Affaire Sauvage : le culte des coupables innocents.

Justice

En France, de Pierre Goldman à Jérôme Kerviel en passant par Omar Raddad, Cesare Battisti et Luc Tangorre, on adore les coupables innocents. Le scénario est toujours le même : une décision de justice ayant l’autorité de la chose jugée après une procédure régulière, une cause politique à défendre, la mise en marche de réseaux disposant de connexions dans le monde politique, des médias et de la culture. La campagne de presse ainsi lancée provoque un emballement aboutissant à un singulier renversement. Celui qui transforme un coupable judiciaire en une victime.

Il n’est bien évidemment pas question de prétendre que les erreurs judiciaires n’existent pas, les malheureux Christian Iacono et Loïc Secher1 en savent quelque chose. Mais les exemples précités sont caractéristiques d’un mécanisme particulier qui voit des culpabilités reconnues et sanctionnées par la justice faire l’objet d’une contestation exclusivement dans le champ médiatique où une opinion publique chauffée à blanc prend le parti du condamné sur la base d’un récit et d’une vérité aux antipodes de ceux élaborés par une procédure régulière et contradictoire. Et pour finir, on demande au chef de l’exécutif de donner tort à la justice en prononçant la grâce. Ce fut le cas pour Tangorre soutenu par la gauche (Mitterrand) et pour Radadd soutenu par la droite (Chirac).

La malheureuse Jacqueline Sauvage, deux fois condamnée par deux cours d’assises successives à dix ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son mari vient de rejoindre cette cohorte étrange. Et d’obtenir une « remise de peine gracieuse » qui foule aux pieds l’autorité de la justice.

Les médias nous racontent qu’elle aurait tué son mari après 47 ans d’une vie commune d’enfer au cours de laquelle il l’aurait violée, violentée et eut des comportements incestueux avec leurs filles. Le lendemain du suicide de son fils, à nouveau frappée par son mari, elle l’aurait abattu pour se défendre d’une nouvelle agression. Se protégeant ainsi du monstre qui la martyrisait depuis près d’un demi-siècle. Qui peut ne pas réagir face à une telle description et se sentir solidaire de Jacqueline Sauvage ? Ce fut mon premier réflexe. Mais pour immédiatement me poser la question que chacun devrait avoir à l’esprit : comment une telle réalité a-t-elle pu déboucher sur deux décisions de condamnation qui non seulement n’ont pas retenu la légitime défense, mais n’ont pas été très généreuses en matière de circonstances atténuantes ?

Ayant cherché à comprendre et eu accès indirectement à ce dossier, j’ai constaté que la plupart des éléments indiscutables établis par la procédure faisaient voler en éclats la construction que l’on essaie de nous imposer. Il ne s’agit pas de prétendre que Monsieur Sauvage était un saint, un mari et un père délicieux, mais il n’est pas établi que cette grande gueule manifestement colérique et très déplaisante ait commis durant un demi-siècle des violences régulières vis-à-vis de son entourage, famille, voisins, collègues. Il était certes souvent menaçant, mais on ne trouve aucun témoignage accablant, hormis un unique certificat médical en 47 ans datant du lendemain du meurtre prévoyant une ITT d’un jour. Seules sa femme et ses filles rapportent l’existence de violences directes.

La personnalité de Madame Sauvage telle qu’elle a été cernée par les experts judiciaires et telle que l’instruction et les audiences l’ont fait apparaître n’est pas celle d’une femme soumise ayant tout enduré sans rien dire. Petite anecdote révélatrice ? Ayant appris il y a quelques années que son mari avait une maîtresse, son premier réflexe fut de se rendre chez la rivale pour la brutaliser, la courser en voiture, celle-ci ne trouvant son salut qu’en se réfugiant à la gendarmerie.

Lorsque ses enfants ont quitté le domicile parental il y a 30 ans (!), son mari étant chauffeur-routier, c’est Jacqueline sauvage qui a voulu créer une entreprise et a demandé à ses enfants de venir y travailler. Sa progéniture a fini par la quitter sauf son fils, lequel s’est suicidé la veille du drame. Mais malgré la présentation biaisée qui est faite de cet épisode par les militants, Madame Sauvage n’a appris la nouvelle qu’après avoir abattu son mari. Le fils voulait-il échapper à l’emprise de son père ou à celle de sa mère ? La question reste entière.

Les conditions du meurtre sont claires. Madame Sauvage, chasseuse émérite, avait gardé dans sa chambre son propre fusil qu’elle avait chargé. Elle s’en est servie pour abattre son mari de trois balles dans le dos sur leur terrasse au moment où celui-ci ne la menaçait en rien. La préméditation fut discutée mais pas retenue. Quant à la légitime défense, aucune des conditions exigées par la loi n’était réunie. Elle ne fut pas plaidée par l’avocat intervenu en première instance. Mais, stratégie suicidaire, elle fut utilisée de façon exclusive en appel par les nouvelles avocates.

La délicate et douloureuse question de l’inceste n’a émergé qu’après la mort de Monsieur Sauvage. Les trois filles, qui ont aujourd’hui entre quarante et cinquante ans, n’avaient auparavant jamais évoqué de tels actes, qui se seraient donc produits il y a plus de trente-cinq ans. Leur mutisme ne prouve rien. Un petit détail curieux, quand l’une d’entre elle a eu un enfant, elle n’a pas hésité à le confier pour des périodes conséquentes à ses parents, malgré la dangerosité du père dont elle fait état aujourd’hui.

Et à l’objection : « pourquoi le diraient-t-elles si ce n’est pas vrai », il y a une réponse simple, c’est que dans le conflit entre leurs parents, elles ont choisi la mère. Et elles se battent avec leurs armes pour la sauver. N’ayant pas prêté serment, ce qui serait un mensonge d’amour ne serait pas un faux témoignage. Et je pense qu’elles ont raison et que le combat acharné qu’elles mènent pour leur mère est méritoire.

Personnellement, choqué par l’intensité de la clameur et interpellé par la discordance entre le scénario qui nous était fourni et les décisions judiciaires rendues, j’ai essayé d’y voir un peu plus clair. Et comme rien ne remplace le débat contradictoire j’ai tenté de fournir quelques éléments de nature à mieux comprendre le pourquoi des deux arrêts de cours d’assises. Et pour être encore plus net, si je déplore le cirque auquel on vient d’assister, je me réjouis que Jacqueline Sauvage soit bientôt rendue à la liberté et à ses filles.

Mais je relève que comme d’habitude, on assiste à un emballement considérable, où l’on voit chacun venir faire son marché pour défendre des intérêts très particuliers. Les lobbys féministes se sont emparés de cette affaire pour en faire leur emblème, les médias qui raffolent des faits divers que l’on peut monter en épingle font leur beurre, et les politiques, assaut de démagogie irresponsable à l’image des gesticulations de NKM et de beaucoup d’autres. La majorité des gens sont d’une parfaite bonne foi, croyant sans discuter au récit construit par certains militants de la cause féministe. Mais gare à ceux, très minoritaires, qui interpellés par les décisions judiciaires émettent des doutes ou essaient de rétablir un peu de rationalité dans ce débat.

Malheureusement, nous sommes face à un des points aveugles des élites françaises qui aiment l’ordre et se désintéressent complètement du droit et de la justice. Comment comprendre qu’un minimum d’esprit critique n’ait pas amené à se demander pourquoi 21 citoyens jurés, 6 magistrats professionnels saisis d’un dossier ayant fait l’objet d’une instruction minutieuse et contradictoire où la défense a pu user de toutes ses prérogatives, aient pris une telle décision ?  Qui ne peut en aucun cas être la réponse judiciaire au récit que les médias nous racontent.

Simplement, parce qu’en France, la vérité judiciaire ne compte pour rien. Elle est pourtant, un récit construit à partir d’une réalité abordée de façon contradictoire et dans le respect de règles qui sont d’abord là pour protéger les innocents. Présomption d’innocence, charge de la preuve, mode d’administration de celle-ci, double degré de juridiction, il en sort une vérité relative, comme toutes les vérités, mais dont la caractéristique est de pouvoir être appréhendée par des hommes et des femmes qui vont devoir en tirer des conséquences et utiliser si nécessaire la violence légitime de l’État à l’encontre de ceux qui ont transgressé la loi commune.

Le combat de ceux qui ont lancé et animent l’opération médiatique, surprenant la bonne foi de l’opinion n’est pas très reluisant. Il y a tout d’abord le lobby féministe qui a trouvé là une cause qui a un triple mérite. Qui justifie la pression, les trucages, et les torrents d’insultes pour ceux qui doutent. Le premier avantage c’est la diversion après l’affaire de Cologne où ce petit monde, tout à ses contradictions, s’était trouvé en réelle difficulté. Le deuxième est de continuer le travail pour faire évoluer les textes, pourtant suffisants, qui répriment les violences faites aux femmes. C’est bien sûr l’occasion de reposer la question de la légitime défense dans ce domaine. Une escouade de parlementaires propose ni plus ni moins de renverser la charge de la preuve, c’est-à-dire de demander au mort d’établir que son meurtre n’était pas dû à une riposte. Et pour poursuivre le délire, on nous parle de « légitime défense différée », c’est-à-dire qu’il ne devrait plus y avoir concomitance de temps entre l’agression et la riposte. Chacun comprendra qu’il s’agit là de la délivrance d’un simple permis de tuer. Mais qu’il s’est quand même trouvé à droite comme à gauche des élus pour soutenir cette folie. Le troisième enfin est celui qui permet d’évacuer la question de « la violence des femmes ». Dans l’esprit des militants de ce qu’Élisabeth Badinter a appelé le « féminisme victimaire », la femme est d’abord et avant tout une victime en puissance aliénée à la « domination masculine ». Et que la femme victime de tout et  responsable de rien par nature, ne saurait être violente. La violence des femmes, à la fois physique et sociale, est pourtant une réalité, comme le démontre l’affaire Sauvage. Alors, pour les militants, il faut effacer le meurtre, nier la possibilité qu’une femme puisse tuer délibérément autrement que pour se défendre.

Comment ne pas être atterré par cet emballement mobilisant toutes les élites politiques médiatiques et culturelles au service de cette mauvaise cause ? Mobilisation qui est trop souvent le fruit d’un opportunisme dans la recherche de positionnements avantageux. Emmenant avec eux les gens sincères et de bonne foi réagissant avec leur cœur. Mais la responsabilité de ceux dont le premier réflexe aurait dû être d’exercer leur esprit critique est entière. Qui ont tout fait pour que tout ceci  se transforme en un triste barnum dont l’intervention de François Hollande a accentué le caractère caricatural.

 

  1. Christian Iacono, ancien maire de Saint-Paul de Vence, et Loïc Secher ont été lourdement condamnés victimes de la sacralisation de la parole de l’enfant et sur la base d’accusations de viol formulé par des « victimes » qui se sont ensuite rétractées. Christian Iacono, condamné à neuf ans, a récupéré son honneur à l’âge de 80 ans après trois ans de détention. Loïc Secher a été condamné à seize ans et en a purgé sept.

 

72 Comments

  1. Merci. M. de Castelnau pour cet article. Une petite précision: M. Iacono n’était pas maire de Saint-Paul de Vence mais de Vence, ville distincte du village de Saint-Paul qui en est proche.

    • Son petit-fils qui l’accusait s’est rétracté certes mais ses facultés mentales sont atténuées et il est permis de douter sur ses motivations. Pour moi le mystère reste entier sur la culpabilité de M. Iacono.

    • Bertrand Cantat, mari violent tue Marie Trintignant, il est puni de 8 ans de prison, les juges français de l’application des peines le libèrent au bout de 4 ans, (alors que vous me concèderez que ce type de cas ne met pas à l’abri d’une récidive). Jacqueline Sauvage tue son mari qui au minimum vient de lui asséner sa dernière violence, selon même votre article, elle est condamnée par 2 fois à 10 ans de prison, la 2ème fois après avoir effectué déjà 4 ans de prison. Personnellement ce rapprochement m’interpelle d’autant plus que de nombreux témoins ont dénoncé la violence de cet homme, ce que vous n’évoquez même pas. Évidemment la thèse que vous évoquez (jusqu’à une certaine complicité avec son mari) est en théorie possible, mais aucun élément de preuve objectif ne vient le conforter, oubliant les éléments objectifs, il est donc certain que comme souvent et sans même l’avouer les 2 présidents successifs ont pris comme vérité ces suppositions et convaincus les jurés contre les éléments objectifs, selon cette contradiction évidente entre l’intime conviction et le bénéfice du doute, pour aboutir à cette condamnation dont seule l’incroyable lourdeur a été amnistiée.

      • L’analogie avec l’affaire Cantat me semble totalement hors de propos…
        Bertrand Cantat a été condamné par la justice lituanienne, et il est très difficile de comparer le droit et la jurisprudence lituanienne et française.

        L’infraction reprochée à Bertrand Cantat par la justice lituanienne était un « meurtre commis en cas d’intention indirecte indéterminée » ce qui aurait probablement été qualifié en France de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » ce qui, vous en conviendrez, est très différent d’un homicide volontaire commis avec une arme à feu. Par ailleurs, la libération conditionnelle dont a bénéficié Bertrand Cantat n’a rien de scandaleux dans la mesure où il remplissait les conditions légales pour y prétendre, par ailleurs Jacqueline Sauvage va, elle aussi, pouvoir bénéficier de ce même dispositif que vous semblez critiquer.

        Vous mélangez tout en évoquant ce que vous appelez « les éléments objectifs » et « le bénéfice du doute » alors que d’une part car il n’a jamais été discuté que Jacqueline Sauvage ait matériellement commis ce crime (un doute?), et d’autre part car la personnalité de M. Sauvage n’entre nullement en ligne de compte pour qualifier une infraction ou pour prétendre au bénéfice de la légitime défense.

        Enfin, ni vous ni moi n’étions présents à ces deux procès, et n’avons eu accès au dossier… Il me semble très présomptueux de votre part de croire que l’on peut se faire une opinion sur la culpabilité, et discuter du quantum d’une peine uniquement par ce qu’en relate la presse.

      • Sauf à me tromper, tirer froidement 3 balles dans le dos de quelqu’un sans aucun commencement de preuve d’être en légitime défense peut valoir à l’auteur de ce crime une peine de prison à perpétuité. Personnellement, si les viols du père sur ses filles eurent réellement lieu et à plusieurs reprises, je la considère complice de ces faits, à l’époque.
        On peut donc aussi penser que Mme Sauvage, en écopant de seulement 10 ans de réclusion a largement bénéficié de clémence, au vu de l’ensemble de son oeuvre et de la peine encourue.

    • On tente d’oublier que la justice agit sur pièces du dossier qui semblent en l’espèce être à charge , preuve étant l’existence de l’arme , son utilisation dans pour autant être dictée par une quelconque légitime défense, le mutisme de près de 40 ans des fillettes , …
      Seulement , la presse qui sur-médiatise un procès dans un sens ou dans l’autre ne peut mériter aucune attention des magistrats tenus à l’indifférence de ses commentaires qui ne reflètent guère l’avis général de l’opinion .
      Madame Sauvage ne doit pas en être victime .
      Seule doit prévaloir l’autorité de la chose définitivement jugée et rendue .
      Se demande-t-on de l’opportunité d’une action en rétractation ou en révision si existeraient de nouveaux indices !?

    • Vous avez raison de vouloir remettre un peu de rationalité ds une telle hystérie. Demander a Hollande d’utiliser le droit de grâce directement hérité de la monarchie et ainsi fouler au pied la justice me consterne. cependant quand vous dites « ..Le deuxième est de continuer le travail pour faire évoluer les textes, pourtant suffisants, qui répriment les violences faites aux femmes »
      « Suffisant » dites vous? Au vu des chiffres qui témoignent du fléau des violences faites aux femmes et de l’inanité de la prise en charge de ces femmes qui y sont confrontées, j’espère que vs rigolez!!!! Du reste aucun texte n’ jamais suffi. Ce sont les vrais actes qui comptent.
      Ne vous est-il pas venu a l’esprit que cette situation est le résultat direct du patiarcat indigne de notre siècle qui sévit sous nos contrées?

    • ierre Goldman n’a rien à voir avec les autres cas, il a été acquitté par la justice française, un jury populaire d’assises, et rien, aucun élément concret, ne permet de remettre en question son innocence. Il n’a pas été gracié, n’a bénéficié d’aucune autre faveur que d’un procès équitable. Lorsqu’on les lit, même les torchons ayant été promus par leur service de presse sur le thème « Goldman coupable  » ne remettent pas en question le verdict. Au passage : accuser de meurtre un homme innocenté par la justice de son pays viole la loi. L’accuser de la sorte après sa mort — parce qu’un escroc a fait son beurre la dessus, que la paresse de l’air du temps embraye— viole la décence et la morale.

  2. Vous avez parfaitement raison, la récupération politicienne et partisane de cette terrible histoire est lamentable, en outre tout le monde parle et personne ne connait le dossier, chacun devrait se taire. La justice n’est pas irréprochable, elle a aussi tendance à se protéger et elle déteste se remettre en question, c’est également un fait, mais cela ne justifie pas qu’on ait le droit de prétendre n’importe quoi. Je connais très bien la question (je suis économiste pas juriste, ni avocat) parce que j’ai organisé et gagné la plus importante révision que la Belgique a connue (c’est historique), cela m’a pris des années de ma vie et ce fut aussi un combat acharné mené contre tout l’appareil judiciaire (magistrats+police) qui voyait d’un très mauvais œil la remise en cause de sa décision. En l’espèce je défendais mon père qui avait été condamné, en appel, au maximum de la peine sans la moindre preuve et sur la dénonciation d’un seul accusateur (dossier vide de charges en dehors de cette accusation qui n’était corroborée par rien…), il avait été acquitté en première instance, il faut le dire aussi, ce qui donne évidemment un éclairage plus nuancé à son affaire. Je pourrais écrire un livre sur le sujet…On m’a souvent demandé de le faire. Un jour peut être !

  3. vous vous moquez de qui, ??? dans votre commentaire ? vous dites que l’on adore les coupables innocents là où les gens de justice adorent faire de nombre d’innocents des coupables ..face au fait que vous défendez mieux et avec plus de brio un ripoux qu’un sans le sou ! éloquent, non ?? et on se permet ce genre d’acticle, faisant amalgame entre l’affaire société générale etc etc ..et la vie flouée d’une femme battue comme plâtre !! Marre de tous ces gens qui ignorent la misère qui tâclent les victimes, de se donner des airs de justiciers …de quoi au fait ?? sinon les bourreaux qui, contingentant leur femme sous influence, la mène dans des décennies de prostration par le silence ….terrible issue en effet, dans un monde ou chacun savait sa violence, au type,, mais où personne de bouge et cas courant !! quand vous aurez à nouveau à décider du sort d’une telle personne …pensez à la terreur de chaque jour, à l’angoisse des soirs où revient la bête, comme aux reproches que peut se faire intérieurement une maman dont je vous rappelle que, comme nombre , elle n’est pas de cette génération de femmes libres qui disent et font, mais de celles, sanglées dans leur devoir de femme, qui attendent, attendent sous influence, sous le regard goguenard en attente de tout un village …et pour finir, explosent un jour ! Les gens qui commentent, devraient regarder de près comment ils s’échangent parfois des deals ….eh oui, ça se voit ,et que dire ?? comment ils aident les loups à ‘manger’ les brebis’ , et acceptent plus facilement l’argent sonnant de ceux là que la probité des plus désargentés …et ces fichus ordres de ceci ou cela qui n’ont de raison d’être que sous une royauté à privilères, et une intelligentia qui n’en est certainement pas mais veut en imposer .?comme femme j’ai honte de ces mots face à ses maux, et j’ai mon coeur de citoyenne qui saigne …

    • Vous n’avez donc rien lu de l’article en question et ne réagissez que parce que vous defendez aveuglément la cause des femmes battues en utilisant cette femme comme exemple. Avez vous eu, au même titre que les jurés par deux fois, assisté au procès ? A part les accusations de maltraitance attribués à la victime que savez vous du comportement de l’accusée ?

      Rien, les medias ne parlent que de la ligne de défense de Jacqueline Sauvage mais n’evoque en rien les éléments qui pourraient au contraire la rendre moins crédible.

      Le jour ou vous serez juré (je l’ai été) vous comprendrez que la compassion est omniprésente lorsqu’il s’agit de délibérer. Alors croyez moi que si Jacqueline Sauvage était réellement la victime que les medias nous laissent paraître, les deux juris ne se seraient pas trompés deux fois consécutivement, ou alors dites que les avocats sont mauvais.

      Pour en revenir aux avocats, les deux qui ont repris le dossier sont connues pour avoir aider une véritable victime a etre acquittée (TF1 s’en est inspiré d’ailleurs). Elles ont sans doute flairé le dossier pour s’en servir à nouveau dans leur lutte louable contre la mailtraitance des femmes, mais suite à leur échec sur ce dossier quoi de mieux que de prendre les.medias en otage et de crier a qui le veux que la justice serait presque « misogyne » ….

      Non les juris ne sont pas constitués exclusivement d’hommes et non les juges ne font pas pression sur les jurés (pure affabulation pour tenter de décrédibiliser la justice, ou pire prendre les jurés pour des cons, si vous me passez l’expression).

      Bref admettez le, soit vous vous aveuglez par passion pour votre cause, soit vous avez été manipulé par les médias. Mais la vérité c’est que Jacqueline n’est pas la victime que l’on croit être. (Je ne dis pas qu’elle n’a pas été battue, rien ne l’affirme ou l’infirme, mais elle a un passé bien plus trouble et contrasté que le tableau quon veut nous peindre).

    • Je suis complètement d accord avec Alexis bay
      Cette me paraît mystérieuse, elle possède un fusil de chasse car c’est chasseuse .. Pour une femme soumise je dirait qu elle porte bien ‘ la culotte

      • Elle illustre bien la phrase « les femmes sont des hommes comme les autres », dont j’ai oublié l’auteur. La décision de François Hollande est une nouvelle insulte pour la justice de notre pays et une nouvelle petite lâcheté, elle n’aurait pas déparé dans le livre « Un président ne devrait pas dire ça…. ».

        • Je ne connais pas le dossier, donc je me garderais bien de commenter cette affaire. Mais ce qui est préoccupant, ce sont les associations qui se sont servies de cette affaire pour servir une cause.
          Et la violence des femmes, pourquoi parle-t-on que celles des hommes en vers les femmes ? Pourtant la violence des femmes en vers les hommes n’est pas un « fantasme »…
          Pourquoi une loi sur la légitime défense différée pour les femmes ?
          Les femmes sont de loin d’être irréprochables, prenons l’exemple des procédures de divorce, lorsqu’elles accusent à tort les pères d’insecte et de pédophilie au seul but d’obtenir la garde des enfants !
          Combien de magistrats restés dans l’ombre qui se sont insurgés de ces pratiques ignobles !
          Il faut combattre toutes formes de violences et pas uniquement celles faites aux femmes, mais aussi pour les hommes qui les subissent.

      • Frida je vous approuve tout à fait !
        La lutte contre les violences faites aux femmes est une noble cause, il n’y a pas à revenir la dessus.
        Mais dans certains cas je dirais qu’il existe de sérieuses contradictions.
        Vous en mettez d’ailleurs une en évidence, simplement, et efficacement.

        • ça n’a pas loupé : Jacqueline Sauvage libérée se déclare « tout à fait innocente » alors qu’elle reste condamnée et déclarée coupable par deux cours d’assises à jury populaires et que la juridiction d’application des pleines avait différé sa libération uniquement pour qu’elle admette que quand on tue quelqu’un dans le dos pendant son sommeil, on n’est pas en train de se défendre…..Jusqu’au bout, Hollande se sera montré combinard et démagogue, en bref une catastrophe.

  4. Non. Elle n’a pas été amnistiée vous pouvez cesser de geindre. Moi aussi j’ai eu un accès indirect au dossier ;)) lisez l’éditorial du Monde de ce jour, vous apprendrai quelque chose.

    • @ Marianne le Gal Dantec.
      Quel connaissance précise avez-vous du dossier prendre d’emblée la défense de cette femme?
      Vous vous positionnez sur une question de principe mais en quoi ces principes font-ils jurisprudence?
      Cette question est tout l’objet de l’article: savoir élucider ce qui est de l’ordre éthique et ce qui relève du judiciaire dans cette affaire afin de traiter cette affaire avec la plus grande clarté sociologique.

  5. Le problème vient du fait que les français ne font plus confiance en leur justice et c’est grave car l’affaire du mur des cons a montré que cette institution dite neutre était politisée donc moins neutre que ce que l’on voulait nous faire croire et tant que les juges ne démonteront pas leur impartialité et leur neutralité politique les gens ne feront plus confiance dans cette justice que nous avons. Car même pour de petits procès on se rend compte qu’elle ne fait souvent pas la part des choses et fait durer un procès sachant que la partie ayant à cacher quelque chose profite de ce délai pour en tirer profit et que les seuls gagnants sont les avocats qui eux facturent ainsi plus à leurs clients

    • Les magistrats qui sont neutres et impartiaux, c’est à dire normaux, l’écrasante majorité, n’ont pas à démontrer leur impartialité et leur neutralité, car cela les amènerait à s’exprimer publiquement, au risque de compromettre ces qualités, et ils ont une obligation statutaire de réserve qui les en empêche. Ce qui les rend vulnérables, car ils ne peuvent pas se faire entendre. J’ajoute que la magistrature n’est pas réprésentée par le Syndicat de la Magistrature, qui s’est toujours paré d’une adhésion totalement imaginaire de la masse des collègues mais qui a pris l’année dernière une mémorable et spectaculaire déculottée aux élections professionnelles !

      • Bien mais alors que la majorité fasse du ménage on l’a souvent demandé à l’ordre des médecins de nettoyer alors prenez exemple. Car cette affaire du mur des cons a été déplorable surtout pour les familles qui avaient perdu un des leurs et qui étaient sur ce mur. Car étouffer cette affaire ou l’oublier ne fait rien à son image qui reste c’est par un coup de balai qu’elle sera effacée .

        • La majorité n’a aucun pouvoir contre la minorité…..La présidente du Syndicat de la Magistrature a été renvoyée en correctionnelle. Je ne connais pas la suite, ça ne doit pas être encore jugé. Et Taubira s’était entourée de membres de ce syndicat ultra-minoritaire, avec les résultats qu’on connnaît….C’est à désespérer.

          • Il sera temps de faire un grand nettoyage de printemps pour redonner confiance aux français car de plus en plus les gens considèrent cette justice aux ordres de l’état encore l’exemple Cahuzac son procès remis à l’automne alors que cette affaire est de trois ans

  6. a vérité est dans les injustices .Comme disait un avocat, la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement l…a rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat ne va pas à la facilité, il cherche la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand.La vérité nous rend libre = cliquez ici : http://www.temoignagefiscal.com/la-verite-nous-rend-libre/
    Je vous remercie

  7. Êtes-vous vraiment juriste ? Votre article est mal construit et on ne comprend pas ce que vous cherchez à démontrer en fin de compte. J’apprécie le débat contradictoire mais le compte n’y est pas, et c’est regrettable.

  8. une femme meure en France tous les 2 jours, ( chiffre à vérifier, mais bien effroyable) sous les coups de son conjoint … cela ne peut plus durer..

  9. Le mouvement aurait-il été tel si les Français avaient confiance en la justice ? Nous connaissons tous des décisions de justice aberrantes, scandaleuses et nuisibles, et l’affaire du mur des cons a achevé de convaincre que les cons n’étaient pas ceux qui y étaient affichés…

  10. J’ai trouvé cet article lucide et plein de bon sens. Il m’éclaire. Je remercie vivement l’auteur qui plaide en faveur de davantage de réflexion et de maturité des citoyens prompts à s’emballer sans connaître le fond de l’affaire. Bonne analyse des ressorts de cet emballement politico-médiatique
    Benoît Dumas

  11. Vous confondez grâce présidentielle et amnistie! Le premier dispense le condamné de faire sa peine mais n’enlève en rien sa culpabilité donc je ne vois pas en quoi c’est un désaveu de la justice qui l’a déclaré coupable! Alors que la deuxième supprime l’infraction. Principe de base connu chez les juriste. De ce fait une grosse partie de votre article n’a plus lieu d’être.

    • Sauf erreur, il ne me semble pas que le rédacteur de l’article parle d’amnistie…
      Il se contente seulement d’analyser la médiatisation de cette affaire, et comment celle-ci a été récupérée par les différents groupes de pression, poussant chacun le dossier pour faire avancer leurs intérêts personnels au détriment de la vérité….
      La première partie de l’article a pour simple ambition de montrer que cette affaire est un peu plus nuancée que les versions assez caricaturales que nous servent les médias.
      Quant à la décision de grâce présidentielle, que vous définissez si justement, le rédacteur critique cette dernière car elle a été prise uniquement dans un objectif d’apaisement des débats et de retour au calme, et en aucun cas au regard des faits matériels de l’affaire dont on nous présente une version édulcorée.

  12. Rien de nouveau sous le soleil ! Relisez « Le sapeur Camember », une des toutes premières bandes dessinée française, parue vers 1890/1895 sous la plume de Georges Colomb, dit Christophe (dont le lycée de Lure, Haute-Saône, porte le nom) :
    « Je conclus que le coupable est innocent! ».
    Après cette brillante plaidoirie de maître Bafouillet, le sapeur Camember est acquitté (par le conseil de guerre, pour violences à un supérieur, qui s’avérèrent non volontaires).

  13. Bonsoir,

    Très bel exposé, démystificateur, et qui a naturellement le mérite de ne pas aller dans le courant d’aveuglement ou l’on veut pousser les masses.
    Il existe toujours et heureusement, des gens pour exprimer leurs pensées et non ce que l’on doit penser.
    Peut on m’expliquer comment cette femme qui à supporté pendant 47 longues années des violences conjugales, n’a jamais dès les premiers coups franchit la porte d’un commissariat pour déposer une plainte à l’encontre de son conjoint !……………Beaucoup l’on fait bien avant elle.
    Si je ne m’abuse, ce délit est punit depuis très longtemps.
    Bien sûr pour ce faire, il ne suffit pas simplement d’attendre « le retour du monstre », car la nous sommes en pleine scène théâtrale ou dans le masochisme le plus aboutit.
    Bien évidemment mon propos ne tient pas compte des éléments marginaux qui savent fort bien pousser leur mari à bout jusqu’à qu’il commette l’irréparable, ou celles qu’un égo démesuré amène à imaginer pouvoir formater un individu afin qu’il finisse par adopter bêtement le comportement qu’on attend de lui.
    Loin de moi aussi l’idée de prendre parti pour un individu débordant d’une violence débridée.
    Mais dans les faits, et en reprenant une formule crée pour la circonstance, une « légitime défense différée » ne serait elle pas simplement un crime avec préméditation.
    Dans l’affaire de monsieur René Galinier condamné à cinq ans de prison dont quatre avec sursis, je ne me souvient pas d’un tel battage médiatique, il n’y a eu aucune révision de procès et il a été incarcéré immédiatement à la suite de ce dernier.
    La compréhension qui préside naturellement face à une femme battue, ne peut elle exister dans le cas d’un vieil homme qui a été surpris !
    Il est bon de rappeler que René Galinier n’a tué aucune des deux personnes qui s’était introduites chez lui sans invitation.
    Au niveau mondial, si l’on se focalise sur le problème des femmes battues, pourquoi ne pas parler de celles que l’on éventrent parce qu’elles portent un « enfant impure »………….Abominable, tout cela défie l’imagination la plus tordue.
    Quand à revenir au moyen age, la grande fabrique de pauvres que l’on peut voir aujourd’hui n’est elle pas la preuve que nous revenons en arrière à une allure folle.
    Les lobby ne s’attachent malheureusement qu’au problème qui les concernent, et pour leur intérêt seulement.

    • Thierry, quand on ne connaît pas un sujet, on se tait ! Votre commentaire est une injure totale, aveugle et surtout, ignare…

      • Bonsoir Zaza,

        L’ignare auquel vous faites allusion s’attendait parfaitement à ce genre de réaction, et il aurait parié très cher qu’elle émanerait d’une femme !
        Au ton employé un certain emballement y a sûrement présidé…………..C’est humain !
        Les divers qualificatifs utilisés sont sans importance, mais pour « l’injure totale » j’ai beau me relire, je ne vois rien bien au contraire !
        Il me semble que j’évite absolument l’amalgame et que je pratique de la même façon que les autres dans cette rubrique, je donne un avis !
        Peut être est ce la le problème ? Ou bien faut il absolument être une femme pour comprendre quelque chose à un problème qui concerne les femmes ?
        Il aurait été préférable de reprendre les points de mon commentaire, et de faire la part des choses en évitant ainsi deux lignes sans fondements et jetées en vrac.

        Bonne soirée

      • Bonjour Zaza,

        L’ignare en question s’attendais parfaitement à ce genre de réaction, et le fait qu’elle émane d’une femme est sans surprise.
        Il s’agit à n’en pas douter du fruit d’un emballement et c’est très humain.
        Outre les divers qualificatifs sans intérêt qu’elles contient, je ne vois en revanche nullement ou mes propos peuvent constituer une « injure totale ».
        Peut être qu’en lieu et place de deux lignes insipides aurait il mieux valu lister les points de désaccord.
        Mais bon, il ne faut mieux s’en tenir au domaine du possible.

        Bonne journée

  14. L’article a le mérite de nous faire prendre du recul sur cette affaire.

    Cela dit, dans la dernière partie du texte, « Le premier avantage c’est la diversion après l’affaire de Cologne où ce petit monde [i.e. le lobby féministe], tout à ses contradictions, s’était trouvé en réelle difficulté. » J’espère me tromper, mais l’utilisation de « ce petit monde » pour qualifier « le lobby féministe » me parait franchement méprisant. Et de quelles contradictions parlez-vous ? Ce n’est pas facile à le savoir car vous parler d’un  » lobby féministe  » comme d’une entité qui parlerait d’une seule voix. Mais les hommes et femmes féministes, ont bien évidement différentes façons d’aborder le problème, et beaucoup de commentaires que j’ai lu n’était absolument pas contradictoires. Pour vous informer, lisez cet article par exemple: https://blogs.mediapart.fr/monica-m/blog/110116/cologne-silence-viole. Si certains vous ont paru contradictoires, ce n’est pas une raison pour coller cette contradiction au reste du groupe, ce qui a pour effet de tronquer la réalité et de la caricaturer, ce qui me semble est une pratique que vous dénoncez dans votre article.

    Vous continuez ensuite avec » Le deuxième est de continuer le travail pour faire évoluer les textes, pourtant suffisants, qui répriment les violences faites aux femmes. » « Pourtant suffisants » ? C’est donc vous qui définissez ce qui est suffisant et ce qui ne l’est pas. Que des personnes se battent pour faire avancer ces droits ne devrait-il pas vous suggérer que les textes que nous avons ne suffisent peut-être pas ? De la même façon que vous nous demander de prendre en considération que le fait que  » 21 citoyens jurés, 6 magistrats professionnels saisis d’un dossier ayant fait l’objet d’une instruction minutieuse et contradictoire où la défense a pu user de toutes ses prérogatives, aient pris une telle décision « , vous pourriez peut-être comprendre que si des dizaines de milliers de personnes jugent ces textes insuffisants, c’est peut-être qu’ils ont des raisons de le penser. Si vous les trouver « suffisants », alors vous devez argumenter car mon  » esprit critique « , dont vous invoquez dans votre texte, ne se contente pas d’un  » pourtant suffisant  » comme argumentaire.

    Merci pour le reste de votre article qui m’a permis de me poser quelques questions.

  15. Je suis tout à fait d’accord avec vous; autant la cause des femmes battues est une cause noble et à défendre, autant cette affaire n’a rien à voir avec cette cause; on transforme à tort un simple problème de couple en problème de femme battue, et cette affaire sert à défendre la cause des femmes battues; il n’y a évidemment pas de mal à défendre la cause des femmes battues, et moi-même je défend cette cause, mais choisir cette affaire pour la défendre est un mauvais choix et fait en fait du tort à cette noble cause.
    C’est comme l’affaire Jérôme Kerviel; on cherche à faire de Jérôme Kerviel une victime innocente, mais il a quand même sciemment triché, trompé ceux qui devaient le contrôler (même s’ils semblent avoir fait preuve de quelque incompétence), et fait prendre des risques insensés à la banque, et donc aussi à ses clients (dont je suis), uniquement par ambition personnelle.
    Vous faites bien de faire la disctinction avec les vraies victimes d’erreurs judiciaires, pour lesquelles la compassion n’est pas mal placée (et vous auriez aussi pu citer l’affaire Marc Machin), mais il semble que ces véritables erreurs judiciaires trouvent moins d’écho auprès du public que le blanchiment de coupables avérés.

  16. J’ai longtemps cru que le discours « c’est mon métier, vous n’êtes pas un professionnel; vous n’avez rien à dire » était le propre de ma profession. En réalité, les champions toutes catégories confondues dans ce domaine sont manifestement les professionnels du droit. Combien de blogs présentés comme outils de pédagogie et de vulgarisation, ne sont en réalité que des tribunes politiques? L’étiquette de « spécialiste » leur sert à faire croire que leur discours est une vérité objective. Si vous n’êtes pas d’accord avec eux, c’est parce que vous n’êtes pas spécialistes du droit, vous n’avez pas le diplôme, et n’êtes pas qualifiés pour vous exprimer sur le sujet. En réalité, toute décision judiciaire est politique, et les citoyens ne sont pas dupes. Non seulement les lois évoluent, mais l’interprétation des textes également, et très rapidement. Le système judiciaire est un moyen humain pour gérer des conflits dans une société, et personne ne peut s’arroger le privilège exclusif d’en discuter. L’arrogance de certains membres de votre profession est à un niveau hallucinant.
    Votre texte ce n’est pas « Pourquoi sur la base des éléments (partiels!) que j’ai je pense que les décisions judiciaires à l’encontre de Mme Sauvage sont justes » mais « les citoyens lambda n’ont rien à dire sur les décisions de justice, ils ne sont pas qualifiés, c’est ma spécialité -na ». Le mépris qui revient régulièrement tout au long de votre texte ne trompe pas (« les gens sincères et de bonne foi réagissant avec leur coeur » bien évidemment manipulés par les élites MDR); vous défendez ici votre capital symbolique: si tout un chacun se sentait légitime pour discuter des décisions judiciaires, comment pourriez-vous vous distinguer?
    Ne vous en déplaise, il y a des gens qui ne sont pas diplômés en droit, ne sont pas manipulés par des élites, qui sont sincères et de bonne foi, qui utilisent leur cerveau et qui ne sont pas d’accord avec vous.
    Enfin, j’aimerais lire votre réponse éclairée au commentaire très pertinent de Vanessa. Peut-être ne l’avez vous vu pas lu puisque c’est celui d’une femme, et que vous avez probablement supposé qu’il s’agissait là encore d’un « emballement humain »… Palme d’or pour votre réponse sexiste plus haut qui a le mérite de clarifier les choses: oui vous êtes du côté des sexistes.

  17. Cet article me donne la nausée.
    Cela ressemble à la défense des nazis des camps de concentration plaidant la subordination. Ici on plaide la chose jugée. Après Outreau et autres errances des la justice, ça pourrait donner à rire s’il n’y avait des vies derrière.

  18. Bonjour Monsieur de Castelnau. Merci pour votre mise au point si nécessaire et qui sera, je l’espère, largement partagée. Cependant, j’ai du mal à comprendre comment vous pouvez, du coup, vous réjouir de la remise en liberté de Mme Sauvage. J’y vois une contradiction avec tout le fond de votre article. Merci de nous éclairer là dessus.

  19. Je trouve excellent d’avoir remis de la rationalité dans cette dérive médiatique, politique et des groupements féministes.

  20. Ce propos pourrait être éclairant sans ces mentions répétées et caricaturales au « lobby féministe ». Il est toujours frappant de voir avec quel facilité, quand on n’aime pas, le militantisme devient soudainement lobbyisme. Le rappel des faits est utile, la réflexion sur la soi-disant difficulté à accepter la « violence des femmes » pauvre.

  21. Je ne connais pas le dossier, donc je me garderais bien de commenter cette affaire. Mais ce qui est préoccupant, ce sont les associations qui se sont servies de cette affaire pour servir une cause.
    Et la violence des femmes, pourquoi parle-t-on que celles des hommes en vers les femmes ? Pourtant la violence des femmes en vers les hommes n’est pas un « fantasme »…
    Pourquoi une loi sur la légitime défense différée pour les femmes ?
    Les femmes sont de loin d’être irréprochables, prenons l’exemple des procédures de divorce, lorsqu’elles accusent à tort les pères d’insecte et de pédophilie au seul but d’obtenir la garde des enfants !
    Combien de magistrats restés dans l’ombre qui se sont insurgés de ces pratiques ignobles !
    Il faut combattre toutes formes de violences et pas uniquement celles faites aux femmes, mais aussi pour les hommes qui les subissent.

  22. Mais vous êtes à vomir! Je n’ai même pas lu l’intégralité de votre propos car il est des le départ dépourvu de tout bon sens et de toute humanité. J’ai été avec un homme violent, il s’amusait avec moi pour rien. Je suis une personne éduquée, je ne travaillais plus a l’époque (j’étais manager d’une grosse boutique de prêt à porter avant de le rencontrer donc métier qui demande de la personnalité et de la poigne) car il m’avait rendu malade par épuisement psychologique et il m’avait fait couper les ponts avec tous mes proches. J’étais également inscrite dans un club de tir, j’avais des armes et savait les utiliser.

    Une nuit il a décidé de s’en prendre à moi pour la simple et unique raison que j’avais créé un compte Facebook (sur lequel je n’avais aucun ami masculin;je me sens encore obligée de me justifier!)
    Il m’a frappé et séquestrée pendant une nuit, avec des armes et m’a brûlé au 3eme degré avec un fer à lisser. Il m’a ensuite fait nettoyer tout le sang dans l’appartement, est allé se coucher dans la chambre et m’a laissé dormir sur le canapé en prenant soin de fermer la porte à clé, de garder les clés sur lui et de me Confisquer tous mes moyens de communication et de prendre la clé de l’armoire dans laquelle se trouvait les armes.
    Cette nuit la, j’ai cherché vainement un outil pour l’attaquer dans son sommeil.
    Au final j’ai pu aller porter plainte seulement 2 jours après quand il m’a enfin laissé sortir car j’avais un rendez vous à l’agence pour l’emploi et c’est lui qui utilisait l’argent de mes prestations sociales.
    Il a fait 4 mois de prison et est ressorti sous caution (au Luxembourg).
    Des son 1er jour en prison, il m’harcelait et harcelait ma famille en s’excusant etc…
    Des sa sortie de prison (dont je n’avais pas le droit d’être informée pour protéger sa vie privée!) il est venu dans la ville ou j’avais emménagé et me suivait ou me faisait suivre.
    Cet homme n’est toujours pas sorti de ma vie et me surveille. Je ne peux pas avoir de nouvelle relation de peur de sa réaction et j’ai déménagé mais il a réussi à trouver mon adresse simplement en passant un coup de fil à la caf.

    Alors la question qui se pose aujourdhui est la suivante : Jacqueline Sauvage aurait-elle commis cet acte si elle sentait qu’elle aurait pu être protégée par la justice ? Les sanctions envers les hommes violents ne seront jamais suffisantes car ce sont des fous qui sont capables de tuer et assumer ensuite leurs années de prison, donc comment mieux protéger les femmes victimes de ces tarés? Pourquoi ne pas mettre en place comme aux US une protection des victimes qui inclurait un changement d’identité? Et enfin comment faire comprendre que cette question est une question de vie ou de mort pour des centaines de milliers de femmes?

  23. Bonjour, je viens de prendre connaissance de votre article que j’ai trouvé intéressant et mesuré. Cependant je regrette que les faits présentés ne soient pas sourcés, j’aurais donc aimé savoir sur quels rapports, quels documents vous vous basiez. J’aurais en effet aimé discuter de cette affaire autour de moi mais étant donné le caractère très délicat de cette condamnation, il serait absolument nécessaire que j’ai ces informations. En vous remerciant, bonne soirée à vous

    • La justice de nos jours ne prends pas en compte les plaintes des femmes et n a rien compris au problème. Comment porter plainte et même demander le divorce quand on a a faire a un psychopathe ? Ou un peetvers narcissique ? On ne peut compter sur aucunes portes de sortie et surtout on sait . On sait de quoi il est capable . On sait qu il ne nous lachera jamais . O sait qu il ira jusqu au meurtre de nos enfants s il le faut . Ol peut être charmant l exterieur et trés bien vu dans la société alors qu il vous torture a la maison et vous ne pouvez même pas imaginer quelles tortures physique et morales . Vous n êtes plus vous , il a pris soin de vous éloigner de votre famille vos amis votre millieu professionnel . Partir oui mais il aura votre adressse et sa vengeance sera terrible . Moi j ai vécu cela 20 ans , jusqu a une tentative de meurtre car j avais osé partir avec mes enfants et osé créer mon entreprise , une tentative de meurtre apres m avoir fait écrire une lettre de suicide en menaçant de jeter mon fils par la fenêtre puis c est moi qu il a voulu defenestrer , c est mon fils de 5 ans a l époque qui lui a lancé une boule de pétanque dans la tête qui m a sauvé la vie et qui a couru dans la rue en hurlant que papa tuait maman . Sans cela personne ne voulait comprendre et moi aussi j’ai songé a le tuer surtout quand il s en prenait a mes enfants .
      Pour la petite histoire , il n a été condanné qu a 2 mois de prison avec sursis pour violence conjugale et bien que j ai recontré un homme merveilleux , que je me sois reconstruite , il ne m a pas laché pendant 10 ans apres , bien qu il ètait remarié pusieurs fois . Il a fallu que je fuis loin de lui et qu enfin un magistra comprenne et lui supprime les droits de visites et m autorise a garder secrete mon adresse . A ce jour je ne peux pas oublier et garde des sequelles physique et tant que je ne le saurai pas mort j aurai encore peur . Mes enfants ont été traumatisés et travaillent pour deux d entre eux a faire changer les choses . Ils ont réussis des études brillantes et sont toute ma fierté  » mes petits batards futur balayeurs de trottoirs « 

  24. Pour ce qui est de la partie concernant la travail ‘exemplaire’ de la justice des juges, des jurys, des experts, je vous renvoie à l’affaire Patrick Dils, ou à l’affaire Roman (Céline Jourdan) ou même Outreau dans lesquelles tout l’appareil judiciaire a gravement failli en condamnant des innocents. Et pourtant, l’ensemble était d’une parfaite cohérence dans les décisions de justice.
    Votre démonstration est intéressante, elle devrait passionner ceux qui sont persuadés que Dreyfus était coupable.

    Norbert Gabriel

  25.  » on ne trouve aucun témoignage accablant, hormis un unique certificat médical en 47 ans datant du lendemain du meurtre prévoyant une ITT d’un jour. Seules sa femme et ses filles rapportent l’existence de violences directes. » Même si cela n’est peut être pas le cas ici, juste ma réaction, cette petite phrase méconnaît le fonctionnement des pervers narcissiques, de la double face de leur comportement et de la difficulté, justement, pour les femmes qui en sont victimes de prouver quoique ce soit, alors qu’elles n’ont que leur parole pour attester des violences sur la durée face à un homme qui à l’extérieur peut être parfait, parfois un saint et parfois juste quelqu’un d’allure normale … …..

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