Le macronisme aux abois, quand la justice fait défection. Cartouche vidéo N°56.

Il y a quelque temps encore, je considérais qu’une nouvelle tentative de coup d’État de la part du système Macron étais inévitable. L’objectif étant évidemment de manipuler l’élection présidentielle de 2027 pour rester directement ou indirectement au pouvoir. Deux solutions me semblaient être en préparation : soit un nouveau trucage de l’élection elle-même, comme celui de 2017 ayant porté le parfait inconnu à l’Élysée, même si cette fois-ci les formes en eurent été différente. Soit un report de l’élection au travers de la mise en place d’un état d’exception en s’appuyant sur la guerre inventée contre la Russie. L’intervention de Macron pour ses vœux à la fin de l’année 2025 et éclair de ce point de vue, lorsqu’il annonçait vouloir « préserver la présidentielle des ingérences étrangères ».

Dans un cas comme dans l’autre, deux éléments étaient indispensables pour lui permettre de réaliser ce nouveau coup d’État. D’abord le soutien des structures de l’État que par commodité, on va appeler « l’État profond ». Ensuite celui de l’appareil judiciaire, dont l’intervention en 2017 a été la clé de son entrée à l’Élysée, mais qui l’a totalement protégé depuis.

Force est de constater qu’Emmanuel Macron ne dispose plus de ces deux indispensables piliers. « L’État profond » ne répond plus. Et l’appareil judiciaire vient de faire savoir au travers de la décision d’appel dans l’affaire des emplois parlementaires européens concernant Marine Le Pen et le communiqué consécutif de la Cour de cassation, qu’il ne fallait plus compter sur les magistrats pour accomplir le sale boulot.

Ce renversement du rapport de force est considérable, et le système Macron donne le spectacle du désarroi, voire de la panique.

Merci à Pascal Clérotte pour nos entretiens qui m’ont aidé à modifier ma perspective.

Après une première vidéo antérieure à l’arrêt de la cour d’appel, nous avons réalisé celle-ci pour en commenter la portée.

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Avant de partir, merci de m’offrir un café.

Régis de Castelnau

15 Commentaires

  1. Je crois difficilement à une solution par les urnes; ceux aux manettes et leurs marionnettes ne sont pas assez abrutis pour imaginer qu’après les élections la vie de la nation continuera dans le calme et la volupté (pour eux) qu’ils connaissent en ce moment.
    Je pense plutôt qu’ils prendront l’initiative d’une ou plusieurs actions violentes pour conserver ce pouvoir qu’ils sentent bien leur échapper. L’aiguillon de la crainte de rendre des comptes et d’être punis les y incitent.
    Ce serait la suite logique et dangeureuse de dix ans de kakistocratie.
    La solution sage serait qu’ils s’en aillent sans faire d’histoires; mais bon, d’un bourricot on ne fait pas un cheval de course.
    Les temps futurs m’inquiètent terriblement.

  2. Un suisse:
    -Je suis innocent, je demande à etre jugé!
    Le belge:
    -Mais pourquoi, puisque vous êtes innocent?

  3. Soyons clairs, le mouvement historique de masse de la société française (à commencer par les classes populaires et actives) vers le RN ne plus être occulté… Marine Le Pen a réussi à faire ce que Mélenchon a échoué à faire : un parti de patriotisme civique, social et républicain réunissant le coeur productif et populaire du pays. Aucun programme de transformation sociale et de renouveau souverain ne peut être mis en oeuvre sans l’électorat lepéniste, et moins encore contre lui. Les vociférations mélenchonardes, antifas, gauchistes sont vouées au même échec que les manipulations macronardes et technocratiques. On ne gouverne pas éternellement un peuple contre lui-même. … Quant à la magistrature républicaine française, c’est une carpette accoutumée à tourner avec le vent… collaboratrice sous l’occupation, résistante à la libération, elle se reconvertit avec Mitterrand dans la répression coloniale, avant de s’adonner au moralo-gauchisme après Mai 68 et de persécuter la dissidence intellectuelle. Cette corporation obséquieuse n’a jamais fait preuve d’indépendance vis-à-vis du pouvoir. Qu’elle se contente modestement de rendre la justice équitablement, au lieu de se donner des airs de sainte-nitouche.

    • Tissu de lieux communs d’un exalté nostalgique du maréchalat collaborationniste ?
      Pour votre information, ils craignent (ceux qui sont aux manettes et leurs marionnettes) plus que tout, un second tour avec monsieur Mélenchon face à madame Le Pen ! Et pire encore, que l’un ou l’autre candidat soit élu au premier tour tant l’exaspération et la colère des gens sont grandes. La police, la justice et les « media » ne sont pour eux que des outils (et qui en ont assez d’être considérés comme tels). Ils feront tout et n’importe quoi y compris déclencher une guerre ou quelque chose qui y ressemble pour pour éviter cette possibilité. Le temps n’est pas à vociférer contre l’un et l’autre candidat, mais de taper bien fort sur le sale museau de ces gens qui nous font souffrir depuis dix ans et plus.
      Candidats aptes à cette élection :
      tous ceux qui n’ont pas, de près ou de loin, participé aux gouvernements sous les présidences Macron, Hollande et Sorkozy.
      Un point c’est tout.

      • « Aucun programme de transformation sociale et de renouveau souverain ne peut être mis en oeuvre sans l’électorat lepéniste, et moins encore contre lui »… Je vous mets au défi de répondre à cela ! … Pour n’avoir pas su (ou voulu) comprendre cela, Mélenchon est passé du côté néfaste de l’histoire. Son électorat est d’ailleurs essentiellement composé de petits bobos frustrés urbains, rogatons de la social-démocratie maastrichtienne en déroute. Ils sont enflés et suintants de haine de classe contre les prolos lepénistes avec lesquels ils refusent de se mélanger. Le vote LFI est un vote de classe au mauvais sens du terme. C’est un vote stérile et réactionnaire qui va couler avec ce système. … D’ailleurs, quelle est la stratégie officielle de Mélenchon ? Arriver au second tour pour espérer réunir un « barrage républicain » en sa faveur : c’est-à-dire opérer une alliance avec l’extrême-centre euro-bourgeois CONTRE les classes populaires et actives lepénistes. C’est une stratégie ontologiquement réactionnaire (vichyste un jour, vichyste toujours). Mélenchon ne fait pas partie de la révolution mais de la classe dominante en déclin (dont il représente la faction enragée).

        • Vous aimez tourner en rond et je peux le comprendre; cela rassure de retrouver les mêmes balises avec la certitude que la vérité n’apparaît qu’à vous. La ritournelle en somme.
          Surtout, ne rien changer et continuer de tourner en rond pour changer le monde …
          Ah ! Ah ! Ah !

          • « Aucun programme de transformation sociale et de renouveau souverain ne peut être mis en oeuvre sans l’électorat lepéniste, et moins encore contre lui »… je ne vois pas bien ce qu’il y a de routinier dans cette analyse… ce devrait être au contraire la base de toute analyse sérieuse… mais apparemment, les mélenchonards préfèrent se soûler des paroles du tribun. C’est tellement plus rassurant. … regrettable.

  4. Le grand-père de Matthieu Pigasse (Albert Pigasse) a été décoré de la francisque sous l’occupation… c’est dingue le nombre de collabos et de fils de colons à gauche ! … après, faut pas s’étonner du résultat.

    • Vos aïeux devaient bouffer du foin, faut pas s’étonner du résultat.
      Bougre d’âne.

      • mes ancêtres bouffaient peut-être du foin mais il ne suçaient pas du boche. … c’est pas le tout de parler des zancêtres de Mme Le Pen… il faut aussi regarder les zancêtres du théâtre anti-fasciste… et force est de reconnaître qu’on y retrouve plutôt la mauvaise moitié de la gauche (plutôt celle de Bousquet, Laval Luchaire et Doriot que celle de Bloch et Moulin)… D’ailleurs Pigasse a trouvé un moyen de conjuguer la francisque, le tiers-mondisme et la servilité impériale : il a signé à Washington un contrat pour restructurer la dette de la colonie vénézuélienne… il bouffe vraiment à tous les râteliers ! De la collaboration allemande à l’alliance américaine en passant par la révolution bolivarienne, ah ah ! Il me rappelle vraiment Bousquet, Mitterrand et toute la clique. Et ce sont ces gens là qui font des leçons de morale antifasciste et anti-impérialiste au peuple français ?

  5. Le jour du 14 juillet
    Je reste dans mon lit douillet
    La musique qui marche au pas
    Cela ne me regarde pas
    Je ne fais pourtant de tort à personne
    En n’écoutant pas le clairon qui sonne

  6. Mercredi passé, l’émission « secrets d’Histoire » (de Stéphane Bern) était consacrée à Spartacus (révolte de gladiateurs, d’esclaves contre Rome vers 70 av JC).
    On disait qu’on faisait allusion à cette révolte à partir du XVIIIe siècle (contre l’esclavage).
    Il fut dit aussi que, plus tard, Karl Marx mettait en exergue Spartacus.
    Je ne sais pas ce qu’a dit ou écrit Marx, mais je sais que les premiers communistes allemands s’intitulaient « les Spartakistes ».

    En août 1914 commence la 1ere Guerre Mondiale. Le SPD (sociaux-démocrates) décide de voter les crédits militaires. Plusieurs députés de ce parti n’y sont pas favorables mais ils votent pour par discipline. Un seul député SPD vote contre : Karl Liebknecht (dont le père Wilhelm fut un des fondateurs du SPD).
    Les opposants forment une tendance dans le SPD : le groupe Spartakiste dirigé par Karl Liebknecht (1871-1919) et Rosa Luxemburg (1871-1919).

    En avril 1917, il y a une scission au SPD : l’aile gauche fonde l’USPD (sociaux-démocrates indépendants) où les Spartakistes forment une tendance.

    En novembre 1918, c’est la révolution : l’Empire est renversé.
    En décembre 1918, les Spartakistes forment le KPD (Parti communiste allemand).
    Les tentatives révolutionnaires (comme les Bolcheviques en Russie) sont un échec. En janvier 1919, K. Liebknecht et R. Luxemburg sont assassinés.

    En janvier 1919, les élections à la Constituante donnent les résultats suivants :
    SPD : 37,8%.
    Zentrum : 19,6% (c’est un parti catholique comprenant des gens de gauche et de droite, pour le moment allié du SPD).
    Démocrates (sorte de Parti radical, allié du SPD) : 18,5%.

    USPD : 7,6%.
    Le KPD ne se présente pas.
    Les partis de droite sont très minoritaires : 14,6% est le total des 2 principaux.
    0n constate qu’en période révolutionnaire, bon nombre d’électeurs de droite votent pour la gauche la plus modérée (cas aussi du Portugal après la « Révolution des Œillets » de 1974, en faveur des socialistes de Mario Soares).

    Par crainte de situation révolutionnaire à Berlin, la Constituante se réunit à Weimar d’où le terme « République de Weimar » concernant le régime entre 1919 et 1933.

    Aux élections de juin 1920, la coalition de Weimar a baissé :
    SPD : 21,9%.
    Zentrum : 13,6% (il faut dire qu’il y a eu une scission en Bavière : un parti qui a 4,1%).
    Démocrates : 8,2%.

    La droite a progressé : 29% est le total des 2 principaux partis.
    Mais, â gauche du SPD, on a aussi progressé :
    USPD : 17,6%.
    KPD : 2,1%.

    En octobre 1920, la majorité de l’USPD décide de s’unir aux Spartakistes. L’essentiel de la minorité rejoint le SPD. Un petit nombre maintient l’USPD qui devient vite un groupuscule.

    Entre 1924 et 1932, il y eut 6 élections législatives (le Reichstag était souvent dissous). Le nouveau KPD avait entre 9% et près de 17%.

    Quelques futurs dirigeants de la RDA après 1949 avaient été Spartakistes :
    – Wilhelm Pieck (1876-1960) : Président de la République (1949-1960).
    – Walter Ulbricht (1893-1973) : successeur du précédent avec le titre de Président du Conseil d’Etat (1960-1973).

    En revanche, Ernst Thälmann (1886-1944), No 1 du KPD de 1925 à 1933 et candidat aux présidentielles de 1925 et 1932 était à l’USPD avant octobre 1920.
    Thälmann fut arrêté en mars 1933 par les Nazis. En août 1944, il fut exécuté à Buchenwald.

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