
Dans le cadre de la tripartition du système politique français, à l’origine du blocage politique et institutionnel que connaît notre pays et en attendant la clarification qu’apportera peut-être la présidentielle de mai prochain, on peut évaluer le potentiel électoral de l’extrême centre macronard à 15 %. C’est-à-dire les scores des macronistes aux européennes et législatives de 2024. Et également ce que racontent les études d’opinions les moins vérolées. On peut ajouter quelques poignées de boomers et de petits-bourgeois encore fidèles aux inutiles socialistes et écologistes. Tout le monde sait bien que l’enjeu du scrutin présidentiel est, enfin, celui de la sortie de ce macronisme détesté par 80 % de la population française. Et pour se partager ce petit gâteau de l’extrême centre, ça se bouscule au portillon. Pour l’instant, et on doit en oublier quelques-uns, on peut en compter une petite vingtaine.
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Tout cela paraît en effet chaotique, je suis d’accord… Au demeurant, rien ne permet de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… L’électorat centriste, contrairement à ce qu’on affirme peut-être un peu excessivement, est bien loin d’avoir disparu. La preuve ? Le Pen et Mélenchon se le disputent ! Car la victoire se fera au centre. … Si un candidat parvient à se faire passer pour le champion du bloc central, alors rien n’est impossible pour le dit bloc central. Les électeurs centristes se regrouperont derrière leur champion du moment, le vote utile, les mass-médias emboucheront les trompes de « la stabilité », etc. Il suffira a ce candidat centriste d’atteindre le second tour (dont, en effet, le ticket est bas). Et alors il appellera au « barrage antifasciste », avec une (mince mais réelle) chance de l’emporter. L’élection de 2027 est très loin d’être pliée. Au regard des chiffres et des tendances, Marine Le Pen est raisonnablement la favorite. Mais personne ne peut jurer de rien. Je pense d’ailleurs que les candidats en sont parfaitement conscients.
Autre point qu’on oublie souvent : le candidat centriste n’est pas supposé plaire aux partisans des extrémités. Thierry Breton, François Hollande, Christine Lagarde ou Edouard Philippe peuvent nous paraître tout-à-fait repoussants. Mais nous ne sommes pas la clientèle visée ! … Par exemple, comme des millions d’électeurs, je trouve personnellement insoutenable de présenter un sénateur raciste et factieux à la présidence de la république. Mais il n’en demeure pas moins que le dit sénateur raciste et factieux a de nombreux partisans, et que ses discours lénifiants et prétentieux plaisent à un vaste électorat en déroute. Il convient donc de comprendre qu’un « centriste rassurant et ennuyeux » peut tout aussi parfaitement plaire à un vaste électorat centriste. Combien même cela nous paraît extravagant. Il faut savoir nous placer du point-de-vue de nos adversaires, ce qui n’est facile pour aucun d’entre-nous.
Castex, dans le droit fil des catastrophes, pourquoi pas. Peut-être n’avons nous pas encore touché suffisamment le fond!!!
Certes, le fond n’est pas encore atteint, les Abysses ne le permettent pas, mais qui donc ? A l’horizon des profondeurs nul ne le sait, et l’heureux « gagnant »aura hérité du pompon de « tournéz
manèges »