Accélération de l’Histoire et défaite de l’Occident

L’intervention russe en Ukraine du 24 février a constitué une grande surprise en Occident. Y compris chez ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, considéraient que la responsabilité de l’OTAN et de l’Union européenne était lourdement engagée. Cette surprise est finalement le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. À base de refus d’évidences, de décisions absurdes, de propagande imbécile, de racisme sommaire, de pulsions suicidaires, et pour tout dire d’aveuglement assez terrifiant.

Nous avions dit dans ces colonnes qu’il était possible que l’intervention militaire du 24 février 2022 enclenche un processus pouvant mettre fin à la domination multiséculaire de l’Occident sur le monde. Les événements qui se déroulent depuis quatre mois semblent confirmer cette hypothèse, et en tout cas c’est manifestement la voie que la Russie et les pays « du Sud » ont décidé d’emprunter.

L’Histoire change par bonds, et c’est irréversible

L’aspect militaire de la guerre en Ukraine, sans être secondaire, apparaît comme un élément parmi d’autres de cette soudaine accélération de l’Histoire. Nous assistons en parallèle de la conduite méthodique par la Russie de son « opération spéciale », à la recomposition géostratégique de la planète où l’Occident, isolé, affronte le reste du monde. Ce qui est impressionnant, c’est que l’enjeu de cet affrontement est très clair. Nous avons d’une part une puissance, les États-Unis, qui se considère exceptionnelle et destinée à conduire le monde en organisant sa globalisation comme forme moderne de sa domination. Son système économique est celui du néolibéralisme financier assis sur sa monnaie, son système politique celui de la démocratie représentative abâtardie en oligarchie voire ploutocratie aujourd’hui, son outil juridique le fameux « ordre international fondé sur les règles » qu’il est le seul à connaître et produit en fonction de ses besoins, et son moyen principal la violence militaire. En face, les pays qui représentent l’énorme majorité de la population mondiale, ne veulent plus de cette hégémonie, aspirent à une organisation multipolaire d’États-nations territoriaux, régulée par le droit international issu du dispositif juridique mis en place à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Et dont les économies rejettent le néolibéralisme au profit de schémas où l’État garde sa place.

Les deux systèmes sont incompatibles. Arrêtons-nous quelques instants sur une anecdote qui renvoie à cette différence fondamentale et à l’incompatibilité qui en découle. Deux événements se sont télescopés au début de l’année 2021. Dans le tumulte qui a suivi le scrutin présidentiel américain de novembre précédent, Donald Trump a mis en cause la légitimité démocratique de l’élection en invoquant des fraudes. Son compte Twitter rassemblant près de 90 millions « followers » a été, d’autorité, supprimé par Jack Dorsey, le milliardaire propriétaire du réseau et partisan de Joe Biden. Au même moment, Jack Ma, milliardaire chinois propriétaire du site de vente en ligne Alibaba s’est livré publiquement à une critique virulente du régime chinois. Il a été immédiatement « exfiltré » du monde des affaires, et prié, s’il souhaitait conserver une partie de son immense fortune, de bien vouloir se taire. Par conséquent, en Amérique, ce sont les milliardaires qui ont le pouvoir de retirer la parole au Président en exercice, en Chine, c’est le contraire… Cette anecdote montre la différence entre deux systèmes, avec deux protagonistes identiques, président et oligarque. Il ne s’agit pas d’un jugement moral ou qualitatif, mais simplement du constat d’une différence irréductible.

Il est manifeste aujourd’hui que la Russie, soutenue par la Chine, a décidé avec sa guerre en Ukraine d’initier le processus destiné à mettre fin à l’hégémonie américaine sur le monde. Le social-démocrate britannique Tony Blair, complice des crimes de guerre américains en Irak et quintessence de ce que l’Occident produit de plus cynique et corrompu, reconnaissait récemment : « Nous arrivons à la fin de la domination politique et économique de l’Occident. Le monde va être au moins bipolaire et peut-être multipolaire ». Eh oui…

Il est parfois possible d’importer des concepts de sciences dures dans les sciences dites molles, en l’occurrence les sciences humaines. Pour appréhender la révolution qui vient de commencer, et en particulier cette accélération de l’Histoire, on peut s’inspirer du concept introduit par Stephen Jay Gould dans la théorie de l’Évolution, celui « des équilibres ponctués ». Par opposition à une vision gradualiste lente, le savant américain considérait que l’Évolution progressait par bonds succédant à de longues périodes de stabilité. C’est un peu la même chose en Histoire, comme le démontre par exemple la Révolution française qui commença avec la première réunion des États généraux le 5 mai 1789. Sept jours plus tard, les institutions d’un royaume quasi millénaire étaient à terre et un bouleversement fulgurant allait secouer toute l’Europe.

L’invasion du 24 février en Ukraine a bien évidemment servi de catalyseur à la mise en mouvement d’éléments préexistants qui, finalement, ne demandaient qu’à bouger. L’Occident domine le monde depuis un demi-millénaire, il a conduit la deuxième mondialisation du XVe siècle avec la conquête de la planète, la troisième avec la Révolution industrielle et impériale du XIXe siècle, et la contemporaine comme la forme moderne de sa domination. Comme le dit Tony Blair – et pas seulement lui – il est possible et peut-être probable que cette phase se termine.

Juste un autre petit détour par les sciences dures avec le deuxième principe de la thermodynamique qui établit l’irréversibilité des phénomènes physiques. Il en est de même en Histoire, et il n’y aura pas de retour à la situation antérieure au 24 février 2022.

Le problème est que cette accélération et le principe d’irréversibilité sont contre-intuitifs, car pour les appréhender, il faut accepter la fin du monde ancien, renoncer à ses convictions rassurantes, et gérer l’anxiété de l’imprévisibilité de ce qui vient. Parce qu’il faut être clair, quiconque prétend savoir quel sera l’état de notre maison humaine dans trente ans est un charlatan. Y compris que parmi les hypothèses qui ont actuellement court, celle de la destruction nucléaire n’est pas la moins probable. Mais on sait en tout cas que l’on ne reviendra pas au 23 février 2022.

Examinons trois domaines où l’impact de cette révolution et son étonnante rapidité se fait sentir. C’est tout d’abord la brutale inversion des rapports de force mondiaux, quand l’Occident bardé de son arrogance et de sa conviction d’incarner la « communauté internationale », ne mesure pas que c’est lui-même qui est désormais isolé. Il y a ensuite la « panique cognitive » qui a saisi les élites occidentales, panique qui se manifeste par un refus furieux du réel. Et enfin les conséquences sociales et politiques que ne vont pas manquer de provoquer les décisions économiques délirantes mises en œuvre pour provoquer « l’effondrement de l’économie russe », selon l’expression de Bruno Le Maire, l’incapable puéril qui sert malheureusement de ministre de l’Économie à la France.

Isolement de l’Occident

La réaction à l’invasion russe a été immédiate surtout dans l’Union européenne qui, sous l’égide d’Ursula von der Leyen s’attribuant des compétences qui n’étaient pas les siennes, a adopté un train complet de sanctions de toutes natures. Première erreur, puisque aucune modulation postérieure n’était possible qui n’apparaisse pas comme un recul, et qu’à l’évidence cette réaction ne pouvait que rebuter, même les pays du Sud favorables à l’Occident. La condamnation de l’invasion a été adoptée à l’ONU, mais sur la base du droit international, précisément celui que les États-Unis ne veulent plus appliquer au profit de leur conception de « l’ordre international selon les règles ». Concernant les sanctions, la grande majorité des pays a regardé ailleurs. Les dirigeants occidentaux ont pourtant multiplié les déplacements pour les amener à obéir. Ils se sont fait claquer la porte au nez plus ou moins poliment. Dernier exemple pathétique avec le désastre Biden en Arabie Saoudite. On peut aussi citer la liste absolument ridicule des 40 pays (sur 195) qui se sont prononcés pour des « poursuites pénales contre la Russie », où figurent triomphalement les principautés de Monaco, Andorre et San Marin. On imagine la terreur de Vladimir Poutine.

Le problème, c’est que le refus massif de la part de pays représentant près de 90 % de la population mondiale d’appliquer les sanctions se combine avec des réticences et des comportements à la carte de la part des pays occidentaux. Comme avec totale duplicité les États-Unis qui les ont levées sur les engrais russes considérés comme indispensables, où le pétrole dont les importations ont été massivement augmentées…

Mais surtout, beaucoup de grands pays ont parfaitement vu l’ouverture que fournissait l’initiative russe. Et s’y sont engouffrés, comme l’a montré le parallèle – consternant pour les Occidentaux – des réunions du G7 et des BRICS. L’organisation qui rassemble la Russie, la Chine, l’Inde le Brésil et l’Afrique du Sud représente près de 3,5 milliards d’habitants, contre 750 millions pour les pays du G7. Dont les dirigeants ridicules (et pour certains en sursis) se sont comportés en bras de chemise comme des galopins de cour d’école devant les caméras. Pendant que ceux des BRICS manifestaient ostensiblement leur solidarité avec Vladimir Poutine. Avant de recevoir les candidatures empressées de plusieurs autres grands pays. Les médias du système français se sont par ailleurs bien gardés de faire écho à la catastrophe politique du « Sommet des Amériques » organisé en Californie par Biden. Sommet largement boycotté par l’Amérique latine et en particulier par le Mexique, grand voisin des USA. Que dire également du G20 organisé en Indonésie où les Occidentaux se sont fait en général sévèrement rembarrer, comme Anthony Blinken le secrétaire d’État américain par son homologue chinois ou le pitoyable Josep Borrell qui représentait l’UE ? On retiendra de ce dernier une extraordinaire réflexion : « Certains diplomates du G20 sont plus préoccupés par les conséquences de la guerre pour leur pays que par le fait de s’en prendre au coupable présumé. » Vous vous rendez compte, ces gens pensent à leur intérêt national au lieu de défendre le nôtre !

Il y a également quelque chose d’étrange c’est le silence en Occident sur la supériorité militaire stratégique de la Russie. Le contexte dans lequel se déroule « l’opération spéciale » est quand même celui où la Russie a fait la démonstration de sa maîtrise des missiles hypersoniques qui avec d’autres équipements lui ont conféré une supériorité nucléaire stratégique. Pendant que les États-Unis ont privilégié « la guerre contre le terrorisme » après le 11 septembre, et accepter de passer sous les fourches caudines d’un complexe militaro-industriel corrompu jusqu’à l’os. Il y a désormais et pour moi une dizaine d’années un déséquilibre stratégique entre les États-Unis et la Russie. Au profit de celle-ci…

La liste de tous ces exemples qui donnent une idée de la rapidité d’un monde qui change s’allonge tous les jours. On citera celui-là pour terminer qui raconte en creux le processus de la chute du dollar. D’ici novembre, les cinq plus grandes économies d’Asie du Sud-Est (les Philippines, la Malaisie, l’Indonésie, Singapour et la Thaïlande) signeront un accord sur l’intégration de leurs systèmes de paiement mobile. Cela rendra les transferts transfrontaliers beaucoup plus efficaces, et ce sans utiliser le dollar.

Panique cognitive

Plutôt que de psychiatriser Vladimir Poutine et de s’inventer un monde qui n’existe pas, il vaudrait mieux écouter ce qu’il dit et essayer de comprendre le basculement qui vient de s’opérer. Le problème est que les élites au pouvoir dans le bloc occidental sont devenues incapables d’appréhender le réel, et en sont réduites à tanguer sur un sol qui se dérobe sous leurs pieds. Parler du caractère suicidaire de la stratégie de l’UE vis-à-vis de la Russie est devenu un lieu commun banal. Nous sommes complètement à sa merci, elle qui pourrait tout à fait couper nos approvisionnements énergétiques au seuil de l’hiver. Provoquant instantanément l’effondrement économique de l’Europe. Sans parler bien sûr de l’arme alimentaire, et des autres matières premières indispensables. La seule chose qui nous en protégerait serait justement la construction de ce nouvel ordre international multipolaire dont la Russie est un des acteurs principaux. Ordre qu’elle entend préserver en ménageant ses grands partenaires. Jusqu’à présent, elle a respecté ses engagements internationaux, y compris vis-à-vis d’un Occident qui lui a pourtant déclaré la guerre. Pas pour des raisons morales évidemment, mais parce que c’est son intérêt. Et sûrement pas non plus par bienveillance vis-à-vis de l’Occident dont elle se moque désormais et dont elle sait que la rupture avec lui est irréversible.

Quant aux élites au pouvoir, il ne s’agit pas seulement de ces très médiocres dirigeants de rencontre qui sont à la tête des États, mais également de l’ensemble du dispositif institutionnel. Et en particulier l’alliance frauduleuse entre l’oligarchie et le système médiatique à base de journalistes dévoyés, d’experts stipendiés, et de gradés incompétents. On ne reviendra pas sur l’ineptie des « narratifs », en particulier militaires, qui nous ont été servis depuis cinq mois, si ce n’est pour préciser qu’il s’agit autant de propagande que d’auto-intoxication. Dans ce domaine, la France a été particulièrement lamentable, les médias se contentant de reproduire servilement et exclusivement les discours ukrainiens, même les plus grotesques. Mais, ce qui est tout à fait étonnant c’est le spectacle de cette presse-système que l’on sent de loin en loin fléchir et commencer, face à l’évidence du réel, à nuancer sa présentation. Pour se reprendre très rapidement et revenir au bout de quelques jours à un descriptif dont la principale, sinon essentielle motivation n’est pas de dire la vérité, ni même de poursuivre sa propagande, mais finalement de se rassurer. Malheureusement, la défaite de l’Occident commence à prendre tournure, et pas seulement sur le terrain militaire en Ukraine. C’est la raison pour laquelle le terme de « panique cognitive », semble s’imposer pour caractériser leur attitude. Et qui est le fruit de la difficulté à appréhender un changement majeur du monde qui leur est insupportable.

J’invite, sans qu’il faille y voir le moindre point Godwin, à la lecture du journal de Joseph Goebbels et en particulier la partie qui concerne la dernière année du IIIe Reich. Comme la majorité du peuple allemand, alors qu’il est un professionnel de la propagande et qu’il est aux premières loges pour accéder au réel, il refuse celui-ci de manière pathétique et suicidaire. Jusqu’à la catastrophe finale.

Veillée d’arme

La France a connu un épisode politique bizarre, avec une réélection d’Emmanuel Macron assez confortable, suivie d’une défaite de la Macronie aux législatives qui a pour effet de la ligoter. Ses marges de manœuvre sont très faibles, et la façon qu’a Emmanuel Macron de gouverner, si tant est que l’on puisse qualifier ainsi sa méthode consistant exclusivement à se mettre en scène, le conduit directement à l’impuissance. Il y a bien sûr la situation économique, due notamment à la crise du Covid, à la récession et à l’inflation, que l’effet boomerang des stupides sanctions anti-russes va considérablement aggraver. Une partie des versements Covid par la BCE est subordonnée à la mise en œuvre d’un train de réformes impopulaires comme celle des retraites ou la finalisation de la privatisation/destruction des services publics. La combinaison des crises économiques, politiques et financières peut, de ce point de vue, confronter Emmanuel Macron à une situation inextricable. Et cet été caniculaire commence à ressembler à une veillée d’armes politique et sociale.

Face à ces perspectives dangereuses, quand l’hypothèse d’un conflit nucléaire ne peut pas être écartée de façon désinvolte, répétons encore une fois, que plutôt que de traiter Vladimir Poutine de fou ou de prétendre qu’il développe une collection de cancers, il aurait mieux valu l’écouter. Par exemple ce qu’il dit à propos des « élites » occidentales :

« Ils auraient dû comprendre qu’ils ont déjà perdu dès le début de notre opération militaire spéciale, car son début signifie le début d’une rupture radicale de l’ordre mondial à l’américaine. C’est le début de la transition de l’égocentrisme américain libéral-mondialiste vers un monde véritablement multipolaire – un monde fondé non pas sur des règles égoïstes inventées par quelqu’un pour lui-même, derrière lesquelles il n’y a que le désir d’hégémonie – [……] Et nous, nous devons comprendre que ce processus ne peut plus être arrêté ».

La guerre en Ukraine n’est qu’un des aspects de l’affrontement « Occident contre reste du Monde ». La défaite de l’Ukraine bien sûr, mais en fait celle de l’OTAN est consommée. Ce sera probablement la « Bataille d’Andrinople » de l’empire américain.

Bienvenue dans le Nouveau Monde.

Régis de Castelnau

57 Comments

  1. Cher Maitre. Une fois de plus vous faites le point sur la situation de manière…magistrale.
    Espérons que le plus grand nombre en tirera matière à reflexion.

  2. Le texte est bon, mais la carte me semble fausse.
    Disons que sauf erreur de ma part la Turquie comme le Japon ont voté l’application des sanctions.

  3. Merci pour cette excellente synthèse du drame qui se profile… Juste une observation personnelle: les trois domaines que vous évoquez me paraissent être quatre… comme les mousquetaires. Il faudrait y ajouter la crise démographique de l’Europe (et du reste du monde développé) avec des indicateurs de fécondité qui se rapprochent d’un enfant par femme (et parfois sont déjà en dessous), le galimatias anxiogène de la gauche n’arrangeant rien (théorie du genre, metoo, climat, etc.).

      • En tout cas la théorie du genre, et donc la lubie d’écriture inclusive, sont en effet au moins inutiles. Cela change donc un peu la donne.

    • Vs mélangez la gauche américaine comme la droite d’ailleurs avec les taux de reproduction la France étant régulièrement bien supérieure aux autres états européens ou usa.

      • Bien évidemment si vous comptez les enfants d’étrangers +/- « francisés » et qui; tous, ne seront pas les héritiers de nos valeurs et traditions ni de notre langue d’ailleurs, loin s’en faut.

  4. Synthèse remarquable. Ces mouvements sont à l’œuvre, en s’accélérant, depuis 10-15 ans, et s’observent de façon assez fascinantes dans les flux « Sud-Sud » des grands aéroports d’Asie (depuis Dubaï jusqu’à Kuala Lumpur). Encore faut-il surmonter la flight shame … et avoir envie de comprendre le monde tel qu’il est. L’enjeu est pourtant de savoir si nous, Européens, aurons encore une place dans l’histoire qui s’écrit.

  5. on a beau retourné l’affaire dans tous les sens à moins de s’asseoir sur le droit international public qui dit qu’un pays souverain a droit à l’intégralité territoriale de son territoire gardée par des frontières , un pays ici la Russie a envahi un autre pays indépendant depuis 30 ans l’Ukraine en 1991 dont le memorandum signé par la Russie ,Angleterre , usa et ukraine de 1994 garantissait l’intégralité territoriale .celle de l’ukraine , en échange l’ukraine renonçait en 1994 à la bombe atomique ; .c’est qu’on le veuille ou non un acte d’agression condamné par la charte de l’onu ; en face un autre droit se dessine ,celui du droit des peuples à disposer d’eux -mêmes à savoir ici le peuple du donbass à majorité russophone ; « en effet malgré les fameux accords de Minks deux de 2015 ,les ukrainiens ont toujours refusé de les appliquer ce qui aurait donné une autonomie fédérale au donbass ; maintenant c’est la guerre qui à tout moment peut déraper en guerre mondiale ….

    • Le problème c’est que le droit international n’existe pas

      Car le droit sans la force n’est rien

      Entre états, il ne peut y avoir que des usages diplomatiques ou des rapports de force

      Et si vous tenez vraiment à la notion de droit international, alors ça fait 30 ans que les occidentaux le foulent aux pieds (Yougoslavie, Irak, Lybie…)
      Pourquoi faudrait il que les non occidentaux le respectent ? Parce qu’ils sont inférieurs ?

    • @Cochard
      Si l’ONU nous ordonnait (elle ne peut pas, c’est pure hypothèse) d’accorder l’indépendance aux Corses, Basques ou d’autres, nous objecterions que cela modifie nos frontières. Si vous avez la solution pour sortir d’une telle contradiction, vous avez gagné le gros lot.

    • Ce que vs affirmez est l’opinion de l’UE et des usa. La réalité est autre. l’Ukraine prétend depuis 2014 que la Russie est présente ds le donbass( troupes) avec ce qu’elle appelle séparatiste si ce gouvt a raison alors la guerre dure depuis 2014 et non 2022. Les ukrainiens de donbass lougansk karkov Odessa se st soulevés contre le coup d’état de Maïdan et beaucoup ont alors été assassiné ds le silence médiatique organisé occidental. l’OTAN c’est les armes atomiques donc l’accord de 1994 est mis en cause par usa OTAN. Ajoutons que les nazis c’est sérieux et cela n’est pas acceptable ni le soutien de Macron et des atlantistes à cette merde

    • Où est la différence avec la guerre d’Irak de 2003? Quels ont été les sanctions envers les agresseurs de l’Irak? Le discours à géométrie variable de l’occident n’a aucune portée sur le reste du monde.

    • Je suis étonné que personne n’arrive à voir l’opération spéciale menée par l’armée russe dans le Donbass comme ayant pour but d’appliquer par la force les accords de Minsk, puisque la France et l’Allemagne qui en étaient les garants de l’application ont visiblement oublié qu’ils avaient signé ce document.
      Oser dire que l’opération spéciale a pour but d’amener la paix dans une région qui était régulièrement bombardée par l’armée ukrainienne… ne peut effleurer nos médias, parce que ce serait dire que la Russie est du côté du Bien.

      Je n’arrive toujours pas à croire comment la propagande occidentale arrive à fonctionner efficacement après avoir vu la guerre d’Irak et les mensonges qui les justifiaient, la légalisation de la torture et autres prisons spéciales par les USA, et toutes les interventions militaires qui ont suivi qui n’ont laissé que des pays détruits. Le dernier en cours étant le Yémen, régulièrement bombardé avec des armes américaines et françaises, avec un bilan de l’ordre de 400.000 morts. Essayer de faire croire que nous sommes du côté du Bien… ne peut convaincre que ceux qui ont fermé les yeux depuis longtemps !

      • @PatrickCligny
        Je comprends votre sidération. Les médias dominants d’Occident « mainstream » étant la seconde peau du système économique et politique globalisé qui les crée, les finance, les développe , on peut comprendre leur formidable capacité à conditionner les opinions publiques à l’échelle mondiale occidentale globalisée par tous les artifices de propagande dont ils sont capables. En revanche, ce qui est sidérant et me dépasse pour le moment, c’est cette « panique cognitive » qui a saisi l’immense majorités les élites occidentales de tous ordres, dont parle Régis de Castelnau, notamment la petite minorité d’entre elles, informée, éclairée, non alignée et parfaitement consciente des véritables causes, responsabilités et enjeux de ce conflit. (ci-dessous mon commentaire à ce sujet). Bien à vous

  6. Le problème, c’est que le refus massif de la part de pays représentant près de 90 % de la population mondiale d’appliquer les sanctions

    ‘faudrait quant même pas oublié que ces 90% de l’humanité ne vivent pas exactement dans des paradis où leurs droits politiques et économiques sont respectés. Eux non plus ne comptent pas.

    en outre, je devine la pudeur systémique de Régis à ne pas dénoncer la psychopathie et la malveillance des élites occidentales : elles ne sont pas stupides, elles sont mauvaises !!!!

    macron n’est pas naïf ou imbu de lui-même, il est aux ordres !!! son style arrogant, c’est justement son style, pas l’essence des choses.

    pour un communiste déclaré, il me semble que l’analyse de Régis laisse à désirer. ‘Peut mieux faire

    Geof’Rey, neo-communiste gaulois belge

    • Bien qu’ ayant apprécié ce texte de Régis, j’ approuve votre critique de la pudeur de l’ auteur. Comme d’ autres partageant son point de vue progressiste (donc pro-russe), il semble croire à un « comportement suicidaire » des prétendues élites de l’ Occident. Ce comportement n’ a rien de suicidaire, ce dont nous serions convaincus si nous avions des compte-rendus précis de l’ enrichissement faramineux de ces gens-là et de leurs protégés du complexe militaro-industriel.

      Michel Rey, pro-communiste belgo-français.

  7. Avec l’Ukraine la thalassocratie US a trouvé son « Syracuse »….finalement Thucydide ne s’est pas trompé !

  8. Monsieur,
    Merci pour vos engagements et votre courage à partager ainsi votre réflexion.
    Je ne pense pas, et je ne crois pas que vous pensiez aussi simplement, même si vous l’écrivez que ; « Le problème est que les élites au pouvoir dans le bloc occidental sont devenues incapables d’appréhender le réel, et en sont réduites à tanguer sur un sol qui se dérobe sous leurs pieds ».
    La racine du mal provient pour ce qui concerne nos élites « au sens large » du fait qu’ils ont été remarqués, façonnés puis placés par ces oligarques dont vous notez plus loin ; « l’alliance frauduleuse avec le système médiatique à base de journalistes dévoyés, d’experts stipendiés, et de gradés incompétents »
    Nos élus ne sont pas incapables d’appréhender le réel, non, ils en ont pleine conscience, ils trahissent voilà tout ; La gauche le peuple, la droite la nation, pour un plat de lentille, un maroquin, une voiture avec chauffeur…
    Après-eux le déluge.

  9. Quand on regarde les 3 domaines que vous citez comme impactés par cette révolution
    1. La brutale inversion des rapports de force mondiaux
    2. La panique cognitive qui a saisi les élites, panique qui se manifeste par un refus furieux du réel.
    3. La conséquences sociales et politiques de la crise

    Le point 1 est discutable puisqu’on est encore en pleine tempête. On peut parler de bouleversement mais pour conclure à une inversion, je vous renvoie à « Parce qu’il faut être clair, quiconque prétend savoir quel sera l’état de notre maison humaine dans x ans est un charlatan ».

    Comme vous l’avez dit, « Histoire et Justice visent toutes deux au récit vrai » néanmoins le récit historique est l’objet premier de l’Histoire tandis que le récit judiciaire n’est qu’un moyen pour rendre le jugement. Je pense qu’ici vous tombez dans ce biais. L’Histoire nous dira dans quelques temps qui sont les vaincus (s’il y en a).

    Pour les points 2 et 3 je pense qu’ils s’appliquent certes à l’Occident mais tout autant à la Chine, la Russie ou l’Inde. Elles n’ont plus ne sont pas épargnées ni de l’incurie et des lubies de leurs élites ni des conséquences de la crise qui s’annonce.

    Vous faites comme Malhuret; de la prose.

    • Vous, vous faites partie de ceux qui refusent de voir le réel.

      L’UE est à la totale merci de la Russie, et les gens qui comme vous ne s’en rendent pas compte sont ceux qui vont obliger les Russes à des fins pédagogiques à couper cet hiver les robinets énergétiques (Gaz, pétrole) et alimentaires (engrais) à destination de l’UE, au-delà des auto-sanctions débilissimes mises en oeuvre par les technocrates à la solde des oligarques et autres banksters.

      Quand aux US sans l’UE, ça ne sera plus qu’un des pôles mondiaux en cours de création.

  10. Quel objectivité peut on trouver dans un tel écrit bourré d’erreurs….
    Dès le départ on oppose les « Méchants » pays sanctionnant la pauvre Russie à un amalgame de pays Soutenant OU n’appliquant pas de sanction.
    Rien que cette carte est faite pour induire en erreur le lecteur. Elle devrait avoir au moins trois couleurs, Sanctions, Soutient et absence de sanction, que peut bien imposer comme sanction un pays comme Fidji ou Sao Tomé, ou la Guyanne.
    Votre carte démagogique remise dans un contexte tragiquement historique de la Deuxième Guerre Mondiale reviendrait à montrer les pays de l’alliance d’un côté face au Pays soutenant ou ne sanctionnant pas l’Axe…
    Le plus triste sont les gens qui encensent votre article, leur esprit critique et d’analyse étant réduit à sa plus simple forme, à savoir utiliser l’article pour son message et non sa véracité.
    Bravo avec des gens comme vous c’est clair qu’on est pas tiré d’affaire.
    Sans vous saluer…

  11. Je mettrai un bémol à votre analyse. La Russie a montré une grave faiblesse au niveau militaire. Je n’évoque pas la question de la qualité du matériel qui en est, mais surtout la qualité de ses troupes du troufion au haut gradé. Par contre, elle a montré qu’elle est prête à aller au bout militairement, et il est clair que ni les pays ouest européens, ni les USA ont cette motivation.

    Pour le reste je partage votre analyse

    • @Hyle

      Pourriez-vous citer vos sources s’agissant de la qualité des troupes russes ?

      En particulier, la chute de Lysichansk restera dans les annales militaires comme un chef d’œuvre stratégique, ne trouvez-vous pas ?

      Et puis, il faudrait comparer : à qui ? Aux troupes ukrainiennes ? Aux troupes US (qui ont montré leur grand mérite en Afghanistan au point de s’enfuir dans la débandade en abandonnant matériel et alliés) ? Aux troupes françaises ? Aux troupes israéliennes ? Aux troupes turques, chinoises ? A quelles troupes les comparez-vous ?

  12. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. TRUTHFINDER, vous ne voyez qu’une portion de la réalité. Régis de C. a analysé sous les amas de croûte médiatique et sa version est excellemment exposée.

  13. Notre élite est certes complètement incompétente mais qui les a élu ?

    Le problème c’est bien cette génération de boomers qui représente environ 50% des votants (50% des votants ont 55 ans et plus) qui, bien qu’étant la plus instruite du pays, a fait n’importe quoi au nom de l’hédonisme

    Et qui aujourd’hui encore, on le voit avec le Covid, est prête à tuer fils et filles pour « que ça tienne encore 20 ans » le temps de jouir de sa rente de retraite

      • @XC

        Les boomers, c’est jusqu’en 1975, soit jusqu’à 47 ans (8 ans de cohorte de plus).

        Donc non, il n’y a pas plus de monde, on ne peut même pas dire que les 2 groupes sont sensiblement égaux.

        • Pour Charly:

          Boomer, X, Y, Z : à quoi correspondent ces générations
          https://www.liberation.fr › CheckNews
          22 nov. 2019 — On considère ainsi que les baby-boomers sont les personnes nées de 1945 à 1965, durant le baby-boom, c’est-à-dire l’explosion des naissances …

  14. Bonjour,

    Bien qu’étant très loin de vos options politiques, je me retrouve pleinement dans votre analyse de la situation ukrainienne et de ses implications mondiales. L’Occident court à l’échec et la douce quiétude qui a été la nôtre depuis plus de 70 ans se termine. Une petite différence cependant avec 1789 et notre époque. Louis XVI était, je crois, pleinement conscient de réforme à accomplir mais il n’a pas su et pas pu les mettre en œuvre. En 2022, nos dirigeants sont médiocres, sourds et aveugles et évoluent dans un monde irréel. Pour illustrer ce décalage, voici un petit exemple : j’ai eu la chance de me rendre en Indonésie il y a trois ans pour une réunion inter-gouvernementale. Voilà un pays que les prévisions place au quatrième rang économique en 2050 et qui refuse qu’on le classe dans les pays en voie de développement. En avez-vous entendu parler ?

    Bonne soirée

  15. A mon avis,cet article est ou pourrait être une émanation directe de la propagande du groupe d’autocrates qui dirige la Russie.
    La carte de démarrage est une négation évidente et calculée de la réalité.Je suggère de la refaire en groupant en rose les pays qui « soutiennent » explicitement la criminelle agression de la Russie et en bleu les pays qui sanctionnent la Russie ou s’ abstiennent.
    Votre avis sur le rapport des forces militaires entre Russie et Otan n’engage que vous.Il est opposé à celui de quasiment tous les experts mondiaux y compris de Russie ou de Chine.
    Le pays le plus menacé dans le monde par la décroissance démographique est la Russie.A échéance de quelques dizaines d’années elle fera face à un envahissement non maitrisable de son immensité géographique par d’autres peuples du monde.

    • Et si vous retourniez plutôt garder vos vaches ? Je suis sûr qu’ elles en savent plus que vous sur ces prétendus  » experts mondiaux  » que vous évoquez sans références précises, en croyant intimider le lecteur.

    • et bien sûr, les gens dorment et tardent à se réveiller…que c’est subtil !!!

      est-ce que tu réalises que 1) je suis un européen comme toi (donc concerné comme toi) et que tu n’as pas à me prendre de haut

      et 2) que c’est toi qui radotes : les gens savent mais ils n’ont ni ne se donnent, les moyens de la Révolution.

      Continuer à se lamenter sur le non-réveil des peuples, c’est de la m…de. La valeur ajoutée, c’est de s’interroger sur les raisons de ce non-réveil.

      Geof’Rey, neo-communiste gaulois belge

  16. Je trouve la démonstration de Monsieur De Castelnau remarquable. J’ai aimé le commentaire de Monsieur Enzo Molinari. Beaucoup d’autres versent dans le « détail » insignifiant en oubliant l’essentiel que montre l’article, à savoir, qu’allons-nous devenir ? Le reste n’est que bavardages d’arrières cuisines auront-on dit autrefois.

  17. Que l’Etat, dans l’époque historique qui s’est ouverte depuis quelques années, marquée par la conscience aiguë où vit le public de la fragilité qui pèse sur tant d’aspects élémentaires de la vie civilisée, la vie sociale, la vie humaine et naturelle, assume avec plus d’autorité le rôle que lui destine l’histoire d’exercer la responsabilité de veiller aux conditions durable de l’existence collective et individuelles, là se trouve, en France et partout dans le monde, le défi irrécusable et immédiat de l’heure présente. Sapé dans ses ressources et jusque dans ses moyens de connaître et de décider par l’hégémonie envahissante d’acteurs privés qui se font fort d’éluder tout contrôle de fiabilité au service du public, l’Etat et la civilisation humaines ne peuvent survivre qu’en s’attachant avec une exigence extrême à la seule mesure qui vaille, celle des intérêts humains bien compris, qu’il s’agisse de l’éducation, du cadre de vie, de l’aptitude à produire et à concevoir l’avenir avec lucidité et honnêteté. Que le modèle américain ou les évolutions si inquiétantes du modèle français puissent et doivent faire l’objet de critiques profondes au regard de leurs défaillances à servir l’intérêt général, que ces contestations doivent être entendues pour rétablir le plus tôt possible les critères de l’intérêt commun au coeur de la conception des décisions et des actions publiques, de préférence aux critères de performances réservées aux seuls publics les plus favorisés, n’exclut en rien que les affirmations du Kremlin et celles des régimes dont il prétend se faire le chef de file puissent être également soumises aux regards les plus critiques et les plus scandalisés, eu égard à ce que l’on peut appeler trop pudiquement la part de déni des réalités humaines sur lequel ces régimes fondent les pratiques de terreur qui leur tiennent lieu d’autorité. Et il n’y a rien là qui puisse faire injure aux peuples que ces régimes prétendent représenter : si l’opacité n’est hélas pas absente des pratiques politiques dans les régimes de tradition démocratique et constitutionnelle, la dénonciation à qui les droits, et les consciences telles que celles de l’auteur de ce blog offre la possibilité de s’exprimer est une garantie contre l’arbitraire, que les régimes dits illibéraux cherchent à faire disparaître, sans lésiner sur les moyens de la violence publique, morale et physique, celles des forces de l’ordre comme celle de milices persuadées d’oeuvrer à titre privé et volontaire pour faire taire toute voix rétive à l’unanimisme forcé. L’humanité ne fera pièce au chaos de l’appropriation privée des ressources et de la destruction du vivant qu’appuyée sur l’autorité de l’Etat. Mais pour servir la condition humaine, l’Etat ne peut renoncer ni à la souveraineté, ni à la démocratie, ni aux droits individuels de ceux qui lui délèguent leur souveraineté démocratique. S’il y renonçait, à quoi servirait-il d’autre sinon à réduire l’humanité à l’esclavage, à la lutte de tous contre tous, à la spoliation généralisée ? L’exemple du comportement des autorités civiles et militaires chargées par la fédération de Russie d’administrer les territoires conquis en Ukraine en offre hélas l’effroyable témoignage. Mais il n’est pas le seul dans le monde.

    • Mais EREZ LEVY, depuis des décennies, les politiques de notre France ont abandonné notre souveraineté dans quasiment tous les domaines qui faisaient notre suffisance stratégique; le gamin brade ce qu’il reste de notre feu rayonnement. Initié par sarko, nous sommes les vassaux des US qui sont parvenus à nous plier. Le Kremlin veut conserver son empire et sa grandeur mais les occidentaux ont trahi leur promesse avec la désinvolture dont ils sont familiers. Malheureusement nous sommes témoins de leur traîtrise, de leur lâcheté au quotidien. Ils nous considèrent comme béotiens et inaptes. Mais « comme on est on croit les autres… » Assez d’asservissement et de suivisme, l’atonie du peuple est condamnable; écrans, publicités, bourrage de crânes, médias vendus et biberonnés aux subventions imméritées, viols des ressources corticales de nos enfants, drainent le peuple vers l’irresponsabilité fatale et notre fin.

  18. « (…) le symptôme de ce sentiment de supériorité occidentale si présent dans les têtes, y compris chez ceux qui tentent de ne pas trop s’éloigner du réel et assistent, consternés, au basculement des élites dirigeantes dans un délire inepte. » Par ces mots vous apportez une partie de la réponse à cette question qui me taraude depuis de le début du conflit : comment comprendre la condamnation de l’intervention de la Russie et cette poutino-phobie, condamnation quasi unanime, radicale, sans appel ni examen critique fondé sur les faits historiques documentés mais occultés, par l’élite intellectuelle occidentale de la pensée libre et non alignée ? L’autre partie de l’explication me semble être tout simplement la peur de se voir ostracisé, banni, censuré donc médiatiquement, politiquement et socialement anéanti. Bref, la lâcheté, qui pour une faible minorité d’entre eux les pousse au mutisme. Ces symptômes sont d’ordre anthropologique. Merci pour vos brillantes analyses fort éclairantes.

  19. Citation tirée de l’article :
    « Par opposition à une vision gradualiste lente, le savant américain considérait que l’Évolution progressait par bonds succédant à de longues périodes de stabilité. C’est un peu la même chose en Histoire, comme le démontre par exemple la Révolution française qui commença avec la première réunion des États généraux le 5 mai 1789. Sept jours plus tard, les institutions d’un royaume quasi millénaire étaient à terre et un bouleversement fulgurant allait secouer toute l’Europe. »
    Le raccourci qui, des états généraux le 5 mai 1789, passe sept jours plus tard à un bouleversement fulgurant, est généralement admis et semble accréditer la thèse du changement par bond.

    C’est cependant une vue de l’esprit, qu’un auteur majeur très peu cité par l’histoire officielle : Augustin Cochin, a mis en évidence. Il a montré en effet que la révolution française a, pendant plusieurs dizaines d’années, mûri dans les « sociétés de pensées » ( francs maçons et autres) dont les idées se sont imposées petit à petit à la maniére des « wokes » aujourd’hui qui des campus universitaires américains se répandent dans les institutions, les entreprises et ainsi de suite.

    Dans son livre : La machine révolutionnaire, Augustin Cochin montre comment une petite minorité déterminée réussit à imposer son idéologie à toute une société et à instaurer un régime totalitaire qui au nom de la « liberté égalité fraternité » s’est livrée à une boucherie sans précédant dans l’histoire pour éliminer tous les opposants. Le régime de la terreur qui en est le sommet est responsable d’un véritable massacre, notamment en Vendée.
    https://www.tallandier.com/livre/la-machine-revolutionnaire/

    Tout cela ressemble fort étrangement à ce qui se passe aujourd’hui avec le totalitarisme soft qui se met en place grâce aux « sociétés de pensées » tel que le Forum économique mondial et bien d’autres en relation avec la poignée de milliardaires psychopathes qui fournissent en les moyens.

    Voici un extrait du livre cité plus haut qui me paraît édifiante :
     » La date initiale que nous avons choisie – 23 août 1793 – est celle du décret de la levée en masse, qui met tous les Français en réquisition permanente, corps et biens, pour le salut commun – c’est à dire réalise la fiction sociale d’une volonté collective unique substituée non plus en droit, mais actuellement en fait à chacune des volontés particulières. C’est l’acte essentiel du nouveau règne, acte de socialisation dont les lois de la Terreur ne seront que le développement, et le gouvernement révolutionnaire le moyen. » P 152

    https://nouveau-monde.ca/acceleration-de-lhistoire-et-defaite-de-loccident/

  20. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Amérique s’est lancée -via le plan Marshall en Europe de l’Ouest, par des biais nettement et ouvertement plus violents ailleurs- dans la colonisation de l’Économie et de la Pensée Mondiale.
    Au bord d’une nouvelle guerre civile, incapable de produire ne serait-ce que du lait en poudre, sa seule issue pour continuer à exister est de poursuivre allègrement dans la voie qui a toujours été la sienne: semer la division, la destruction, bref, le chaos.
    Aujourd’hui, l’Amérique est à l’image de son Président, sénile et chancelant, un pays dont le reste du Monde ne veut plus !
    Or, pour notre plus grand malheur, c’est à cette locomotive poussive et bonne pour la casse que nos gouvernements Occidentaux ont arrimés nos wagons.
    Fin du voyage pour l’Europe ? Très certainement si l’on ne change pas rapidement de « chefs de trains » !

  21. L’humanité , s’entendre son cerveau est en traine de disparaître , nécrosé

  22. Et sur le fond ce n’est pas si mal
    Dès la création de l’humanité les dés étaient pipés

  23. Mr Castelnau je vous invite grandement à sortir de votre bureau et à visiter ces pays en vert sur votre pseudo carte avant de juger de leur avis sur la question. Vous seriez surpris !
    Et je ne parle même pas des structures civil et politique, ainsi que du poids militaire et économique de ces ‘90%’de la population.
    D’autre part la position de la Chine sur l’Ukraine est beaucoup plus mesuré que vous ne le dite. Et elle aura dans un très proche avenir à gérer la gentrification de sa population. Ce qui l’amènera à faire des choix beaucoup plus libéral. (Ce dont la Russie est dispensé, vu qu’elle a laissé sa population pauvre et corrompu)
    De toute façon si l’occident laisse faire c’est qu’elle y trouve son intérêt. Il faut toujours se demander à qui profite le crime…

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