Bally Bagayoko face à la meute : ignorance, bêtise et maintenant racisme décomplexé

La victoire de la liste LFI dès le premier tour aux élections municipales a pris et c’est bien normal, une importante force symbolique. Voilà que la « nouvelle France » créolisée chère au cœur de Jean-Luc Mélenchon s’impose dans ce qui est depuis plus d’un siècle la capitale politique du nord de l’ancien département de la Seine avant le découpage qui fit de Bobigny la capitale administrative. C’était une citadelle emblématique de la banlieue rouge que Doriot avait pourtant réussi un temps à confisquer, pour l’emmener sur la voie du fascisme. Après la guerre le (vrai) PCF avait fait de la ville des rois une citadelle inexpugnable. Sa disparition politique vient d’aboutir, vote communautaire aidant, à l’installation à l’hôtel de ville d’une équipe issue d’une immigration récente. L’auteur de ces lignes a évidemment la nostalgie de cette ceinture rouge qui entourait une Ville de Paris embourgeoisée par l’expulsion méthodique des travailleurs. Le « communisme municipal » travaillant sans relâche à essayer d’assurer à ces populations un cadre de vie décent. Depuis Giscard, avec l’instauration du regroupement familial, le Capital a mis en œuvre une stratégie d’importation de travailleurs immigrés pour disposer d’une main-d’œuvre moins chère et plus docile et surtout, créer une division communautaire au sein d’une classe ouvrière que l’on souhaitait affaiblir. Stratégie gagnante qui donne à la région parisienne, une organisation spatiale que l’on dirait inspirée par le baron Haussmann. Quand au XIXe siècle se multiplièrent dans Paris des bâtiments qualifiés justement d’Haussmanniens. Des quartiers pour les bourgeois, d’autres pour les petits-bourgeois utiles, et enfin ceux prévus pour le petit personnel. Au XIXe siècle c’était dans les chambres de bonnes des immeubles d’habitation, aujourd’hui c’est dans la première couronne où résident les plongeurs des restaurants bobos, les nounous et les femmes de ménage de la petite bourgeoisie urbaine qui vote PS sans désemparer, et enfin les fournisseurs de la cocaïne pour les élites. Allez savoir pourquoi, je trouve que c’était mieux avant.

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Régis de Castelnau

9 Commentaires

    • Bagayoko est un patronyme issu d’une caste d’esclavagistes, il y a un article à ce sujet chez « Boulevard Voltaire », oui, je sais, catalogué d’extrême droite (qui n’existe plus). Donc une sorte de noblesse malienne qui pratiquait la traite. Avouez que c’est ballot pour un candidat LFI-PCF au CV qui fait large place à la méritocratie… Ca démontre surtout que les marionnettistes ont encore trouvé un candidat en capacité de cliver la base LFI avec celle des identitaires, chapeau les artistes !!!! On va bouffer du Bagayoko jusqu’en 2027, à moins qu’il ne soit débranché avant…

      • « Trick the Eye », ou le retour du sot capé.
        La langue vipérine, le regard bigle et la bouche remplie d’ordures notre sycophante ordinaire se croit obligé de les venir postillonner ici !

        • Votre masochisme rampant se fait de plus en plus palpable à mesure que vous me filez le train voire l’arrière pétaradant. C’est assez fascinant à observer voire même serait comique, si cette pétomanie visiblement mal assumée n’était pas tragique.

      • le racisme qui se pique d’ethnologie c’est quand même magnifique…

        • Avez-vous vu la dernière sortie d’Onfray sur le sujet sur I24Bis ? Même la « philosophie » grand public est touchée. C’est pire que le Covid, un véritable fléau !

  1. Ignorance, bêtise ET racisme.
    Le « maintenant » est de trop.
    Se séparer de personnel que je qualifierais selon les dits de Castelnau, de « consultants » et non pas de fonctionnaires; je ne vois en quoi c’est anormal.
    Bien sûr le ministre raconte des MENSONGES à des fins politiques.
    Ce pauvre Onfray a le cerveau détraqué par les AVC depuis longtemps.

  2. J’ajoute que Bagayoko, n’est pas seulement né en France, ses parents donc viennent du Mali, dont l’ancien nom est le Soudan Français depuis 1890.
    Il y a certainement dans les gouvernements de la République des gens qui ne parlent pas dans leurs familles le français depuis un siècle.

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