). Les sondages sont donc prescripteurs. Il faut les interdire (même en off), au moins le dernier mois avant l’élection.

    • Hélas, nous ne pouvons pas empêcher les Belges, Suisses, Monégasques et autres populations étrangères francophones (ou pas) de réaliser des sondages et de les publier sur leurs médias.

  29. En marge de l’analyse psychologique et historiques proposée par l’auteur de cet article, et en dépit des réserves appuyées qu’il exprime, je voudrais livrer les réflexions d’un citoyen préoccupé par l’absence redoutée de la gauche politique en France, résultats de la cuisante révocation électorale de ceux qui en portaient les couleurs certes pâlies aux gouvernements, mais aussi par un certain esprit du temps À la suite de cette élection présidentielle, c’est donc Jean-Luc Mélenchon qui est porté sur le pavois de l’opposition de gauche. La lucidité, autant que le sentiment d’une responsabilité morale et stratégique dans le sens d’une culture renouvelée du gouvernement démocratique, commanderaient, me semble-t-il, à Jean-Luc Mélenchon de ne pas considérer que la position de force que son mouvement a acquise au nom des idéaux et de la mémoire de la gauche française lui appartiennent au point d’en arguer de façon potestative, abrupte et hégémonique.
    Certes, la force de sa détermination et l’inspiration constante qui ont porté sa contestation de principe de normes gestionnaires de plus en plus potestatives elles-mêmes, ont eu une part déterminante, même si elle ne fut pas exclusive, dans la vigilance inlassable qui a fait vivre une critique vitale et légale des dérives exclusivistes qui caractérisèrent l’imposition de ces normes gestionnaires, aux années où l’opposition parlementaire était presque réduite à la figuration, qui tendaient à faire de l’ordre public non plus le garant en démocratie des libertés publiques mais une invocation automatique, essentiellement sécuritaire, pour réduire les libertés inscrites dans le droit constitutionnel et civil et les rendre sans effet applicable.
    Mais La France Insoumise a ainsi pu attirer les suffrages d’électeurs de sensibilité sociale et démocratique, moins convaincus de la teneur des projets et des modes relationnels du mouvement, que de l’importance à ne pas se résigner à la disparition, à l’invisibilité, de la gauche dans le champ civil et politique de la collectivité française.
    Aussi, par réalisme bien conçu, autant que par principe, si l’on considère que l’activité politique est l’expression d’une dimension collective et plurielle, Jean-Luc Mélenchon a le devoir de se comporter en responsable compositeur, en primus inter pares, et non en autocrate, car le pluralisme est le sens même de la démocratie et la condition de sa vitalité, intellectuelle et morale, et non une affaire de surenchère prétendue populaire.
    Pour un mouvement dont l’accès aux responsabilités nationales est une perspective inédite, il est à la fois prudent, avisé et magnanime de donner aux partis et mouvements qui se sont retrouvés à sa suite après avoir été associés aux missions du gouvernement de la France, la pleine capacité à exposer leurs vues et, dans le cadre de l’accord attendu, de mener à bien ce qui aura été retenu d’elles. Le programme commun qui doit être établi à brève échéance, aura au moins l’avantage d’obliger, dans la perspective des responsabilités éminentes où il aspire, à dresser aussi clairement que possible les constats issus du profond renouvellement de la pensée auxquelles les récentes années ont confronté le public et les responsables dans tous les domaines.
    Ce serait d’autant meilleure politique que les relations antérieures entre La France Insoumise et ses partenaires putatifs sont grevées d’un épais passif qui tient au refus tenace de partager une position que ce mouvement a voulu exclusive et dominante. Il ne s’agit pas de nier le mérite d’avoir su parler d’une voix forte du désarroi de ceux qu’on n’entendait plus guère. Mais en ces temps incertains et douloureux, il conviendrait au plus haut point de désamorcer l’agressivité, d’ouvrir des portes presque fermées et de rechercher les voies, fussent-elles difficiles et inédites, d’associations plus conséquentes et confiantes.

  30. Les commentaires très énervés des supp^ots du leader monimo montrent bien que Maître Régis à toucher juste.

    • Oui, c’est bon signe. Le cuir de la Bête frissonne lorsqu’on la pique. Mélenchon a de l’envergure mais de celle des vautours qui attendent patiemment leur tour. En dépeçant la gauche et en se ralliant opportunément aux islamo-gauchistes et faisant sienne l’aversion Wokiste, il surfe sur la misère intellectuel de nos compatriotes en détresse qui sont, pourrait-on dire, ce que sont les favelas de ses chères contrées d’Amériques du Sud. Quand même ! Avoir récupéré des votes d’obédiences Musulmans alors que notre apparatchik 3D, glaviots virtuels sur la veste, est un fieffé mécréant et qu’il méprise viscéralement tout ce qui provient du ciel tient du prodige ! On peut considérer que nos concitoyens de souche, les futurs autochtones empaillés, sont suffisamment en décomposition avancée pour gober sans coup férir cette morve démagogique mais pour les Musulmans, j’eusse espéré qu’ils n’étaient pas encore dissous dans l’acide progressiste-libérale, qu’ils possédaient encore le sens des hiérarchies dont la plus haute est la spiritualité. Encore une pierre dans mon jardin, Il n’y a plus rien à faire, la Bête gagnera toutes les batailles mais ceux qui savent attendent sereinement qu’elle perde la guerre.

  31. Je pense que ce SAM va se prendre une taule en juin. Il a appelé à voter pour le poudré.

  32. Qu’est-ce qui vous permet comme à d’autres de présumer que les électeurs du premier et du second tour de la Présidentielle soient les mêmes personnes?

  33. Que de suffisance et de condescendance dans ce billet.
    De la tactique en politique ? Grand dieu, ce n’est pas notre chère Marine qui s’y adonnerait !
    Mélenchon a changé son programme pour augmenter son potentiel ? une grande première dans l’histoire politique moderne.
    Vous avez raison sur un point : la gauche et ses idées sont minoritaires et ne gagneront pas, ni hier, ni aujourd’hui, ni demain. Votre parti national-iste non plus, par chance.

  34. A la présidentielle de 1981, Georges Marchais avait 15%.
    J’ai trouvé 25 départements où il faisait au moins 19% (pour la Meurthe-et-Moselle, il atteignait ce pourcentage si on supprimait les résultats de Nancy).
    J’ai repris les votes de ces départements au 1er et au 2e tour de 2022. J’ai retiré les villes de plus de 100 000 habitants si elles donnaient moins de 19% à G. Marchais..
    En revanche, j’ai mis la ville d’Argenteuil et non le Val-d’Oise où il avait un peu moins de ce pourcentage.
    J’ai calculé les totaux en 2022 de :
    Aisne.
    Allier.
    Alpes de Haute-Provence.
    Ardennes.
    Ariège.
    Aude.
    Bouches-du-Rhône (- Aix-en-Provence).
    Cher.
    Corrèze.
    Creuse.
    Dordogne.
    Gard.
    Hérault (- Montpellier).
    Indre.
    Meurthe-et-Moselle (- Nancy).
    Nord (-Lille).
    Pas-de-Calais.
    Hautes Pyrénées.
    Pyrénées-Orientales (- Perpignan).
    Seine-Maritime (- Rouen).
    Somme.
    Vaucluse.
    Haute Vienne.
    Seine-St Denis.
    Val-de-Marne.
    Argenteuil.

    • Si on fait le total des résultats du 1er tour de la présidentielle de 2022 dans les départements et ville ci-dessus, on obtient ceci :

      Marine Le Pen : 27,71%.
      Macron : 24,34%.
      Mélenchon : 22,57%.
      Zemmour : 7,13%.
      Pécresse : 3,92%.
      Jadot : 3,55%.
      Lassalle : 3,05%.
      Roussel : 2,92%.
      Dupont-Aignan : 1,87%.
      Hidalgo : 1,58%.
      Poutou : 0,72%.
      Arthaud : 0,57%.

      Si on retire la Seine-St Denis, le Val-de-Marne et Argenteuil où le communautarisme est puissant, on obtient ceci :
      Marine Le Pen : 30,13%.
      Macron : 24,28%.
      Mélenchon : 19,78%.
      Zemmour : 7,27%.
      …………………………….
      Roussel : 3,01%.

      • Maintenant, le total de ces départements et ville au 2e tour :
        Macron : 52,32%
        Le Pen : 47, 67%.

        Si on retire les départements 93 et 94 ainsi qu’Argenteuil, on a eu ce résultat :
        Le Pen : 50,68%.
        Macron : 49,31%.

        • Je ne te dis pas que tu est un connard vu que Anne t’ à avaliser

          Faut espérer que l’ukraine va absorber toute les poubelles du monde.
          Faut envoyer des armes le plus possible, d’ailleurs les marcher remontent
          De savoir que la guerre va durée , s’est fini de faire des projections.
          Ceci dit on va récupérer la planche à billet en rétroactif

          Étonnant pépé vu ta vaccination t’est encore vivant , t’est pas pépé , tu est un branleur

  35. Ah ces accords avec LFI !
    Donc, le PCF aura ses candidats, mais, dans les autres circonscriptions, il va soutenir ceux de LFI, d’EELV et les PS qui acceptent cette « soupe ».

    Quand Fabien Roussel défendait la gastronomie française, pour Taha Bouhafs, c’était une « dérive dangereuse », c’était un « glissement terrifiant », « presque toutes les figures de l’extrême-droite applaudissent ».

    Et bien, après l’accord entre le PCF et LFI, Roussel sera obligé de soutenir la candidature de celui qui le qualifiait quasiment de « fasciste ».

    Et il lui faudra soutenir aussi Aymeric Caron.
    Si on devait réécrire « le lycée Papillon » (du chansonnier Georgius en 1936), le « bon en histoire » devrait dire : « Aymeric Caron, né sous Louis-Philippe » (1).
    Et oui ! Sous Louis-Philippe (1830-1848), c’était le suffrage censitaire que Caron semble apprécier.

    NB : Je remercie Anne.

    (1) Dans la chanson de 1936, le « premier en histoire de France » disait : « Vercingétorix, né sous Louis-Philippe ».

    • Depuis, il semble que la maire PCF de Vénissieux, Michèle Picard, a l’intention de maintenir sa candidature, donc de ne pas soutenir Bouhafs.

      Si elle persévère, elle sera probablement soutenue par l’ancien député-maire PCF de Vénissieux, André Gerin.

      Dans « l’heure des pros 2 » de jeudi soir, Elisabeth Lévy a rappelé que Gerin était très hostile à l’islamisme.

      On sait qu’avec le quinquennat et l’inversion du calendrier, l’Assemblée Nationale est souvent devenue un « parlement-croupion » (à cause des abstentions massives).
      Lors du référendum de 2000 sur le quinquennat, le PCF appela à l’abstention au lieu d’être pour le « non ».
      Il est vrai qu’il y avait des ministres PCF.
      Gerin fut un des 3 députés PCF à appeler à voter « non ».

      Plus tard, Gerin fut un des députés (rares à gauche) à demander qu’on interdise la burqa dans l’espace public.

      En 2011, André Gerin fut critiqué par la direction du Parti car il défendait des positions sécuritaires et s’inquiétait de la montée de l’islamisme. De plus, il avait osé dire que « l’immigration massive n’est pas une chance pour la France ». Gerin déclara que le PCF était devenu un parti d’idéologie bobo.

      Décidément, entre Taha Bouhafs que le PCF est censé soutenir en raison de l’accord avec LFI et Gerin, c’est « le jour et la nuit ».

  36. Clair, précis et fin.
    Le Poulidor de Marine Le Pen est un heureux troisième. Il ne vaut pas plus que la marche du podium où il est scotché.

  37. jean luc mélanche est musulman
    Il a dicté son nom , 3 fois comme de la chahada
    Il ne faut pas voter marine le pen et en plus elle est au coeur l’islam
    Une zap
    https://www.youtube.com/watch?v=XvVToscfrLI

    La france va rentré dans une radicalité de l’islam incroyable , à la Rouhollah Khomeini financière..
    Vu que dans son contrat avec Abdelkader ibn Muhieddine la France était déjà dans une logique d’électorat franc maçonne et traître .
    d’un côté du miroir 99% des cheik s’est de la merde , mais elle centrifuge le pôle de l’islam
    Doù d’ailleurs l’Iran

    Un cheik ce n’est pas n’importe qui , n’importe quoi et n’importe comment
    La Fm contre un cheik cela me fait rire.

    Certes le cheik est soumis mais il ne faut pas le prendre pour une bite
    cheick tourne en bourique le monde , s’est une fardanya
    La carrousel, le pendule de foucoul
    Une pendule et un pendule qui se la joue astres du siècle
    Le siècle est une compagnie gere la rotary (La Roue Tarot)*

    je ne l’avais pas vu venir

    Robert raid ford !!!
    (Le Poulidor de Marine Le Pen est un heureux troisième. Il ne vaut pas plus que la marche du podium où il est scotché.)

    Ce qui est intéressant s’est que ce forum commence à avoir un exercice de style
    Bientôt on pourra baisser ensemble

  38. Au cas ou

    J’en ai rien à faire du sujet
    Perso tout ce qui m’intéresse s’est de relire mes propres textes que j’ai acté sur ce forum.

    Par contre j’aime bien les gens; le problème ILS SONT tous stupides.
    Je ne l’ai pas inventés, ils sont là
    Vous me dirai oui s’est ton cul

    Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne

  39. bon il parle de baisse et en plus s’est français , ce qui nous échappe
    Le mec à la timbale aurais du donner la timbale , il s’en serait bien sorti
    https://www.youtube.com/watch?v=dvrtKw7DS90

    Je n’ai pas peur de la route
    Faudrait voir, faut qu’on y goûte
    Des méandres au creux des reins
    Et tout ira bien là
    Le vent nous portera
    Ton message à la Grande Ourse
    Et la trajectoire de la course
    Un instantané de velours
    Même s’il ne sert à rien va
    Le vent l’emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera
    La caresse et la mitraille
    Et cette plaie qui nous tiraille
    Le palais des autres jours
    D’hier et demain
    Le vent les portera
    Génétique en bandoulière
    Des chromosomes dans l’atmosphère
    Des taxis pour les galaxies
    Et mon tapis volant, dis?
    Le vent l’emportera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera
    Ce parfum de nos années mortes
    Ce qui peut frapper à ta porte
    Infinité de destins
    On en pose un et qu’est-ce qu’on en retient?
    Le vent l’emportera
    Pendant que la marée monte
    Et que chacun refait ses comptes
    J’emmène au creux de mon ombre
    Des poussières de toi
    Le vent les portera
    Tout disparaîtra mais
    Le vent nous portera

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