« Gilets jaunes » : un antisémitisme imaginaire ?

 

La soudaine apparition des gilets jaunes a pris tout le monde par surprise. Les 20 % de la population française qui constituent ce que le politologue Jérôme Sainte-Marie appelle le « bloc élitaire » ont vu surgir des couches populaires dont certains parmi eux avaient même oublié l’existence. Et appris avec terreur qu’en son début, le mouvement avait la sympathie de 80 % de la population comme le démontraient les études. Il a fallu donc très vite trouver des moyens de s’opposer à ce qui prenait la forme d’une insurrection. Emmanuel Macron, pourtant homme politique de faible compétence, mais pour l’occasion probablement chapitré par un avocat d’extrême-quelque chose, a voulu rassembler son camp en réactivant le clivage : « progressistes versus nationalistes ». Pour cela, il a fallu activer l’« appareil médiatique d’État », c’est-à-dire les grands médias dirigés par l’oligarchie qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir. Ceux-ci ne se firent pas prier et un processus furieux de disqualification a été engagé. Comme le dit ci-dessous Geoffroy Geraud-Legros ils ont été qualifiés pêle-mêle et sans crainte de la contradiction : « Petit-blancs, beaufs, fachos, homophobes, racistes, rouge-bruns, nationaux-bolcheviks, manipulés par Le Pen, manipulés par Mélenchon, agents d’une « révolution de couleur » téléguidés par Poutine, téléguidés par Trump, casseurs, violents, illettrés, poivrots, assistés, losers, etc. » Parmi ces qualificatifs est apparu brusquement celui d‘« antisémites ». Qui a bénéficié d’un traitement particulier et pris une certaine importance, du fait des relais dont cette accusation a bénéficié au sein de la communauté juive, et de son utilisation par le chef de l’État lors de ses vœux de nouvel an lorsqu’il a qualifié la majorité du peuple français de « foule haineuse ». Anne-Sophie Chazaud y a identifié une manœuvre cynique du pouvoir dans la perspective des élections européennes.

Mais au-delà de ce qui relève effectivement d’une bataille politique qu’en est-il de la réalité de cette accusation ?

Geoffroy Géraud-Legros pose les bases d’une réponse.

Régis de Castelnau

 

 

Petit-blancs, fachos, homophobes, racistes, rouge-bruns, nationaux-bolcheviks, manipulés par Le Pen, manipulés par Mélenchon, agents d’une « révolution de couleur » téléguidés par Poutine, téléguidés par Trump, casseurs, violents, illettrés, poivrots, assistés, losers et…antisémites… Les qualificatifs les plus péjoratifs pleuvent comme des hallebardes sur les « Gilets jaunes », relayés par les médias dits traditionnels.

Aux sommets de ces derniers on s’effraie, non sans raison et parfois même à bon droit, de la remise en cause du monopole de la « grande » presse sur l’information via les réseaux sociaux où semble se faire la mobilisation des « Gilets jaunes ». De cette mise en concurrence, les grands médias qui se figurent en seuls protagonistes autorisés de l’éthique de discussion déduisent bien vite, trop vite, un danger pour la démocratie toute entière. Et le disent, moitié dans le style du Huron ( « mais-enfin-on-ne-fait-que-notre-travail ») moitié dans le registre pontifiant de la prophétie antitotalitaire ( « c’est-le-retour-de-la-bête-immonde »), c’est-à-dire, dans cette lingua franca des éditorialistes, désormais  inaudible, voire insupportable, dans de larges secteurs de l’opinion.

Plus Soral que Sorel

Du côté « Gilets jaunes », où foisonnent médias « alternatifs » et « influenceurs » apparus sur les réseaux sociaux, on trouve aussi bien de « simples » citoyens armés de ce que Pascal nommait la « vérité du peuple saine » que d’authentiques cinglés, des novices, des militants blanchis sous le harnois, des sincères, des rationnels, des nouveaux convertis….

On trouve, aussi, les étranges et peu ragoutants spécimens qui remontent à la surface à chaque fois qu’une lame sociale remue le limon du fond du politique : « ultras » et « militaros » de gauche et de droite, indics… Et, moins folkloriques mais bien structurés, des militants organisés non point pour en découdre à fin de « propagande par le fait » mais venus occuper le terrain symbolique et, notamment, investir du langage de l’antisémitisme une mobilisation qui cherche encore, à tâtons, son répertoire d’action collective.

Plus soraliens que soreliens, ces militants manient alternativement des codes popularisés sur l’Internet — la « quenelle » — et un langage classiquement antisémite (« les Juifs, assassins », « la banque juive », le tout enrobé des non sequitur classiques ( « on n’est pas antisémites, on est judéophobes »). L’auteur de ces lignes a ainsi pu voir défiler, lors d’un « acte » des « Gilets jaunes » sur les Champs-Élysées un groupe réduit de soraliens chantant un « hymne de la quenelle » ; la presse et les réseaux sociaux rapportent çà et là des propos antisémites en marge des manifestation et a diffusé la vidéo d’une altercation entre « Gilets jaunes » visiblement de gauche et antisémites professionnels.

Divers groupes antisémites déploient une stratégie d’entrisme : Hervé Ryssen, antisémite et négationniste aussi patenté que revendiqué, s’est fait photographier pour « Paris Match » sur les Champs Élysées ; quelques individus se rassemblent ça et là pour faire des « quenelles » en groupe ; un allumé accuse les journalistes de « travailler pour les Juifs ». Mais la chronique du bordélique mouvement des « Gilets jaunes », où l’on peut voir flotter des drapeaux à croix de Lorraine, des étendards tricolore et des bannières à l’effigie du Che relate aussi la jonction d’un cortège de manifestants et d’une procession commémorant la Shoah, rapportait le média libéral de droite « Atlantico » le 28 janvier dernier. La veille, à l’opposé du spectre politique, le média « Révolution permanente » félicitait les « Gilets jaunes » qui, toujours à Lyon, avaient « sorti les fachos » du cortège…

On pourrait multiplier ces exemples d’évènements ponctuels et contradictoires à partir desquels nombre d’observateurs plus ou moins subjectifs tentent de déduire l’essence du mouvement, au prix de peu rigoureuses montées en généralité. Pour graves qu’ils soient, ces évènements marginaux font avant tout apparaître les luttes entre les groupes politiques qui tentent— en vain — d’exercer une influence idéologique sur un « mouvement » protéiforme, où des individus, porteurs d’une culture politique qui n’est pas la culture traditionnelle de la mobilisation ,  « bricolent » un répertoire d’action collective en ramassant, sans réel sens du classement, les signes et les insignes abandonnés çà et là par le retrait de la vague du mouvement social. L’antisémitisme en marge de la mobilisation des « Gilets jaunes » n’est pas imaginaire ; mais il demeure marginal et ne « prend » pas auprès de la plus grande part des manifestants.

« Il y a quelques antisémites », nous dit Djordjé Kuzmanovic, ex-orateur de la France insoumise impliqué dans le mouvement depuis son commencement , qui rapporte : « j’ai dû expliquer à un manifestant que non, la banque n’est pas «  juive ».

L’antisémite à la peine

Point de diffusion majeur de cette humeur idéologique antisémite qui ne prend guère, le site « Egalité et réconciliation » de l’essayiste Alain Soral propose laborieusement une lecture et une interprétations antisémites des enjeux du mouvement « Gilet jaune »[1].

D’emblée, Soral pose le contexte politique : un président élu par le recours au « big data », à « l’offensive des médias, notamment ceux « de Drahi » (lire : du juif Drahi) et ainsi placé « à la tête de la gouvernance française par un réseau très puissant ». Maniant l’habituel registre confusionniste, Soral, qui ne manque pas de se réclamer du « national-bolchévisme », affirme lire la crise au prisme marxiste, de « l’exacerbation de la lutte des classes » et cite régulièrement Lénine. Non point, évidemment les discours qui dénoncent l’antisémitisme comme éternelle stratégie de division, mais des propos qui, pris hors contexte, énoncent que la mobilisation de la petite bourgeoisie aux côtés du prolétariat est la condition sine qua non de toute révolution de masse.

Une unité d’action entre les classes empêchée hier et aujourd’hui, par les « trotskistes », explique Soral, qui ne prend pas la peine de nous rappeler que Trotsky était juif, mais nous informe de ce que ses disciples, les « manipulateurs trotskistes » sont les sicaires « de ceux à qui l’on paie la dette », nommément, « le gang Attali » et « ceux qui sont derrière lui et sont le vrai pouvoir », c’est-à-dire, « Goldmann-Sachs », tous attachés à « ruiner les peuples et les pays ». Soral déduit des caractéristiques de cette superstructure du Capital, où l’on chercherait en vain l’or des Gentils, une attitude « très marquée communautairement » vis-à-vis des « Gilets jaunes ». « Certaine communauté », nous dit le vidéaste, n’est « pas très solidaire des Gilets jaunes » et « traite cette colère de brune (sic) et de cryptofasciste ». Identifiant (le juif) « Kassowitz » comme porte-parole de ce mépris « communautaire », Soral lui adjoint, comme pour nous rappeler que dans « antisémitisme » il y a tout de même « sémite », « la petite pute collabeure Bellatar ».

Le « vrai fascisme » introuvable

Mais le travail de sape « communautaire » contre les « Gilets jaunes » va, selon Soral, au-delà de l’intrigue trotskiste, ici décrite dans le style des procès staliniens des années 50, élaboré pour formuler l’antisémitisme en contournant le nom juif. Pour le fondateur d’« Egalité et réconciliation », ces manigances juives trotskistes somme toute habituelles se compliquent, à droite, d’une intrigue d’un genre nouveau : l’offensive « nationale-sioniste » menée, on le verra, par l’establishment frontiste et verbalisée par Eric Zemmour, « bourgeois juif du Figaro ». Une stratégie qui vise, si l’on comprend bien, à diviser les français « de souche » et les musulmans qui, (au contraire, donc, des juifs) ne sauraient constituer une « catégorie sociale ». « Il y a sans doute plein de Français d’origine musulman » (sic) explique Soral, « s’ils sont chauffagistes, Über, petits patrons ou même (sic) salariés précaires qui se sentent solidaires des Gilets jaunes mais qui n’éprouvent pas le besoin de l’affirmer en tant que musulmans », explique Soral-le-sociologue.

« On pourrait poser perfidement — on ne le fera pas parce que ça pourrait être dangereux, la question à Eric Zemmour  de savoir (sic) combien il y a de dentistes juifs, de chirurgiens esthétiques juifs et de spéculateurs immobiliers juifs dans les Gilets jaunes » interroge le publiciste  — on note au passage et sans surprise que, puisqu’il s’agit des juifs,  la « question perfide »,  porte spontanément sur les « chirurgiens juifs » et les « spéculateurs juifs » et non pas, par exemple, sur les « violonistes juifs » ou les « critiques littéraires juifs ».

Pour ne point se prendre les pieds dans sa sociologie sans matériau sociologique,  Soral concède, à grands renforts de conditionnels « qu’il doit y avoir chez les juifs des petits patrons en difficulté » qui, « peut-être »,  « se sentent solidaires des Gilets jaunes ». Ces juifs qui, en théorie, trouveraient grâce aux yeux d’Alain Soral, sont de toute manière, nous dit l’essayiste, condamnés à être court-circuités par leurs « élites communautaires » — terme illustré, dans la vidéo, par une image de Bernard-Henri Lévy — ; « élites » qui, elles, identifient le mouvement au « fascisme ».

De cette rhétorique, Soral espère d’ailleurs, par contrecoup performatif, « voir les gens s’intéresser au vrai fascisme », « notamment (sic) italien », qui, selon lui, aurait efficacement lutté « contre la dette » — l’auteur de « contre l’Empire » ignore visiblement que Mussolini a multiplié la dette italienne par cinq entre 1922 et 1943. Les « Gilets jaunes » seraient donc pris entre la « maladie infantile » du gauchisme et le « sociétal de droite » ;  probablement une maladie vénérienne, puisque Marine Le Pen, qui « tapine pour les sionistes », l’aurait contractée en « suçant » le « bourgeois juif du Figaro » (bis) » Zemmour, abandonnant le « substrat sérieux du fascisme ». En conclusion — on épargnera au lecteur la suite de cette pénible logorrhée — : les « Gilets jaunes » sont cernés et infiltrés par les juifs, qui ne sont pas dans le mouvement (« gaulois »), tout en y étant quand même omniprésents, à gauche par le truchement du trotskiste Mélenchon et, à droite, incarnés par l’ « option nationale-sioniste et confessionnelle » portée par le Rassemblement national.

Du canapé à Landsberg ?

Contre ces deux ennemis, les « Gilets jaunes » doivent viser au-delà du « petit banquier Rothschild Macron », qui ne serait qu’un « bouc émissaire », pour atteindre « Attali et la clique Attali », c’est-à-dire, « le grand Capital mondialiste ». Alain Soral, nous dit-il, rejoindra le mouvement le jour où la police et l’armée rejoindront le Peuple. Si l’essayiste rêve de se trouver un Ludendorff, c’est peut-être parce qu’il sent bien lui-même que ce préchi-précha imbitable est appelé à avoir peu d’écho au sein du mouvement des « Gilets jaunes ». Celui-ci « dit » beaucoup de choses, se contredit volontiers, déroule des inventaires à la Prévert de revendications raillés par une poignée de « sachants » en foulard rouge.

Dans ce fourre-tout, antisémites — et, d’ailleurs, anti-musulmans—  ne retrouveront guère l’idéologie dont ils entendent doter les « Gilets jaunes » . Comme toujours, ceux qui entendent « construire le peuple » armés de la croyance narcissique dans la puissance de leur propre discours oublient que l’une des vertus du populaire, est, justement, qu’il ne s’en laisse point conter. Et qu’aux investissements symboliques dont il fait l’objet et aux discours des pères formateurs de toutes espèces, « le peuple » oppose passivement la stratégie d’ « attention oblique » identifiée par  Richard Hoggart[2]. On ne saurait dire que le mouvement des « Gilets jaunes » est antisémite : il ne l’est pas dans son objet ; il ne l’est pas dans son humeur et, qui sait, constitue peut-être, selon l’hypothèse formulée par Daniel Schneidermann, un sas de sortie de l’extrême-droite[3]. On ne saurait dire qu’il ne le deviendra pas : « socialisme des imbéciles » étranger pour l’heure à une mobilisation qui n’a d’ailleurs rien de « socialiste », l’antisémitisme est aussi le « sas » par lequel les révolutions qui échouent deviennent des Réactions qui réussissent. Jamais en manque de candidats-Führer, les contre-révolutions puisent dans le vivier toujours grouillant des demi-savants, théoriciens délirants et philosophes de comptoir capables de donner à leur marginalité les couleurs du martyre et de la « dissidence ». On ne sait pas à quoi aboutira le mouvement des « Gilets jaunes » ; on sait en revanche que des magistrats ont jugé bon d’offrir à Alain Soral l’argument d’une peine d’emprisonnement pour des propos tenus sur son site internet ; propos évidemment antisémites, mais qui demeurent des propos. Fallait-il faire d’un idéologue déclinant, concurrencé par des publicistes encore plus antisémites que lui, un martyr de la « liberté d’expression » ?

Fallait-il offrir un Landsberg  et un statut de victime à un antisémite de canapé ?

 

[1] « Gilets jaunes » : analyse et synthèse. https://www.youtube.com/watch?v=PsHca0L830Q

[2] Richard Hoggart, La culture du pauvre, Minuit, 1970

[3] Daniel Schneidermann, « Les gilets jaunes, un sas de délepénisation » ? Libération, 20 janvier 2019

18 Comments

  1. Cher Monsieur,

    tout sauf antisemite je suis cependant , et depuis un certain jour de Juin 1967, choqué par le parti pris sioniste de la presse française.Ce parti pris ne peut que susciter l´idée que la presse française est manipulée par des intérêts sionistes.Le plus grave est que le pouvoir actuel en accusant les antisionistes d´être antisémites avoue de ce fait qu´il est lui-même manipulé et au service de ce triste groupe de pression.
    Le seul organe de presse français qui dénonce cela est RT France ce qui explique les efforts du pouvoir actuel pour le faire disparaître.

    Salutations.

    Arnaud de Vendeuvre.

      • En réponse à M DE VANDEUVRE:

        Le soutien politique d’Israël, en juin 1967, pourrait difficilement passer pour du sionisme; il mélangeait des gens attachés à leurs attaques habituelles contre de Gaulle et des gens opposés aux dictatures arabes, par esprit démocratique ou par le souvenir de Suez et la guerre d’Algérie. Dans ce joyeux désordre, on trouvait également les anti-communistes multi cartes qui, depuis les choix du président Eisenhower en 1957, considéraient la lutte armée d’Israël comme un lutte anti-soviétique. Tout cela ne formait pas un bloc ou un rassemblement de volontés sionistes.

        Depuis l’heureuse époque de ma jeunesse, le sionisme et l’antisionisme font beaucoup plus de bruit. Je ne vois que le CRIF comme groupe de pression « sioniste ». Un groupe de pression bien médiocre qui n’a d’effet que dans ses rendez-vous, plus mondains que politiques,.Pour ces triomphes de la vertu, les politiciens les plus antisionistes viennent déposer les hommages de leurs pensées nobles, encore rehaussées par l’absence des fameux « extrêmes » qui ne sont pas invités à ce festin moral. La condamnation proclamée de l’antisémitisme est un discours creux des quelques antisémites et des antisionistes de principe, qui utilisent l’antisémitisme pour salir la France et soutenir leurs menées antinationales et pro-Union Européenne. De façon générale, les mots aimables pour Israël servent à se frotter des réussites du libéralisme Israëlien, tandis que le libéralisme à la française reste un échec durable, animé par le seul dirigisme de nos « progressistes » modernes.

        Le fameux groupe de pression sioniste ne peut contempler qu’une vie politique et médiatique dominée par l’antisionisme. Cela devrait mener à un état de mélancolie qui ne peut que le désagréger, et vous plaire.

  2. Une réflexion qui mériterait plus de travail pour être clarifiée et compréhensible. Un travail d’écriture aussi…

  3. En fait c’est un article à charge contre Soral… pas très futé. On reconnait le vendu aux ordres, le collabo de service. Merci pour ce vomi.

    • C’est un peu dur, comme commentaire, Alice !

      Ceci étant… : « Il y a quelques antisémites », nous dit Djordjé Kuzmanovic, ex-orateur de la France insoumise impliqué dans le mouvement depuis son commencement , qui rapporte : « j’ai dû expliquer à un manifestant que non, la banque n’est pas « juive ».

      Moi, j’aimerais bien que Djordje vienne m’expliquer que les juifs et la banque telle que nous la connaissons, ce sont là 2 histoires différentes…histoire que je l’humilie.

      le talmud est très clair, à cet égard : on peut faire payer plus cher les goyims…l’usure !!!

      Soral – avec tous ses défauts (pédant, vaniteux, poujadiste…) – s’efforce de dénoncer le sionisme, qui est quant même la doctrine d’extrême-droite des juifs.

      Ceux-ci ne sont plus de faibles victimes, seules face à la « bête immonde » : demandez-donc aux palestiniens, cher Régis, si les juifs sont d’éternelles victimes…

      Je ne parlerai même pas de la traite négrière (en fait, si)…et je précise : j’ai lu des livres écrits sur la chose édités AVANT l’arrivée d’E&R sur internet !!!!!!!!!!

      Il ne s’agit pas de devenir complotiste pour de vrai (tendance parano’), ni de suivre les faux prophètes mais en l’occurrence, il est pertinent de rappeler- et je critique ainsi votre article – que « les juifs » (leurs élites) sont rarement des enfants de chœur (le sort de l’USS liberty, pour l’exemple…).

      Êtes-vous seulement capable, Monsieur de Castelneau, de vous prononcer sur les crimes commis par les sionistes, ou la peur du beitar vous en dissuade-t-elle ?

      Soral fait le boulot que nous (nous) attendons vous voir produire…

      Geof’-Rey, neo-communiste belge, gilet rouge, droit comme un glaive

  4. C’est faire trop d’honneur à ce pitre de Soral que de lui accorder un article. Mais, bon, il faut quand même bien dire que les gilets jaunes se révoltent contre l’ordre fascisant établi, notamment par la grâce de l’union européenne et, qu’à ce titre il y a bien quelques antisémites dans le lot, mais c’est, comme le dit l’article, tout à fait marginal et je dirais même hors de propos. Je connais personnellement des Juifs gilets jaunes. Et tout le monde se fiche pas mal de la religion de l’autre. C’est ça la réalité, pas les ratiocinations des antisémites patentés, surtout ceux qui se cachent derrière « l’antisionisme ». Comment peut-on être sioniste ou antisioniste si l’on n’est pas juif ? Faudra m’expliquer.
    PS : je suis goy.

  5. Monsieur de Castelnau, je préfère souvent votre verve et vos articles à ceux de vos collaborateurs. Celui-ci ne fait pas exception.

    Il faut rigoler haut et fort des types qui prétendent voir dans la « quenelle » un symbole dirigé contre les juifs, voire un « salut nazi inversé » (dixit le frétillant Alain Jakubowicz), quelle bouffonnerie ! Cher monsieur Geraud-Legros, si vous aviez suivi Dieudonné depuis ses débuts sur la scène, vous sauriez que la Quenelle existe depuis belle lurette, bien avant que le thème usé de l’antisémitisme nous soit servi à toutes les sauces et à chaque repas. Personnellement, j’aime le geste de la quenelle, très utile et difficilement remplaçable, je ne suis pas antisémite (pas que je sache, mais peut être arriverez-vous à me convaincre du contraire), et malgré tous les efforts du monde, je n’arrive pas à y voir un quelconque geste antisémite quand je le fais en me regardant dans une glace, c’est curieux. Quant au reste de votre article, il est à l’avenant.

  6. Vous nous dites :
    « Non point, évidemment les discours qui dénoncent l’antisémitisme comme éternelle stratégie de division »

    Chacun voit midi à sa porte dans les manifestations des Gilets jaunes :
    – Vanneste, libéral patenté, y voit la preuve qu’il faut privatiser et réduire les impôts ;
    – Castelnau, rouge d’adoption, y voit la preuve qu’on a trop privatisé et trop réduit les impôts ;
    – Tandonnet, réformateur UMP, y voit la preuve qu’il y a les bonnes réformes (selon lui, celle de la SNCF et du droit du travail) auquel les Gilets jaunes seraient favorables et les mauvaises réformes, qui touchent la clientèle LR (CSG retraités notamment) qui les révolteraient à juste titre.

    Et donc, Soral y voit aussi midi à sa porte. En quoi cela nous concerne-t-il, et pourquoi le mettre sur le tapis ?

    Serait-ce que l’anti-antisémitisme s’est trouvé être une efficace stratégie de division entre les gentils (d’extrême gauche, bien sûr) et les méchants (d’extrême droite, bien sûr) ?

    Ce qui serait bien pratique pour tenter de récupérer votre clientèle, qui ne peut que constater les résultats délétères de la ligne antiraciste instaurée…en 1983.

    Tout commence en mystique, mais tout dégénère en politique. Puis, ces politiques ont des résultats, qui permettent de les juger pour ce qu’elles sont…

  7. La « quenelle », quelle rigolade, n’importe quoi!
    Pour ceux qui on fait leur service militaire, Le « Présentez armes » que nous devions faire plusieurs fois par jour et ceci durant 365 jours est une sacré quenelle, n’est-ce pas. Aaahh, Aaahh ! J’y crois pas, on peux toujours trouver une intention à un geste, une manie, il faut avoir l’esprit mal tourné, pure perversion !

  8. Cet article anti-Soral est comme la plupart des articles anti-Soral: à coté de la plaque. Dépenser de l’énergie et de l’encre pour démontrer que Soral n’a pas d’importance, c’est faire la preuve du contraire.

  9. Il reste que ce ne sont pas pour ses ratiocinations théoriques que ce grand couillon de Soral cumule maintenant 250 000 euros d’amende et une peine d’un an ferme de prison, mais bien pour des propos de bistrot tel qu’ils s’étalaient à longueur de page dans les publications de la bande à Choron / Cavanna il y a un demi siècle.
    (Mais nous sommes sortis de ces temps obscurs n’est-ce pas ? Maintenant nous sommes tous Charlie).
    Il eut ainsi été plus simple de nous épargner votre pensum et nous résumer la chose en trois mots : « Bien fait, na ! ». Car qu’est-ce que vous voulez nous prouver de plus que ses juges ?

    Les gilets jaunes sont une sortie de l’extrême droite ? Que voilà une pensée sensée -enfin, une ! Vous semblez par contre ne pas vous rendre compte que la porte est suffisamment large pour y faire passer la FI dans le même élan.
    Remarquez, je n’ai rien contre la FI, pas plus que contre le F(R)N en tout cas. Je constate simplement qu’apparaît au sein du peuple une lame de fond qui a décidé résolument d’adapter l’offre politique à la demande, SA demande.
    Et ce qui bloque cette offre aujourd’hui est un certain nombre de cucuteries héritées du mitterrandisme, avec en premier lieu la cucuterie anti-raciste franchouillarde, son pif rouge et son gros bide toujours fécond.

    Politiquement, Soral n’est qu’un inoffensif jargonneur qui fait dans le « métapolitique », c’est-à-dire la provocation plus ou moins drôle (il l’est parfois comme son camerounais de copain), et dans laquelle j’ai toujours vu une problématique personnelle inextricable. Même le FN n’a pas voulu de lui, c’est dire.
    Sinon, il a dit aussi des choses intéressantes sur la misère sexuelle du temps et a édité quelques juifs morts (Marx, Bernard Lazare) et vivants (Gilad Atzmon, Jacob Cohen). Il fait à l’occasion de la pub pour Simon, son dentiste.
    Alors je ne peux que poser la question que d’autres apparemment se posent ici : pourquoi tant de haine ?

  10. Excellent article, belle plume et haut niveau théorique. On trouve rarement ce genre d’analyse équilibrée . D’habitude, soit les auteurs voient de l’antisémitisme partout, soit ils sont dans le déni.

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