
Depuis le virage spectaculaire de l’appareil judiciaire notifiant au système Macron qu’il ne devait plus compter sur lui, chaque jour apporte son lot de « signaux » forts ou faibles qui racontent le désarroi, la panique et surtout le sauve-qui-peut. Les plus stupides, les plus incompétents, les plus corrompus, et Dieu sait si le macronisme en a produit, essaient maladroitement de continuer comme si de rien n’était. Les moins stupides, les moins incompétents, les moins corrompus, et aussi soyons fous, les honnêtes, prennent leurs marques. Et surtout leurs distances avec le psychopathe de l’Élysée et sa mafia rapprochée. Le chef du gang quant à lui, armé de son incompétence politique et de sa vertigineuse vanité, continue comme si de rien n’était. Imaginant peut-être pouvoir à nouveau truquer l’élection présidentielle, ou bien même dans sa folie, la reporter pour cause de guerre, comme il a félicité Zelinsky de l’avoir fait. Sauf à provoquer l’explosion en essayant quand même, force est de constater qu’il n’en a plus les moyens. Il faut par conséquent se rendre à l’évidence, l’élection présidentielle de 2027 verra la fin du macronisme. En commençant par le départ de Macron de l’Élysée qui, quel que soit le nouvel élu, signera sa mort politique. Et si l’on se réfère à l’attitude de l’appareil judiciaire, le parcours entre la rue du faubourg Saint-Honoré et la paille humide des cachots pourrait être assez court. Les magistrats ont tant à se faire pardonner, et ce personnage haïssable et haï par les Français a décidément une bonne tête de bouc émissaire.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.

L’Histoire est pleine d’enseignements…..Caligula a été « eliminé » par ses gardes du corps….
Maître, qu’est ce qui vous fait dire que la « justice » n’interférerait plus dans le système électoral. Vous me semblez particulièrement confiant dans un système qui a prouvé qu’il était absolument pourri, à quelques très rares exceptions près comme dans le cas de Crépol récemment; mais cela reste une exception.
Etes-vous sûr que le Conseil Constitutionnel macroniste, après avoir reçu les parrainages en mars 2027, ne déclare pas Le Pen inéligible après sa condamnation de 2025 ? Ce qui voudrait dire pas de candidat RN.
« Le prolétariat vote Marine Le Pen et la petite bourgeoisie urbaine déclassée Jean-Luc Mélenchon »… CQFD… on comprend d’ailleurs mieux où se situe aujourd’hui la sociologie authentiquement fasciste !!! … Mélenchon est et restera un réac’ maastrichtien. Il est le chef d’une petite-bourgeoisie « bobo social-démocrate » qui ne veut pas mourir, qui refuse son déclin et veut se maintenir y compris par la force. Mais cette classe sociale est sans avenir : apparue avec la tertiarisation financiarisée dans les années 1970, parvenue au pouvoir avec Mitterrand et Maastricht, elle est aujourd’hui en déclin. Elle a toujours méprisé les « ouvriers qui polluent et refusent la globalisation ». Ses outrances gauchistes (au sens léninien) camouflent en fait un fond bourgeois. La fiction des « banlieues racisées » lui sert à masquer son propre racisme de classe vis-à-vis des prolos lepénistes. En réalité, l’électorat mélenchoniste est massivement blanc, alors que Marine Le Pen est plébiscitée dans les DOM-TOM (notamment à Mayotte, premier département musulman de France). C’est autour de la classe prolétaire et laborieuse, autour de la longue histoire de France, que pourront venir se greffer les nouveaux venus et les déclassés. Le « patriotisme républicain » de Mélenchon n’est qu’une fiction hypocrite destinée à contourner le prolétariat et la nation pour établir autoritairement une « nation pilotée par le haut » au sein de laquelle chacun serait redevable uniquement du chef suprême. Pour moi, le choix est vite fait. La question n’est pas de savoir si Marine Le Pen est la bonne personne (elle n’est pas pire qu’un autre) mais si l’électorat de Marine Le Pen est le bon électorat (cela, oui). C’est seulement à partir de là que la suite éventuelle pourra s’écrire.
Il y a deux électorats du RN, la tendance « extrême-droite canal historique » (petite bourgeoisie successivement ex-boulangiste, ex-Action française, ex-pétainiste, ex-OAS, ex-FN), et d’autre part les classes populaires. Le problème est que, si d’aventure le RN arrive au pouvoir, l’un de ces électorats va se retrouver cocufié. Avec Monsieur de Bourbon-Sicile aux manettes comme Premier ministre, il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour se rendre compte que ce seront les classes populaires…
En ce qui concerne la décision de la cour d’appel, je vois pour ma part que, là où le tribunal avait eu l’innocence de penser que quelqu’un qui avait détourné des millions d’euros méritait d’avoir une peine d’inéligibilité l’excluant de toute candidature à l’élection présidentielle de 20127, la cour d’appel a eu une autre approche, s’appuyant sur la jurisprudence créative et très récente du conseil constitutionnel invitant les juridictions répressives à apprécier cette peine au regard du principe tout nouveau tout beau de « liberté de candidature ». Visiblement le fait que cette jurisprudence ait été rendue sous la présidence de Richard Ferrand, débris du macronisme et qui a pu être désigné manifestement après de tortueuses et souterraines négociations entre Macron et le RN (pour avoir un vote favorable à l’Assemblée nationale) n’intéresse pas RdC. Pour moi, cela met en évidence une collusion entre l’extrême-centre et l’extrême-droite qui me donne envie de vomir…
coquille : 2027
Pendant des décennies (1970-2020), la gauche (classe moyenne urbaine tertiarisée) a servi de socle INDÉFECTIBLE au pouvoir. La gauche a appuyé indéfectiblement le pouvoir dans la mise-en-place de toutes les politiques globalistes et le démembrement de la classe ouvrière. La gauche a accepté et relayé le « narratif » insultant le peuple de « fasciste et honteux ». Les gauchistes (pas vous, mais les malins) ont trusté les places, les subventions, les ors, les mandats, les réseaux, les carrières en récompense de leur soutien indéfectible au pouvoir. La gauche a servi de tampon entre le pouvoir et le peuple. Mélenchon (et sa radicalité putassière) n’est pas le renouveau mais le crépuscule de la gauche. Il fallait se réveiller en 1983 et non pas en 2012 après en avoir croqué chez Mitterrand et Jospin ! Le peuple d’Hénin-Beaumont le lui a bien fait comprendre, au sénateur. En vérité, la gauche en tant que classe bobo urbaine tertiarisée est en train de sombrer avec sa période historique. La gauche n’est plus en capacité d’encadrer et écraser moralement le peuple. Les classes laborieuses sont parties chez la Mère Marine (quoi qu’on pense d’elle par ailleurs). Le nouveau compromis social va se jouer de ce côté là. Le pouvoir n’a plus besoin de la gauche, et va s’appuyer directement sur le peuple. La classe gauchiste se retrouve en sandwich, renvoyée à ses propres contradictions historiques. C’est la loi cruelle de l’histoire.
Maître, quand je vois vos textes actuels sur la politique intérieure française, qui soutiennent (sans oser l’écrire clairement, sauf erreur) le RN, cela me fait penser aux révolutionnaires sincères de 1789 qui se sont tournés contre Robespierre au 9 Thermidor, et qui, au soir de leur vie, ont regretté amèrement leur décision (je pense notamment à Billaud-Varenne). Puissiez-vous un jour ne pas regretter vos prises de position actuelle !
Pour ma part, j’ai toujours été à gauche et j’y suis toujours, malgré ses incontestables errements.
la gauche a abandonné le peuple pour servir le pouvoir… désormais, le pouvoir se débarrasse de la gauche pour s’appuyer sur le peuple…
Depuis l’èrection de la Vieme république, et depuis le mai68 de mes grands frères, je ne puis confirmer qu’election piège à cons.
Nous avons toujours le dilemme : La peste ou le choléra.
Le seul truc à faire: V émus republica delenda est!
Je ne puis que confirmer qu’election piège à cons.