Macron : technique d’un coup d’État

L’arrivée au gouvernement le 26 août 2014, d’Emmanuel Macron, parfait inconnu, et tous les événements qui ont suivi montre qu’il est quand même un parfait veinard. Une furieuse et interminable campagne médiatique en sa faveur, des parrains timides puisqu’il refuse de les nommer, mais généreux qui lui permettent une campagne ruineuse. Les organes de contrôle de la régularité, de l’égalité et de la sincérité la campagne présidentielle brusquement atteints d’une forme grave de la maladie du sommeil. Un Président de la République qui laisse la place en faisant savoir qu’il se verrait bien présider l’UE. Et tous les copains de promo de l’ENA déjà à des postes judicieux, qui lui préparent le terrain. Et la justice pénale qui a adopté au tempo particulièrement bien ajusté qui lui ouvre un boulevard.

Je sais ce que je vais recevoir pour ne pas marcher dans le conte de fées que nous sert le camp du Bien. Ce sera, la nouvelle injure disqualifiante : complotiste ! Critiquer Macron et l’invraisemblable opération qui vise à en faire le futur Président de la République, c’est considérer que l’Histoire n’est qu’un complot judéo-maçonnique-illuminati-reptilien.

Je propose quand même d’essayer de mieux comprendre et pour cela je propose d’adopter la méthode de Lawrence Durrel dans son fameux « quatuor d’Alexandrie », qui avait raconté la même histoire sous quatre points de vue différents.

Commençons par l’affaire Fillon, qui a éclaté avec les informations gênantes du Canard enchaîné, provoquant en pleine campagne présidentielle un lynchage médiatico-judiciaire géant quoique finalement routinier. La primaire de la droite a choisi un candidat sur la solidité duquel les bourgeois de province auraient mieux fait de s’interroger avant. Les reproches qui lui sont faits sont en partie justifiés, sa défense initiale a été calamiteuse, et la justice qui alimente comme d’habitude les gazettes ne ferait que son travail. Et comme en plus François Fillon avait imprudemment et de façon très déplaisante pour ses adversaires, placé sa candidature sous l’égide de la probité de la rectitude, il prend le boomerang en pleine face. Dans un climat politique tendu, il n’y a aucune surprise à voir la clameur se déchaîner. Si la droite républicaine se retrouve aujourd’hui dans la nasse, elle doit s’en prendre à elle-même pour avoir choisi un cheval fragile et lancé l’épreuve présidentielle n’importe comment. Tout ceci est difficilement réfutable. Mais quand même, la droite républicaine ne doit-elle s’en prendre qu’à elle-même ? Voire.

Parce que si l’on raconte l’histoire en changeant de focale pour diriger l’objectif vers Emmanuel Macron apparaît une autre réalité. Finalement très inquiétante.

J’avais été frappé par le sourire radieux de Jean-Pierre Jouyet lorsque sur le perron de l’Élysée il annonça la nomination d’Emmanuel Macron en remplacement d’Arnaud Montebourg. Ce concentré de la haute fonction publique oligarchique était trop content du tour qu’il jouait à la France avec la promotion de son poulain qu’il eut sous ses ordres entre 2005 et 2007 à l’inspection des finances. La fusée était lancée, mise en orbite prévue mai 2017, soit comme premier ministre d’un François Hollande reconduit, voire d’Alain Juppé, soit carrément président. Cet objectif stratégique une fois défini, les différentes mises en œuvre tactiques sont très simples. Nul besoin d’un groupe occulte et secret pour animer le déferlement. Une stratégie marketing onéreuse à base d’argent à l’origine obscure, de promotion médiatique grossière, de ralliements spectaculaires, le soutien tous ceux qui accrochés à leurs privilèges, ont une peur panique du changement, la machine s’alimente toute seule. Mais en plus, il y a l’appui d’une partie de l’appareil d’État et de ceux qui le dirigent. Comme par exemple Madame Ernotte qui semble ne voir aucun inconvénient à ce que le service public radiotélévisé qu’elle dirige ait depuis longtemps abandonné le pluralisme que son statut exige pourtant.  Ou le président du CSA inerte devant le formidable déséquilibre des temps de parole, le Président de la Commission Nationale des Comptes de Campagne qui regarde ailleurs et le Président du Conseil Constitutionnel qui assiste sans broncher à la confiscation de l’élection présidentielle. Il y aurait pourtant l’occasion de quelques remarques à propos du financement particulièrement réglementé de la campagne électorale d’Emmanuel Macron. L’origine des fonds, l’implication des services de l’État dans l’organisation de la campagne , ce mutisme qui commence à ressembler à un parti pris est particulièrement grave. Et constitue un dévoiement de l’appareil d’État qui devrait pourtant afficher une stricte neutralité.

Mais il y a pire, c’est l’instrumentalisation comme cela a été si souvent le cas dans ce quinquennat, de la justice à des fins politiques. Qui peut croire que c’est par hasard, ou grâce à la sagacité de ses « enquêteurs », comme on appelle désormais les journalistes sans que cela ne les gêne, que la presse s’est trouvée alimentée d’informations sur des faits parfois vieux de 20 ans ? Qui peut croire que c’est chose normale que le parquet financier se soit saisi avec cette rapidité, et ait pu mener de façon fulgurante ses premières investigations sans qu’elles aient été préparées à l’avance ? Qui peut penser que ces violations insensées du principe de séparation des pouvoirs d’abord par la descente de la police dans les locaux du Parlement sans que le président Bartolone n’y trouve à redire (!), relèvent de l’improvisation ? Et qui peut imaginer ensuite qu’au parquet financier on ne sache pas le caractère grossièrement inconstitutionnel de sa décision d’ouvrir une enquête préliminaire concernant un parlementaire dans l’exercice de ses fonctions, sans qu’elle ait été précédée d’une enquête du bureau de l’assemblée ? Qui ne peut pas être scandalisé que, comme hélas c’était prévu, les éléments du dossier couverts par un strict secret se retrouvent instantanément entre les mains des « enquêteurs » du Monde, préposés à ce genre de besogne et par ailleurs confidents officiels du Président de la République?

Nous avons même eu droit à un ridicule écran de fumée voulant faire porter la responsabilité du déclenchement du barrage d’artillerie à Rachida Dati.

Eh bien, si l’on y regardait d’un peu plus près ? Jean-Pierre Jouyet secrétaire général de l’Élysée a su s’entourer c’est le moins que l’on puisse dire. Il y a Gaspard Gantzer, camarade de promotion de Macron à l’ENA, à qui ses fonctions permettent d’être comme un poisson dans l’eau dans la presse parisienne. Les avaient rejoints Pierre Heilbronn énarque inspecteur des finances lui aussi, qui a longtemps collaboré avec François Fillon, pour ensuite aller occuper la fonction de directeur général adjoint du cabinet de Michel Sapin. Il est parti en juillet dernier à la direction de la BERD, mais avant son départ, Jean-Pierre Jouyet a recruté sa compagne Ariane Amson, nommée conseillère justice au cabinet élyséen. Cette magistrate n’est pas énarque, mais arrive directement… du parquet financier.

Mais, qu’est-ce que tu vas chercher ? Mais rien voyons, je suis persuadé que tout cela n’a aucun lien avec les ennuis de François Fillon, ce genre de choses n’arrive jamais. De la même façon, le renvoi précipité en correctionnelle de Nicolas Sarkozy à l’aide d’une ordonnance qu’un des deux magistrats co-saisis, et pas n’importe lequel, a refusé de signer, ne saurait en aucun cas être considéré comme une initiative visant à définitivement fermer la voie d’un plan B Sarkozy, et à gêner la droite encore un peu plus. Ce serait fadaise, n’est-ce pas ?

Complotiste ! Tu ne perds rien pour attendre, les décodeurs du Monde et de Libération vont te mettre à l’index, ça ne va pas être long. Parce que, dans cette volonté furieuse de ne rien changer, la presse amie du pouvoir met le paquet. Et lance la chasse à ceux qui pensent mal. Avec toute une série d’initiatives visant à réprimer la liberté d’expression.

Alors, effectivement il y a deux approches de l’affaire Fillon. Tout d’abord considérer que François Fillon n’a que ce qu’il mérite. Et que tout cela relève d’un fonctionnement démocratique.

Il y a aussi une autre lecture, tout aussi recevable mais qui pose un lourd problème démocratique. Le moment choisi, les méthodes utilisées et l’objectif poursuivi par ceux qui manifestement sont à la manœuvre caractérisent un dévoiement des services de l’État visant à confisquer l’élection présidentielle et faciliter l’arrivée d’Emmanuel Macron au deuxième tour de l’élection, pour qu’il puisse l’emporter grâce au réflexe de front républicain. En bon français, cela s’appelle un coup d’État.

C’est jouer avec le feu. Rien ne garantit une victoire électorale du candidat de tous les conservatismes, mandataire de l’establishment énarchique et financier. Et quand bien même l’emporterait-il, sa victoire ne réglerait rien. Et les méthodes utilisées affaibliraient encore plus les institutions et créeraient autant de précédents très dangereux pour les libertés publiques.

Quant à Marine Le Pen, elle aura beau jeu de se présenter comme seule candidate du changement, et de la défense des libertés publiques. Il est assez stupéfiant de voir que notre establishment n’a rien appris des élections américaines.

 

 

 

 

51 Comments

  1. « Il y a aussi une autre lecture, tout aussi recevable mais qui pose un lourd problème démocratique… »

    Disons plutôt qu’il y a une autre interprétation, qui, bien qu’elle devrait être considérée comme « tout aussi recevable » que les autres, soulèverait toutefois ce que d’aucuns n’auraient pas vu comme « un lourd problème démocratique ». Ce qui signifie que, dans la balance interprétative, il y aurait évidemment une interprétation (celle de Régis de Castelnau) qui n’aurait pas le même poids, la même valeur, le même intérêt que les autres…

      • Bonjour!

        Voici la définition du mot « complot », qui est l’insulte à la mode pour éviter de devoir débattre avec des arguments:
        http://www.cnrtl.fr/lexicographie/complot

        NB: « Projet quelconque concerté secrètement entre deux ou plusieurs personnes. »

        Est-il si farfelu que ça d’émettre l’hypothèse que M. Macron et une ou plusieurs personnes aient eu le projet de le présenter à la présidentielle, et que ceci soit resté secret jusqu’au moment de l’annonce de la candidature?

        Hors sujet mais à titre d’exemple, la version donnée par l’administration Bush des attentats du 11 septembre est un « complot », puisque les terroristes avaient préparé leur projet en gardant le secret. Oui, je sais que c’est l’exemple ultime de complot « judéo-maçonnique-illuminati-reptilien », mais je souhaite vous rappeler que les mots ont un sens.

        Vous pensez peut-être que je vous prends pour un abruti, mais n’allez pas imaginer des trucs dont la véracité est douteuse…

    • Régis de Castelnau, chroniqueur chez Causeur… et on aura tout compris. Alors je lui conseille une petite vervaine bien chaude et une balade en forêt.

    • Les Français ne votent que pour des candidats établis depuis au moins 20 ans et si possible 30 ou 40 ans dans le paysage politique (avec peut-être l’exception de Giscard dont la 1ère élection date de 1956). Je prévois moins de 10% et certainement plutôt 5% au 1er tour pour Macron. La caste des privilégiés prend un risque énorme. Mais elle saura de toute façon se rétablir quel que soit le résultat final de ces élections.

  2. « Cette magistrate n’est pas énarque, mais arrive directement… du parquet financier… »

    Faisons l’hypothèse que l’épouse en question ait été concierge. Selon la loi de l’association des idées, faudrait-il en déduire (?) que tous les « ragots » venaient d’elle ?

    • Vous ne comprenez toujours pas. Ce n’est pas une association d’idées, mais une simple remarque, qui compte tenu de ce qu’est le parquet financier jette sur toute cette affaire une lumière étrange…

    • « Je prévois moins de 10% et certainement plutôt 5% au 1er tour pour Macron…. »

      Ce n’est pas ce qu’indique ma boule de cristal.

  3. « Qui peut penser que ces violations insensées du principe de séparation des pouvoirs d’abord par la descente de la police dans les locaux du Parlement sans que le président Bartolone n’y trouve à redire (!), relèvent de l’improvisation ?… »

    Si vous êtes député et qu’un attaché parlementaire vous cire les bottes ou vous lèche le cul, cela ne participe pas plus du travail ou du pouvoir législatif qu’une femme de ménage, faisant la même chose avec le chirurgien qui l’emploie, ne participe du pouvoir chirurgical qui est celui de son employeur. Autrement dit, la séparation des pouvoirs ne peut être invoquée que s’il est vrai que l’assistant parlementaire remplit quelque tâche législative (directe ou indirecte) – ce que son statut pourtant lui refuse.

    • Vous ne comprenez pas. Le problème est celui de la compétence pour intervenir et éventuellement contrôler ce que font les parlementaires. Cela relève de l’Assemblée elle-même est pas du pouvoir judiciaire. Il ne s’agit pas de justifier ce que Fillon a fait ou pas fait, mais relever que l’intervention dans ces conditions du parquet financier créé par Hollande et dirigé par une proche est intervenue de façon INCONSTITUTIONNELLE. Le problème est bien là.

    • « Vous ne comprenez toujours pas. Ce n’est pas une association d’idées, mais une simple remarque, qui compte tenu de ce qu’est le parquet financier jette sur toute cette affaire une lumière étrange… »

      Je ne comprends sans doute pas grand-chose, je l’accorde sans peine.

      Supposons toutefois qu’il n’y ait pas ici associations d’idées (préconçues), mais « simple remarque ». Pourquoi alors faire remarquer (très innocemment) que cette « magistrate n’est pas énarque, mais arrive directement… [trois points de suspension…] du parquet financier », et pas qu’elle est blonde ou qu’elle apprécie les mots croisés ? Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage, non pas qu’il a le pelage doux ou la queue frétillante. Mais en accusant son chien de la rage, en sorte de pouvoir le noyer, on ne fera jamais qu’il aura été noyé parce qu’il avait la rage. Il ne suffit donc pas d’associer le fait de vouloir noyer son chien, pour des raisons, par exemple, de santé publique, à celui qu’il aurait la rage, pour que son chien ait réellement eu la rage.

      C’est pourquoi, malheureusement, il y a bien ici association d’idées, et non simple remarque. Car pour lier le fait, aussi allusif qu’hypothétique, concernant ce que ce serait le parquet financier et l’autre fait relatif à la nomination de la compagne, énarque et arrivant du parquet financier, de Pierre Heilbronn, cela comme conseillère justice de l’Elysée, il ne faut que faire travailler son imagination, car il manque la raison ou l’argument, in re, qui permettrait de passer d’un fait à l’autre. Or ce ne sont pas les choses qui nécessitent de faire cette liaison (jusqu’à preuve du contraire), ce sont de simples manières d’associations subjectives.

      • « Vous ne comprenez pas. Le problème est celui de la compétence pour intervenir et éventuellement contrôler ce que font les parlementaires… »

        Vous m’avez mal lu, et, sans préjuger que vous ne compreniez pas, je peux néanmoins affirmer que vous ne m’avez pas ici bien compris. Je ne parlais pas des députés, mais de leurs collaborateurs.

        On ne peut arguer de la séparation des pouvoirs concernant les collaborateurs des députés que s’il était vrai qu’ils participaient, d’une manière ou d’une autre, au pouvoir législatif (ce que contredit leur statut, et le fait qu’il ne soient pas élus). Or on a pu lire que les députés seraient libres quant aux activités qu’ils « délèguent » à leurs collaborateurs. Sauf que si un député demande à son collaborateur d’aller à la blanchisserie chercher son costume, il peut difficilement faire valoir, concernant l’activité de son collaborateur, la séparation des pouvoirs – de la même manière que la femme de ménage d’un chirurgien ne participe pas de son art médical, sans quoi elle pourrait être tenue pour responsable en cas d’erreur de sa part lors d’une opération.

    • « .Vous ne comprenez toujours pas… »

      Ce que j’aime bien chez vous, c’est votre propension à considérer vos interlocuteurs comme des imbéciles. Ce qui m’étonnera toujours, c’est que les gens comme vous semble s’ennuyer à tenir un blog, alors que leur place devrait être au Collège de France. Mais pourquoi n’y êtes-vous déjà pas ?

      Serait-ce un complot fomenté par Hollande ?

      Vous affirmez être sûr de votre « science » (en sorte de faire taire les ignorants – impressionnés par l’argument d’autorité), alors que, généralement, vous vous contentez de parlez d’autre chose.

      Vous seriez juriste. Très bien. Mais qu’en est-il lorsqu’il s’agit de parler de journalisme ? Selon votre thèse, comme vous n’êtes pas journaliste, vous ne savez pas de quoi vous parlez, – sauf à dire, évidemment, que si l’on est juriste, on peut parler de tout….

      • Joli sophisme.
        Vous devez avoir un doctorat en ponctuation pour tirer dans les angles des points de suspension et virgules bien placées.

        Et sur le fond, on attend toujours. Quand bien même, des allusions ou raccourcis seraient émis dans cet article, qu’avez-vous à répondre sur le soutien hallucinant de la presse mainstream à l’encontre de Macron ?

        Et comme Flaubert l’écrivait : « Évidence. Vous aveugle, quand elle ne crève pas les yeux. »

  4. Quelles sont les options possibles?
    Un Fillion qui a largement profité de l’argent publique pour sa richesse personnelle
    Un Macron poussé par les profiteurs du système et les lobbies
    Un Hanon qui n’est qu’une mauvaise copie de Hollande
    Mélanchon et Le Pen qui sont anti système

    Mazette mais où est le candidat de la classe moyenne?

    • François Asselineau tout simplement? Il n’est pas parfait, mais il est honnête, patriote (sans pour autant stigmatiser une partie de la population), intelligent, son parti compte 15600 adhérents et il entend respecter le droit.
      Vous pouvez regarder sa conférence « mais où est passée la constitution Française » qui me semble adaptée à l’époque actuelle, où les lois deviennent moins importantes que les buzz médiatiques. = https://youtu.be/-_DrMa7ZlIY?t=49

    • Mélenchon anti système de quoi? Il propose une alternative largement plus alléchante pour notre pays en passant à la 6ème république. Mais pour ça il faut vouloir se renseigner, ça ne veut rien dire anti système c’est pas un argument, anti système de quoi

    • Le principe de séparation des pouvoirs est érigé ,ici, en guise de « circulez il n’y a rien à voir ».
      Cette chambre basse est la manifestation de la souveraineté populaire par le biais de ses représentants. Ce pouvoir discretionnaire qu’il leur octroit le droit de disposer comme il leur souhaite leur enveloppe pour retribuer assistants parlementaires, ne les exonèrent pas de se conduire en bon père de famille avec cet argent « public » afin de mener à bien le mandat pour lequel ils ont été élu.
      Quoiqu’il en soit auto saisine, inconstionalitée ou pas, son excuse (celle de FF) est elle irrecevable… vous defendez l’indéfendable…

      • Comme tous les ignorants, vous mélangez forme et fond.
        Le problème n’est pas de savoir si François Fillon a bien ou mal utilisé les fonds qui lui étaient remis pour l’exercice de son mandat, mais si le parquet financier a respecté la constitution.
        « Adversaire acharnée de l’arbitraire, la forme est la sœur jumelle de la liberté ».
        Et une justice qui ne respecte pas sa propre loi est la pire des corruptions.

        • Désolé pour mon ignorance je pensais, à tort, que la separation des pouvoirs avait été instaurée afin d’eviter l’empiètement et l’abus de pouvoir des differents organnes institutionnels.
          Ici la question n’est pas tant de savoir si le PNF a vocation à agir ou pas, au nom du principe de la separation des pouvoirs, il s’agit plutôt de savoir si le travail est effectif ou non.
          A cette question (FF) n’y répond pas…
          Face à cette non réponse, la vox populi jugera…
          La souveraineté populaire s’exprimera par les urnes… quant bien même leur representant n’en sont pas capable…
          En tant qu’ignorant mon vote sera clairvoyant au vue de ses arguments (FF)…

    • « Joli sophisme… »

      Et de votre part aussi, mais dans un sens par contre péjoratif. Il ne peut y avoir de mauvais raisonnement que s’il est dit en quoi il y avait mauvais raisonnement – sans quoi, pour réfuter qui que ce soit, il suffirait de dire qu’il y a sophisme (ce qui constituerait une pétition de principe). Or, malheureusement, vous ne précisez en rien en quoi j’aurais mal raisonné pour que cela constituât un sophisme. Celui-ci est donc plutôt à mettre à votre crédit.

      « Vous devez avoir un doctorat en ponctuation pour tirer dans les angles des points de suspension et virgules bien placées… »

      A priori, c’est plutôt vous qui l’avait, puisque c’est vous qui jugez mon commentaire sous cette angle. Car, soit vous parlez ici en connaissance de cause, soit vous parlez pour ne rien dire.

      « Quand bien même, des allusions ou raccourcis seraient émis dans cet article, qu’avez-vous à répondre sur le soutien hallucinant de la presse mainstream à l’encontre de Macron ?… »

      Comme je vais peu sur les sites FdS ou Reopen911, je ne sais pas trop ce que je suis supposé comprendre par la locution « presse mainstream ». Après, je comprends bien que le cul au chaud, on puisse être fasciné par la marginalité. Sauf que la marginalité, comme beaucoup d’autres choses, ça a un prix. C’est donc plus un choix existentiel que ce qui pourrait disqualifier les médias en général. Et comme je ne suis pas sûr que vous ayez fait ce choix, je vous laisse à vos hypothèses…

  5. Coup d’état ou manipulation de la démocratie? La seconde lecture n’est-elle pas évidente? Et si cela marche, la gauche continuera.

    • « Comme tous les ignorants, vous mélangez forme et fond… »

      Non pas « comme tous les ignorants », mais « comme certains ignorants ». Car il y a d’autres ignorants qui pensent qu’on peut détacher (absolument) la forme et le fond, les penser séparément, comme il y a des logiciens ignorants qui pensent pouvoir travailler sur des signes (la « forme ») qui n’auraient aucun sens (le « fond »).

      • Là on parle de fonctionnement de la justice. L’élaboration de la vérité JUDICIAIRE passe par le respect rigoureux de la forme. Sinon La vérité judiciaire est illégitime et donc fausse.
        Ça va là, ou c’est encore trop compliqué?
        Allez lire l’article sur la Loi Gayssot, vous comprendrez peut être ce que je veux dire.

  6. C’est pas mal.
    On nous affirme au début de l’article que non non non, ce n’est pas un complotiste qui écrit des inepties, puis tout l’article est à peu près dépourvu d’argument, uniquement des piques à tel ou tel (le CSA, le président du conseil constitutionnel, le parquet financier…) qui ne feraient pas leur travail (en quoi ne le font-ils pas, on ne le saura pas).
    En gros, Emmanuel Macron ne monte dans les sondages que parce qu’il a été créé ex nihilo par une caste ou des copains, avec l’aide, par action ou par omission, des institutions de l’État (revoilà donc le fameux « système » ?).
    il y a sûrement plus et plus intelligent à dire sur le mal qu’on doit penser de ce candidat que cet article plus sot que méchant.

  7. Le PNF se saisit régulièrement dans les 24h à 48h (voire plus tôt) d’une divulgation, pareil pour Fillon. Sa prompte réactivité est d’ailleurs une de ses raisons d’être.

  8. Assez d’accord sur la teneur du billet, il faut être un gros bisounours pour accréditer honnêtement à la thèse de le pure coïncidence et concernant la promotion scandaleuse de la starlette Macron consubstantielle au flingage en règle du soldat Fillon.

    Une petite remarque, très peu d’études sociologiques sérieuses quant à la nature du vote Fillon, le petit bourgeois catho et de province est partie prenante, mais pas que, il y aurait beaucoup à dire sur le sujet, notamment sur les motivations des nombreux votants à gauche qui se sont portés sur lui alors que de toute évidence, il était le maillon faible, car peu préparé à endosser le costume de la droite forte.

    Quant à l’enchainement Penelopegate/Bygmalion, alors que Sarko n’a jamais été une hypothèse sérieuse et au plus fort du plan B, Juppé étant toujours en pole et ce, malgré ses dénégations, il vaut mieux en avoir une lecture plus neutre quant à une volonté de participer au torpillage du tandem de l’exécutif post 2012, dans ce mouvement « dégagiste » que tente de récupérer l’agent du sytème Mélenchon et afin de contrôler une éventuelle fuite des votes anti système de gauche vers le FN.
    Un enfumage absolument hologrammique.

    Fillon maintenu peu ou prou à 20%, en troisième position, c’est suffisant pour anticiper une stagnation possible de Macron voire un recul lorsque ce dernier daignera dévoiler son programme, le système peut donc commencer à flinguer Le Pen, trop haute et certainement au-delà des 30% , ce qui pose problème en cas d’un possible excellent report des voix désabusées de Fillon sur elle et au deuxième tour, compte tenue du programme très droitier du député de la Sarthe.

    Je pense que l’artillerie lourde va se déployer comme pour Fillon, voire même une rémission calculée quant à l’acharnement sur ce dernier, histoire d’endiguer une anticipation de fuite vers le Pen et la priver de dynamique sondagière porteuse de synergies trop dangereuses pour le système.
    Reste à savoir si Assange va rééquilibrer médiatiquement ou non les choses par des révélations sur Macron, sans oublier l’effet Bayrou, s’il se confirmait qu’il se présente.

    La guerre entre mondialistes et souverainistes ne fait que commencer.

  9. continuez de faire comme si l’UPR n’existait pas ! Quand Mr Asselineau annoncera sa candidature officielle, il va y avoir du sport, c’est garanti 100% !!!

    • Ça fait environ 8 ans que j’ai découvert Asselineau et que je m’étais promis de voter pour lui lorsqu’il pourrait se présenter. Il y a 8 ans je ne pensais pas qu’il y arriverait. Mais plus on avance plus mon choix se confirme.

  10. Si peu de sources ou de faits avérés pour étayer cette théorie votre plume est habile mais votre  » anti macronisme » primaire transparaît et décrédibilise votre propos

  11. D’une profonde lucidité. Je n’ai jamais vu aussi bien écrit depuis des lustres. Merci

  12. Complot? Il y a bien un système décentralisé à la manœuvre; celui d’un réseau coordonné sur internet. 180.000 adhérents à en Marche, 30.000 donateurs avec des dons moyens à 185euros, voilà, d’où vient principalement l’argent. Aujourd’hui, sans jamais avoir milité de ma vie, j’ai tracté pour en Marche (je ne suis pas seul), Par manque de moyen, nous n’avions que 30 tracts par personne, là où l’équipe Fillon en avait 200 par militants. Votre theorie du complot rappelle l’affaire Strauss Kahn a New-York; un complot du clan Sarkozy, proche des dirigeants du groupe Accord. Non, nous sommes simplement face à une Élite dépassée et en dehors des réalités, qui s’arroge, comme au temps des seigneurs, droit de cuissage (lire Marcela Lacub) et dîme sur le fief (les montants délirants de rémunération du clan Fillon indépendamment de la réalité et de la légalité des prestations). Le peuple (comme ils disent) se rebellent et cette coordination, se fait via les réseaux sociaux. Comme pour la primaire.org, En Marche, est une démarche decentralisée. Pour que cela converge, il faut une direction, celle donnée par Emmanuel Olivier, mais beaucoup d’idées viennnent de la base en mode contributif ( d’où le programme en retard). Appelez cela un coup d’état si vous voulez, car votre champion est en difficulté… pour moi c’est de la democratie participative et contrairement à 2002, on ne se fera pas voler nos votes au deuxième tour.

    • Il fallait lire Emmanuel Macron, pas Emmanuel Olivier ( correcteur automatique) merci au modérateur de corriger, je n’ai pas accès à la modification.

      • Une campagne comme celle de Macron, c’est environ 20 millions d’euros.
        Pour se faire une idée, un meeting comme celui de Macron au parc des expositions de la porte de Versailles, c’est environ 350.000 euros.
        A fin décembre 2016, Macron n’avait levé que 3 à 4 millions d’euros, principalement en France, et il est allé à New York et Londres, notamment, pour espérer en lever 8 ou 9.
        Et pour combler les 9 manquants, il avait annoncé qu’il serait prêt à s’endetter.

        Sur ce dernier point et étant donné la frilosité des banques françaises quant à financer une campagne, on peut se poser des questions quant au montage financier, en dehors de connaître l’identité du prêteur.
        De même, on ne sait pas si sa levée de fond à l’étranger lui a permis de couvrir 100% de ses besoins à hauteur de 9 millions d’euros.

        Au PS comme à droite, certains parlementaires ont donc réclamé plus de transparence quant à son financement, ca ma parait légitime, au-delà de l’emballage savamment markété et vanté de ses fundraising ou autres crowdfunding.

    • Très amusant. Alors pourquoi Macron et Jouyet vont ils chercher du fric à l’étranger.
      Vous n’avez aucune idée de ce qu’est une campagne présidentielle et des moyens qu’elles demandent. Aucune.

    • Vous avez, vous aussi, lu cette information dans le Canard ? Mais, d’après vous, qui l’a informé de cette histoire et qui y avait intérêt ?

    • « L’élaboration de la vérité JUDICIAIRE passe par le respect rigoureux de la forme. Sinon La vérité judiciaire est illégitime et donc fausse. Ça va là, ou c’est encore trop compliqué?… »

      Peut-être ce dont on ne respecte pas la forme est-il illégitime, étant non conforme au principe donné, mais cela ne fait pas que ce qui est ainsi fait soit faux. Si à la question « Spondesne ? » celui qui s’engage répondait autre chose que « Spondeo », alors cela ne rendrait pas le contrat faux, mais impossible, c’est-à-dire, en fait et en droit, inexistant. La forme n’est donc pas à l’absence de forme ce que le vrai est au faux, mais plutôt ce qu’est l’existence à la non-existence ou la validité à la nullité.

  13. « En bon français, cela s’appelle un coup d’État »
    Décidemment vous méritez d’être lu.
    Pas un mot à redire, sauf « illuminati » qui demande trop de culture, et « reptilien » qui est vraiment de trop.
    Envisagerez-vous une troisième approche ?
    Tout d’abord considérer que François Fillon n’a que ce qu’il mérite, quoique tout cela ne relève d’aucun fonctionnement démocratique.

  14. En bref ,les 3 principaux candidats sont complètement pourris…..pauvre France qui s’entête a donner des leçons de démocratie au monde entier !
    Et quel ridicule , difficile de faire pire ou mieux , c’est selon !

  15. Tiens, encore une bouillie de suppositions pour tenter d’expliquer les problèmes du camp Fillon. Peut etre que si le programme Fillon était plus populaire ou mieux vendu il n’en serait pas la. Il me semble, naivement, que l’urgence pour la droite n’est pas de se focaliser sur ces adversaires mais plutôt de convaincre les électeurs, qui sauf une minorité pré-acquise, ne voient pas en quoi le programme Fillon va plus améliorer les choses que celui des autres. Au final s’ils sont arrivés à la conclusion que le programme Fillon est ce qu’il faut pour la France, beaucoup d’électeurs lui donneront une deuxième et voteront pour lui. Mais quand je lis des articles comme celui-ci, j’ai l’impression que lui-meme n’y crois plus et que sa seule chance de salut est d’exploiter des failles chez ses adversaires.

  16. Je remercie Monsieur de Castelnau pour son analyse intéressante, trop brève et très percutante.
    Je suis abasourdi par le mépris de certains « intervenants » pour la présomption d’innocence, pour la justice, etc. A croire que nous ne sommes plus en effet en démocratie mais en anarchie tyrannique. Tuons Fillon et après nous verrons s’il est innocent…..
    Monsieur de Castelnau peut-il développer le fait que l’argent mis par l’Assemblée Nationale à la disposition des parlementaires n’est plus de l’argent public ??? Je crois savoir que ces sommes sont du libre usage des députés et éventuellement sous le seul contrôle de l’Assemblée nationale, même pas de la Cour des Comptes. Certains députés les auraient même utilisées pour acquérir des logements ??? Le PNF n’aurait donc aucune compétence.
    Quels sont les médias qui ont relevé que plus d’une centaine de députés emploient des membres de leur famille ??? Il y a pourtant là pour le « volatile déchaîné » de quoi alimenter de nombreuses éditions et de se remplir les poches en augmentant ses tirages.
    La Fontaine a écrit dans une fable : « Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage »
    Nous y sommes. Tuez, tuez, tuez. Vivrez-vous ensuite quand la France aura atteint son niveau de déliquescence maximum en conséquence d’affaires sordides montées de toutes pièces ???
    Je vous souhaite de réfléchir.

Laisser un commentaire