
La convocation de Rima Hassan par la police, ordonnée par un procureur, suivie par sa mise en garde à vue, puis la fouille de son sac, de l’information immédiate de la presse amie de la soi-disant découverte de drogue dans celui-ci, témoigne de façon sidérante le basculement de la justice française dans des dérives directement fascisantes.
Garde à vue de Rima Hassan : était-il possible de faire pire ?
Rappelons en effet que Rima Hassan députée européenne est protégée par une immunité parlementaire qui interdit toute mesure attentatoire à sa liberté. Ce principe fondamental d’immunité est destiné à protéger ceux qui ont reçu un mandat du peuple, d’être à la merci du pouvoir exécutif et de l’autorité judiciaire. Cette immunité n’est pas absolue évidemment, mais ne peut être levée qu’au préalable et par l’assemblée à laquelle le parlementaire appartient. Première grossière illégalité avec la garde à vue qui est une mesure attentatoire à la liberté personnelle. Deuxième grossière illégalité avec la fouille du sac (!!!). Troisième illégalité tout aussi grossière, la violation de la loi française par le parquet et la police (qui d’autre ?), normalement en charge de son respect, avec la violation du secret de l’enquête. Et savez-vous pourquoi le procureur a justifié cette garde à vue ? C’est absolument énorme. Le député du RN petit télégraphiste de Netanyahu a donc signalé un partage sur les réseaux. Et le proc pas gêné a invoqué un « flagrant délit »… huit jours plus tard !
Était-il possible de faire pire ? De plus se moquer du monde ? De plus démontrer que ce procureur portant atteinte délibérément et à ce point à une liberté fondamentale, n’a plus rien à faire dans la magistrature ? Non évidemment, mais on va spontanément penser que cet acharnement contre une militante pro palestinienne, en utilisant l’accusation « d’apologie du terrorisme » est réalisé sur ordre. Ce n’est pas le cas.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
