Taper sur les cathos, c’est amusant et sans danger.

Rubrique : vous n’aurez pas ma haine. Enfin, ça c’est pour les islamistes massacreurs d’enfants. Mais pour les Cathos, pas de problème on a des stocks.

Le cardinal Barbarin, prélat pénible, avait fait l’objet l’année dernière d’un joli lynchage, mais qui surprise, ne fut que médiatique. Parce que la Justice refusa de se laisser instrumentaliser et intimider. Et appliqua le droit. Oui oui, ça arrive. Donc ferme classement sans suite des plaintes fantaisistes, après une enquête préliminaire fouillée. Malgré les interventions intempestives de membres du gouvernement socialiste, en particulier Manuel Valls, et une campagne de presse acharnée. L’objectif n’était pas de poursuivre et de faire condamner les prêtres ayant commis des abus sexuels. Mais bien de faire un carton sur une autorité ecclésiastique.

Comme d’habitude j’étais intervenu pour ma classique dénonciation de ces lynchages médiatico-judiciaires que je n’aime pas trop. Pour être qualifié « d’avocat catholique bien connu », sur Canal+, ce dont je ne me lasse pas.

On nous annonce aujourd’hui que les « victimes » remettent le couvert, en choisissant, comme par hasard la procédure de « citation directe » à l’initiative de particuliers. Normalement, c’est le parquet qui diligente les poursuites, mais il existe une particularité en droit pénal français, celle qui « délègue » aux particuliers qui se prétendent victimes la possibilité d’engager des poursuites. C’est une procédure assez rare. En effet la voie normale après le classement sans suite du parquet, pour ceux qui voulaient continuer à s’acharner, aurait été de saisir un juge d’instruction par le biais d’une plainte avec constitution de partie civile.

Ah oui, mais non, plutôt que de tomber sur un nouveau bec après une instruction contradictoire, c’est beaucoup plus intéressant d’aller directement à l’audience, de convoquer les médias, de citer des vedettes peoples, en clair, organiser tout le cirque pour le journal télé et la presse gourmande. Il est probable qu’on y verra, entre autre Flavie Flament chargée (!) par le gouvernement socialiste d’un rapport sur la prescription en matière d’abus sexuels. Sur le plan juridique tout cela ne devrait normalement aller nulle part, et déboucher sur des relaxes. Mais on ne sait jamais, avec une bonne pression médiatique, et comme c’est déjà arrivé, la rigueur juridique pourrait partir en vacances. Et puis de toute façon on va se régaler de voir les mitrés sur le banc d’infamie. Ce qui est quand même l’objectif premier.

Déjà la presse s’est mise au diapason et nous annonce : «Pédophilie: le cardinal Barbarin cité à comparaître en septembre ». Joli, non ? Cela veut assez clairement dire que Barbarin est poursuivi (par le parquet bien sûr) devant le tribunal pour pédophilie. C’est un mensonge, mais si on respecte la déontologie journalistique dans la titraille on ne va pas s’en sortir. Il y a du papier à vendre et des clics à compter.

Allez, continuons à taper sur les cathos, c’est amusant, et en plus c’est sans danger.

Régis de Castelnau

5 Comments

  1. Très bonne analyse comme souvent. Cette affaire permet surtout d’éviter de parler des vrais problèmes de ce pays et notamment de la dégradation totale de nos libertés et de la paix civile par une minorité grandissante imposant peu à peu sa vision rétrograde de la société.
    Lorsque les français se réveilleront il sera trop tard il n’y aura pas de retour en arrière. Les français seront marginalisés et éliminés peu à peu.

  2. La pédophilie et l’inceste existent et ont existé dans toutes les strates de la sociétés. Pour moi, éduquée dans un très catholique pensionnat de jeunes filles en Belgique, c’est une découverte tant à propos des religieux que des enseignants laïcs, d’apprendre que ces « autorités » abusaient de leurs élèves. Cela dit, les « maîtres » et les curés bénéficiaient d’une aura, pour ne pas dire d’une auréole qui en aurait aveuglé plus d’un-e. Ils détenaient le savoir et le pouvoir, heureusement, j’avais celui de la révolte et l’horreur et l’abject ne sont pas venus de ces personnes qui voulaient avant tout enseigner. Néanmoins, je me suis empressée dès 14 ans, de cesser de croire en l’au-delà, en une quelconque puissance divine, car s’ils étaient honnêtes voire intègres, ces personnes se montraient extrêmement prosélytes.

  3. Bonne analyse,parfaitement articulée.
    Peut-être auront-ils (les ecclésiastiques) assez de courage pour déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse, dont les éléments constitutifs me semblent réunis … l’arroseur arrosé en quelque sorte
    Pour Olivia
    Croyez, ne croyez pas, c’est votre affaire. Mais surtout n’hésitez pas à réclamer des funérailles religieuses avec encensement et sermon, prières et cantiques pour le salut de l’âme que vous avez peut-être. On ne sait jamais, n’est-ce pas ? D’ailleurs tous les hiérarques anti-cathos, laïcards ou francs-maçons ont eu droit à ce traitement, alors pourquoi s’en priver ?

  4. Il n’y a pas le même battage médiatique pour les affaires de pédophilie impliquant des instituteurs ou des directeurs d’écoles primaires.

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