EMMANUEL MACRON : ILLÉGALITÉ, ILLÉGITIMITÉ ET IMPOSTURE. (2e PARTIE)

Illégitimité de l’exercice du pouvoir par Emmanuel Macron.


La disparition de la séparation des pouvoirs.

Nous avons vu dans une première partie que dans un système de démocratie représentative, pour qu’une majorité électorale puisse imposer son point de vue à la minorité, il était nécessaire que les représentants élus soient parvenus au pouvoir dans des conditions régulières et après un scrutin que l’on peut qualifier incontestablement de « sincère ». Et que cela soit reconnu comme tel par le corps social. C’est ce qui construit la première branche de la « légitimité » des gouvernants. Nous avons vu que l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron à ce point illégale et irrégulière pouvait s’apparenter à une forme de coup d’État. Raison pour laquelle s’est installée dans l’opinion publique et dès le début de son mandat l’idée que cet homme « n’était pas à sa place ».

Mais ensuite pour gouverner, toujours dans une démocratie représentative, même si l’on est régulièrement parvenu au sommet de l’État, il est aussi nécessaire de construire et de préserver en continu sa légitimité et celle de tout le dispositif dans lequel on exerce le pouvoir. C’est la deuxième branche de la légitimité et le moins que l’on puisse dire, de ce point de vue, celle de Macron est simplement anéantie.

Rappelons que la démocratie représentative, est un système institutionnel minutieux et pragmatique qui doit organiser une domination de la majorité ACCEPTÉE par la minorité.  Quelles sont les conditions impératives de cette acceptation ? D’abord, nous l’avons vu, que les représentants de la majorité prennent le pouvoir après une élection régulière dont la sincérité ne peut être mise en doute. Ensuite que ce pouvoir ait une DURÉE LIMITÉE, pour que ce qui a été fait durant le mandat, puisse être remis en cause après l’élection suivante en cas de changement. Et enfin que le pouvoir s’exerce dans un cadre strict qui est celui d’une Constitution et d’une organisation des pouvoirs publics qui prévoient séparation, équilibres et contrôles. Évitant ainsi les excès et validant en continu l’acceptation de la minorité battue lors du scrutin. Élaborée par Locke et Montesquieu la théorie de la séparation des pouvoirs vise donc à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines. C’est cette organisation des pouvoirs publics qui s’applique chez nous depuis l’avènement de la IIIe République.

Nous allons voir que de la même façon que son arrivée au pouvoir était illégale et par conséquent illégitime, Macron exerce celui-ci dans un cadre qui n’a plus grand-chose à voir avec la légalité institutionnelle d’une démocratie représentative.

Une constitution en lambeaux

Ayant perdu toute sa cohérence la pauvre Constitution du 4 octobre 1958 est dans un triste état. Amoindrissement drastique de la souveraineté du pays au profit de l’UE, réformes visant systématiquement à en trahir l’esprit, volonté permanente de réviser notre texte fondamental qui est pourtant l’outil fondamental du fonctionnement de nos institutions, c’est une surenchère permanente. Notre Constitution devenue un vague torchon que la classe politique considère comme le réceptacle de toutes ses démagogies et les gouvernants un colifichet inutile. Des 92 articles initiaux, après une bonne trentaine de révisions (!) il n’en reste aujourd’hui que 30 dans une Constitution qui en compte désormais 108. Et n’a plus grand-chose à voir avec le texte proposé par Charles de Gaulle et adopté par le peuple français avec 82 % des voix en octobre 1958. Emmanuel Macron n’est pas seul responsable de cette catastrophe, tous les successeurs du fondateur de la Ve République s’y sont mis gaiement. Cependant, avec sa volonté de réforme il a clairement montré qu’il entendait finir le travail. « Il ne faut toucher aux lois que d’une main tremblante » disait Montesquieu, alors que dire de la Loi Fondamentale ?

L’abaissement drastique de la valeur normative de la Constitution a ainsi permis à Emmanuel Macron de mettre en place un nouveau système à valeur de nouveau régime qui entretient des rapports très lointains avec un système légitime de démocratie représentative.

Le « pouvoir législatif » incarné par un parlement croupion enrégimenté par le pouvoir exécutif

La catastrophe institutionnelle provoquée par l’adoption du quinquennat voulue par Jacques Chirac combinée avec l’inversion du calendrier décidée par Lionel Jospin a complètement transformé le pouvoir législatif en France. On avait beaucoup reproché à la Constitution de 1958 d’avoir trop renforcé le pouvoir exécutif et affaibli le pouvoir législatif après les excès du régime d’assemblée de la IVe République. C’était assez vrai, mais cela avait apporté outre la stabilité, un nouvel équilibre dont les trois cohabitations ont démontré qu’il pouvait fonctionner. Cette réforme irresponsable a provoqué la transformation de ce qui devrait être un pouvoir séparé en un outil technique donné au président élu pour faire ce qu’il veut. Les élections législatives de juin 2017 ont vu un taux d’abstention colossal de près de 60 % des inscrits. L’Assemblée nationale n’a donc plus aucune représentativité politique, sociologique, sociale économique digne de ce nom. Deux exemples qui démontrent l’inanité du système : les ouvriers et les salariés d’exécution des services sont autour de 40 % de la population active de notre pays ils ont… zéro représentant à l’Assemblée. Marine Le Pen candidate du Front National à la présidentielle de 2017 a recueilli au deuxième tour près de 11 millions des voix. Son parti dispose de… six députés, situation malsaine sur le plan démocratique. Alors certes, ce sont les abstentionnistes qui ont eu tort, comme les Français acceptant la forfaiture du référendum de 2005, élisant ensuite les artisans du forfait, et acceptant sans barguigner le coup d’état de mai 2017. Mais cette passivité, à laquelle ils semblent enfin avoir renoncé n’a pas donné à tous ces événements la moindre légitimité démocratique.

Une Assemblée nationale non représentative ce serait déjà grave, mais le problème c’est sa composition. Pour LREM, recrutés sur CV par Jean-Paul Delevoye (!) y voisinent commerçants faillis, aventuriers, opportunistes sans principe, incompétents notoires et parfaits ahuris dont la seule caractéristique est d’obéir au doigt et à l’œil aux gardes chiourmes nommés par Macron pour les surveiller. Et les punir si jamais ils renâclent.

 Ce parlement croupion humiliant pour la France, est fort utile à Emmanuel Macron qui l’a complètement enrégimenté. Il n’est que de voir comment sont fixés les ordres du jour, proposés des textes liberticides adoptés sans aucune discussion véritable pour mesurer l’ampleur du désastre. Et si jamais le Sénat qui n’a pourtant aucun pouvoir directement normatif s’avise de rechigner, en totale violation de la séparation des pouvoirs Macron lui-même suivi de ses aboyeurs crétins se permet de l’insulter.

Le constat est aujourd’hui sans appel, non seulement la France ne dispose plus d’un pouvoir législatif digne de ce nom, mais l’organe dévalué qui en tient lieu a été absorbé par le pouvoir exécutif.

Législatif et exécutif ne sont plus séparés dans notre pays.

Le ralliement à l’exécutif du pouvoir judiciaire

La question du « troisième pouvoir » se complique un peu en France dans la mesure où le « pouvoir judiciaire » le troisième de la trilogie de la séparation s’exerce chez nous au travers de quatre ordres de juridictions constitutionnel, judiciaire, administratif, financier. Coiffés chacune par une forme de Cour suprême. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

C’est le seul « ordre judiciaire » celui coiffé par la Cour de cassation qui est qualifié dans la Constitution « d’Autorité judiciaire ». Mais ce sont les quatre qui exercent chacun pour sa part la mission de contrôle global que l’on peut qualifier de « pouvoir judiciaire ». Qui est là justement pour assurer les équilibres voulus par le principe de séparation des pouvoirs. Et c’est le ralliement de ces quatre ordres de juridiction au macronisme qui pose désormais un problème considérable.

La terrible défaillance de la justice judiciaire

Celle-ci est malheureusement très documentée aujourd’hui. Pour des raisons sociologiques idéologiques, économiques et politiques, l’appareil judiciaire et la magistrature ont massivement rallié le pouvoir macroniste et se sont mis spontanément à son service. Même si on peut sentir quelques frémissements dans les juridictions d’appel depuis quelques semaines et espérer peut-être un certain ressaisissement, la confiance de l’opinion publique dans cette justice est tout simplement détruite. Et pour longtemps.

La mise au service d’Emmanuel Macron s’est faite de quatre façons :

•            l’instrumentalisation de la justice pénale à l’égard des opposants politiques, François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, et Gérard Collomb en savent quelque chose, on n’y reviendra pas.

•            La protection des amis du président soit carrément par des refus de poursuites, soit par une mansuétude grossière. D’Alexandre Benalla à Richard Ferrand, en passant par Muriel Pénicaud, Patrick Sztroda, Alexis Kohler, Ismael Emelien, Lionel Lavergne, François Bayrou, Isabelle Goulard, etc. etc.

•            Le pire de tout par la mise en œuvre sans aucun état dame d’une répression de masse sans précédent contre le mouvement social des gilets jaunes qui a vu se multiplier procédures et gardes à vue illégales, procédures de comparution directe abusives ayant abouti en un semestre à plus de 3000 condamnations et à plus de 1000 peines de prison ferme (!) Parfois complètement absurde. Cette violence judiciaire a été exécutée avec un zèle intraitable sans probablement avoir besoin d’être encouragé par le pouvoir en place.

•            Enfin l’autre catastrophe de cette violence policière totalement débridée et qui a complètement effaré les observateurs étrangers, et dont des centaines de vidéos témoignent de la violence. Ce dévoiement gravissime n’a pu être possible que parce que la justice judiciaire est l’organe qui doit contrôler l’usage du « monopole de la violence physique » par l’État n’a pas voulu remplir cette mission. Cette défaillance qui est aussi une honte essentiellement la responsabilité magistrats du parquet couvrant systématiquement les excès.

Le Conseil constitutionnel

Prévu par la Constitution de 1958 comme un organe chargé de vérifier la conformité avec la constitution des lois votées par le Parlement. Ce contrôle ne pouvait avoir lieu qu’avant leur promulgation, et ne pouvait être déclenché que par le président de la république, le président de l’Assemblée nationale ou le président du Sénat. Une réforme giscardienne avait élargi le pouvoir de saisine à 75 parlementaires. Une autre réforme absurde voulue par Nicolas Sarkozy permet désormais à tout citoyen de saisir le Conseil constitutionnel de recours contre les lois postérieurement à leur promulgation, faisant peser sur tout l’ordre juridique national un risque imprévisible. Depuis une trentaine d’années, le Conseil s’est malheureusement arrogé un pouvoir de contrôle très élargi sur la loi votée souverainement par les représentants du peuple français, et c’est ainsi qu’au travers d’une jurisprudence très abondante un pouvoir législatif parallèle s’est progressivement mis en place au prétexte d’une défense des principes constitutionnels. Le problème étant que la question n’est plus d’apprécier la conformité d’une loi avec les principes qui organisent la République dont la protection est l’objet même d’une Constitution mais de vérifier sa compatibilité avec une espèce de fourre-tout appelé « bloc de constitutionnalité » dans lequel on a fini par mettre tout et n’importe quoi. Le législateur français est donc sous tutelle d’un organisme dont composition est entre les mains du président de la république, du président de l’Assemblée nationale et du président du Sénat. La fin de la fausse alternance avec la fusion entre droite et gauche réalisée par Macron fait que le Conseil constitutionnel est politiquement très homogène, présidé par Laurent Fabius rejoint tout récemment par Alain Juppé remplaçant Lionel Jospin. Ils n’ont rien à refuser à Emmanuel Macron digne représentant de la caste de la haute fonction publique d’État à laquelle ils appartiennent tous les deux. On imagine le danger pour la souveraineté du peuple en cas de véritable alternance. Pour l’instant, Emmanuel Macron n’a rien à en craindre et peut tranquillement continuer à faire adopter en cadence des textes complètement liberticides sans que cela perturbe ceux que l’on appelle à tort des « sages ».

Le Conseil d’État

Particularité française, le conseil d’État coiffe l’ordre de juridiction chargée de juger et de contrôler la sphère publique. Les juridictions administratives contrôlent la régularité des actes de l’exécutif de l’État central et des collectivités locales. En appliquant le droit administratif français création en grande partie prétorienne, c’est-à-dire issu d’une jurisprudence interprétative abondante. Après avoir construit pendant près de deux siècles une certaine autonomie et ainsi conquis autorité et prestige, il semble malheureusement que le conseil d’État y ait désormais renoncé. Cette est institution massivement composée de représentants de la haute fonction publique d’État issu de l’ENA (comme Édouard Philippe par exemple), qui en général ont fait des allers-retours avec les cabinets ministériels en fonction de l’alternance. C’est pour cela que, soit dans l’institution, soit dans les cabinets gouvernementaux, ils ont été les fourriers de la confiscation de la souveraineté de la république au profit de l’Union Européenne. Le Conseil d’État a été un artisan de l’imposition à l’ordre juridique français de tous les dispositifs nécessaires à l’instauration du néolibéralisme, en transposant en droit interne les concepts du droit européen et notamment celui qui nous corsète aujourd’hui de « concurrence libre et non faussée ».

Mais ce qui est plus grave, on a vu depuis quelques années des décisions juridiquement très discutables comme autant de services aux pouvoirs en place.

Il y a eu le très surprenant renversement de jurisprudence pour permettre à Bertrand Delanoë de faire un cadeau de 160 millions d’euros de fonds publics avec la construction aux frais de la ville du stade Jean Bouin. Un arrêt rendu en urgence pour réformer en deux mois un très étrange arrêt rendu en deux mois pour valider la vente illégale de l’aéroport de Toulouse par Emmanuel Macron à un consortium chinois. Et tout aussi récemment le refus d’interdire l’usage du LBD. On s’en tiendra là car malheureusement, la liste pourrait être longue.

La Cour des Comptes

Cette juridiction particulière contrôle normalement les comptes de l’État et coiffe elle aussi un ordre de juridiction où les Chambres Régionales des Comptes ont les collectivités locales en charge. La soumission de cet organisme à la secte de l’Inspection Générale des Finances dont le repère est à Bercy est notoire en particulier depuis la présidence du socialiste Migaud nommé par Nicolas Sarkozy. Ses cibles sont en général celle que le pouvoir leur désigne. Et on peut lui faire confiance pour relayer toutes les obsessions sur les critères de Maastricht et sur le problème de la dette. En revanche quand il s’est agi de chiffrer la fraude fiscale, les collègues de François Hollande se sont dits incapables de le faire ! On s’en tiendra là, inutile de charger la barque de la caricature.

La question du quatrième pouvoir, celui de la presse

La presse est considérée depuis fort longtemps comme un contre-pouvoir dans une démocratie représentative. C’est la raison pour laquelle sa liberté et ses privilèges sont protégés. Cela explique aussi le statut qui fut mis en place la libération pour la faire échapper à l’emprise des grands pouvoirs économiques. Cette période est définitivement terminée. La grande presse française est entre les mains de neuf oligarques qui tiennent la presse écrite et audiovisuelle. Le rôle qu’ils ont joué à l’avènement d’Emmanuel Macron est suffisamment clair pour que personne ne puisse avoir de doute concernant leur soutien à Emmanuel Macron qui est directement leur représentant.

Toutes les études démontrent l’aversion et la défiance de l’opinion publique populaire pour cette presse, considérée comme aux ordres du pouvoir. Son attitude pendant la crise des gilets jaunes et au moment des luttes contre la réforme de la retraite n’a pas été susceptible leur faire changer d’avis.

Et comme au ralliement de tous les organes juridictionnels de contrôle s’est ajouté celui des plus importantes Autorités Administratives Indépendantes et en particulier du CSA chargé du contrôle de l’audiovisuel. Qui ne voit aucun inconvénient par exemple à ce qu’en violation de la loi, le service public refuse le pluralisme pour relayer servilement la propagande de l’exécutif.

Il n’y a plus en France de quatrième pouvoir digne de ce nom.

Conclusion

Cette description démontre que sous Emmanuel Macron, il n’existe plus en France de réelle séparation des pouvoirs et de mécanismes d’équilibres et de contrôles. Le dispositif nécessaire à une démocratie représentative le fonctionne plus. Il n’est donc n’est pas excessif de considérer que les trois, voire les quatre pouvoirs qui devraient être séparés ont fusionnés sous l’autorité et dans l’intérêt du chef de l’exécutif. Cette situation inouïe range la France dans la catégorie des pays où il n’y a pas de séparation des pouvoirs. La fusion du « bloc élitaire » concept avancé par Jérôme Sainte-Marie qui a été réalisé par Emmanuel Macron a mis fin à la « fausse alternance » de deux blocs droite et gauche qui se succédaient au pouvoir depuis 1980. Les deux épiciers concurrents, se fournissant au même grossiste selon l’heureuse formule de Philippe Séguin permettaient cependant, un certain équilibre et cahin-caha, préservait un peu la séparation des pouvoirs.

C’est terminé.

Or que nous dit l’article 16 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :

« Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».

Par conséquent, le cadre juridique et institutionnel dans lequel Emmanuel Macron exerce son pouvoir n’est plus constitutionnel. C’est la condition de légalité constitutionnelle nécessaire à sa LÉGITIMITÉ qui manque cette fois. En conséquence, à cause cette façon de gouverner et du régime qu’il a mis en place, il ne dispose pas non plus de la reconnaissance sociale nécessaire à la légitimité.

Par son arrivée au pouvoir illégal et l’exercice de celui-ci qui l’est tout autant, Monsieur Macron est doublement illégitime à occuper la charge de président de la république française. Il nous a imprudemment proposé sa définition de la dictature : « Une dictature, c’est un régime ou une personne ou un clan qui décide des lois. » Désolé Monsieur Macron, mais c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en France. Les Français ne pensent peut-être pas vivre dans une dictature mais ils savent désormais leur président illégitime et ne l’acceptent plus.

Ils aspirent à retrouver leur démocratie représentative républicaine.

Et pour cela il est nécessaire qu’Emmanuel Macron et sa bande s’en aille.

Régis de Castelnau

69 Comments

  1. En tant que citoyen et journaliste, je suis choqué que vous accordiez du crédit à ce slogan de la presse « quatrième pouvoir ». Sa seule légitimité est celle qu’on lui accorde. Elle ignore le tirage au sort et les élections. Existe-t-il d’autres corporations qui aient la même prétention ?

    • Il s’agit bien d’un quatrième pouvoir qui a pour pouvoir d’influencer les citoyens avant un vote. Celui-ci les messages de l’exécutif et reste silencieux sur les sujets qui dérangent ledit exécutif. Je ne vois pas d’autres corporations ayant un pouvoir aussi étendu pour ce qui concerne la gouvernance du pays.

      • Le 4ème pouvoir, si on le circonscrit à la seul presse écrite, est surtout financé par l’argent public.
        Donc imaginer une seule seconde que la presse puisse morde la main qui l’abreuve, est un défit au bon sens.
        Quant aux mainstreams, c’est encore pire, soit aux mains d’oligarques proches du pouvoir (chaines d’infos continues), soit appartenant au service public, donc également rémunérés par l’argent public.

        • Où avez-vous vu que la presse écrite est « surtout financée par l’argent public »?

          • Subventionnée par l’Etat, si vous préférez.
            Le « surtout » est certainement excessif, je vous l’accorde.
            M’enfin, ca reste substantiel, c’est le principal.

          • libé de drahi (BFM, sfr…) est le journal privé le + subventionné par nos impôts 6millions./an,

          • J’ai les chiffres de 2016 :

            Aujourd’hui en France
            Montant de l’aide : 7 910 874
            Aide par exemplaire : 0,167
            Libération
            Montant de l’aide : 6 376 144
            Aide par exemplaire : 0,269
            Ouest France
            Montant de l’aide : 5 787 718
            Aide par exemplaire : 0,025
            Le Figaro
            Montant de l’aide : 5 778 283
            Aide par exemplaire : 0,059
            Le Monde
            Montant de l’aide : 5 088 915 euros
            Aide par exemplaire : 0,057
            La Croix
            Montant de l’aide : 4 340 722
            Aide par exemplaire : 0,143
            L’Humanité
            Montant de l’aide : 3 689 447
            Aide par exemplaire : 0,384
            Le Dauphiné Libéré
            Montant de l’aide : 1 469 161
            Aide par exemplaire : 0,018
            Marianne
            Montant de l’aide : 1 454 647
            Aide par exemplaire : 0,188
            Presse Ocean
            Montant de l’aide : 1 344 436
            Aide par exemplaire : 0,131
            Le Journal du Dimanche
            Montant de l’aide : 1 332 356
            Aide par exemplaire : 0,151
            La dépêche du Midi
            Montant de l’aide : 1 290 114
            Aide par exemplaire : 0,024
            L’Equipe
            Montant de l’aide : 1 248 368
            Aide par exemplaire : 0,015
            Le Parisien
            Montant de l’aide : 1 200 389
            Aide par exemplaire : 0,017
            Le Télégramme
            Montant de l’aide : 1 189 901
            Aide par exemplaire : 0,017

    • Non, dès sa candidature nous savions qu’il ne fallait pas ce pantin en lice. Il était évident que cet être est rempli de haine, pour avoir eu des comportements aussi haineux et méprisants envers la France et les Français en les insultant clairement à chaque occasion d’un voyage à l’étranger. Il a continué depuis + de 2 ans.
      Comme l’écris Barbara LEFEBVRE dans Valeurs Actuelles du 9 janvier 2020 (que je vous recommande tant elle illustre topiquement ses propos lucides): « MACRON ou le vide : angoissante perspective ». Au-delà de sa démonstration, je viens vous livrer la mienne.
      Elu avec 24% sur son nom sur 47% des inscrits qui se sont déplacés au 2d tour, ce n’est pas un vote représentant la majorité des français.
      Tant de promesses qui n’engagent que les imbéciles qui les croient, de concessions opaques, de compromis douteux, d’arrangements fumeux et en plus abdiquer tout amour-propre et toute dignité.
      L’ambigüité de son élection se transforme en spéculations politiciennes et en ambitions démesurées; il est devenu orgueilleux, arrogant, méprisant, suffisant aux ordres de puissances financières qui ont misées sur le « mannequin ».
      Nous avons donc à l’Élysée, en cet an 2019 de l’ère chrétienne, un individu qui se prend pour Dieu. Le mensonge, la dissimulation et la manipulation sont des traits permanents du caractère infantile de la personnalité du citoyen Manu.
      Manu n’aime pas la France et n’aime pas l’armée et a exprimé son manque de respect au général de Villiers en lui rappelant sèchement « Je suis votre chef », comme si ce militaire ne le savait pas…
      Manu n’est pourtant qu’un avorton et un gosse mal élevé devant le général de Villiers dont la carrière au service de la France devrait faire rougir de honte le petit teigneux minable de l’Élysée.
      Ayant échappé au service militaire, on peut également déplorer que le personnage ait manqué cette excellente occasion d’être instruit sur les valeurs de l’ordre, de la discipline et le respect des anciens.
      Tout le monde a d’ailleurs pu observer son regard vide et inexpressif, proche du regard d’un drogué ou d’un dément…
      https://www.youtube.com/watch?v=NNDgsw39m9s
      Depuis 2017, les français souffrent plus que jamais du laxisme depuis 40ans de politique sans foi ; et de tous bords. Nous payons les espoirs fondés sur les votes consciencieusement apportés et toujours déçus. Là, ça va trop loin.
      Maître, que faire pour éviter la perspective angoissante des 2 années à venir ?

    • Bonjour Maître, votre commentaire est d’une concision lumineuse. Il dépeint rigoureusement le gouffre dans lequel nous nous débattons désespérément et la conclusion excellente ne nous permet pas d’envisager un départ pourtant nécessaire de ce Judas. Nous sommes pléthore à réclamer son « empêchement ». Nous savons que ce volet n’existe dans notre Constitution que s’il est réclamé par le Conseil Constitutionnel, saisi par le GVT.
      Bien évidemment nous vivons aujourd’hui une mascarade… Il faut le démettre. Le
      Gl DE GAULLE n’a pas prévu ni imaginé qu’on aurait au sommet de l’Etat, un malade élu par une minorité de français gaucho-inconséquents et « prostitués » de la finance mondialiste…
      Maître, que pouvons nous faire? Il y a quand même quelques personnes dignes au sein de la sphère politique qui s’impliquerait dans la restauration de notre France. Si cet individu reste encore 2 années, nous serons devenu une annexe d' »Oceania ».

  2. SANS DOUTE FAUDRAIT-IL QUE MACRON ET SA BANDE S’EN AILLENT, MAIS CELA NE CHANGERA RIEN SI ON NE VIRE PAS AUSSI LEURS COMMANDITAIRES DONT PAS MAL DE PATRON DE PRESSE ET DE MÉDIA, MAIS PAS QUE…

    • Le système est en train de réactiver la bi-polarité droite-gauche pour 2022, ce qui signifie que Macron est probablement déjà considéré comme grillé.

      Il a fait le job commandé par ses sponsors, il a réformé.

      Il retournera dans le privé en tant que VRP de luxe de la finance et les médias tourneront la page du « ni-ni » ou du « en même temps », un one shot dans le contexte particulier de 2017.

  3. Faisant suite à vos chroniques des multiples stations d’un déplorable parcours d’aliénation des droits démocratiques et des garanties de souveraineté que représentait l’appareil d’Etat dans ses cadres de droit, aussi minutieusement argumentées que percutantes par leur profondeur et leur cohérence, vous apportez avec ces deux derniers articles, Maître, une sorte de bilan général de cette confiscation. Vous nous en avez décrit les ressorts : une pensée dominante empruntant à un succédané de culture de gauche un argumentaire destiné à paralyser toute critique au moyen d’un bouclier de « correction politique progressiste », afin d’accompagner la marche forcée d’un démantèlement de l’Etat social, de l’Etat acteur et de l’Etat de droit, en conformité avec la version la plus radicale de l’idéologie de la « concurrence libre et non faussée (voire) » qui hélas semble demeurer, jusqu’à preuve du contraire, le seul contenu du projet européen, tous ses volets culturels, volontaristes et solidaristes étant tombés en lambeaux avant de disparaître. Vous nous en décrivez le dispositif personnel : une majorité de rencontre, caporalisée par un discours qui ne recule jamais devant l’impudence et ne s’embarrasse d’aucune exigence d’argumentation sérieuse. Vous retracez les circonstances de cette prise de pouvoir, où les dernières apparences d’un sens de l’Etat et des principes politiques de la tradition démocratique sont réduits en miette, rongés par des argumentations relativistes relayées par une certaine partie de la presse, et en tout état de cause assénés avec aplomb par les porte-paroles de cette majorité. Cette analyse si précise est indispensable. Elle nous laisse devant une interrogation colossale: l’Etat rongé de toutes part, les institutions discréditées, le système partisan à la dérive, le personnel politique responsable en voie de disparition et, surtout, de dispersion, quelle alternative ceux qui refusent cette marche à ce qu’il faut hélas appeler un abîme peuvent-ils concevoir, alors qu’on se trouve comme plongé dans un logiciel où tout est pensé à la place des sujets?

    • Cher Confrère, en réponse à vos deux articles très intéressants au demeurant, je ne vois qu’une solution simple pour éviter tout problème de légitimation du pouvoir: le vote obligatoire tel qu il existe dans d’autres pays. Cela aura le mérite de nous épargner les lamentations des perdants. Mais qui aura – en France – le courage politique de proposer ce moyen synonyme de sa future défaite? Vbd

      • Si vous me forcer à voter je voterai pour ne pas payer un PV de plus mais je voterai quoi?
        Blanc ou nul? Cela changera quoi?
        Forcer à boire un âne qui ne veut pas boire ne le fera pas boire; l’âne en fait celui qui veut le faire boire!
        Les dictons populaires ont parfois (un peu) de bon sens à la différence des ânes (dont ceux de l’ENA).

      • Avant d’imaginer le vote obligatoire, synonyme de privation supplémentaire dans les libertés citoyennes, il faudrait déjà rétablir la proportionnelle.
        Or sous prétexte que cette dernière rendrait plus difficile les réformes, ce qui n’est pas l’explication officieuse, on se retrouve avec une AN de godillots aux ordres, une cour, caractéristique d’une monarchie parlementaire.

        A ce que compte-là, autant assumer les imperfections de la copie et revenir à l’original, à la monarchie absolue de droit divin.

        D’ailleurs à bien y réfléchir, pour remettre la France a l’endroit, un homme providentiel de la trempe d’un Armand Jean du Plessis de Richelieu serait salvateur.

        Histoire de nettoyer les écuries d’Augias et virer les roitelets Républicains sous influences supra-nationales.

  4. Bonsoir Régis, bonsoir aux lectrices et lecteurs de votre blog

    Pour compléter votre excellent article , deux observations couplées , imbriquées
    Emmanuel MACRON est l’avatâra de Dieu Janus Visage de jeune rempli d’Esprit……… Vieux
    Innovateur d’un gouvernement -prise de contrôle avec mise minimale,

    Minoritaire comme dans le monde des affaires , raid sur une entreprise avec du cash pour obtenir la minorité de blocage , prise de contrôle….une sorte d’OpA inamicale sur le système politique. Puis , on vire l’ancien Monde et on verrouille !
    La manipulation a été rendue possible par le Traité de Lisbonne de 2008 ratifié par l’Assemblée Nationale http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/ratification_traite_lisbonne.asp
    https://www.ladepeche.fr/article/2008/02/04/431513-traite-lisbonne-decouvrez-comment-ont-vote-depute-senateur.html
    qui rend légitime la ” nouvelle Europe“ affairiste que le peuple français avait refusé par référendum à 55% de non à la Constitution Giscard (l’ancêtre de Macron) …. A quoi bon aller voter ?

    Depuis le Ps embourgeoisé ( Valls Ministre de l’intérieur et 1erministre avec 5% des voix à la Primaire de 2012) ……L’ Umps enfant caché a été légitimé par En Marche devenu Lrem
    La classe Politique est au service du bloc bourgeois et des grand intérêts par nature internationaux et non plus hexagonaux , le Populaire n’ayant plus de représentant ne se déplace plus ou se reporte sur le RN qui comme le général Boulanger, LE RPF sous la 4ème République par le mécanisme des apparentements et de la dite 3ème force ne pourra jamais dans le régime de la 5ème arriver au Pouvoir
    Conséquence, Abstention de plus en plus nourrie. Désormais en France , le vote en droit reste universel Dans les faits il est devenu censitaire. Quant il y a de cens ou du sens , voici le règne de l’entre-soi !!!
    Et pour le populaire….la Rue !!!
    E Macron n’est pas plus ‘’ mauvais ‘’ que d’autres intriguant au service d’intérêts supranationaux , il est juste un peu plus entreprenant, uranien et lucide ! Valls par exemple aurait fait de même. Sans doute , pire ! Ed Philippe ave le meilleur de la Chiraquie aurait mené la même politique que 1er Ministre de Macron .

    Le Président de la République est né est au Solstice d’hiver dans l’année du Serpent de feu . Ces natifs sont Personnages rusés, joueurs, intelligents. Ainsi par exemple le coach star multilingue Villas- Boas .
    Faites vos jeux, rien ne va plus ! Tout ne sera jamais finalement fini pour eux. Tronçonnés, leurs magies : savoir régénérer la bête. Condition cependant, la tête ne doit pas être sectionnée Alcibiade revient à Athènes par deux fois à l’issue de l’Ostracisme prononcé à son encontre. Emmanuel appartient à la race des grands Politiques, ne jamais enterrer Macron….Définitivement ! Sauf si de lui-même, le voici participer à construire la situation de sa propre perte….. En même temps.

    https://www.youtube.com/watch?v=Kvm4oTVzK-A

    Quelle idée de voter pour un banquier ? La France est une belle fille naïve et généreuse

    Belle semaine 5
    Salutations républicaines
    C

  5. Votre billet est excellent car il décrit à merveille les dérives de notre constitution mais, il y a souvent voire toujours un mais, plus de 2 ans pour s’apercevoir de la nocivité de ce dont Macron a hérité et continue de mettre en place, vulgairement je dirai: il en faut une couche!

  6. Cher Maitre,
    Ayant activement contribue a la tres large victoire de Fillon aux primaires puis a une aussi large victoire de Fillon dans les communes dont j etais responsable au 1er tour de la presidentielle j ai ete scandalise par la magouille organisee pour son elimination. au deuxieme tour.Magouille politique anti consyitutionnelle mais aussi magouille mediatique ou toute la presse francaise s est deshonoree par sa servilite vis a vis du pouvoir .Seule la suppression du CSA et une privatisation totale des merdias pourra lui rendre sa dignite perfiue.
    Salutations

  7. La lecture de ce deuxième volet sur la souveraineté de Sa Osetouté le Président de la République confirme combien les débats sur les formes institutionnelles sont efficaces pour éviter toute question de fond. On peut toujours, certes, s’affliger de l’absence de fait d’une réelle séparation des pouvoirs, mais ce qu’elle ait de tragique, en réalité, c’est que ce pouvoir (ou ces pouvoirs) ressemble(nt) à un canard sans tête.

    Quelle autre finalité assignons-nous à la collectivité que celle de l’accroissement des capitaux financiers ? cet accroissement qui n’est rien d’autre qu’une abstraction, et dont le succès dépende de l’habileté des uns et des autres à gagner un surplus sur la valeur réelle de ce que l’on vende, c’est le problème. On se retrouve du coup à mesurer et à comparer entre eux des systèmes et des fonctionnements qui, concrètement, sont tous des systèmes d’arnaque ! La « protection sociale » c’était, jusqu’ici, simplement un moyen de nous protéger des excès de ce système. Mais à présent que le dit système est en vigueur partout sur la planète, au point où les populations qui pouvaient encore parvenir à survivre sans devoir y avoir recours ne le puissent plus, il considère très logiquement qu’il n’y ait plus lieu que quiconque lui échappe.

    On a là la raison cohérente qui associe l’arrogance de Sa Osetouté, le caractère rationnel de la liquidation des droits sociaux qu’elle affirme, par un raisonnement tout rutilant de « modernité » et qui édicte que toutes et tous nous ne devions non plus seulement nous soumettre aux exigences de la croissance, mais bel et bien sacrifier toutes nos vies pour elle. Il est là, le totalitarisme d’aujourd’hui. La Macronie, ses commanditaires, ses serviles affidés et toutes les gesticulations médiatiques et institutionnelles en sont juste le décor. Que nous soyons ainsi, en tant qu’espèce humaine, entrain de nous auto-dévorer, par simple croyance d’y pouvoir trouver un avantage, n’est plus du tout du même ordre que celui des constats de Marx par exemple, suivant lesquels, pour simplifier, le capitalisme était mauvais parce qu’il se construisait sur l’exploitation éhontée de la classe ouvrière.

    Nous vivons aujourd’hui sous le régime du capitalisme absolu. Ce n’est plus seulement la classe ouvrière qui doive le servir mais bel et bien toute l’humanité. Cela fait une sacrée différence, non ? Il n’est donc pas étonnant d’y voir émerger des « bourgeois de droit divin », des Hollande ou Macron en étant de parfait exemples. Il n’est pas étonnant non plus que tout ce qui s’y imagine en terme d’avenir et de possibles se décline sans en tenir compte ; l’éléphant est trop près de nous pour qu’on le voie ; mais il est là ! C’est encore manifeste dans les commentaires qu’on lise ici.
    L’ancien monde c’est celui où il existait encore des échappatoires comme par exemple ici, aller planter ses choux à Saint-Cucufa…ou imaginer pouvoir ériger un régime local protégeant le peuple sans s’exposer à la puissance de nuisance des USA.

    L’Union Européenne c’est, comme les USA, la voix de l’orthodoxie de cette pure logique d’auto-canibalisme. Face à quoi il reviendrait à voir des poneys ou des bisounours partout que considérer que de simples changements de casting et quelques redressements des institutions nous suffisent pour échapper à notre destruction. Le paradoxe amusant par contre, c’est que dans ces circonstances, être le plus enragé des collectivistes ou le plus modéré des sociaux-libéraux ou des socio-démocrates revienne exactement au même : face à l’exigence de l’hydre absolue du profit tout obstacle est désormais l’ennemi et qui peut s’attendre à être détruit, sans état d’âme et sans merci.

    Il y a aussi un élément frappant en France, quelque chose de folklorique et de « couleur locale » : cela se retrouve dans le fait que le plus riche de nos milliardaires nationaux fasse commerce de produits de luxe et donc de futilités, à une clientèle qui par définition puisse se le permettre. En la circonstance cela montre bien qu’il soit possible de s’enrichir sans s’inquiéter du pouvoir d’achat d’une bonne partie de la population. Cela montre aussi, incidemment, au travers des héritages de la maison Louis Vuitton, comment la descendance bourgeoise et populaire de la collaboration avec les nazis se retrouve aujourd’hui en complète harmonie dans la défense armée et mutilante d’un régime d’absolue corruption. Bon Dieu quel beau pays 😉

    • « Il n’est donc pas étonnant d’y voir émerger des « bourgeois de droit divin »,  »

      De quels droits divins se réclament-ils ? De quelle Eglise ?
      A part Mammon et celle de la laïcité, je ne vois pas.

      Je note la persistance d’une lecture Marxiste de la situation.
      Je n’ai rien contre, dans une approche phénoménologique et généalogique du Capitalisme, ici mondialisé.
      Cela étant dit, si la lutte des classes existe toujours, elle est occultée voire remplacée par les luttes sociétales progressistes pour un résultat que même Marx n’avait pas prévu : Une prolétarisation généralisée des unités humaines de productions au service de la société marchande pilotée par une oligarchie libérale-libertaire mondialisée.

      Si cette dernière peut être catégorisée comme étant une néo-bourgeoisie, elle n’a plus rien à voir à celle qui exploitait le sujet marchand du temps de Marx.
      Nous sommes, aujourd’hui, dans le spectacle intégré de Debord, le Capital n’est plus la seule aliénation du peuple, le salariat l’est tout autant, nous sommes dans un néo esclavagisme qui ne dit pas son nom.

      « Cela montre aussi, incidemment, au travers des héritages de la maison Louis Vuitton, comment la descendance bourgeoise et populaire de la collaboration avec les nazis se retrouve aujourd’hui en complète harmonie dans la défense armée et mutilante d’un régime d’absolue corruption.  »

      Aucune surprise, elle a toujours été fascinée par l’ordre et l’autorité.
      C’est elle qui a rejoint Hitler post krach de 29, en plein pogroms à l’Est, en pleine guerre civile entre des factions d’extrême droite et d’extrême gauche, par peur du déclassement et du Bolchévisme.
      Hitler prend le pouvoir par la jonction des élites avec le peuple alors qu’il avait plutôt théorisé sa doctrine par rapport au déclassement des classes moyennes, sa pression subie de l’usure et sa peur du melting-pot.

      • Pour précision je parle de « bourgeoisie de droit divin » pour considérer que l’économie financière ait, de nos jours, acquis un statut équivalent à celui d’une religion, pour ses prélats des banques et des conseils d’entreprise comme pour le commun ; elle relève dans l’idéologie dominante, d’une immanence qui dans les faits transcende le naturel ; c’est ce qui explique qu’aux moyens de subsistance se substitue le « pouvoir d’achat », le « salaire’, les « dividendes », que tout s’y soumette comme l’effrayante trinité du « développement durable » et que, plus globalement, ni les ponctions sur les ressources naturelles n’apparaissent au débit dans leur comptabilité collective (cf. Herman Daly), ni même que les considérables pertes financières comptables des crises boursières ou les montants faramineux des déficits publics ne fassent douter le moins du monde les croyants fervents de l’honnêteté de tout l’appareil.

        L’économie financière est une religion car comme les autres, elle n’est qu’une représentation abstraite fondée sur des projections complètement imaginaires. La différence avec Marx c’est ce nouveau statut où le spéculatif est déterminé par une caste de fanatiques qui décide de tout : nucléarisme, urbanisation, industrialisation inutilitaire massive, expliquant que même la rationalité marxiste ne suffise plus à la circonscrire, précisément parce que l’économie n’ait plus rien de commun avec le réel.

        De manière plus inquiétante dirais-je, ce n’est plus que son caractère de croyance superstitieuse qui explique que cette machine là ne se soit pas encore effondré. Mais on y vient, et à relativement court terme. Que peut être le politique aujourd’hui sinon se préparer à cela?

        • Oui, nous disons peu ou prou la même chose, une sorte de caste qui s’apparenterait à un clergé d’une religion matérialiste donc la théosophie serait l’universalisme.
          Une secte qui est en passe de réussir le tour de magie de substituer les besoins primaires, tels qu’ils sont définis par la pyramide de Maslow, par un dogme consumériste reposant sur le pouvoir d’achat consubstantiel au besoin de croissance, à n’importe quel prix, d’ou la spéculation généralisée.

          Mais cette secte, cette néo-bourgeoisie qui n’a plus rien à voir avec celle de Marx, possède des desseins autres que de se contenter de Mammon ou du culte des veaux d’or.
          C’est sur ce point que les consciences doivent s’éveiller.

          Le néo-libéralisme n’est qu’un moyen pour atteindre un objectif messianique mondial, en ce sens, il cache le caractère profondément religieux de son entreprise, par le culte de l’homme laïc dans le progressisme déstructurant et surtout antagoniste au nouveau Testament et au Coran.

          En effet, les adorateurs de Mammon, ce sont les marchands du Temple et Baphomet a remplacé depuis belle lurette le culte de Marie.

  8. Cher Maître,
    il faut tirer toutes les conséquences de l´illégalité du pouvoir éxécutif actuel en France que vous dénoncez à juste titre.
    Il me semble que la premiére est une action légale devant le Conseil Constitutionnel en vue de la destitution de ce président bidon.
    Qu´en pensez-vous ?
    en cas de blocage au Conseil Constitutionnel il me semble qu´une action au niveau du Tribunal Pénal International s´impose.
    Salutations.

  9. Retour officiel du sacrifice

    Regrettant que l’assassin de Sarah Halimi ne soit pas jugé, M. Macron a dit récemment, dans l’avion qui le ramenait d’Israël : « Dans sa part sacramentelle, [le procès] est indispensable pour faire son deuil, pour parachever l’exercice de vérité. »
    Un tel propos présidentiel officialise le retour du sacrifice, c’est-à-dire de la superstition et de l’irrationalité, dans l’administration de la justice. Quelle régression ! Est-ce là le monde nouveau promis ?!…
    « Dans sa part sacramentelle » : c’est dit en toutes lettres.
    Sous un vernis de civilisation et de raison, le sacrifice et la violence ne sont jamais bien loin, on le sait bien, ce n’est pas nouveau, on fait avec, mais que le premier magistrat de France se fasse l’avocat d’un tel déni de raison laisse abasourdi…

    • Pas compris le sens de votre intervention.
      Macron a t-il dit « Dans sa part sacramentelle » ou « Dans sa part sacrificielle ? »

      • Il a dit « sacramentelle ». Dans sacramentelle il y a sacrement et dans sacrement il y a sacré.

  10. Depuis la démission du Général De Gaule, nos élites aux pouvoirs n’ont cessé de détruire notre constitution et la République. La démocratie représentative est morte. Il faut comprendre qu’il faut non seulement virer les dictateurs, tous ceux qui se considèrent de droits divins et ce, quelles que soient leurs origines, mais surtout rénover notre constitution et nos institutions complètement. Certes, les quatre pouvoirs doivent être indépendants les uns des autres, mais ils doivent être tous dépendants du peuple. C’est l’écueil majeur qui a permis à tous les pouvoirs d’agir en électrons libres et de transformer la république démocratique gaullienne en dictature macronienne. Il n’est point question ici d’ultra libéralisme, de luttes des classes, ni même d’Union Européenne, mais bien de rendre la démocratie à la France et aux français. Le peuple n’a aucun contrôle, ni aucun choix dans une démocratie uniquement représentative. Il nous faut une nouvelle classe politique et judiciaire, capable d’emmener la France vers une démocratie digne du 21 eme siècle, partagée entre la voix directe et la voix représentative. Merci à Monsieur Régis de Castelnau pour sa démonstration rigoureuse qui donne de l’espoir quant à la vigilance des valeurs démocratiques encore vivantes en France.

    • « Il n’est point question ici d’ultra libéralisme, de luttes des classes, ni même d’Union Européenne, mais bien de rendre la démocratie à la France et aux français. »

      Vous ne pourrez pas retransférer au peuple son destin , sans opposer une doctrine au néo-libéralisme.
      La démocratie est une belle idée sans la perversion du marché.
      Une fois la notion libérale dans le fruit, le transfert de la souveraineté du peuple à des sachants pour gouverner, comme en République, implique une très haute opinion de ce que devrait être l’Homme.

      Caton l’Ancien, par exemple, avait une vision éthérée de la République.

      Or ceux qui nous gouvernent, pour simplifier et pour coller à votre temporalité, depuis post De Gaulle donc, n’ont plus rien à voir avec cette vision noble de la gouvernance d’une Démocratie.
      Ils sont au service de la logique du marché et de la société marchande, le peuple n’est plus qu’une opinion publique à manipuler pour avoir son consentement quant à assurer le développement de Mammon.

      En vérité, ce tropisme est bien plus ancien à De Gaulle mais se cachait encore dans la transition historique de la domination impérialiste de la City à celle de Wall Street.

      Aujourd’hui, il se révèle au grand jour, sans fard et surtout de manière brutale et violente, comme l’est la mondialisation.

  11. La seule manière de renverser ce pouvoir et ce système, c’est dans un premier temps d’en passer par le vote. On ne doit plus voter pour des appareils ou des hommes MAIS pour un programme. Pour ma part, j’ai adhéré à celui de la France Insoumise qui coche toutes les cases au niveau des exigences démocratiques, sociales, et écologiques, à commencer par la volonté de faire advenir une assemblée constituante. Seule manière d’envisager un changement pour un contrôle citoyen (essentiel) de nos institutions.

    • Mélenchon est un agent systémique dont le rôle principal sur l’échiquier politique, est d’empêcher la jonction des populismes (quel vilain mot !) de droite et de gauche, danger mortel pour la République affairiste.

      Les seules cases qu’il coche, c’est celles de l’establishment : Ancien Sénateur PS, Ancien grand maître au GODF…

      Son positionnement politique : l’Europe des nations, souverainisme alter mondialiste et l’immigrationnisme sous couvert d’humanisme.
      Très récemment, il a sauté dans la wagon de l’écologisme, une création des mondialistes, puisque le GIEC est une trouvaille du duo Reagan-Thatcher sous l’égide ONUsien, pour sortir de l’étiquette d’Islamophile qui commence à lui porter préjudice.

      Mélenchon qui, lors des dernière présidentielles, a affirmé ne pas donner de consignes alors qu’officieusement, c’était au mieux, abstention ou blanc, au pire Macron.
      Pour un type qui se veut anti Europe Fédéral et altermondialiste, c’est quand même un sacré aveu.

      Voter, c’est cautionner la pérennité du système en place, ce n’est pas plus compliqué que cela.
      Car en réalité, à part l’opposition contrôlée que constitue le RN, il n’existe pas d’alternative politique à Macron.

    • « Vous ne pourrez pas retransférer au peuple son destin , sans opposer une doctrine au néo-libéralisme.
      La démocratie est une belle idée sans la perversion du marché.
      Une fois la notion libérale dans le fruit, le transfert de la souveraineté du peuple à des sachants pour gouverner, comme en République, implique une très haute opinion de ce que devrait être l’Homme. »
      J’avoue que cette affirmation est un non sens. Pourquoi une fois le destin transférer, la seule option que le peuple aurait entre ses mains serait l’ultralibéralisme ? L’histoire a montré que non. Par ailleurs, vous semblez ne voir qu’une seule déclinaison de la démocratie. Comme beaucoup d’intellectuels vous êtes bloqué dans un carcan idéologique de la démocratie représentative héritée de la révolution.
      Le peuple dans la rue aujourd’hui nous montre la voie. Il considère toujours que la République doit être sociale et laïque Elle n’aurait jamais du être libérale. C’est encore une trahison des élites européistes et mondialistes uniquement préoccupée par le pouvoir et l’argent. On peut concevoir que la cupidité et l’avidité de pouvoir soient des moteurs de l’économie, mais cela a besoin d’être contrôlé. L’économie ne peut pas être uniquement libérale. Car tout le monde le sait aujourd’hui, le libéralisme économique est synonyme de destruction de la planète et des peuples.
      Aujourd’hui la conscience populaire est réveillée, et les gilets jaunes en sont un exemple. Bien sur les gilets jaunes ne sont pas pour la plupart des intellectuels mais ils ont conscience qu’il ne faut plus jamais laisser la gouvernance de la République à une élite quelle qu’elle soit. Ils ne sont pas les seuls à avoir compris que notre constitution contenait l’article de la trahison. ART 89 qui donne le pouvoir au congrès de changer la constitution sans l’aval du peuple.
      Oui, la Démocratie est une belle idée que certains chercheront toujours à pervertir, pour les mêmes raisons que j’ai cité précédemment. Ce n’est pas une raison suffisante pour ne pas vouloir le meilleur pour notre pays. D’ailleurs, nous devrions remercier Macron et son gouvernement, car c’est grâce à ses frasques, à son mépris des français, à ses manquements graves à la constitution, à la corruption des élus, et face à lui, l’inaction des représentants dits de l’opposition, que l’évidence nous saute aux yeux : Une Démocratie non contrôlée par le peuple n’est pas une démocratie.
      Nous sommes aujourd’hui en dictature, parce qu’aucun des quatre pouvoirs n’est contrôlé par le peuple. Les Medias se gavent avec l’argent public, mais ce n’est pas le peuple qui décide directement de l’attribution des budgets. La Justice n’est pas la justice de la République. C’est l’état de Droit, la Justice des juges. Electron libre qui a pris le parti de l’exécutif parce qu’il n’a pas d’autre choix car ce n’est pas la justice du peuple. En fait, c’est l’équivalent de la Charia pour l’ISLAM. Une justice hors sol, presque de droit divin. Elle n’a aucun lien avec la démocratie. Quant aux élections présidentielles et législatives, elles seront toujours négligées par les français tant que nous seront gouvernés par l’étranger. Tant que nous restons dans l’UE, même le choix d’une nouvelle démocratie comprenant le RIC en toutes matières nous est impossible dans le cadre de la dictature européenne.
      La démocratie partagée entre la voix directe et le mode représentatif est le seul choix valable pour une France du 21 eme siècle. Les nouvelles technologies de l’information, les réseaux sociaux, l’intelligence artificielle ont un impact énorme sur notre quotidien et encore plus sur notre futur. Une démocratie moderne ne peut plus négliger ces modes d’informations et d’interactions avec le peuple.

      • « J’avoue que cette affirmation est un non sens. Pourquoi une fois le destin transférer, la seule option que le peuple aurait entre ses mains serait l’ultralibéralisme ? »

        Je dis exactement le contraire :
        « Vous ne pourrez pas retransférer au peuple son destin, sans opposer une doctrine au néo-libéralisme. »

        « Par ailleurs, vous semblez ne voir qu’une seule déclinaison de la démocratie. Comme beaucoup d’intellectuels vous êtes bloqué dans un carcan idéologique de la démocratie représentative héritée de la révolution. »

        J’accepte les critiques, parce que mon égo n’est pas surdimensionné et que j’en contrôle ses éventuelles appétences inflationnistes.
        Cela étant dit, si je peux pardonner un contre sens, je ne peux vous laisser penser à ma place.
        La démocratie est une (belle) idée formalisée comme suit : ‘Le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
        La démocratie représentative n’est donc pas strictement égale à la démocratie.
        C’est un système politique, comme l’est la République.
        Et il en existe d’autres.
        Dès le départ, je fais bien le distinguo entre démocratie et ses déclinaisons de gouvernance ou d’administration.

        « Le peuple dans la rue aujourd’hui nous montre la voie. Il considère toujours que la République doit être sociale et laïque Elle n’aurait jamais du être libérale. »

        Quelles sont vos sources pour accréditer cette affirmation ?
        C’est plus compliqué que cela, je crois.
        Le peuple, enfin une partie et dans cette dernière, une poignée, commence à comprendre les manipulations conceptuelles de la laïcité servant au clivage pour mieux les administrer et les dominer.
        Quant à son prétendue alter-libéralisme, ce n’est pas prouvé.
        Pour beaucoup, libéral égal travaille égal capitalisme égal gagner de l’argent égal consommer égal se faire plaisir.
        Je ne suis pas certain qu’il veuille tourner le dos à cette doctrine, d’autant plus que le communisme est mort, tué par l’alliance du libéralisme avec le progressisme.

        En revanche, je peux vous rejoindre sur la notion de trahison, la trahison d’un libéralisme raisonné vers du spéculatif mondialisé, hors de contrôle, sauf par ses architectes.
        C’est lui qui est responsable de la destruction de la planète et des peuples.
        Les gilets jaunes, puisque vous les citer, ont eu originellement une revendication de classe, quoi qu’on puisse en penser et liée à une entrave consumériste, le prix du carburant.

        Il ne faudrait pas l’oublier et vouloir les draper, de force, d’oripeaux qu’ils ne réclameraient pas.

        Ensuite, je vous trouve très précautionneux avec cette République.
        Vous accréditer la thèse d’une captation des ses idéaux, alors que c’est l’hypertrophie même de ces derniers qui est responsable de l’effondrement démocratique.
        Ce qui n’est pas une surprise, la République est consubstantielle au libéralisme.
        Si ce dernier mute dans sa version ultra alors la République fait de même.
        Vous voulez, nous voulons, le meilleur pour la France.
        Alors il faudra, d’une manière ou d’une autre, stopper la course du libéralisme vers le N.O.M et la gouvernance mondiale.
        De mon point de vue, le plus raisonnable est de l’effectuer du local vers le global, mais cela passe par un reformatage éducatif, donc idéologique, afin de proposer une affirmation positive sous forme d’alternance à la logique mortifère du néo-libéralisme.

        Quant à Macron, il a bon dos.
        Je le répète, il est le fruit d’un one shot tactique pour qu’un(e) populiste ne prenne pas le pouvoir.
        Stratégie mis au point par l’appareil d’Etat.
        Sans, Macron ne pouvait pas être élu.

        Je note d’ailleurs une tendance médiatique post séquence gilets jaunes quant à faire de Macron le parfait bouc émissaire.
        Les stigmates sous forme de contorsions d’une République prête à n’importe quoi pour conserver le pouvoir, c’est surtout cela qui saute aux yeux du peuple.
        Lorsque j’entends le Maoïste Badiou, chantre de l’Altermondialisme, pour qui j’ai une admiration en tant que penseur phénoménologue, affirmer très récemment que quitte à choisir, il préfère Macron à Trump, cela me conforte dans cette analyse.

        Enfin, tous les dysfonctionnement de la République que vous déclinez et auxquels je souscris, ne datent pas de Macron.
        Ce sont ceux de la République post De Gaulle qui suit le tropisme du néo-libéralisme galopant depuis.
        Quant à vos solutions démocratiques, elles doivent être validées par la justice du peuple, sinon c’est l’anarchie.
        Le dépérissement de cette République, oui, pour les mêmes raisons que vous, mais validé par une Etat de droit qui aurait enfin retrouvé sa dignité, celle d’une certaine idée d’une justice qui n’aurait pas fait honte à Caton l’ancien.

  12. Et comment, Pantigny, dans l’état actuel du droit constitutionnel français, aboutir à la tenue d’une assemblée constituante ? Je suis preneur de la méthode…

    • En l’état actuel du droit, constitutionnel ou tout autre, rien n’est possible!
      C’est bien là le problème; en Suisse quelqu’un ou une association quelconque proposerait une votation; en France rien n’est possible si ce n’est le pouvoir qui le décide; voyez le projet de référendum sur la privatisation d’ADP, on est à un plus de 1 million de signatures alors qu’il en faut 4.7 millions; je vous laisse deviner le résultat final!
      Quand on n’est pas d’accord avec une mesure comme l’augmentation des taxes sur les carburants que peut-on faire sinon bloquer les ronds-points?

    • @hajime

      Amalgame fallacieux : FI n’est PAS Mélenchon.

      Le passé de Mélenchon ne détermine pas son présent ou futur, ou alors le monde serait prédéterminé. À moins de croyance absurde ce propos est intenable voire pire.

      « Très récemment, il a sauté dans la wagon de l’écologisme »
      FAUX il a compris, certes tardivement, c’est un littéraire comme tous les dirigeants ou presque (Macron lui recherche comment faire du fric avec la verdisation fallacieuse, que la planète est en état de dévastation par des forces capitalistes. Il en tire les conséquences … Parler d’écologisme est absurde, si les mots ont encore un sens.
      Et quel rapport avec le GIEC ? La planète est objectivement dévastée, on n’a pas besoin du GIEC pour s’en persuader. Amalgame fallacieux de plus donc.

      « Pas de consigne au 2ème tour des présidentielles » : quel aveu ? De libre-arbitre ? En effet insupportable. Ne pas prendre les gens pour des bacs à douche c’est en effet une rupture dans la politique française, je comprends votre indignation. Choisir entre le fascisme d’extrême droite et le totalitarisme macronien, le choix est facile .. dans les 2 cas dictature du capital !

      « Voter, c’est cautionner la pérennité du système en place. il n’existe pas d’alternative politique à Macron. »
      Bien-sûr si on écarte FI et l’extrême gauche qui si vous en relisez les slogans depuis 50 ans ont prédit avec exactitude ce qui est évidence aujourd’hui : la dictature du capitalisme. Avoir raison avant tout le monde est toujours très mal vu par les réactionnaires.
      Alors pour changer si le vote ne change rien, fait-on une révolution ?
      Assez d’accord. La seule fois.

      Pas d’alternative TINA : le reagano-thatcherisme : voilà un beau programme !
      Encore merci pour tout.

      • D’abord en politique, l’ADN existe, surtout en terme idéologique.
        Lambertiste, Franc-maçon, socialiste, sénateur et aujourd’hui Altermondialiste (souverainisme de gauche).
        Je n’ai pas besoin de plus pour caractériser le véritable positionnement politique de Mélenchon.
        Alors il ne représente pas toutes les chapelles de FI, certes, mais, sauf erreur, il en est le leader.
        Et le jour ou il donnera la consigne claire de voter contre un Macron, un Sarko ou un Hollande et pour un candidat proposant une véritable alternative aux effet délétères de la mondialisation et de la perte de souveraineté, quel qu’il soit, alors on pourra fêter le nouveau Mélenchon.

        Pas avant.

        Pour le moment, il nous prend pour des blaireaux, avec talent, certes, mais ce n’est pas une excuse.

        Ensuite, je ne vois pas le rapport entre sa lenteur (sic) consubstantielle à son tropisme littéraire.
        L’écologie punitive, comprendre le catastrophisme écologique, c’est une lutte politique sponsorisée par les mondialistes.
        Elle a démarré médiatiquement aux US par Al Gore et s’est répandue en Europe via les relais Onusiens dont le GIEC.
        La planète est dévastée par la démographie galopante, la déforestation, les guerres, les déchets, les pollutions, bref par des causes multi factorielles que l’écologie mondialiste a décidé de synthétiser sous la seule responsabilité humaine, notamment par ses émissions de CO2.
        Pour deux objectifs :
        – Se désengager des énergies fossiles et relancer la croissance occidentale via les énergies renouvelables
        – Mettre des bâtons dans les roues des émergents.

        C’est un combat libéral et progressiste, donc il n’est pas illogique que la gauche y participe, autant que Macron, la différence de degré étant le concept de décroissance.

        Elle n’a donc rien à voir avec la véritable écologie.

        En outre, vous faites erreur.
        Choisir Macron vs RN, c’est choisir entre le néo libéralisme et son opposition contrôlée.
        Contrôlée par le front Républicain et au nom de l’antiracisme institutionnel, une injonction morale quant à voter Républicain sous forme de chantage à l’accusation d’antisémitisme.
        C’est donc une forme de totalitarisme.

        Enfin, quant à la dictature du Capitalisme, sa généalogie, elle n’est pas l’apanage de FI.
        L’histoire montre d’ailleurs que les courants Bolchéviques minés par les concepts socialisants ont généré le Trotskysme et que ce dernier a déjà montré sa duplicité avec le Capital, notamment sur Mai 68 et ses slogans Atlantistes.
        La Révolution ? Généralement ceux qui la prônent n’y participent pas.

        Il faut donc élaborer d’urgence une proposition concurrente au néo libéralisme, puisque le communisme a échoué.

        A votre service.

  13. Merci pour votre lumineuse démonstration , et la conclusion qui s’impose!
    Mais comment faire pour y parvenir?
    Les moyens de droit seront vous à l’echec, car noyautés par le pouvoir en place.
    Il semble , malheureusement , que seule la sédition , pour ne pas dire un autre mot , permette de nettoyer les écuries d’Augias;
    Encore merci pour votre clairvoyance.

  14. Depuis 230 ans la France n’a changé de systeme qu’à l’occasion d’une revolution ou d’une guerre (perdue…).
    Il n’y a donc pas lieu d’esperer un changement d’une autre maniere; 1812, 1830, 1870, 1940, 1958…

  15. 1812 c’est la Bérézina, pas la chute de Napoléon (1814) qui par ailleurs a coûté très cher à la France par ses guerres , a fait rater à la France la Révolution Industrielle. Il faudrait déboulonner ce mythe des grands hommes et de l’Homme Providentiel qui guérit des écrouelles. Emmanuel Macron est effectivement beaucoup plus conscient des contradictions permanentes de nos concitoyens que vous ne le pensez. Quant au procès en illégitimité, quand on s’abstient, il ne faut pas aller ensuite pleurnicher qu’on est pas représenté…

    • « 1812 c’est la Bérézina, pas la chute de Napoléon (1814) qui par ailleurs a coûté très cher à la France par ses guerres , a fait rater à la France la Révolution Industrielle.  »

      Napoléon a tellement couté cher à la France, que c’est lui qui a sauvé la République et qui l’a structuré.
      Dans les milieux monarchistes, Napoléon est exécré.

      Quant aux Guerre Napoléoniennes, ce fut des guerres d’impérialisme de la République contre la monarchie Anglaise, surtout du temps de la Deuxième Coalition (1798-1802), des puissances européennes alliées pour contenir l’expansion de la France révolutionnaire, qui faisait peur à la City et si possible, abattre le régime républicain et rétablir la monarchie en France.

      Philippe-Égalité, grand-maître du Grand-Orient de France dès 1773 (alors GLF depuis 1771), voulait effectivement importer en France la monarchie parlementaire de Cromwell et le régime manufacturier anglais, avant de quitter la loge avec grand fracas par voie de presse à la fin de la terreur en 1793. Il a eu pour fils Louis-Philippe d’Orléans, le roi bourgeois, et comme successeur comme grand-maître, Adolphe Crémieux, plus connu pour son décret éponyme de 1870, attribuant d’office la citoyenneté française aux « Israélites indigènes » d’Algérie (coucou Zemmour !).

      En 1789, « les droits de l’homme et du citoyen » sont importés depuis la perfide Albion en héritage de Cromwell et les banquiers d’Amsterdam..

      La Franc-maçonnerie a toujours été la matrice du libéralisme Anglo-Saxon, aussi bien dans le domaine de l’économie que des moeurs, elle est l’église de la bourgeoisie d’affaire et de la finance.
      D’ailleurs Cromwell et les Banquiers d’Amsterdam, ont certainement influencé le passage éclaire du jacobinisme au républicanisme, pour rappel, le jacobinisme était monarchiste à la Bastille pour finir droits de l’hommiste à la terreur.

  16. « …Une constitution en lambeaux… » et qui ne correspond plus à la réalité politique et sociale du pays :
    Article 1 : La France est une République indivisible (avec la perspective proche de véritables enclaves), laïque (et communautarisée), démocratique (et totalitaire) et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion (sauf pour les dissidents et opposants). Elle respecte toutes les croyances ( sauf le catholicisme). Son organisation est décentralisée…..
    Article 2 : La langue de la République est le français ( martyrisée par l’inclusion). L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. L’hymne national est « La Marseillaise ». La devise de la République est « Liberté ( sauf pour l’expression), Égalité (malgré la préférence étrangère), Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ( …méprisé et détesté par ses dirigeants).
    Article 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ( procédure non utilisée depuis 15 ans). Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice (c’est pourtant le cas)…
    Article 4 : Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie (principe bafoué depuis longtemps)…La loi garantit les expressions pluralistes des opinions (Ah bon? A la télévision, par exemple) et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation ( sauf pour les mouvements politiques souverainistes).

  17. Il me semble que ce ne sont pas tant ses révisions que la Constitution de 1958 elle-même, au moins dès 1962, qui est la cause de la « disparition de la séparation des pouvoirs » ici évoquée, et ce conformément aux conceptions du général. Pour ne prendre qu’un exemple, le pouvoir judiciaire n’est en effet pas connu en tant que tel dans ce texte (et ce dès l’origine, il me semble), à savoir la justice n’a que le nom d’une « autorité judiciaire », ce qui est une manière de lui chicaner son statut de « pouvoir » constitutionnel. En outre, l’indépendance de cette autorité est garantie par le président de la République (article 64), c’est-à-dire par un organe du pouvoir exécutif, ce qui est un comble pour un pouvoir constitutionnel, et cela confirme qu’en réalité cette autorité judiciaire est un pouvoir constitutionnel fictif, sous l’empire de notre Constitution. Il reste d’ailleurs à démontrer que le juge français a bien conscience d’être un pouvoir constitutionnel… Pour quelqu’un qui passe peut-être la moitié de sa carrière ou plus au parquet, c’est-à-dire dans l’administration (pouvoir exécutif), ce serait même relativement étonnant.

  18. Macron a eu de la chance qu’Hollande ait fait exploser le PS et que les escroqueries Fillion aient été curieusement dévoilées à ce moment, en agitant la peur Le Pen n’importe quel troufignon aurait été élu et suivi par des opportunistes du PS ou de LR, 24% l’ont élu pour son programme, les autres contre Le Pen. Donc Macron a commencé par la peur, la menace et le mensonge, le déni et continue à faire croire que la mondialisation du libéralisme est une fatalité alors que ce n’est que la continuité du profit maximum, de la concentration d’entreprises de plus en plus plus puissantes qui se servent d’un numérique négatif pour gérer un troupeau de travailleurs-consommateurs, bientôt il suffira d’un seul ordinateur pour contrôler et gérer la population d’un pays où toutes les données seront centralisées!

    • PS et LR, respectivement, la gauche et la droite dites de gouvernement, qui se sont sacrifiées pour sauver la République d’un Trump bis.
      Un Trump bis que l’establishment a fait passer pour un nazi dans l’entre deux tours, et ca fonctionne sur un peuple à genoux psychologiquement depuis Vichy.

      L’explosion du clivage était inévitable pour conserver les manettes, Bayrou ayant accepté de se faire dépouiller de sa stratégie et de la transférer à Macron.
      Le « ni-ni », le « en même temps », c’était le plan de sauvetage, quitte à prendre un risque quant à dévoiler rétrospectivement la supercherie de l’entrisme droite/gauche en République.
      Mais les médias ont bien bossé, sauf que les limites de cette stratégie, elles vont se révéler au grand jour pour les municipales.
      Il va bien falloir recréer un clivage pour faire croire à l’alternance démocratique.
      Et là, ça coince, les intérêts individuels reprennent le dessus.

  19. En tant qu’étranger, dès le bombardement illégal de la Syrie le 14 avril 2018, mon attention a été attirée par M. François Asselineau – le seul à proposer la DESTITUTION de l’individu occupant actuellement le Palais de l’Elysée. Alors que cela me semble être la seule approche rationnelle au problème.

    Depuis cet instant là, l’auteur de ces lignes a pris M. Asselineau au sérieux.

    https://www.upr.fr/france/notre-dossier-dappel-a-lancer-la-procedure-de-destitution-de-macron-incluant-13-violations-de-la-constitution-par-le-president-de-la-republique/

    Justement, j’aurais souhaité demander à Maître de Castelnau des précisions de point de vue constitutionnel, concernant les opérations militaires françaises à l’étranger. A mon sens, il pourrait s’agir d’actes de guerre sans Déclaration de Guerre, et sans qu’aucune instance représentative du peuple français n’ait été consultée.

    • On bombarde en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, au Mali et je dois encore en oublier depuis bien avant avril 2018! Tout cela mériterait peut-être un « grand débat »!?

      • Oui , vous avez oublié les bombardements de l’OTAN sur Belgrade.
        Avec le soft power BHlisant auprès de l’Elysée pour s’y associer.

        Ebouriffant.

  20. @HAJIME

    Il se trouve que je descends d’une famille representant les deux professions du conflit, l’une magistrat, l’autre officier, les deux ne s’aimant guere.
    La maxime de la premiere « cedant arma togae » s’oppose à la seconde « la force prime le droit »; connaissant la triste fin de Ciceron je vous laisse conclure vous-même.
    Pour ma part j’ai adopté la formule de Proudhon « la guerre est l’accoucheuse des nations ».

    • La formule de Proudhon, dont vous vous faites l’écho, résume la défaite morale de Ciceron et suggère que si l’on veut revenir à la nation, alors il faut opposer la force à l’Etat de droit, ce dernier étant à la fois le glaive et le bouclier de la République.

      L’autre alternative, plus pacifiste, étant que la Toge se ressaisisse et joue pleinement son rôle de contre pouvoir et en exerçant son libre arbitre.

      Je ne vois que cette alternative à votre proposition quasi subliminale.

  21. Concernant les élections présidentielles qui ont amené Emmanuel Macron au pouvoir, je reprendrai simplement un petit texte de Christine Deviers-Joncour (l’ex amie d’Alain Dumas) qui vit retirée en Dordogne. Voici ce qu’elle disait aux journalistes sur le MAG SUD-OUEST, paru le 14/04/2017, avant les élections :

    « Ce qui se prépare en France à l’occasion de ces Présidentielles peut être qualifié de coup d’Etat.
    Les séquences collent exactement à la définition : Manipulation de l’opinion publique, maîtrise des structures de l’Etat, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, des élus et des journalistes, au service des patrons des grandes entreprises et de la finance internationale qui tentent de soumettre le peuple à un destin qu’il n’a pas choisi ».

    C’est clair, net et concis ! et cela correspond en tous points à l’actualité nationale.
    Ils veulent faire de nous des esclaves ! mais ils n’y arriveront pas …

  22. Il me semble que la proposition concernant l’UE comme souverain dominant la France est à prendre au sérieux. Et Macron n’est que l’effet de cette cause.
    L’UE a rendu irréversible la prééminence de l’économie sur les droits humains. Autrement-dit, le rendement de la rente capitaliste prime sur les droits fondamentaux. Ceci est acté par diverses décisions, ce n’est plus une question mais un fait. Un fait de régime, c’est à dire la fin d’un principe démocratique i.e. la fin de La Démocratie. On peut arguer tout ce que l’on veut pour tenter de construire des arguments allant contre cela c’est vain. Les faits sont têtus.

    Dès-lors, la présence d’un Macron d’un Sarkozy ou d’un Hollande à la tête de l’État est de peu d’importance. La ‘gouvernance’ est ailleurs. Pas tout à fait vous me direz car l’UE donne aux gouvernements (j’inclus ici le président de la République française) des pouvoirs d’approbation de certaines lois à l’unanimité. On peut donc encore espérer une autre politique, notamment en bloquant ou en forçant l’UE vers d’autres voies que le capitalisme totalitaire. C’est possible à condition de ne pas voter pour l’élite totalement inféodée au grand capital. Fait mainte fois démontré.

    En donnant nos voix à la macronie, en acceptant le coup d’État, les citoyens ont accepté l’UE et sa dictature économique . Et bien qu’ils crèvent.
    Ne pas voter pour une opposition à cette dictature (la seule étant FI) c’est l’accepter. Choisir de se faire tondre par le grand capital est le choix majoritaire, où la ‘majorité’ est une minorité de croyants et de profiteurs.

    La macronie n’ayant pas de légitimité, la macronie étant soumise à la fois à l’UE ultra libérale et au grand capital, la seule violence est opposable au moindre mouvement social : pas d’alternative possible. Que la crise mondiale capitaliste soit masquée par ses effets à savoir la dévastation de la planète n’est que le fruit d’une formidable propagande. Et la plupart de mes contemporains se font avoir par cette escroquerie.
    La seule crise mondiale EST celle du capitalisme. Ce système prédateur n’a plus d’esclaves, plus de ressources, plus de finance, plus de monnaie ! Tout cela a été préempté, marchandisé. Les ressources terrestres sont finies alors que l’avidité infinie. Incompatibilité systémique, effondrement programmé, tous les symptômes sont présents : fuite en avant monétaro-financière (ça rappelle de ‘bons’ souvenirs non 39-45 ?) fuite en avant technique (tient on dirait 14-18), massacres des gueux contestataires (tiens 1848) ? Bref l’opportunisme prédateur ne fonctionne plus, les capitaux errants ont perdu espoir de rente, la dette, emprun sur un avenir bouché est non remboursable, notre monde économique est passé en mode virtuel. Tous comme nos esprits.
    Qui d’entre-nous ne trouve pas refuge dans les images, dans les jeux, dans un autre monde pour échapper à sa condition. Autrefois ce refuge servait des miséreux et quelques privilégiés, aujourd’hui c’est toute l’humanité qui tente en vain d’échapper à sa violence, à son impasse systémique.

    • Je suis globalement en phase avec le fond philosophique de votre analyse de la situation.
      A quelques bémols (politiques) près.

      D’abord, la Macronie n’est pas synonyme de démocratie.
      Ou alors poser empiriquement que République = Démocratie.
      Car Macron est un pur produit de la République, une créature du type de gouvernance, d’un régime politique.
      Affirmer la fin de la démocratie à cause de la Macronie est une facilité intellectuelle, un raccourci hâtif.

      La Macronie, c’est d’abord la fin de la République.

      La Démocratie, son esprit, existent toujours, le peuple n’est pas mort, il est juste à genoux moralement, manipulé, hébété.
      C’est aussi pour cette raison qu’évoquer une démocrature est plus juste que dictature.
      C’est le régime politique sensé gouverner en démocratie, qui est défaillant.
      A partir de ce constat, oui, les élites se présentant au suffrage universel en République, sont des agents de la démocrature.
      Vous avez raison, la véritable gouvernance est ailleurs.
      Mais elle ne s’arrête pas à l’UE.

      Si le concept du supra-national est consubstantiel au capitalisme mondialisé, l’UE ne saurait en être l’Alpha et l’Omega.
      Pour le comprendre, il faut remonter l’histoire jusqu’à WWII, au moins.
      Il faut tirer le fil des vainqueurs, leurs intérêts quant à isoler De Gaulle pour mieux imposer le plan Marshall.
      Il faut analyser le basculement de la City vers Wall Street, il faut comprendre qui sont vraiment à l’oeuvre du néo-libéralisme, quelle idéologie participe à leur expansion.

      Vous écrivez brutalement que le peuple ayant élu Macron doit crever.
      Mais sous quelles injonctions morales a t-il été forcé de s’abstenir ou de voter Macron ?
      Pas celles de l’UE ni celui du capitalisme en crise, en tous les cas.

      Non.

      Réfléchissez bien aux campagnes de l’entre de tour de 2002 ou de 2017.
      Quels étaient les leviers pour que le peuple vote République?
      Alors oui, le FN ou le RN, est un parti du Capital, en ce sens, il constitue une opposition contrôlée, manipulée pour la réélection quasi assurée d’un libéral-libertaire.
      Mais opposition quand même de par son tropisme souverainiste et malheureusement identitaire, contraire à l’idéologie progressiste et à l’universalisme.
      Malheureusement, parce que l’identitaire est sponsorisé par les mondialistes pour que leurs adversaires s’en saisisse et se trouve sous l’injonction morale de l’antiracisme institutionnel.

      C’est pour cela que FI n’est pas une opposition crédible à la dictature des crises du Capitalisme.

      La seule voie de sortie par le haut, c’est l’urgence d’un retour au souverainisme, pouvoir battre monnaie, pouvoir dévaluer, maitriser son budget, maitriser ses frontière, disposer de son armée et surtout, chasser ces luttes sociétales issues du postmodernisme et revenir aux luttes sociales, à la lutte des classes.
      Le communisme a été tué par l’alliance de la droite libérale et de la gauche sociétale avec le résultat que l’on connait : le prolétariat des banlieues a été remplacé par l’islam et le capitalisme raisonné a muté en un néo libéralisme mondialisé.

      Si le peuple ne se réveille pas, la prochaine étape sera la gouvernance mondiale au sein d’un N.O.M dont l’UE n’est qu’une étape.

  23. «  je suis contre les lois de la porcherie dans la porcherie ! » Bertolt Brecht dans « Écrits politiques » éditions de L’Arche

  24. Le réquisitoire est implacable. Il faut dire que le dossier du prévenu est lourdement chargé.
    Quand allons-nous être délivrés de ce fléau ?

    Je ferai cependant une remarque de forme. J’ai été étonné de constater, particulièrement à partir du chapitre « Conseil constitutionnel », de nombreuses bizarreries de rédaction avec des phrases obscures dont on peine à extraire le sens. Régis aurait-il délégué une partie du texte à des stagiaires ?

    Amitiés
    R. C.

  25. Malraux disait: « le jour où la politique sera dirigée par les psy de la pub (communicants, EDL…) ce sera la fin de la politique. » et bien nous y voilà, le réel ne compte plus, les mots non plus, ne comptent que les « clichés » (photographiques) polysémiques, manipulables, fictifs! Tout n’est plus qu’une guerre de com!

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