
La SNCF fut avant les diktats européens une Société Nationale qui avait mis en place un des meilleurs réseaux ferrés du monde. Privatisée, ardente militante de la « concurrence libre et non faussée » chère à Ursula von der Leyen, elle est désormais un boutiquier banal dont le seul objectif, une fois oubliés son passé et sa mission de service public, est évidemment la réalisation du profit. Et pour y parvenir, les fonctionnaires dévoyés qui pantouflent à sa direction ne reculent devant rien. Comme vient de le démontrer la mise en place d’une « offre Premium optimum » à base de ségrégation sociale, mais qui prévoit en plus, l’interdiction des enfants de moins de 12 ans dans certaines voitures. Parce que voyez-vous, il ne faut pas importuner les riches avec la présence des enfants des pauvres.
Nous avons appris depuis longtemps que le diable était dans les détails. Parce que justement il y révèle des choses qui ne sont pas des détails. À la fois le scandale politique en ces temps où Macron, qui n’a pas d’enfant, nous rebat les oreilles du « réarmement démographique », et aussi le culte de l’égotisme néolibéral auquel se vouent les élites dirigeantes.
J’ai demandé à mon ami Raymond Debord son point de vue de sociologue. Il est l’auteur d’un ouvrage indispensable sur « l’hiver démographique » qui menace nos sociétés, intitulé « Vers un monde sans enfants ».
Pour ma part ma propre intervention vise à démontrer le caractère radicalement illégal de cette mesure qui piétine allègrement tous les principes qui devraient gouverner les missions de service public.
Nous publions ci-dessous nos textes respectifs. Et pour les paresseux et ceux qui veulent gagner du temps, une intervention vidéo commune pour illustrer nos propos.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
